ARTICLE
Depuis une trentaine d'années, en France, la féminisation des
professions médicales est en augmentation constante : 40 % des médecins
en activité en 2005 [1], 64 % d'étudiantes en janvier 2002 en
1re année de Médecine, plus de 50 % en internat et résidanat
[2]. Cela concerne toutes les disciplines, médecine générale
comprise, où les femmes seront majoritaires dès 2017 [4]. Ces
femmes souhaitent concilier harmonieusement vie professionnelle et vie privée,
ce qui ne peut qu'influencer les conditions d'exercice. Notre enquête
avait pour but d'analyser comment les femmes généralistes organisaient
en 2005 ces « deux vies ».
Méthode
Population de l'enquête
L'enquête a eu deux phases, quantitative puis qualitative.
Les 97 femmes réellement installées en médecine générale
(sur un total de 466 généralistes) en Indre-et-Loire au 1er janvier
2005, et n'ayant pas de mode d'exercice particulier ont été interrogées
durant la 1re phase par courrier, avec relance téléphonique au
25e jour ; 87 questionnaires sont revenus (89,7 % de réponses) et ont
été exploités grâce au logiciel Epi-Info.
Deux femmes avaient noté spontanément sur le questionnaire qu'elles
étaient disponibles pour approfondir leurs réponses, 3 avaient
particulièrement développé leurs commentaires ; 6 autres
ont été choisies pour compléter un panel de 11, représentant
au mieux les divers modes d'exercice et l'âge.
Questionnaire (enquête quantitative)
Les questions fermées formaient 6 chapitres (installation, organisation
au cabinet, charge de travail, loisirs, activités professionnelles annexes,
vie personnelle) auxquels s'ajoutait une question ouverte : « Quels conseils
donneriez-vous aux jeunes femmes désirant s'installer prochainement en
médecine générale ? ».
Entretiens semi-dirigés (enquête qualitative)
Ils ont été menés avec la même grille entre le
16 juin et le 8 juillet 2005. Les entretiens ont duré de 15 à
50 minutes, intégralement enregistrés puis analysés.
Résultats
Caractéristiques démographiques et professionnelles (tableaux
1 et 2) Données qualitatives
Les choix professionnels
Urbain/Rural ? Les « urbaines » appréciaient une charge de
travail moins importante (possibilité d'aménager ses horaires,
de limiter le nombre de visites à domicile et de gardes, clientèle
plus variée...), la proximité et l'accessibilité des confrères
spécialistes, mais aussi des commodités scolaires et parascolaires.
À l'inverse, les « rurales » trouvaient la clientèle
semi-rurale plus respectueuse, proche et sympathique, et l'activité plus
variée.
La majorité (8/11) estimait nécessaires d'exercer hors du domicile
pour préserver leur vie privée, mais 2 sur les 3 exerçant
à leur domicile disaient être très peu dérangées
en dehors des horaires de travail et soulignaient le confort d'être à
la maison et avec les enfants à la moindre pause ; 6 insistaient sur
l'intérêt de limiter les temps de transport.
Exercice en groupe ou individuel ? Les « individuelles » appréciaient
la liberté de leur organisation, tout en regrettant une charge de travail
plus lourde, la difficulté de trouver des remplaçants et d'assurer
la permanence des soins. Les « groupes » appréciaient la possibilité
d'aménager leur temps de travail grâce au remplacement mutuel,
la facilité de permanence des soins, la convivialité, la possibilité
de discuter de cas difficiles, le partage des charges financières, malgré
le risque de mésententes (plus encore chez les 4 qui, travaillant à
mi-temps, partageaient le même bureau).
Consultations préférentiellement sur rendez-vous. Les motivations
étaient : éviter le stress d'une salle d'attente comble (6), avoir
une organisation souple (5), un travail plus confortable (6). La gestion des
urgences pose toujours problème : 5 quittent le cabinet et informent
les patients en salle d'attente, 4 ont recours à SOS Médecin,
3 répartissent les urgences dans le groupe.
Peu/pas de gardes. Les raisons avancées sont : l'angoisse (4), l'inintérêt
de cet aspect de l'exercice (3), le travail déjà important sans
les gardes (2), l'âge ou les raisons de santé (3). Pour celles
qui assurent des gardes, 2 ne se font pas accompagner la nuit, et travaillent
le lendemain, ce qui pose problème à d'autres.
Le sentiment d'insécurité est diversement partagé : 4
se sentent en sécurité et n'ont jamais eu peur, 6 se souviennent
d'un épisode où elles se sont senties en insécurité,
mais n'y pensent pas au quotidien (pour 4 d'entre elles, c'était avec
un patient, au cabinet, pour 2 à l'occasion d'un cambriolage ou un vol
au cabinet, pour 1 à cause de messages anonymes sur le répondeur)
; 3 ont eu peur pendant les gardes, 1 s'est sentie plusieurs fois en insécurité
et s'est « équipée » (arme, bombe lacrymogène).
Activités professionnelles préférentielles : gynécologie
et pédiatrie. Toutes font des frottis, 6 posent des stérilets,
ce que 2 refusent pour des problèmes de responsabilités ; toutes
font de petites sutures, quelques-unes divers petits gestes chirurgicaux (verrues,
soins de plaies, furoncles, nævus...) ; 2 pratiquent des infiltrations,
alors que 4 affirment ne pas savoir les faire, ou craignent une infection (1).
Selon 3 d'entre elles, l'âge des médecins influence le profil de
clientèle, qui se fait à l'image du médecin.
L'activité apparaît trop importante à 4, surtout par rapport
à leur vie de famille (2), alors que le mi-temps convient parfaitement
à 2 autres ; 4 sont globalement satisfaites de leur temps de travail,
même s'il y a parfois des périodes plus critiques.
Leur satisfaction financière varie : 7 estiment être correctement
rémunérées, 5 soulignent l'importance des charges, notamment
de secrétariat. Dans l'ensemble, elles estiment leurs revenus insuffisants
par rapport au nombre d'heures de travail, dénoncent le manque de valorisation
de leur profession, à la fois par rapport à d'autres professions
de même niveau d'études ou aux médecins d'autres pays (3
souhaiteraient une augmentation du prix de la consultation...).
FMC
La lecture est habituellement utilisée comme mode de formation, même
si 2 soulignent leurs difficultés à lire au domicile ; une autre
privilégie tout particulièrement cette méthode. Les avis
sur la FMC sont partagés, les contraintes apparaissant trop lourdes sur
la vie personnelle, même lorsqu'il s'agit de FMC indemnisée, plutôt
mieux accueillie.
La vie privée
Ces femmes généralistes trouvent des possibilités, en
week-end, pour leurs activités sportives mais pas en semaine. En tout
début d'installation, elles prennent peu de vacances, mais dans l'ensemble
estiment qu'elles prennent délibérément suffisamment de
vacances. Leurs périodes de vacances sont limitées, entre autres
par le manque de remplaçants.
Les conjoints comprennent majoritairement ce métier astreignant, soit
parce qu'ils l'exercent (2), ou travaillent eux aussi beaucoup, à un
poste à responsabilités (2), spontanément (2), ou d'autant
mieux en cas de mi-temps (1) ; 2 signalent qu'il a fallu « négocier
» les horaires de travail au sein du couple ; 1 seul vit la situation très
mal ; 3 « participent » (en répondant au téléphone
pendant les gardes, en faisant la déclaration d'impôts...)
Les enfants occupent une part importante de leur temps libre, du fait de leur
âge, de leur nombre, ou de problèmes particuliers ; 57 % ont recours
à une employée à domicile pour la garde de leurs enfants,
28 % à une nourrice agréée ; 5 ont le sentiment de ne pas
avoir été très présentes, 2 le regrettant. Les enfants
ne semblent pas beaucoup s'en plaindre (2).
La grossesse est un moment crucial (cf. données du tableau 1). Le congé
maternité des salariées représente un grand confort, mais
les grossesses menées après l'installation ont été
vécues sans appréhension, avec l'impression d'une planification
plus facile après l'installation qu'avant.
Quels conseils donneriez-vous à de futures consoeurs ?
C'était la question ouverte de l'enquête quantitative. Les réponses
sont citées par ordre de fréquence :
1. s'installer en cabinet de groupe (25) ;
2. se garder du temps pour la vie privée (20) ;
3. ne pas hésiter à « éduquer » ses patients
(13) ;
4. s'installer en milieu urbain et non rural (11) ;
5. travailler à mi-temps ou à temps partiel (10) ;
6. avoir une employée de maison (10) ;
7. mener ses grossesses avant l'installation (7) ;
8. le faire (s'installer) (6) ;
9. ne pas faire de gardes (ou peu) (5) ;
10. avoir un conjoint compréhensif (4) ;
11. bien réfléchir (avant de s'installer) (4) ;
12. continuer à se former en utilisant les possibilités existantes
(3) ;
13. installer son cabinet à la maison (1).
L'enquête qualitative permet d'affiner ces réponses :
- 6 conseillent « d'oser » l'installation, parce que le métier
convient à une femme (1), qu'il est très intéressant et
varié (4), que l'installation permet de s'inscrire dans la durée,
de créer des liens forts et divers (5), de choisir ses rythmes et des
habitudes propres, à la différence de ceux des remplacements (1)
;
- 8 conseillent d'exercer en cabinet de groupe, pour les raisons évoquées
plus haut, malgré les risques de mésententes (6) ;
- 4 soulignent l'intérêt de se faire seconder au cabinet par
une secrétaire, à défaut par un secrétariat à
distance ; à la maison, par une employée ;
- 9 insistent sur la nécessité de limiter les horaires de travail
pour préserver la vie de famille... et de s'y tenir, ce qui n'est pas
le plus simple en médecine générale ; 4 se disent tentées
par un exercice à mi-temps, mais savent que cela ne peut pas leur assurer
un revenu suffisant.
Discussion
Le taux de réponses élevé (89,7 %) et les nombreux messages
d'encouragement ajoutés aux réponses montrent combien les femmes
médecins d'Indre et Loire se sont senties concernées. Le questionnaire
était volontairement court pour obtenir un maximum de réponses.
Quelques questions ont dû être précisées par une enquête
complémentaire.
L'étude qualitative par entretiens semi-dirigés n'a pas posé
d'autres difficultés que la gestion du temps.
Un constat : la féminisation de la profession
Les femmes représentent 20,8 % des médecins généralistes
en exercice dans notre étude (15,5 % en 1992 [5]). La région Centre
reste l'une des 3 moins féminisées de France avec la Corse et
le Nord-Pas de Calais (28,8 % pour la France métropolitaine) [1].
Cette féminisation n'est pas spécifique à la France :
42,4 % des médecins de famille québécois, 60 % chez les
moins de 35 ans [6] ; 30 % des généralistes anglais, en augmentation
constante (60 % des étudiants sont des femmes) ; 36,4 % des médecins
allemands (sex ratio des étudiants en médecine équilibré
en 2002) ; 28,6 % des médecins belges (55 % des étudiants en médecine)
[7] ; 26 % des médecins hollandais (en croissance continue surtout chez
les médecins salariés d'un médecin installé où
il y a 84 % de femmes) [8].
Une durée de travail hebdomadaire moins longue que celle des hommes
Dans notre étude, leur durée de travail hebdomadaire est 46
heures sur 4,7 jours (en 1992, la moyenne était à 4,8 jours [5]).
Celle des femmes généralistes d'Ille-et-Vilaine était de
46 heures en 2002 [9], celles de Rhône-Alpes, 42 heures en 2003 [10].
Sur l'ensemble du territoire français, en 2000, les femmes généralistes
à temps complet travaillaient en moyenne 50 heures par semaine, contre
58 pour les hommes [11]. Elles travaillent plus souvent à temps partiel
que les hommes (25 % vs. 2 %), et font, à temps plein, 10 heures de moins
par semaine que les hommes (46 vs. 56) [12]. Dans une étude de la DRESS
en 2002, l'activité moyenne d'une femme représentait plus de 70
% de celle d'un homme, contre 60 % dix ans avant [13].
Au Québec, les femmes médecins travaillent de même chaque
semaine environ 7 à 8 h de moins que les hommes (44 heures vs. 52) [6].
En Grande Bretagne, la journée de travail est depuis 1997 de 7 heures
de travail par jour, 10 minutes par patient, incitations financières
et mesures de rétorsion à la clé, pour mettre fin aux interminables
files d'attente [14]. En Belgique, les généralistes femmes travaillent
en moyenne 20 % de moins que les hommes (jusqu'à 50 % de moins en revenus
selon l'Institut National d'Assurance-Maladie Invalidité, la Sécurité
sociale belge) [15].
Y a-t-il des choix professionnels plutôt « féminins »
?
Les médecins femmes de notre enquête préfèrent
l'exercice en milieu urbain (53 % exercent dans une commune de plus de 10 000
habitants, contre 48 % en 1992). C'est aussi le cas dans le Finistère
[16], en Rhône-Alpes (7 % de femmes en milieu rural vs. 19 % d'hommes,
42 % de femmes en milieu urbain vs. 39 % d'hommes) [10] : les femmes désertent
les zones rurales. Parallèlement, elles exercent moins volontiers à
leur domicile, comme en Ille-et-Vilaine [9] ou Rhône-Alpes [10], et beaucoup
plus souvent en cabinet de groupe (67 % en Ille-et-Vilaine, 62 % en Rhône-Alpes).
L'évolution vers un exercice de plus en plus concentré sur la
consultation sur rendez-vous au cabinet est notable : 44 % en 2002 selon la
DREES [11], 82 % dans notre étude, 6 % ne faisant jamais de visites à
domicile, les autres moins de 9 par semaine (Ille-et-Vilaine : 7, Rhône-Alpes
: 7).
La participation aux gardes est moindre : 6 (9 en agglomération) sur
10 n'en font pas, les autres en font en moyenne 2 par mois, 6 week-ends par
an. Les chiffres sont un peu plus élevés en Rhône-Alpes
(56 % des femmes vs. 83 % des hommes) et Finistère (62 % des femmes).
Le sentiment d'insécurité est assez peu invoqué, malgré
quelques incidents : en Rhône-Alpes, 68 % des femmes ont été
victimes d'agressions au cours des 3 dernières années, vs. 58
% des hommes : violences surtout verbales, puis vols, et enfin violences physiques.
Vie privée
La durée des vacances a augmenté d'une semaine par rapport à
1992, près de 7 semaines par an. Mais en dehors du travail à temps
partiel, il semble toujours aussi difficile de dégager du temps libre
pour les loisirs ou pour la vie familiale [9, 10, 16]. Peut-être de ce
fait, les femmes médecins s'engagent assez peu dans les associations
professionnelles (FMC, syndicats, Ordre), surtout avant 45 ans [10].
Le vrai point crucial est celui des grossesses. Il ressort de notre étude
comme de celle de 1992 que l'arrêt de travail est plus bref dans ce secteur
« libéral » que dans le secteur salarié en Indre-et-Loire
comme en Ille-et-Vilaine (arrêt de 5,75 semaines en moyenne), en Rhône-Alpes,
dans le Val-d'Oise [17]. L'étude du Val-d'Oise faisait cependant un constat
alarmant : sur 132 grossesses (âge maternel moyen à l'accouchement
de 34,7 ans vs. 28,9 dans la population générale), 48 % seulement
arrivaient à terme sans événement majeur, 10,5 % accouchaient
prématurément (vs. 5 % dans la population générale),
plus souvent d'enfants de moins de 2,5 kg (10 % vs. 6 %), et avec un taux supérieur
de césariennes, 12 % avaient des suites de couches anormales, et seulement
18 % bénéficiaient d'un réel repos en post-partum. Si jusqu'en
1982, les femmes médecins exerçant en libéral n'avaient
droit à aucune indemnité en cas de maternité, elles bénéficient
aujourd'hui de l'allocation forfaitaire de repos maternel, destinée à
compenser partiellement la diminution de l'activité professionnelle,
versée sans condition de cessation d'activité (2 516 euros au
1/1/05). Une indemnité journalière forfaitaire est versée
en plus, lorsque la femme cesse toute activité professionnelle pendant
au moins 30 jours consécutifs, prolongée à la demande,
d'une ou 2 périodes supplémentaires de 15 jours consécutifs
[18]. Mais ces progrès sont encore insuffisants.
Quelques informations complémentaires sur d'autres systèmes
On peut faire les mêmes constats avec quelques ébauches de réponse
dans les systèmes de soins du Québec, francophone, ou de divers
pays européens [19]. Il est remarquable de constater que les mêmes
problèmes existent dans des systèmes très différents
pratiquant le « gate-keeping » (inscription obligatoire sur liste
du généraliste : Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne) ou non,
l'exercice libéral (France, Belgique, Allemagne) ou le salariat (Suède,
Finlande) ou des formes mixtes de rémunération ou de capitation
(Grande-Bretagne, Pays-Bas) :
- La féminisation médicale est en augmentation constante dans
l'ensemble des pays observés.
- Le temps de travail des femmes médecins est inférieur à
celui des hommes, en particulier au Québec et en Belgique.
- L'exercice en groupe, souvent pluridisciplinaire, est majoritaire dans la
plupart des pays étudiés. La revalorisation des soins primaires
par une incitation à la création de centres de santé correspond
à une volonté politique dans certains pays : Québec, Royaume-Uni,
Pays-Bas.
- La délégation de tâches au personnel paramédical
(transfert de compétence) comme le suivi de patients chroniques et les
consultations de premier recours, se met en place au Royaume Uni, en Allemagne,
aux Pays-Bas, en Finlande et Suède.
Conclusion
Le système français d'organisation des soins primaires va devoir
s'adapter, comme celui de pays comparables, à cette nouvelle démographie
médicale, très féminisée. Notre enquête confirme,
après beaucoup d'autres, que les femmes médecins généralistes
cherchent à améliorer l'équilibre entre vie privée
et vie professionnelle, en admettant que cela reste difficile. Les grandes «
tendances » sont connues : durée de travail plus brève que
celle des hommes, préférence pour une médecine mieux organisée,
souhait de préserver la vie « hors médecine »... Même
si, selon le rapport Berland [20], il est probable qu'en 2025, hommes et femmes
auront la même activité professionnelle moyenne, ce « rattrapage
» sera probablement, selon l'évolution actuelle de la société
tout entière, une réduction du temps de travail des hommes. Il
paraît exclu que le corps médical continue à l'avenir à
se comporter comme autrefois, où le médecin ne comptait pas son
temps. Les femmes conduisent ce changement. Elles vont probablement réussir
à apporter à la profession médicale un certain équilibre,
lui permettant peut-être d'échapper au « burn-out » professionnel
si largement répandu aujourd'hui.
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Féminisation de la médecine générale : faits
et implications, en résumé
|
Ce qui était connu
- L'augmentation constante de la féminisation du corps médical.
- Le moindre temps de travail hebdomadaire des femmes.
- Leurs difficultés à concilier vie privée et vie
professionnelle.
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Ce que cette étude apporte
- Les préférences féminines (?) en termes de modalités
d'exercice : temps de travail, exercice urbain, conditions pratiques de
travail, abandon des gardes.
- L'esquisse de nouvelles modalités de travail : meilleure organisation,
exercice en groupe.
- La priorité relative donnée à une vie épanouissante
« hors médecine ».
|
Les zones d'incertitude
- Le système de santé actuel n'a toujours pas pris les
dimensions de la féminisation de la profession qui ne fait très
probablement que précéder un changement fondamental et général,
masculin et féminin, des futurs professionnels.
- En particulier, les solutions en termes de permanence des soins -
lieux : ville et campagne et temps : jour et nuit - restent à inventer.
|
Notes :
1. Cette étude a fait l'objet de sa thèse de doctorat en médecine,
soutenue le 14 décembre 2005 à Tours.
2. Il ne s'agit pas de donner dans cette étude qualitative des «
pourcentages » sans signification, mais seulement de rendre plus «
visibles » les tendances dégagées au cours de ces rencontres.
DOI : 10.1684/med.2007.0078
|