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L'enfant à risque d'obésité et son médecin
| Ce dossier " Obésité de l'enfant " regroupe plusieurs numéros
de Bibliomed parus en 2004, dont les conclusions sont plus que jamais d'actualité.
Cette publication hebdomadaire procède d'une veille documentaire
en continu des principales revues médicales internationales, telles
que : Annals of Internal Medicine, Archives de Pédiatrie, British
Medical Journal, British Journal of General Practice, Education for Primary
Care, Family Practice, JAMA, Lancet, New England Journal of Medicine, La
Presse Médicale, La Revue Médicale Suisse, Prescrire, STV,
etc., soit une cinquantaine de revues au total. De cette veille documentaire
scientifique sont extraits et analysés les articles qui nous paraissent
les plus pertinents pour une approche généraliste et transversale
de l'exercice médical. |
Comment mieux repérer les obésités débutantes
de l'enfant ?
(Bibliomed numéro 349 du 10 juin 2004)
L'obésité de l'enfant croît rapidement dans les pays développés,
au point que l'on parle de véritable épidémie. En France,
le pourcentage d'enfants présentant un excès pondéral est
passé de 3 % en 1965 à 5 % en 1980, 12 % en 1996, et 16 % en 2000
[1]. À ce rythme, un petit Français sur quatre sera en surpoids
dans 25 ans, comme aux États-Unis actuellement. Plus de la moitié
des enfants obèses à l'âge de 6 ans et 70 à 80 %
de ceux de plus de 10 ans restent obèses à l'âge adulte.
Il en résulte une surmortalité de 50 à 80 % à l'âge
adulte, surtout de nature cardiovasculaire. Par ailleurs l'obésité
influence négativement l'estime de soi, l'intégration puis l'évolution
sociale [1, 2]. Prévenir l'obésité infantile est devenu
un des objectifs prioritaires du Programme national nutrition santé (PNNS)
mis en place en 2001 par le ministère de la Santé, d'autant plus
que prévenir cette obésité est plus facile et sans doute
plus efficace que tenter de la guérir. Repérer les obésités
débutantes et les enfants à risque est donc essentiel. Les courbes
de corpulence sont pour cela un outil efficace [1, 3].
Courbes de corpulence : un outil nouveau simple à utiliser
Les traditionnelles courbes de poids et de taille rendent compte séparément
de la croissance de l'enfant. L'avantage des courbes de corpulence est de prendre
en compte simultanément les deux éléments. Elles expriment
l'évolution de l'indice de masse corporelle (IMC, BMI des Anglo-Saxons),
rapport du poids (en kg) au carré de la taille (en mêtres) en fonction
de l'âge. Elles ont étéétablies en 1982 à
partir des données épidémiologiques à partir desquelles
avaient été établies les courbes de poids et de taille
séparées. Elles ont été révisées en
1991, et figurent depuis 1995 sur le carnet de santé des enfants français.
L'IMC peut être calculé avec un disque (ou une calculette).
Comment définit-on l'obésité infantile ?
Le surpoids et l'obésité se définissent à partir
de seuils établis sur des populations de référence.
Les références internationales (International Obesity
Task Force) ont proposé des courbes de centiles IOTF C-25 et C-30.
Ces courbes aboutissent à des IMC de 25 et de 30 à 18 ans. Entre
C-25 et C-30, on parle de surpoids, au-delà de C-30 d'obésité
(comme chez l'adulte).
Les références françaises ne sont pas exactement
superposables. Elles définissent la zone de normalité entre le
3e et le 97e centile des courbes d'IMC. Au-delà du 97e, on parle d'obésité.
Le centile IOTF C-25 est proche du 97e centile français. Les courbes
actuelles intègrent les deux références, et on parle d'obésité
de degré 1 (très proche du surpoids international) entre le 97e
centile et le centile IOTF C-30, au-delà d'obésité de degré
2 (l'obésité internationale) !!!
La corpulence évolue avec l'âge
La corpulence varie de manière physiologique au cours de la croissance.
Elle augmente la première année de la vie, puis diminue jusqu'à
six ans et croît à nouveau jusqu'à la fin de la croissance.
Les courbes sont bien sûr différentes pour les garçons et
les filles. Tout cela apparaît nettement sur les courbes proposées
dans le carnet de santé ou diffusées par l'INPES dans le cadre
du PNNS.
La remontée de la courbe vers 6 ans est appelée rebond d'adiposité.L'âge
de ce rebond est corréléà l'adipositéà l'âge
adulte. Plus il est précoce, plus le risque de devenir obèse est
élevé. La valeur prédictive a été confirmée
par plusieurs études.
Que retenir pour la pratique ?
Le tracé et la lecture des courbes de corpulence établies
au fil du suivi apportent des informations majeures :
- plus le rebond d'adiposité est précoce, plus le
risque d'obésité est important ;
- à tout âge, un changement de couloir de centile
vers le haut est un signe d'alerte ;
- lorsque l'IMC est supérieur au 97e centile, l'enfant est obèse.
Leur utilisation est particulièrement utile dans deux cas
:
- chez les très jeunes paraissant " gros ", elles permettent
d'identifier ceux qui sont vraiment à risque ;
- vers l'âge de six ans, elles confortent ou infirment une
impression clinique parfois trompeuse.
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Quels sont les facteurs d'obésité infantile ?
(Bibliomed numéro 350 du 17 juin 2004)
Agir sur l'épidémie d'obésité infantile, prévenir
ou traiter les enfants qui en souffrent ne peut s'envisager qu'à travers
la connaissance des facteurs de survenue. Ilyaun facteur génétique
: les enfants de parents obèses ont un risque plus élevé
de devenir eux-mêmes obèses ; il n'explique pas à lui seul
l'augmentation dramatique de l'incidence de l'obésité dans le
monde développé [4]. Il y a des facteurs sociologiques qu'a mis
en évidence une étude française récente [5]. Mais
le problème principal est celui de la balance énergétique
entre apports (alimentaires) et dépenses (activités physiques).
De grandes variations d'incidence de l'obésité infantile selon
le milieu social
Une enquête récente [5] auprèsd'un échantillon
représentatif d'adolescents de classe de troisième (14-15 ans)
montrait une prévalence globale d'obésité (degré
1 et 2) de 15,4 %, de 17,9 % en ZEP, de 11 % chez les enfants de cadres. Ces
différences semblent donc liées au milieu social des parents et
concerner avant tout les obésités fortes, de degré 2 :
chez les enfants de cadres et de professions libérales la prévalence
de l'obésité de degré 2 est de 1 % ; elle est 10 fois plus
importante chez les enfants d'ouvriers non qualifiés. Ces variations
sociales semblent liées à la prévalence de l'obésité
des parents, plus importante dans les milieux défavorisés [4].
Il y a aussi des disparités selon les régions, plus marquées
pour l'obésité de degré 2, presque 4 fois plus fréquente
dans le Nord-Pas de Calais (5,5 %) que dans le Sud-Ouest (1,5 %).
Des données moins précises sur les apports alimentaires
Alors que l'obésité progresse rapidement, de nombreuses études
ont montré une réductiondel'apport calorique global ces dernièresannées,suggérantqueladépenseénergétiquetotale
adiminuédefaçonplusimportantequel'apporténergétique[4].
Il semble surtout que l'alimentation est de plus en plus déstructurée.
La collation de 10 heures en milieu scolaire est mal adaptée au mode
d'alimentation actuel, apportant à la plupart des enfants une prise alimentaire
supplémentaire à l'origine d'un excès calorique, notamment
lipidique, et brouillant les messages nutritionnels [6]. Le grignotage se développe,
notamment devant la télévision, favorisé par les messages
publicitaires. Les boissons sucrées sont très largement proposées
notamment à l'école, alors qu'une étude anglaise récente
met bien en évidence une relation entre l'index de masse corporelle et
le niveau de consommation de ces boissons [7].
L'inactivité physique et le temps passé devant la télévision
Ils ont été clairement identifiés comme facteurs de risque
d'obésitéà partir de nombreuses études. La majorité
des enfants américains et 30 % des enfants européens passent de
3 à 5 heures par jour devant la télévision et les jeux
vidéo. La dépense énergétique de l'enfant est significativement
plus basse devant la télévision que pendant les périodes
de repos. Le risque d'obésité augmente de 12 % pour chaque heure
supplémentaire passée devant la télévision et diminue
de 10 % pour chaque heure supplémentaire d'activité physique modérée
ou intense. Il a été estimé que si un enfant passait une
heure de moins par jour devant la télévision, il perdrait 2,5
kg sur une année [4].
Des activités physiques en diminution
Une enquête suisse vaudoise portant sur 3 540 élèves a
montré que 6 % des enfants de 9-12 ans ne pratiquaient pas de sport régulier,
chiffre passant à 15 % chez les 13-19 ans. Le trajet pour aller à
l'école fait de plus en plus appel aux moyens de transport motorisés.
L'éducation physique à l'école est en diminution. L'activité
physique des parents, les activités en famille, ont une grande influence,
ainsi que le plaisir à pratiquer une activité physique, le support
des amis, la perception et les croyances des parents [8].
Que retenir pour la pratique :
- les facteurs sociaux et l'obésité des parents,
- les problèmesalimentaires plus d'ordre qualitatif que
quantitatif,
- mais surtout les problèmes de sédentarité
et d'activités physiques insuffisantes.
Dans tout cela, les données sociologiques et de mode de vie
sont partout présentes. C'est dire les difficultés que l'on
rencontrera pour obtenir des modifications de comportements.
La compréhension de la diversité et de l'intrication de
tous ces facteurs est sans doute à la base des actions à
mener. Cette " prise en charge " tant préventive que curative est
difficile, ses résultats souvent décevants.
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Enfant obèse : que faire pour perdre du poids ?
(Bibliomed numéro 351 du 24 juin 2004)
Perdre du poids est pour l'enfant obèse toujours très difficile
à court terme et surtout décevant à long terme. De nombreuses
études ont analysé les diverses stratégies possibles, seules
ou associées : mesures diététiques, conseils
concernant l'activité physique, actions de type comportemental, médicaments.
Leur efficacité est très relative, le plus important étant
sans doute la façon de conseiller plus que le conseil lui-même.
Les interventions nutritionnelles isolées n'ont montré qu'une
efficacité très limitée
Dans toutes les études anciennes, l'intervention se limitait pour l'essentiel
à réduire l'apport calorique et il y avait reprise de poids rapide
dèsl'arrêtdurégime [4]. Les régimes stricts induisent
des frustrations chez l'enfant. Ils peuvent être utilisés transitoirement
dans les obésitéssévères. Ils ne doivent pas être
poursuivis plus de 3 à 10 semaines [4]. Dans une étude contrôlée
anglaise, la réduction des boissons sucrées à l'école
était accompagnéed'une légère réduction du
nombre d'enfants obèses ou en surpoids sur une année [9]. Des
programmes expérimentaux structurés en milieu scolaire [10] ont
montré une augmentation des connaissances sur la nutrition, mais n'ont
obtenu ni modifications significatives des habitudes alimentaires ni résultats
appréciables en termes de santé.
Un accroissement de l'activité physique n'est pas suffisant en soi
Un programme d'entraînement (marche, jeux, renforcement musculaire,
3 fois par semaine pendant 4 mois) réduisait le poids de l'enfant ; mais
4 mois après son arrêt, il y avait reprise du poids initial. Ce
programme n'avait pas entraîné de modifications du comportement
de l'enfant vis-à-vis de l'activité physique [4]. Une étude
randomiséeaméricaine a montré un bénéfice
sur l'index de masse corporelle d'un programme scolaire, réalisé
en relation avec les parents, avec 18 leçons de 30 à 50 minutes
pour motiver les enfants à réduire la télévision
et les jeux vidéo [11].
Des programmes globaux, associant les diverses interventions, semblent plus
efficaces. De nombreuses études ont évalué des programmes
visant à modifier les comportements concernant l'alimentation et les
activités physiques. Ces programmes ont été réalisésengénéral
en milieu scolaire, en relation avec la famille, souvent sur des effectifs importants.
Ils ont montré une amélioration des connaissances concernant la
nutrition, mais rarement des modifications significatives des comportements,
du surpoids ou des facteurs de risque cardiovasculaire [10, 12]. Dans 9 essais
randomisés, l'association de thérapies comportementales, éducation
diététique et encouragement à l'exercice physique, réduisait
le poids des enfants obèses. Les thérapies semblent devoir être
centrées sur la famille pour les enfants de moins de 12 ans, mais ont
une meilleure efficacité après 12 ans si l'enfant est vu seul
[13].
Que retenir pour la pratique ?
Essentiellement qu'il est très difficile de modifier des comportements
très liés au mode de vie. Nos conseils dans ce domaine
ne peuvent être efficaces que dans le cadre d'une démarche
globale impliquant l'ensemble de la société [12] :
- l'école, lieu des apprentissages, mais qui ne peut suffire,
- la famille, à qui toutes les études donnent un
rôle central notamment par sa valeur d'exemple, d'où l'importance
d'insérer les conseils dans les activités et comportements
familiaux,
- mais aussi toute la société, à travers
la publicité, les propositions de l'industrie agro-alimentaire,
les distributeurs de boissons et d'aliments et bien sûr la promotion
des activités de loisirs, les clubs sportifs... Que peut faire
le médecin pour l'enfant obèse ? Il doit prendre en compte
toutes ces données et jouer son rôle d'acteur d'éducation
à la santé.
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Comment parler de l'obésité avec un enfant et sa famille ?
(Bibliomed numéro 352 du 1er juillet 2004)
La prévention et la prise en charge de l'obésité de l'enfant
comportent de nombreuses incertitudes, difficultés, risques d'échec
immédiat ou à terme, et doivent nécessairement prendre
en compte les données sociologiques et familiales, comme nous l'avons
vu précédemment. La stratégie de prise en charge individuelle
du groupe de travail de l'Anaes [13] définit trois objectifs : stabiliser
l'indice de masse corporelle lorsque l'obésité est de degré
1, le diminuer pour une obésité de degré 2 ; dans tous
les cas, modifier les comportements de l'enfant et de sa famille vis-à-vis
de l'alimentation et du mode de vie ; pratiquer régulièrement
une activité physique. Pour atteindre ces objectifs, la recommandation
détaille l'évaluation initiale, la prise en charge diététique,
les conseils pour l'activité physique, la place de la famille. Sur tous
ces domaines, une publication de l'INPES [14] destinée aux médecins
apporte une méthode particulièrement précise, pertinente
et détaillée, dans une optique d'éducation à la
santé, impliquant l'enfant et sa famille. En voici les éléments
principaux.
Commencer par faire le point
Pour être intégré et mis en pratique, tout conseil doit
faire écho au contexte de vie.
Explorer l'image qu'a l'enfant de son corps, de son poids et celle qu'en
ont ses parents
Cela passe par quelques questions explorant le vécu de son corps par
l'enfant, les remarques de l'entourage...
Faire le point sur les habitudes alimentaires de l'enfant et de la famille
- Avec les parents, explorer les relations de l'enfant et de sa famille avec
l'alimentation : habitudes alimentaires, mode des repas, type de plats et de
cuisine, consommation de fruits et légumes, présence de biscuits,
chocolats, sodas à la maison...
- Avec l'enfant, faire une estimation quantitative et qualitative de son alimentation
et de ses goûts : Qu'aimes-tu manger ? Manges-tu à la cantine ?
Qu'en est-il de ton petit-déjeuner, de ton goûter ? Manges-tu entre
les repas, devant la télé ? Aimes-tu les légumes, les fruits
? Que bois-tu ?
Faire le point sur l'activité quotidienne, l'activité de
loisirs, l'activité sportive
- Aux parents : Aimez-vous le sport ? En faites-vous, à quelle fréquence
? Avec vos enfants ? Vous consacrez-vous à des activités de bricolage
ou de jardinage ? Avec vos enfants ? Votre enfant est-il associé aux
activitésménagères, au ménage de sa chambre ? La
télé est-elle souvent allumée à la maison ?
- Avec l'enfant : Quels jeux préfères-tu à la maison
? En dehors de la maison ? Seul ? Avec les copains ? Avec la famille ? Comment
te rends-tu à l'école ? Combien d'heures par jour passes-tu devant
la télé, un ordinateur, une console de jeux ? Préfères-tu
1 heure de foot ou 1 heure de télé ? Quel sport aimes-tu ?
Accompagner l'enfant et sa famille dans leurs changements d'habitudes
Il s'agit, avec l'enfant et avec ses parents, de les aider à trouver
un nouvel équilibre permanent.
Sensibiliser les parents
Expliquer qu'il faut savoir éviter une trop grande restriction, prendre
le temps, éviter plusieurs menus et privilégier une alimentation
familiale équilibrée. Faire prendre conscience de la valeur exemplaire
du comportement des parents pour l'enfant.
Inciter l'enfant à augmenter son activité physique
Encourager la marche pour des activités quotidiennes banales ; encourager
l'activité physique pendant les loisirs en valorisant les jeux de plein
air faciles à réaliser (ballon, vélo, roller...) ; inciter
à une activité physique régulière, conforme aux
goûts de l'enfant et faisable ; chercher comment réduire le temps
consacré à des activités sédentaires (télé,
ordinateur).
Recommander une alimentation équilibrée
- Pour les parents, rappeler qu'après3 ans les repères sont
les mêmes quel que soit l'âge : apport suffisant de légumes
et fruits, raisonnable de féculents, consommation d'eau préférable
à celle des autres boissons, apport réduit de produits gras, sucrés
et salés. Seules les quantités varient selon l'âge et l'activité.
- Pour l'enfant, éviter les interdits et privilégier les recommandations
positives : c'est la seule façon de lui apprendre à trouver ses
limites et ses responsabilités.
Dialoguer autour des difficultés rencontrées
Il n'est pas possible de résumer ces deux pages qui abordent des remarques
trèsprécises que peut faire l'enfant. Il faut les lire et méditer
les pistes proposées, et en parler avec l'enfant et son entourage.
Que retenir pour la pratique ?
Prendre en charge chez un enfant une obésité, un surpoids
ou même une tendance à sortir des courbes de corpulence ne
se réduit pas à quelques conseils ou interdits. Il s'agit
surtout d'inscrire la demande dans une relation d'éducation à
la santé. Parce qu'il s'agit d'enfants, le rôle de l'environnement
et surtout de la famille est fondamental. Le document de l'INPES,
destiné aux médecins, peut nous aider grandement. Nous ne
pouvons que conseiller de le lire et le méditer.
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Illustrations
Références :
1. Thibault H, Rolland-Cachera MF. Stratégies de prévention
de l'obésité chez l'enfant. Arch Pédiatr 2003 ;
10 : 1100-8.
2. Tounian P, Girardet JP. L'obésité de l'enfant : une maladie
qui met en jeu le pronostic vital. Arch Pédiatr 2001 ; 8 : 7-10.
3. Tauber M, Ricour C. Les courbes de corpulence : pour quoi faire ? Arch
Pédiatr 2003 ; 10 : 1041-2.
4. Farpour-Lambert NJ. Obésité de l'enfant : rôle de l'activité
physique. Med hyg 2004 ; 62 : 317-21.
5. Peretti de Ch, Castetbon K. Surpoids et obésité chez les
adolescents scolarisésen classe de troisième. DREES, Études
et résultats 2004 ; 283.
6. Boquet A et al. La collation de 10 heures en milieu scolaire : un apport
alimentaire inadapté et superflu. Arch Pédiatr 2003 ; 10
: 945-7.
7. Bellisle F, Rolland-Cachera MF. How sugar-containing drinks might increase
adiposity in children. Lancet 2001 ; 357 : 490.
8. Farpour Lambert NJ, Mahler PB. Activité physique chez l'enfant.
Quelle est la dose optimale pour la santé ? Med hyg 2004 ; 62 : 310-4.
9. James J et al. Preventing childhood obesity by reducing consumption of
carbonated drinks : a cluster randomised controlled trial. BMJ 2004 ;
328 : 1237-9.
10. Atkinson RL, Nitzke SA. School based programmes on obesity. Br Med
J 2001; 323: 1018-9.
11. Robinson TN. Reducing children's television viewing to prevent obesity.
A randomized controlled trial. JAMA 1999 ; 282 : 1561-7.
12. Expertise collective. Obésité,dépistage et prévention
chez l'enfant. Éditions INSERM 2000 ; 51-7.
13. Anaes. Prise en charge de l'obésité de l'enfant et de l'adolescent.
Anaes 2003 : 109-15.
14. Duchène Ch, Thibault H. Évaluer et suivre la corpulence
des enfants. Programme National Nutrition Santé (PNNS). Disponible sur
www.inpes.sante.fr
Note :
le travail de M.F. Rolland-Cachera a fait l'objet de documents plus détaillés
que l'on peut se procurer auprès de la DGS à l'adresse http ://www.sante.gouv.fr
(thème nutrition) ou auprèsdel'INPES à l'adresse http://www.inpes.sante.fr
L'enfant à risque d'obésité et son médecin,
en pratique
¥ Le nombre d'enfants ayant un excès de poids est en progression
rapide dans tous les pays industrialisés.
¥ Le tracé et la lecture des courbes de corpulence établies
au fil du suivi apportent des informations majeures : elles permettent
d'identifier les enfants à risque et de conforter une impression
clinique parfois trompeuse.
¥ L'obésité infantile répond à de multiples
facteurs génétiques, sociologiques... Mais le problème
principal est celui de la balance énergétique entre apports
(alimentaires) et dépenses (activités physiques).
¥ L'efficacité des diverses stratégies possibles, seules
ou associées est très relative parce qu'il est très
difficile de modifier des comportements trèsliés au mode
de vie. Nos conseils ne peuvent être efficaces que dans le cadre
d'une démarche globale impliquant l'école, la famille, et
toute la société.
¥ Prendre en charge chez un enfant une obésité, un surpoids
ou même une tendance à sortir des courbes de corpulence ne
se réduit pas à quelques conseils ou interdits. Il s'agit
surtout d'inscrire la demande dans une relation d'éducation à
la santé.
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