Home > Journals > Medicine > l'Information Psychiatrique > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
l'Information Psychiatrique
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version

COMMUNICATIONS DES LABORATOIRES


l'Information Psychiatrique. Volume 79, Number 3, 287-8, Mars 2003, COMMUNICATIONS DES LABORATOIRES



ARTICLE

Ardix médical 

Atelier dans le cadre du Medec (12 mars 2003) 

Plasticité neuronale et dépression : Stablon, un effet unique sur l’hippocampe 

Après vingt années de recherches, de récentes découvertes sur la plasticité neuronale, et notamment sur les modifications de structure de l’hippocampe, révolutionnent l’approche de la dépression. Cette nouvelle voie relance l’intérêt de la communauté scientifique pour Stablon (tianeptine), le seul antidépresseur qui prévient la diminution du volume de l’hippocampe et en accélère la restauration [1, 2]. 
La dépression trouve, le plus souvent, son origine dans l’accumulation de stress consécutifs à des événements de vie traumatisants. Lorsqu’elle est installée, les capacités intellectuelles et la vie familiale et professionnelle du déprimé sont altérées. 
Des travaux récents ont mis en évidence que certaines régions du cerveau, et plus particulièrement l’hippocampe, sont altérées chez les individus déprimés. Ces modifications structurales et fonctionnelles de l’hippocampe ont des conséquences délétères sur la plasticité neuronale. Il est maintenant évident que la plasticité neuronale, processus fondamental qui correspond à la capacité du cerveau à acquérir de l’information et à donner des réponses appropriées en fonction du contexte, représente une donnée essentielle dans la compréhension des mécanismes impliqués dans la genèse et dans l’évolution de la maladie dépressive. 
L’ensemble de ces données amène la communauté scientifique à reconsidérer la place de Stablon dans le traitement des états dépressifs majeurs. Il est en effet le seul antidépresseur à restaurer le volume de l’hippocampe [1, 2], ce qui pourrait expliquer une récupération plus complète et de meilleure qualité des patients déprimés. 

• Le volume de l’hippocampe diminue dès le premier épisode dépressif 

L’hippocampe est l’une des structures cérébrales qui fait l’objet de nombreuses études relatives aux effets du stress, de la dépression et des antidépresseurs. L’hippocampe est une région du cerveau située dans le lobe temporal, faisant partie du système limbique. Il traite les informations avant de les renvoyer, agissant schématiquement comme un centre de tri. C’est une des rares zones du cerveau dans laquelle les cellules continuent à se diviser et à donner naissance à de nouveaux neurones (neurogenèse). Chaque jour 1 000 à 3 000 neurones, sur un total de 1 à 2 millions, sont produits dans le gyrus dentelé (circonvolution située dans l’hippocampe). 
Les études réalisées [1] au cours des années 1980 sur les modèles animaux ont mis en évidence qu’un stress répété provoque une atrophie cellulaire, une réduction de la neurogenèse dans le gyrus dentelé de l’hippocampe, toutes deux responsables d’une diminution du volume de l’hippocampe. 
Des études cliniques récentes, réalisées chez l’homme, utilisant les dernières techniques d’imagerie médicale, confirment les anomalies structurales de l’hippocampe chez les patients déprimés. L’utilisation de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) a permis de mettre en évidence que le volume de l’hippocampe chez les patients atteints de dépression est diminué et cela dès le premier épisode [3]. 

• La diminution du volume de l’hippocampe s’accentue avec le degré de sévérité ou de chronicité de la dépression 

Chez 24 patients ayant des antécédents de dépression, l’IRM a clairement démontré que la diminution du volume de l’hippocampe s’accentue en fonction du degré de sévérité ou de la chronicité de la dépression [4]. L’administration de tianeptine, dans un modèle de stress psychosocial chronique chez l’animal, permet de restaurer le volume de l’hippocampe [2]. Des études complémentaires [1] ont montré que des animaux soumis à un stress chronique présentaient une atrophie dendritique au niveau des neurones pyramidaux CA3 hippocampiques. L’administration de tianeptine, quelques jours après l’application du stress, inverse le processus d’atrophie dendritique. Cette même étude met en évidence que la restauration du volume de l’hippocampe se fait en augmentant la neurogenèse et en favorisant la repousse dendritique [2]. 

Les nouvelles preuves biologiques de l’action de Stablon au niveau de l’hippocampe sont à rapprocher : 

– de son efficacité clinique, confirmée au travers d’une méta-analyse Stablon versus IRS (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine) présentée au dernier congrès de neuropsychiatrie (ECNP de Barcelone). Cette méta-analyse [5] a rassemblé 5 études et porté sur un total de 1 348 patients déprimés de 41 ans d’âge moyen. Ses résultats ont mis en évidence : un taux élevé de répondeurs avec Stablon, associé à une diminution très importante des scores de dépression, y compris chez des patients fortement déprimés au départ (score MADRS > 28). 

– de son effet protecteur du système nerveux central vis-à-vis des effets délétères des stress quotidiens. En effet, avec Stablon, la récupération semble plus complète et de meilleure qualité comme en témoignent l’évolution des scores d’évaluation clinique globale, la diminution de la consommation d’anxiolytiques, le faible taux de rechutes et de récidives dépressives, en comparaison de ceux observés avec les autres traitements.

Ainsi, ayant démontré son efficacité face aux autres antidépresseurs et apportant les preuves de son action unique sur l’hippocampe et dans la restauration de la plasticité neuronale, Stablon renforce sa position d’antidépresseur privilégié dans le traitement de la dépression. 

Références

1. Mc Ewen BS, Magarinos AM. Stress and hippocampal plasticity : implications for the pathophysiology of affective disorders. Hum Psychopharmacol 2001 ; 16 : S7-S19.

2. Czéh B, Michaelis T, WatanabE T, et al. Stress induced changes in cerebral metabolites, hippocampal volume, and cell proliferation are prevented by antidepressant treatment with tianeptine. Proc Natl Acad Sci USA 2001 ; 22 : 12796-801.

3. Frodl T, Meisenzahl EM, Zetzche T, et al. Hippocampal changes in patients with a first episode of major depression. Am J Psychiatry 2002 ; 159 : 1112-8.

4. Sheline YI, Shangkavi M, Mintun MA, Gabo MH. Depression duration but not age predicts hippocampal volume loss in medically healthy women with recurrent major depression. J Neurosci 1999 ; 19 : 5034-43.

5. Kasper S, Olié JP. A metaanalysis of randomized controlled trials of tianeptine versus SSRI in the short-term treatment of depression. Eur Psychiatry 2002 ; 17 suppl 3 : 331-340


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]