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What are therapeutic goals for IBD in 2009?


Hépato-Gastro. Volume 16, 7-12, Maladie de Crohn : vers une « rémission profonde » en 2009, Mini-revue

DOI : 10.1684/hpg.2009.0300

Résumé   Summary  

Author(s) : Abderrahim Oussalah, Laurent Peyrin-Biroulet , Service d’hépato-gastroentérologie, CHU de Nancy-Brabois, allée du Morvan, 54511 Vandœuvre-lès-Nancy, France.

Summary : Crohn’s disease (CD) is a chronic destructive disease for which current therapeutic strategies seem inadequate. Historical therapeutic goals of CD, namely the induction and maintenance of clinical response and remission do not seem to alter its natural history. Currently, the therapeutic objectives of CD converge toward achieving steroid free remission, endoscopic mucosal healing and reduction in the rate of hospitalization and surgery. The early use of azathioprine and/or tumor necrosis factor (TNF) antagonists is a possible therapeutic option and will, in the future, achieve new therapeutic targets such as reducing “bowel damage”, preventing complications (stricture, fistula, and abscess) and maintaining normal gastro-intestinal physiology. Ulcerative colitis (UC) is a disease with variable course exposing a subgroup of patients to colectomy. Historical therapeutic endpoints of UC are represented by the induction and maintenance of clinical remission. The current treatment endpoints for UC include steroids free remission, mucosal healing and reduced rates of hospitalization and surgery. The evolution of therapeutic endpoints of UC will probably focus sustained clinical and endoscopic remissions with reduced risk of dysplasia and colorectal cancer, and maintenance of a normal gastro-intestinal physiology. Although mesalazine remains the frontline treatment of UC, the second-line therapy (azathioprine and/or TNF antagonists) remains to be defined.

Keywords : Crohn’s disease, ulcerative colitis, therapeutic endpoint

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ARTICLE

Auteur(s) : Abderrahim Oussalah, Laurent Peyrin-Biroulet

Service d’hépato-gastroentérologie, CHU de Nancy-Brabois, allée du Morvan, 54511 Vandœuvre-lès-Nancy, France

La maladie de Crohn (MC) est une pathologie chronique et destructrice contre laquelle les thérapies conventionnelles semblent insuffisantes. Les objectifs historiques de sa prise en charge sont représentés par l’induction et le maintien de la réponse et de la rémission cliniques. La rectocolite hémorragique (RCH) est une maladie caractérisée par une évolution imprévisible pouvant parfois imposer, chez un sous-groupe de patients, la réalisation d’une colectomie totale avec anastomose iléoanale. Le traitement de la RCH reposait, jusque-là, sur l’induction et le maintien de la rémission clinique. À l’aube du 14e anniversaire de l’usage du premier anti-TNFα (tumor necrosis factor alpha : infliximab [IFX], et depuis 2008 de adalimumab [ADA], certolizumab [CTZ]), et aux premiers balbutiements des essais thérapeutiques de stratégie au cours de la MC, la réflexion concernant les nouveaux objectifs thérapeutiques des MICI prend une nouvelle dimension. Cela est d’autant plus intéressant à souligner que les stratégies thérapeutiques actuelles n’ont pas permis de modifier l’histoire naturelle des MICI [1].

Histoire naturelle

Maladie de Crohn

La MC est caractérisée par une inflammation transmurale avec des ulcérations de la muqueuse du tube digestif. Au cours des phases précoces, la maladie est inflammatoire, et sa course est caractérisée par des poussées entrecoupées de rémissions. À un stade plus évolué, on observe souvent des complications liées à l’inflammation chronique, telles que les lésions sténosantes et/ou pénétrantes. Approximativement, 80 % des patients développent ces complications qui imposent le plus souvent une sanction chirurgicale. Après la chirurgie, 90 % des patients développent une récidive de leurs ulcérations. La MC peut être décrite comme une maladie chronique, pouvant entraîner chez la plupart des patients des lésions intestinales irréversibles à l’origine de résections chirurgicales avec perte de la fonction et/ou destruction du sphincter anal pouvant imposer une stomie définitive [1].

Rectocolite hémorragique

La RCH est caractérisée par une inflammation de la muqueuse colique. La maladie évolue, le plus souvent, selon un mode chronique à rechutes avec des symptômes intermittents. Approximativement, 25 % des patients développent une maladie chronique active avec des poussées sévères. L’inflammation chronique au cours de la RCH est à l’origine de dysplasie et de cancer colorectal. Environ 20 % des patients souffrant de RCH nécessitent une colectomie totale avec anastomose iléoanale. Après la colectomie totale avec anastomose iléoanale, 50 % des patients développent une pouchite ou une cuffite. La poche iléoanale est parfois associée à des complications à type d’incontinence fécale, de sténose anastomotique et de réduction de la fertilité chez la femme. La RCH peut être considérée comme une maladie d’évolution variable qui, chez une proportion de patients, peut imposer la réalisation d’une colectomie avec anastomose iléoanale [1].

Objectifs thérapeutiques classiques (historiques) des MICI

Maladie de Crohn

Les objectifs thérapeutiques « historiques » de la MC convergeaient vers un contrôle des symptômes de la maladie avec un minimum d’effets secondaires et la prévention, dans la mesure du possible, des séquelles à long terme [2] (figure 1). Le traitement des formes minimes à modérées faisait appel aux antibiotiques et aux corticoïdes à action locale (budésonide). Le traitement des formes modérées à sévères utilisait les corticoïdes et les immunosuppresseurs (AZA, 6-mercaptopurine (6-MP), et méthotrexate), réservant les thérapies biologiques (IFX [3-6], ADA [7-10], CTZ [11-13], natalizumab (NTZ) [14-16]) aux formes réfractaires à ces traitements dits « conventionnels » [2]. Cette stratégie thérapeutique, dite step-up (saut vers le haut, en anglais) n’empêche pas l’évolution de la MC inflammatoire vers ses formes compliquées (sténose, fistule, abcès) qui nécessitent le plus souvent une prise en charge chirurgicale. La mésalazine n’est pas efficace au cours de la MC. Les corticoïdes sont efficaces à court terme mais n’ont aucune efficacité à long terme. Les immunosuppresseurs maintiennent une rémission symptomatique chez 40 % des patients un an après le recours à la chirurgie [17]. Le traitement par les anti-TNF (IFX, ADA, CTZ) chez les patients réfractaires au traitement conventionnel permet d’obtenir, à court terme, des taux respectifs de réponse et de rémission cliniques de 60 et 30 %, et un taux de rémission à 6-12 mois autour de 20-30 % [18]. À l’heure actuelle, il n’est pas clairement établi que l’usage des thérapies biologiques modifie l’histoire naturelle de la MC [1].

Rectocolite hémorragique

Les objectifs thérapeutiques « historiques » de la RCH convergeaient vers l’induction et le maintien de la rémission clinique (figure 1). Le traitement des formes minimes à modérées reposait sur la mésalazine orale et topique, ainsi que sur les corticoïdes locaux. Le traitement des formes modérées à sévères faisait appel aux corticoïdes systémiques, aux immunosuppresseurs (AZA, 6-MP), réservant le traitement biologique par IFX aux formes réfractaires aux thérapeutiques précédemment citées. Contrairement à ce qui est observé dans la MC, la mésalazine est efficace dans la RCH. Les patients qui ne répondent pas à la mésalazine, répondent, à court terme, aux corticoïdes mais échouent à maintenir une rémission à long terme sous ce traitement. Les immunosuppresseurs ont une efficacité variable au cours de la RCH [19]. Le traitement par IFX de la RCH réfractaire au traitement conventionnel permet d’obtenir, à court terme, une réponse et une rémission cliniques, respectives de 60 et 30 % et un taux de rémission à 6-12 mois de 25-30 % [20]. L’utilisation de l’IFX comme thérapie de sauvetage en cas de poussée sévère de RCH réfractaire au traitement intensif, a permis de réduire le recours à la colectomie [21].

Évolution actuelle des objectifs thérapeutiques des MICI

Maladie de Crohn

L’évolution actuelle des objectifs thérapeutiques de la MC tend vers :
  • l’épargne des corticoïdes ;
  • la cicatrisation muqueuse endoscopique ;
  • la réduction des taux d’hospitalisation et de chirurgie (figure 1).

La mésalazine n’est pas efficace pour l’épargne des corticoïdes. L’AZA a démontré son efficacité dans l’obtention de la rémission sans corticoïdes à 15 mois de traitement [22]. Le méthotrexate, l’IFX, l’ADA et le CTZ sont efficaces pour le maintien de la rémission sans corticoïdes [4, 10, 15, 23]. Les taux de cicatrisation endoscopique chez les patients traités par corticoïdes pour une MC restent faibles et non corrélés à la rémission clinique [1]. L’IFX est efficace dans l’induction et le maintien de la rémission endoscopique, avec comme conséquence une réduction des taux d’hospitalisation et de chirurgie liée à la MC [1]. Dans l’essai de stratégie de D’Haens et al., les patients du groupe dit Top down (approche descendante, en anglais) associant l’IFX (induction seulement) à l’AZA (induction et en entretien) avaient un taux de cicatrisation endoscopique à deux ans de 71,1 versus 30,4 % chez ceux ayant reçu un traitement conventionnel selon la stratégie Step up (corticoïdes, puis AZA, puis IFX) [17]. L’IFX et l’ADA sont associés à une réduction des taux d’hospitalisation et de chirurgie à un an [24, 25].

Rectocolite hémorragique

L’évolution actuelle des objectifs thérapeutiques de la RCH tend vers :
  • l’épargne de corticoïdes ;
  • la cicatrisation muqueuse endoscopique ;
  • la réduction des taux d’hospitalisation et de chirurgie (figure 1).

On ne dispose pas de données contrôlées démontrant l’efficacité de la mésalazine pour l’épargne des corticoïdes au cours de la RCH. Les données concernant l’efficacité de l’AZA, en termes d’épargne des corticoïdes, sont limitées [19]. L’IFX est efficace pour le maintien de la rémission sans corticoïdes au cours de la RCH [20]. La cicatrisation muqueuse endoscopique est variable sous mésalazine. Les corticoïdes sont efficaces dans l’induction de la cicatrisation endoscopique à court terme mais ne le sont pas en traitement d’entretien. Les données sont pauvres en ce qui concerne l’efficacité de l’AZA dans l’induction et le maintien de la rémission endoscopique. Au cours de la RCH, l’IFX est efficace aussi bien dans l’induction et le maintien de la rémission endoscopique que dans la réduction des taux d’hospitalisation et de chirurgie à un an [21] et à 3 ans.

Objectifs thérapeutiques futurs des MICI

Maladie de Crohn

Stratégie thérapeutique agressive : laquelle, quand et pour qui ?

Les objectifs thérapeutiques potentiellement réalisables à l’avenir, au cours de la MC, sont :
  • la réduction de la destruction de la paroi intestinale ;
  • la prévention des complications (sténose, fistules, abcès) ;
  • le maintien d’une physiologie gastro-intestinale normale (figure 1).

L’achèvement de ces objectifs thérapeutiques nécessitera l’introduction précoce de thérapies efficaces pour le maintien de la rémission. La mésalazine n’est pas efficace pour le maintien de la rémission au cours de la MC. Les corticoïdes sont efficaces pour l’induction de la rémission, mais ils ne le sont pas pour le maintien de la rémission au cours de la MC. La stratégie combinant l’IFX, en traitement d’induction, à l’AZA, en traitement d’entretien, a permis d’obtenir des taux supérieurs en termes de rémission clinique soutenue à un an et de cicatrisation endoscopique à deux ans, en comparaison à une stratégie thérapeutique conventionnelle, dite Step up (corticoïdes, puis AZA, puis IFX) chez des patients avec une MC [17]. Dans l’essai Sonic, portant sur des patients avec une MC récente, naïfs aux immunosuppresseurs, et présentant un échec à un traitement de première ligne par mésalazine et/ou corticoïdes, la combinaison IFX-AZA et l’IFX en monothérapie étaient, tous deux, supérieurs à l’AZA en monothérapie, en termes de rémission clinique (CDAI < 150) sans corticoïdes à la 26e semaine avec des taux respectifs de 57, 44, et 31 %. Le traitement combiné (IFX-AZA) était supérieur à l’IFX seul qui, lui, était supérieur à l’AZA seule (p = 0,002 et p = 0,009 pour les deux comparaisons) [26] (figure 2). Un score composite permettant d’évaluer la destruction de la paroi intestinale et utilisant la coloscopie, l’entérographie (par tomodensitométrie, entéro-TDM ou par résonnance magnétique, entéro-IRM) pour mesurer l’étendue et la sévérité des atteintes muqueuse et transmurale, la survenue de complications (sténose, fistule, abcès) ainsi que l’ampleur des résections intestinales, est nécessaire pour détecter les patients à haut risque (Top down) [1]. Avec cette approche, un objectif thérapeutique composite (associant : rémission sans corticoïdes, cicatrisation muqueuse endoscopique, absence de complications et absence de résection intestinale) reflétant une physiologie gastro-intestinale normale pourrait être réalisable. La prévention de la destruction de la paroi intestinale et le maintien d’une physiologie gastro-intestinale normale chez les patients avec une MC nécessiteront probablement l’utilisation précoce et ciblée d’AZA–6-MP et/ou d’un traitement par anti-TNF.

Stratégie thérapeutique agressive : efficacité versus sécurité d’utilisation

Les immunosuppresseurs et les anti-TNF sont associés à un risque relatif élevé de toxicité, comprenant les infections sévères et opportunistes, le lymphome non hodgkinien, le lymphome T hépatosplénique, et le décès, même s’il faut noter que les risques absolus restent faibles. Des stratégies permettant d’augmenter l’efficacité du traitement tout en réduisant ces risques sont donc nécessaires. Dans le sens d’une augmentation de l’efficacité, une stratégie thérapeutique « précoce », visant à introduire au cours des deux premières années, l’AZA (ou la 6-MP) et/ou un traitement par anti-TNF (IFX, ADA ou CTZ), permettra d’augmenter les taux absolus de réponse thérapeutique [17]. La monothérapie par AZA (ou 6-MP) ou par IFX pourrait réduire le risque relatif d’infection opportuniste [27] ou de lymphome T hépatosplénique en comparaison au traitement combiné. Néanmoins, chez les patients naïfs à ces deux traitements, la monothérapie est moins efficace que le traitement combiné [26]. L’AZA-6-MP est associée à une augmentation du risque relatif de lymphome non hodgkinien, attribué au virus d’Epstein-Barr [28]. Dans un essai randomisé, l’IFX et le méthotrexate n’ont pas démontré une efficacité synergique chez des patients naïfs aux immunosuppresseurs et aux anti-TNF [29]. À l’inverse, dans l’essai Sonic, l’association AZA-IFX a montré une efficacité synergique chez des patients naïfs aux immunosuppresseurs et aux biologiques [26]. Van Assche G. et al., dans un essai randomisé n’ont pas démontré de bénéfice clinique à maintenir l’AZA chez des patients recevant au préalable l’association AZA-IFX, du fait d’un échec de l’AZA [30]. Ces résultats permettent de conclure que, chez les patients avec échec de l’AZA ou de traitement immunosuppresseur, le switch d’une bithérapie associant l’AZA à un anti-TNF vers une monothérapie par anti-TNF permettra d’améliorer le profil de tolérance du traitement biologique [1]. Par ailleurs, parmi les patients avec une MC récente et échec d’un traitement de première ligne par mésalazine et/ou corticoïdes, le passage d’une thérapie combinant corticoïdes et immunosuppresseurs vers un traitement par anti-TNF en monothérapie avec ou sans immunosuppresseur permettra de maximiser l’efficacité du traitement [1] notamment chez les patients présentant des lésions endoscopiques et une CRP > 8 mg/L. En suivant cette stratégie, les patients souhaitant optimiser leur profil de tolérance devront préférer une monothérapie par anti-TNF, et les patients souhaitant maximiser l’efficacité du point de vue du contrôle de leur maladie opteront pour un traitement combiné [1] au-delà de 6 mois. Les résultats à 1 an de SONIC permettront d’affiner la durée de cette bithérapie chez ce profil de malades.

Rectocolite hémorragique

Les objectifs thérapeutiques potentiellement réalisables à l’avenir, au cours de la RCH, sont :
  • la rémission clinique soutenue ;
  • la cicatrisation endoscopique soutenue avec réduction des taux de dysplasie et de cancer ;
  • le maintien d’une physiologie gastro-intestinale normale (figure 1).

L’inflammation chronique de la muqueuse colique est associée à une augmentation du risque de dysplasie et de cancer [31]. La réalisation des objectifs thérapeutiques énoncés requiert l’évolution d’une stratégie thérapeutique basée sur les symptômes vers une stratégie visant à obtenir une cicatrisation muqueuse endoscopique [1]. La mésalazine est efficace chez 50 % des patients dans cette indication et a démontré un effet chimioprophylactique contre le cancer colorectal. Des données limitées ont démontré l’efficacité de l’AZA dans l’induction et le maintien de la rémission endoscopique au cours de la RCH [1]. Il n’est pas actuellement démontré que l’AZA possède un rôle chimioprophylactique contre le cancer colorectal. L’IFX est efficace dans l’induction et le maintien des rémissions clinique et endoscopique au cours de la RCH [20]. L’ADA n’a pas encore fait la preuve de son efficacité dans cette pathologie, les résultats des essais en cours nous le diront. L’effet de l’IFX dans la prévention de la dysplasie et du cancer n’est pas actuellement connu. Contrairement à la MC, l’IFX a montré une efficacité similaire dans les RCH récentes et anciennes (≥ 3 ans). En effet, l’utilisation de l’IFX, même dans les formes anciennes de RCH, a permis de réduire les taux d’hospitalisation et de chirurgie [21]. Actuellement, tant que nous ne disposons pas de facteurs cliniques et/ou biologiques permettant de prédire le risque de colectomie au cours de la RCH et indiquant, de ce fait, une stratégie thérapeutique agressive précoce, le paradigme stipulant un traitement de première ligne par mésalazine reste d’actualité [1]. Une question demeure ouverte : « Quelle est la meilleure stratégie thérapeutique chez les patients avec RCH réfractaire à un traitement de première ligne par mésalazine ? S’agit-il de :

  • corticoïdes + AZA ;
  • IFX avec ou sans AZA ? ».

Conclusion

La MC est une pathologie chronique destructrice pour laquelle les stratégies thérapeutiques actuelles semblent inadéquates en termes de modification de l’histoire naturelle. L’évolution vers un traitement précoce par AZA et/ou anti-TNF permettra potentiellement de réduire la destruction de la paroi intestinale, de prévenir les complications et de maintenir une physiologie gastro-intestinale normale. L’achèvement de ces objectifs thérapeutiques nécessitera l’introduction précoce de thérapies efficaces pour le maintien de la rémission à savoir l’AZA-6-MP et/ou le traitement par anti-TNF. La RCH est une maladie à évolution variable et imprévisible exposant un sous-groupe de patients à la colectomie. L’évolution des objectifs thérapeutiques de la RCH visera, les rémissions clinique et endoscopique soutenues avec réduction potentielle du risque de dysplasie et de cancer colorectal, ainsi que le maintien d’une physiologie gastro-intestinale normale. La réalisation des objectifs thérapeutiques énoncés requiert l’évolution d’une stratégie thérapeutique basée sur les symptômes vers une stratégie visant à obtenir une cicatrisation muqueuse endoscopique. Actuellement, tant que nous ne disposons pas de facteurs cliniques et/ou biologiques permettant de prédire le risque de colectomie au cours de la RCH et indiquant de ce fait une stratégie thérapeutique agressive précoce, le paradigme stipulant un traitement de première ligne par mésalazine reste d’actualité.

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