Home > Journals > Medicine > Hépato-Gastro > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Hépato-Gastro
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version
  Version PDF

Role of endoscopy in the detection of malignant and premalignant gastric lesions


Hépato-Gastro. Volume 16, Number 1, 47-52, Janvier-Février 2009, Mini-revue

DOI : 10.1684/hpg.2009.0278

Résumé   Summary  

Author(s) : Dominique Lamarque , Unité d’hépatogastroentérologie, hôpital Hôtel-Dieu de Paris, 1, place du Parvis-de-Notre-Dame, 75181 Paris cedex 04, France.

Summary : The systematic screening of H. pylori to prevent gastric cancer is not yet justified because the incidence of gastric cancer appears to decrease under the influence of environmental and alimentary factors. Targeted screening of premalignant lesions in infected patients is not yet feasible in practice. A better endoscopic recognition of premalignant lesions in the course every upper endoscopy, particularly with the help of optical magnifying endoscopes, could open the way for this screening in the future. Meanwhile, systematic biopsies of the antrum and corpus must be recommended, especially in patients over 40 years. Diffuse atrophy with intestinal metaplasia in the corpus is an indication for periodic endoscopy, although the screening interval has not been defined. A 3-year periodicity has been proposed. Non-invasive tests identifying at risk patients could become available in forthcoming years.

Keywords : H. pylori, gastric cancer, endoscopy, screening, premalignant lesions

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : Dominique Lamarque

Unité d’hépatogastroentérologie, hôpital Hôtel-Dieu de Paris, 1, place du Parvis-de-Notre-Dame, 75181 Paris cedex 04, France

La fréquence et la gravité du cancer gastrique posent un problème de santé publique. Ce cancer est fréquent et de mauvais pronostic. Le taux de survie brut en France est de 20 % à cinq ans et de 8,7 % à dix ans, et il est responsable en France de 5 000 décès [1, 2]. Le stade au diagnostic est le facteur pronostique essentiel. Le taux de survie à cinq ans des cancers de stade précoces de stade I est de 80 %, et le risque de décès par cancer est plus de 40 fois plus élevé dans les stades IIIB et IV que dans le stade I [3, 4].

La diminution de l’incidence du cancer de 20 à 30 % ces dernières décennies et la difficulté de reconnaissance des lésions prénéoplasiques ne permettent pas d’envisager un dépistage de masse du cancer gastrique [2, 5].

Dépistage au cours d’une endoscopie haute

Bien que l’histoire naturelle du cancer soit connue pour le cancer de type intestinal, le dépistage et la reconnaissance des lésions prénéoplasiques ne peuvent être, pour l’instant, envisagés que dans le cadre d’une endoscopie digestive haute. Dans la grande majorité des cas, le cancer survient après 60 ans, et il est précédé de modifications prénéoplasiques de la muqueuse gastrique (atrophie et/ou métaplasie intestinale diffuses) survenues au moins dix ans auparavant.

Méthodes de dépistage

Réalisation de biopsies systématiques de la muqueuse gastrique

L’atrophie est définie par une raréfaction des structures glandulaires dans la muqueuse gastrique.

Des méthodes de quantification de l’atrophie ont été développées par les anatomopathologistes [6-8], du fait d’une variabilité de son appréciation en fonction des observateurs [9, 10].

En pratique, la raréfaction des structures glandulaires sans infiltration lymphoplasmocytaire sévère est un aspect décrit avec une bonne reproductibilité par les anatomopathologistes. La classification de Sydney est la plus utilisée, mais les grades de sévérité restent difficiles à apprécier [11]. La distribution de l’atrophie gastrique dans l’estomac est multifocale, par foyer qui prédomine au début sur la petite courbure à l’angle duodénofundique [11]. La progression de l’atrophie a tendance à s’étendre vers le fundus [12].

La métaplasie intestinale est définie par le remplacement des cellules épithéliales gastriques par des cellules de morphologie intestinale. Il existe une classification de la métaplasie prenant en compte la densité des cellules de Paneth ou avec des cellules en bordure en brosse ou avec sécrétion de mucine [13]. La forme complète de la métaplasie intestinale tend à reproduire un aspect de glande intestinale. Il ne semble pas y avoir de lien entre le caractère complet et la métaplasie intestinale, et le développement de la dysplasie [8, 14].

La prévalence cumulée de l’atrophie antrale ou fundique au cours de la vie est de plus de 50 % chez les patients affectés par l’Helicobacter pylori dans les pays occidentaux [15]. La prévalence de la métaplasie intestinale est de 30 à 40 %. Le risque de cancer est lié à l’étendue de l’atrophie au corps gastrique [17-19]. Il a été estimé que 1 % des patients ayant une atrophie développent, chaque année, un cancer. Un peu moins de 10 % des sujets ayant une atrophie développeront un cancer d’après les études de suivi réalisées dans des populations occidentales de plus de 50 ans, suivi de 3 à 23 ans [20-23].

Concernant les métaplasies intestinales, le risque a été moins bien évalué, probablement du fait du caractère focal des métaplasies intestinales qui ne sont pas systématiquement retrouvées sur les prélèvements biopsiques à l’insu. Le risque de cancer attaché à la présence d’une métaplasie intestinale fundique n’a pas été évalué par des études prospectives [16, 24]. Il a été montré cependant que la prévalence de l’atrophie diffuse et de la métaplasie intestinale diminuait de 2,5 % par an depuis 35 ans, d’après un registre d’histopathologie néerlandais [25]. Une étude de cohorte réalisée à partir d’un registre histopathologique national aux Pays-Bas a observé 1 470 cas de cancer gastrique parmi une cohorte de 92 250 sujets ayant des lésions prénéoplasiques sur les biopsies gastriques réalisées entre 5 mois et 2,6 années auparavant [26]. La progression vers le cancer était la plus rapide chez les patients ayant initialement une dysplasie sévère. À un an, 24,9 % des patients avec dysplasie sévère développaient un cancer. L’incidence du cancer était beaucoup plus faible en cas de dysplasie modérée (2,1 %) ou de métaplasie intestinale (0,7 %). Dans ce groupe, le cancer apparaissait chez 1,8 % des patients après dix ans. Cette faible incidence globale recouvre probablement différents risques en fonction de la diffusion ou non de l’atrophie ou de la métaplasie dans le corps gastrique. Ce renseignement n’était pas disponible dans l’étude néerlandaise. Il est probable que seule l’extension de l’atrophie et de la métaplasie intestinale au corps gastrique induise un risque significatif.

Reconnaissance endoscopique des lésions prénéoplasiques de la muqueuse gastrique

Les études réalisées à partir des programmes de dépistage japonais ont montré que le dépistage endoscopique des petits cancers réduit la mortalité [27, 28].

Les cancers précoces sont associés à des modifications discrètes des reliefs qui sont mieux visualisés par la coloration par l’indigo carmin.

La description endoscopique des lésions prénéoplasiques gastrique par endoscopie a été développée au Japon. Elle nécessite un examen attentif de la superficie muqueuse à la recherche d’un accroissement de la densité en capillaire et veinules visibles qui est corrélé au degré d’atrophie [29-32]. Cet examen est facilité par l’usage d’optiques grossissantes. La métaplasie intestinale peut être mieux visualisée par l’utilisation du bleu de méthylène qui est absorbé par les cellules intestinales. L’aspect est celui de cryptes irrégulières ou tubulées ou de l’apparition de villosités [33]. La coloration par le bleu de méthylène est cependant une technique lourde et longue qui nécessite une préparation de la muqueuse avec un agent mucolytique.

En pratique, le dépistage des lésions prénéoplasiques nécessite un examen détaillé et prolongé de la muqueuse gastrique qui est peu répandu dans la pratique occidentale [34]. La reconnaissance de ces minimes modifications passe par un apprentissage et un entraînement qui devront être diffusés parmi les endoscopistes [29, 30, 35]. La diffusion des optiques grossissantes devrait faciliter ce dépistage.

Différentes techniques de traitement de la lumière réfléchie par la muqueuse tendent à améliorer la visualisation du réseau capillaire. La visualisation des modifications discrètes de la muqueuse, avec une augmentation de la trame glandulaire et, à l’extrême, avec l’apparition d’un relief en forme de crête, est meilleure avec les endoscopes grossissants [36]. La technique narrow band imaging permet de mieux visualiser le réseau capillaire superficiel, ce qui permet de mieux détecter les lésions néoplasiques richement vascularisées [37-39]. Une autre technique, l’autofluorescence, utilise la réémission de la lumière par une substance fluorescente administrée par voie systémique [40-43]. L’intérêt de cette technique doit être évalué par des essais contrôlés.

Quelle est la population cible qui pourrait bénéficier d’un dépistage ?

La détection de lésion prénéoplasique doit s’envisager chez les patients à risque. Les principaux risques sont les antécédents familiaux au premier degré de cancer gastrique, les patients ayant une maladie de Biermer connue, les antécédents de gastrectomie partielle [44-46].

Hormis ces populations à risque, la reconnaissance d’une population cible au dépistage paraît difficile. Une faible minorité des patients infectés développera un cancer, et la surveillance des patients ayant des lésions d’atrophie gastrique limitées à l’antre apparaît inutile. Pour les patients ayant une atrophie gastrique de la muqueuse étendue à l’antre et au fundus ou de lésion de métaplasie intestinale, aucune recommandation n’a été élaborée, faute de consensus sur l’évolution de ces lésions [21, 47-52]. Les données sur la population occidentale étaient jusqu’à récemment particulièrement rares. Une étude prospective italienne a montré que 8 % des patients avec atrophie du corps gastrique développent un adénocarcinome en 6,7 années de suivi [53]. Une surveillance de la muqueuse tous les trois ans a été suggérée [48]. L’étude de cohorte sus-citée, réalisée à partir d’un registre histopathologique national aux Pays-Bas, ne permet pas d’infirmer ce risque et cette fréquence de surveillance [26]. En revanche, cette surveillance confirme que la dysplasie de haut grade est à haut risque de dégénérescence et doit être recontrôlée à brève échéance (3 mois ?), de préférence après un traitement par IPP. En cas de confirmation, la résection chirurgicale ou endoscopique des lésions est recommandée, bien que certains auteurs recommandent une surveillance simple [21, 49, 54-56]. L’étude néerlandaise serait plutôt en faveur de cette surveillance, puisque l’augmentation du risque paraît se stabiliser avec le temps : de 25 % la première année, elle évolue de 5 % par an les deux années suivantes. Une surveillance annuelle serait théoriquement suffisante (tableau 1).

La sélection des patients susceptibles d’avoir des lésions prénéoplasiques par un test non invasif paraît encore difficile. L’intérêt de la pratique d’un test de sérologie de dépistage de H. pylori n’a pas été démontré. Les lésions précancéreuses de l’estomac apparaissent sur une muqueuse anciennement infectée par H. pylori. L’évolution de l’atrophie s’accompagne d’une disparition de la bactérie. La sensibilité de la sérologie H. pylori est diminuée chez les patients ayant une atrophie [57].

La baisse du rapport des pepsinogènes I et II a été associée à l’atrophie gastrique particulièrement du corps gastrique. Le pepsinogène I est issu des cellules du corps gastrique, en revanche le pepsinogène II est produit dans l’ensemble de la muqueuse gastrique. En cas d’atrophie gastrique, on observe une baisse préférentielle du pepsinogène I par rapport au pepsinogène II. La baisse du ratio du pepsinogène I/II a été décrite chez des patients ayant une atrophie gastrique [58-60]. Avec l’atrophie du corps gastrique, la gastrinémie a également tendance à augmenter du fait de l’hyperplasie des cellules G de l’antre. Les études évaluant la valeur diagnostique de la combinaison de la gastrinémie et du ratio des pepsinogènes ne sont pas encore disponibles [61].

Tableau 1 Rythme des gastroscopies avec biopsies étagées (antre et corps gastriques)

Lésions

Localisation

Surveillance

Atrophie

Antre

Aucune

Fundus

5 ans ?

Métaplasie intestinale

Antre

Aucune

Fundus

3 ans

Dysplasie légère

Antre ou fundus

3 mois après un TT par IPP, puis si absence de dysplasie grave tous les 2 ans

Dysplasie sévère

Antre ou fundus

3 mois après un TT par IPP, puis si confirmation soit surveillance annuelle, soit gastrectomie totale.

Conclusion : les bases du dépistage du cancer gastrique

Le dépistage du cancer gastrique proximal ou du cardia n’est pas pour l’instant envisageable. Concernant le cancer gastrique distal, le dépistage de H. pylori est nécessaire chez les patients à risque de cancer gastrique du fait d’antécédents de gastrectomie partielle ou d’antécédents familiaux au premier degré de cancer (parents, frères, sœurs, enfants) (figure 1). Ce facteur, qui expose à un doublement du risque relatif de cancer, doit être recherché comme pour le cancer colorectal.

En cas d’antécédents, le recours à l’endoscopie se discute en fonction de l’âge de diagnostic du cancer chez les apparentés. Si le cancer a été diagnostiqué avant 50 ans, il paraît prudent d’envisager d’emblée l’endoscopie avec biopsies antrales et fundiques pour dépister des lésions prénéoplasiques même en l’absence d’infection par H. pylori, car on décrit des mutations germinales responsables de cancers familiaux précoces et extrêmement sévères. Si le cancer a été diagnostiqué après 50 ans, la recherche de la bactérie par un test respiratoire et l’éradication doivent être d’emblée effectuées chez les sujets de moins de 40 ans. L’endoscopie systématique n’est pas justifiée. Chez les sujets de plus de 40 ans, il est préférable d’effectuer d’emblée une endoscopie avec biopsies gastriques antrales et fundiques qui permettront de diagnostiquer des lésions prénéoplasiques et de dépister H. pylori qui a tendance à disparaître avec l’évolution de la gastrite atrophique.

Références

1 Le Page M, Cauvin JM, Le Dreau G, Nousbaum JB, Enard L, Gourlaouen A, et al. Therapeutic management and survival of gastric adenocarcinoma in the province of Finistère between 1984 and 1989. Gastroenterol Clin Biol 1995 ; 19 : 804-10.

2 Benhamiche AM, Colonna M, Aptel I, Launoy G, Schaffer P, Arveux P, et al. Estimation of the incidence of digestive tract cancers by region. Gastroenterol Clin Biol 1999 ; 23 : 1040-7.

3 Isozaki H, Tanaka N, Okajima K. General and specific prognostic factors of early gastric carcinoma treated with curative surgery. Hepatogastroenterology 1999 ; 46 : 1800-8.

4 Borie F, Millat B, Fingerhut A, Hay JM, Fagniez PL, De Saxce B. Lymphatic involvement in early gastric cancer : prevalence and prognosis in France. Arch Surg 2000 ; 135 : 1218-23.

5 Bouvier AM, Esteve J, Mitry E, Clinard F, Bonithon-Kopp C, Faivre J. Trends in gastric cancer incidence in a well-defined French population by time period and birth cohort. Eur J Cancer Prev 2002 ; 11 : 221-7.

6 van Grieken NC, Weiss MM, Meijer GA, Bloemena E, Lindeman J, Offerhaus GJ, et al. Rapid quantitative assessment of gastric corpus atrophy in tissue sections. J Clin Pathol 2001 ; 54 : 63-9.

7 Ruiz B, Garay J, Correa P, Fontham ET, Bravo JC, Bravo LE, et al. Morphometric evaluation of gastric antral atrophy : improvement after cure of Helicobacter pylori infection. Am J Gastroenterol 2001 ; 96 : 3281-7.

8 Rugge M, Correa P, Dixon MF, Fiocca R, Hattori T, Lechago J, et al. Gastric mucosal atrophy : interobserver consistency using new criteria for classification and grading. Aliment Pharmacol Ther 2002 ; 16 : 1249-59.

9 Whitehead R. The classification of chronic gastritis : current status. J Clin Gastroenterol 1995 ; 21(Suppl 1) : S131-S134.

10 Whitehead R, Truelove SC, Gear MW. The histological diagnosis of chronic gastritis in fibreoptic gastroscope biopsy specimens. J Clin Pathol 1972 ; 25 : 1-11.

11 Dixon MF, Genta RM, Yardley JH, Correa P. Classification and grading of gastritis. The updated Sydney system. Am J Surg Pathol 1996 ; 20 : 1161-81.

12 El-Zimaity HM, Ota H, Graham DY, Akamatsu T, Katsuyama T. Patterns of gastric atrophy in intestinal type gastric carcinoma. Cancer 2002 ; 94 : 1428-36.

13 Jass JR, Filipe MI. The mucin profiles of normal gastric mucosa, intestinal metaplasia and its variants and gastric carcinoma. Histochem J 1981 ; 13 : 931-9.

14 Ectors N, Dixon MF. The prognostic value of sulphomucin positive intestinal metaplasia in the development of gastric cancer. Histopathology 1986 ; 10 : 1271-7.

15 Miehlke S, Hackelsberger A, Meining A, Hatz R, Lehn N, Malfertheiner P, et al. Severe expression of corpus gastritis is characteristic in gastric cancer patients infected with Helicobacter pylori. Br J Cancer 1998 ; 78 : 263-6.

16 Petersson F, Borch K, Franzen LE. Prevalence of subtypes of intestinal metaplasia in the general population and in patients with autoimmune chronic atrophic gastritis. Scand J Gastroenterol 2002 ; 37 : 262-6.

17 Tatsuta M, Iishi H, Nakaizumi A, Okuda S, Taniguchi H, Hiyama T, et al. Fundal atrophic gastritis as a risk factor for gastric cancer. Int J Cancer 1993 ; 53 : 70-4.

18 Cassaro M, Rugge M, Gutierrez O, Leandro G, Graham DY, Genta RM. Topographic patterns of intestinal metaplasia and gastric cancer. Am J Gastroenterol 2000 ; 95 : 1431-8.

19 Inoue M, Tajima K, Kobayashi S, Suzuki T, Matsuura A, Nakamura T, et al. Protective factor against progression from atrophic gastritis to gastric cancer : data from a cohort study in Japan. Int J Cancer 1996 ; 66 : 309-14.

20 Kokkola A, Sjoblom SM, Haapiainen R, Sipponen P, Puolakkainen P, Jarvinen H. The risk of gastric carcinoma and carcinoid tumors in patients with pernicious anaemia. A prospective follow-up study. Scand J Gastroenterol 1998 ; 33 : 88-92.

21 Rugge M, Farinati F, Baffa R, Sonego F, Di Mario F, Leandro G, et al. Gastric epithelial dysplasia in the natural history of gastric cancer : a multicenter prospective follow-up study. Interdisciplinary Group on Gastric Epithelial Dysplasia. Gastroenterology 1994 ; 107 : 1288-96.

22 Inoue M, Tajima K, Matsuura A, Suzuki T, Nakamura T, Ohashi K, et al. Severity of chronic atrophic gastritis and subsequent gastric cancer occurrence : a 10-year prospective cohort study in Japan. Cancer Lett 2000 ; 161 : 105-12.

23 Filipe MI, Munoz N, Matko I, Kato I, Pompe-Kirn V, Jutersek A, et al. Intestinal metaplasia types and the risk of gastric cancer : a cohort study in Slovenia. Int J Cancer 1994 ; 57 : 324-9.

24 Vieth M, Stolte M. Elevated risk for gastric adenocarcinoma can be predicted from histomorphology. World J Gastroenterol 2006 ; 12 : 6109-14.

25 de Vries AC, Meijer GA, Looman CW, Casparie MK, Hansen BE, van Grieken NC, et al. Epidemiological trends of pre-malignant gastric lesions : a long-term nationwide study in the Netherlands. Gut 2007 ; 56 : 1665-70.

26 de Vries AC, van Grieken NC, Looman CW, Casparie MK, de Vries E, Meijer GA, et al. Gastric cancer risk in patients with premalignant gastric lesions : a nationwide cohort study in the Netherlands. Gastroenterology 2008 ; 134 : 945-52.

27 Inaba S, Hirayama H, Nagata C, Kurisu Y, Takatsuka N, Kawakami N, et al. Evaluation of a screening program on reduction of gastric cancer mortality in Japan : preliminary results from a cohort study. Prev Med 1999 ; 29 : 102-6.

28 Miyamoto A, Kuriyama S, Nishino Y, Tsubono Y, Nakaya N, Ohmori K, et al. Lower risk of death from gastric cancer among participants of gastric cancer screening in Japan : a population-based cohort study. Prev Med 2007 ; 44 : 12-9.

29 Yao K. Gastric microvascular architecture as visualized by magnifying endoscopy : body and antral mucosa without pathologic change demonstrate two different patterns of microvascular architecture. Gastrointest Endosc 2004 ; 59 : 596-7.

30 Nakagawa S, Kato M, Shimizu Y, Nakagawa M, Yamamoto J, Luis PA, et al. Relationship between histopathologic gastritis and mucosal microvascularity : observations with magnifying endoscopy. Gastrointest Endosc 2003 ; 58 : 71-5.

31 Anagnostopoulos GK, Yao K, Kaye P, Fogden E, Fortun P, Shonde A, et al. High-resolution magnification endoscopy can reliably identify normal gastric mucosa, Helicobacter pylori associated gastritis, and gastric atrophy. Endoscopy 2007 ; 39 : 202-7.

32 Redeen S, Petersson F, Jonsson KA, Borch K. Relationship of gastroscopic features to histological findings in gastritis and Helicobacter pylori infection in a general population sample. Endoscopy 2003 ; 35 : 946-50.

33 Dinis-Ribeiro M, da Costa-Pereira A, Lopes C, Lara-Santos L, Guilherme M, Moreira-Dias L, et al. Magnification chromoendoscopy for the diagnosis of gastric intestinal metaplasia and dysplasia. Gastrointest Endosc 2003 ; 57 : 498-504.

34 Endoscopy Classification Review Group. Update on the Paris classification of superficial neoplastic lesions in the digestive tract. Endoscopy 2005 ; 37 : 570-8.

35 Dinis-Ribeiro M, da Costa-Pereira A, Lopes C, Moreira-Dias L. Feasibility and cost-effectiveness of using magnification chromoendoscopy and pepsinogen serum levels for the follow-up of patients with atrophic chronic gastritis and intestinal metaplasia. J Gastroenterol Hepatol 2007 ; 22 : 1594-604.

36 Uedo N, Ishihara R, Iishi H, Yamamoto S, Yamada T, Imanaka K, et al. A new method of diagnosing gastric intestinal metaplasia : narrow-band imaging with magnifying endoscopy. Endoscopy 2006 ; 38 : 819-24.

37 Nakayoshi T, Tajiri H, Matsuda K, Kaise M, Ikegami M, Sasaki H. Magnifying endoscopy combined with narrow band imaging system for early gastric cancer : correlation of vascular pattern with histopathology (including video). Endoscopy 2004 ; 36 : 1080-4.

38 Sumiyama K, Kaise M, Nakayoshi T, Kato M, Mashiko T, Uchiyama Y, et al. Combined use of a magnifying endoscope with a narrow band imaging system and a multibending endoscope for en bloc EMR of early stage gastric cancer. Gastrointest Endosc 2004 ; 60 : 79-84.

39 Yao K, Oishi T, Matsui T, Yao T, Iwashita A. Novel magnified endoscopic findings of microvascular architecture in intramucosal gastric. Gastrointest Endosc 2002 ; 56 : 279-84.

40 Ohkawa A, Miwa H, Namihisa A, Kobayashi O, Nakaniwa N, Ohkusa T, et al. Diagnostic performance of light-induced fluorescence endoscopy for gastric neoplasms. Endoscopy 2004 ; 36 : 515-21.

41 Mayinger B, Jordan M, Horbach T, Horner P, Gerlach C, Mueller S, et al. Evaluation of in vivo endoscopic autofluorescence spectroscopy in gastric cancer. Gastrointest Endosc 2004 ; 59 : 191-8.

42 Kobayashi M, Tajiri H, Seike E, Shitaya M, Tounou S, Mine M, et al. Detection of early gastric cancer by a real-time autofluorescence imaging system. Cancer Lett 2001 ; 165 : 155-9.

43 Abe S, Izuishi K, Tajiri H, Kinoshita T, Matsuoka T. Correlation of in vitro autofluorescence endoscopy images with histopathologic findings in stomach cancer. Endoscopy 2000 ; 32 : 281-6.

44 Guarner J, Herrera-Goepfert R, Mohar A, Sanchez L, Halperin D, Ley C, et al. Interobserver variability in application of the revised Sydney classification for gastritis. Hum Pathol 1999 ; 30 : 1431-4.

45 Guarner J, Herrera-Goepfert R, Mohar A, Sanchez L, Halperin D, Ley C, et al. Gastric atrophy and extent of intestinal metaplasia in a cohort of Helicobacter pylori infected patients. Hum Pathol 2001 ; 32 : 31-5.

46 Leung WK, Lin SR, Ching JY, To KF, Ng EK, Chan FK, et al. Factors predicting progression of gastric intestinal metaplasia : results of a randomised trial on Helicobacter pylori eradication. Gut 2004 ; 53 : 1244-9.

47 Bearzi I, Brancorsini D, Santinelli A, Rezai B, Mannello B, Ranaldi R. Gastric dysplasia : a ten-year follow-up study. Pathol Res Pract 1994 ; 190 : 61-8.

48 Dinis-Ribeiro M, Lopes C, da Costa-Pereira A, Guilherme M, Barbosa J, Lomba-Viana H, et al. A follow-up model for patients with atrophic chronic gastritis and intestinal metaplasia. J Clin Pathol 2004 ; 57 : 177-82.

49 Fertitta AM, Comin U, Terruzzi V, Minoli G, Zambelli A, Cannatelli G, et al. Clinical significance of gastric dysplasia : a multicenter follow-up study. Gastrointestinal Endoscopic Pathology Study Group. Endoscopy 1993 ; 25 : 265-8.

50 Lahner E, Caruana P, D’Ambra G, Ferraro G, Di Giulio E, Delle Fave G, et al. First endoscopic-histologic follow-up in patients with body-predominant atrophic gastritis : when should it be done? Gastrointest Endosc 2001 ; 53 : 443-8.

51 Whiting JL, Sigurdsson A, Rowlands DC, Hallissey MT, Fielding JW. The long-term results of endoscopic surveillance of premalignant gastric lesions. Gut 2002 ; 50 : 378-81.

52 Fennerty MB. Gastric intestinal metaplasia on routine endoscopic biopsy. Gastroenterology 2003 ; 125 : 586-90.

53 Lahner E, Bordi C, Cattaruzza MS, Iannoni C, Milione M, Delle Fave G, et al. Long-term follow-up in atrophic body gastritis patients : atrophy and intestinal metaplasia are persistent lesions irrespective of Helicobacter pylori infection. Aliment Pharmacol Ther 2005 ; 22 : 471-81.

54 Dixon MF. Gastrointestinal epithelial neoplasia : Vienna revisited. Gut 2002 ; 51 : 130-1.

55 Di Gregorio C, Morandi P, Fante R, De Gaetani C. Gastric dysplasia. A follow-up study. Am J Gastroenterol 1993 ; 88 : 1714-9.

56 Farinati F, Rugge M, Di Mario F, Valiante F, Baffa R. Early and advanced gastric cancer in the follow-up of moderate and severe gastric dysplasia patients. A prospective study. IGGED, Interdisciplinary Group on Gastric Epithelial Dysplasia. Endoscopy 1993 ; 25 : 261-4.

57 Ley C, Mohar A, Guarner J, Herrera-Goepfert R, Figueroa LS, Halperin D, et al. Screening markers for chronic atrophic gastritis in Chiapas, Mexico. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 2001 ; 10 : 107-12.

58 Samloff IM, Varis K, Ihamaki T, Siurala M, Rotter JI. Relationships among serum pepsinogen I, serum pepsinogen II, and gastric mucosal histology. A study in relatives of patients with pernicious anemia. Gastroenterology 1982 ; 83 : 204-9.

59 Kekki M, Samloff IM, Varis K, Ihamaki T. Serum pepsinogen I and serum gastrin in the screening of severe atrophic corpus gastritis. Scand J Gastroenterol 1991 ; 186 : 109-16.

60 Knight T, Wyatt J, Wilson A, Greaves S, Newell D, Hengels K, et al. Helicobacter pylori gastritis and serum pepsinogen levels in a healthy population : development of a biomarker strategy for gastric atrophy in high-risk groups. Br J Cancer 1996 ; 73 : 819-24.

61 Dinis-Ribeiro M, da Costa-Pereira A, Lopes C, Barbosa J, Guilherme M, Moreira-Dias L, et al. Validity of serum pepsinogens I/II ratio for the diagnosis of gastric epithelial dysplasia and intestinal metaplasia during the follow-up of patients at risk for intestinal-type gastric adenocarcinoma. Neoplasia 2004 ; 6 : 449-56.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]