Home > Journals > Medicine > Hépato-Gastro > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Hépato-Gastro
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version
  Version PDF

Place de l’échoendoscopie dans la prise en charge du risque hémorragique chez le cirrhotique


Hépato-Gastro. Volume 14, Number 2, 101-9, Mars-avril 2007, Mini-revue

DOI : 10.1684/hpg.2007.0053

Résumé  

Author(s) : Christian Boustière, Paul Castellani , Service d’Hépato-Gastroentérologie, Hôpital Saint Joseph, Bd de Louvain, 13825 Marseille.

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : Christian Boustière, Paul Castellani

Service d’Hépato-Gastroentérologie, Hôpital Saint Joseph, Bd de Louvain, 13825 Marseille

L’hémorragie par rupture de varices œsophagiennes ou gastriques est une complication sévère de l’hypertension portale (HTP) chez le cirrhotique, provoquant jusqu’à 30 % de décès à la phase aiguë. De plus, le taux de récidive hémorragique est très élevé atteignant 20 % à 2 mois et 70 % à 2 ans.Les traitements pharmacologiques ou endoscopiques ont donc un double but : l’arrêt du saignement en urgence et la prévention de la récidive hémorragique.La meilleure connaissance de la physiopathologie de l’HTP et surtout des facteurs de risque de saignement doit permettre une prise en charge adaptée des patients cirrhotiques. L’échoendoscopie (EES) grâce à la qualité de son imagerie et à ses possibilités d’exploration hémodynamique, en particulier du système veineux portal, pourrait devenir l’examen de choix dans le diagnostic d’HTP et l’évaluation du risque hémorragique.

Méthodes d’exploration de l’HTP

L’HTP est définie par l’augmentation de la différence de pression entre la veine porte (VP) et les veines sus-hépatiques (VSH) au-delà de 5 mmHg ou gradient veineux porto sus-hépatique (GVPH). Les dérivations veineuses portosystémiques apparaissent à partir d’un gradient veineux porto sus-hépatique > 10 et le risque hémorragique est admis pour un gradient supérieur à 12 mmHg [1]. La mesure du gradient veineux porto sus-hépatique est essentielle pour apprécier le risque hémorragique et nécessite une prise de pression directe dans les veines sus-hépatiques et la veine porte. La portographie transpariétale étant abandonnée, on utilise actuellement une voie d’abord jugulaire interne pour accéder au réseau sus-hépatique. Ce cathétérisme porto-sushépatique transjugulaire permet, quelle que soit la coagulation, l’opacification radiologique, la prise de pressions et la biopsie du foie [2]. Le gradient veineux porto sus-hépatique est la différence entre pression sus-hépatique bloquée (reflet de la pression veine porte) et sus-hépatique libre (égale à la pression veine cave inférieure). La mise en place d’un shunt porto-sushépatique (TIPS pour transjugular intrahepatic portosystemic stent shunt) également possible par cette voie après avoir ponctionné la veine porte ( (figure 1) ).

Cette méthode invasive de prise de pressions est actuellement la méthode de référence et va servir pour évaluer d’autres méthodes non invasives telles que l’échographie Doppler avec mesure de flux et vélocimétrie [3, 4].

D’autres méthodes colorimétriques, isotopiques ou utilisant des capteurs de pression perendoscopique sont plus du domaine de la recherche et réservées à quelques centres pilotes [5].

L’échoendoscopie a démontré ses capacités à faire le diagnostic d’hypertension portale et à visualiser les principales veines du système porte et les dérivations ou varices péridigestives [6, 7]. L’apparition de sondes électroniques associées à des échographes équipées de Doppler pulsé (DP) et Doppler couleur (DC) autorise une exploration anatomique et hémodynamique des vaisseaux du système porte mais aussi des veines sus-hépatiques, des varices œsogastriques et shunts veino-veineux ainsi que de la veine azygos (Azy) qui est la principale voie de retour du sang dérivé par les varices vers le cœur droit [8, 9]. Elle va ainsi apporter des éléments d’imagerie directe des vaisseaux et un certain nombre d’éléments chiffrés (diamètre, flux, vélocité et débit) qui pourront être corrélés au gradient veineux porto sus-hépatique.

Échoendoscopie et bilan diagnostique de l’HTP

Exploration anatomique du système porte

La veine porte et ses principaux affluents, veines spléniques (Vspl) et mésentériques supérieures (Vms), sont parfaitement visualisées par échoendoscopie ( (figure 2) ). Le passage de la sonde dans le duodénum est nécessaire pour étudier le tronc de la veine porte et le confluent portal. Selon la technique utilisée, radiale ou linéaire, l’examen sera conduit différemment avec plutôt une voie transgastrique pour la veine splénique et une voie transduodénale pour la veine mésentérique. Il est également possible d’étudier la bifurcation portale dans le hile et aussi de repérer des veines secondaires : veines gastro-duodénales ou coronaires stomachiques.

La première étape de l’examen en échoendoscopie est l’examen morphologique de la veine, parois et lumière, afin de vérifier son trajet et ses rapports avec les organes adjacents (pancréas et voies biliaires) et de mesurer le diamètre. Ainsi certaines études avaient considéré qu’une augmentation du diamètre de la veine porte > 13 mm était pathologique mais ce critère est certainement trop imparfait pour déterminer l’existence d’une hypertension portale. Il en est de même pour la mesure du diamètre de la veine splénique ou de la veine mésentérique supérieure.

Exploration hémodynamique du système porte

L’utilisation du Doppler couleur ou pulsé sur les sondes électroniques d’échoendoscopie permet d’obtenir des critères hémodynamiques très précis pour la circulation portale. L’étude de la veine porte en Doppler couleur permet de vérifier le flux, normalement hépatopète, et donc de dépister un flux hépatofuge ( (figure 3) ).

Le Doppler pulsé va donner la vitesse de circulation ou vélocité (cm/sec) et permet le calcul du débit (mL/min). La vélocité normale de la veine porte est au moins égale à 20 cm/sec avec une bonne reproductibilité des mesures. Ainsi il a été montré qu’un flux lent permanent dans la veine porte avec une vitesse ralentie à moins de 10 cm/sec était bien corrélé avec une élévation du gradient veineux porto sus-hépatique et permet de définir un groupe de mauvais pronostic. Cette mesure de vélocité ou débit peut s’appliquer aux autres veines (veine splénique ou veine mésentérique supérieure) mais sans implications pratiques évidentes.

Étude des varices œsogastriques

L’ouverture de voies veineuses de dérivations fait apparaître un réseau variqueux dont la traduction habituelle est la présence de varices œsophagiennes (VO) ou gastriques (VG) facilement diagnostiquées par l’endoscopie standard.

Cependant, l’endoscopie ne visualise que la partie la plus superficielle du réseau variqueux (muqueux-sous-muqueux). A l’inverse, l’échoendoscopie est capable d’apprécier avec précision tout le système de dérivations en profondeur et d’apporter des éléments essentiels pour évaluer les varices œsogastriques. On décrit ainsi un réseau profond, musculo-séreux ou veines péri-œsogastriques et un réseau adventitiel collatéral ou veines para-œsogastriques ( (figure 4) ). Ces différents réseaux sont reliés entre eux par des connexions transmurales et en particulier par des veines perforantes, véritable circuit nourricier qui alimente les veines sous-muqueuses et muqueuses à partir des veines collatérales ( (figure 5) ).

L’analyse de ce réseau profond à hauteur de la jonction œsogastrique est donc un temps essentiel de l’exploration par échoendoscopie et viendra compléter les données de l’endoscopie standard [10].

Échoendoscopie et évaluation du risque hémorragique

Étude de la veine azygos

L’échoendoscopie permet une étude aisée de la veine azygos, de son diamètre et de son débit [11]. De nombreuses études ont corrélé le débit sanguin de la veine azygos, au gradient veineux porto sus-hépatique ( (figure 6) ). Ce débit paraît corrélé aux différents événements de l’hypertension portale et en particulier les antécédents d’hémorragies par rupture de varices œsophagiennes. Les modifications du débit azygos permettent également d’évaluer certains médicaments de l’hypertension portale (somatostatine, bêtabloquants) pour juger leur efficacité et pour le suivi des patients traités. Cette approche est moins invasive qu’une prise de pression veineuse du gradient veineux porto sus-hépatique. Cependant, des corrélations étroites entre les différents degrés de l’hypertension portale et une approche pronostique du risque hémorragique, restent encore à évaluer dans des études prospectives.

Analyse des varices œsogastriques

Comme pour l’endoscopie standard, l’appréciation morphologique et en particulier la taille des veines de dérivations sont corrélées au risque hémorragique par rupture de varices œsophagiennes.

Plusieurs études ont démontré que le risque hémorragique était significativement augmenté lorsque la taille des varices péri-œsophagiennes était > 5 mm. Un autre facteur de risque était la présence de veines pénétrantes tortueuses et de gros calibre [12, 13].

Les shunts spontanés

Sous l’effet de l’hyperpression permanente dans le système porte, un certain nombre de dérivations spontanées ou shunts vont se développer. Parmi ceux-ci, il faut mentionner le rôle particulier des shunts spontanés qui vont assurer un passage à haute pression entre veine splénique et veine rénale gauche, ce qui entraîne une augmentation de la pression dans les vaisseaux courts gastriques. La conséquence peut être le développement de varices gastriques parfois isolées GOV (gastric esophageal varices type 1 et 2, selon leur siège par rapport à la jonction œsogastrique) ou IVG (isolated gastric varices) à haut risque hémorragique et particulièrement difficiles à contrôler par un traitement endoscopique (ligature ou surtout injection de colle). L’intérêt de l’échoendosocopie est de dépister ce type de shunt bien visible dans la partie haute de l’estomac avec des flux Doppler qui permettent d’authentifier le passage de la veine splénique vers la veine rénale et de visualiser les volumineuses veines para et périgastriques développées à partir des vaisseaux courts [14, 15]( (figure 7) ).

Dépistage des thromboses portales

L’apparition d’une thrombose de la veine porte (TVP) est une complication fréquente mais souvent méconnue par l’imagerie standard en particulier si cette thrombose n’est que partielle. Cependant, l’apparition d’une thrombose partielle de la veine porte semble être un tournant évolutif de la maladie cirrhotique. La prise en charge des complications telles que l’ascite et l’hémorragie ou le carcinome hépato-cellulaire (CHC) nécessite une évaluation précise du système porte, de sa liberté et de son flux. Les techniques d’imagerie telles que le scanner, l’IRM ou l’angiographie, ne permettent pas toujours d’apprécier la paroi des vaisseaux, le sens du flux et d’autre part, nécessitent une injection iodée parfois délétère en cas de fonction rénale altérée. L’échographie Doppler percutanée peut être rendue difficile en cas d’ascite avec une mauvaise visualisation du système porte. L’échoendoscopie apparaît comme l’examen de référence pour le dépistage de ces thromboses veineuses portale ( (figure 8) ) qu’elles soient spontanées, de mécanisme complexes, liées à un flux lent, turbulent ou à des traumatismes pariétaux veineux en rapport avec l’hypertension portale, soit dues à l’apparition d’un carcinome hépatocelullaire [16].

Échoendoscopie : rôle dans les traitements de l’HTP

Surveillance après traitement endoscopique

L’éradication des varices par ligature ou sclérose est en règle générale le but recherché après traitement endoscopique de la première hémorragie. Le contrôle endoscopique de l’affaissement ou de la disparition des varices œsophagiennes est un critère difficile à apprécier après de multiples traitements et il est probablement insuffisant. Le problème essentiel est de savoir quand arrêter ce traitement et de pouvoir prédire le risque de récidives hémorragiques. L’échoendoscopie va apporter dans ce contexte des renseignements sur le réseau variqueux profond permettant de définir des facteurs prédictifs de récidive hémorragique : présence de varices péri-œsophagiennes > 5 mm ou veines perforantes persistantes [17]. Ces patients doivent alors être considérés comme « mauvais répondeurs » et doivent faire l’objet d’une surveillance régulière et probablement d’un complément de traitement. De plus, il faudra vérifier au cours de ce contrôle l’absence d’aggravation au niveau gastrique, l’apparition de shunts spontanés ou une thrombose partielle de la veine porte. Enfin, l’utilisation de mini-sondes perendoscopiques [18, 19] représente une bonne solution technique pour ce type d’examen sur des œsophages très remaniés et parfois fragilisés et l’avantage supplémentaire de la simultanéité avec l’examen endoscopique ( (figure 9) ).

Contrôle des TIPS

La surveillance habituelle des TIPS est faite par échographie Doppler et fibroscopie œsogastroduodénale si l’indication est l’hémorragie digestive. Cependant l’échographie, si elle peut étudier la perméabilité de la prothèse, ne suffit pas à prédire un bon fonctionnement hémodynamique de celle-ci. D’autre part, la vision endoscopique seule n’est pas le reflet exact de la circulation collatérale péri-œsophagienne. Le premier avantage de l’échoendoscopie est de visualiser très nettement le réseau sus-hépatique. Cela permet de vérifier aisément le versant sus-hépatique de la prothèse afin de contrôler le bon positionnement dans l’abouchement de la veine cave inférieure et de dépister les principaux facteurs de dysfonctionnements : prothèses trop courtes ou rétractées, trop longues barrant la lumière cave ou simplement coudées ce qui est un facteur de thrombose ( (figure 10) ). De plus, le TIPS est habituellement considéré comme une solution de transition ou d’attente avant la transplantation hépatique et il est donc primordial de pouvoir renseigner le chirurgien sur la position exacte de la prothèse au niveau sus-hépatique et portal pour prévenir les accidents lors du clampage à ce niveau. L’échoendoscopie permet également une étude Doppler précise grâce à la visualisation parfaite du shunt sur ces 2 versants qui, couplée aux mesures azygos, pourra renseigner sur l’efficacité hémodynamique de la prothèse et dépister précocement les dysfonctionnements [20].

Possibilités de traitement échoguidée

La possibilité de réaliser des ponctions ciblées avec précision et sécurité est l’un des atouts majeurs de l’échoendoscopie. Son application est en général réservée au diagnostic des tumeurs digestives mais un certain nombre de gestes interventionnels sont maintenant bien codifiés (drainage de kyste ou abcès, alcoolisation cœliaque). En revanche, peu de travaux concernent la ponction échoguidée dans le cadre du traitement des varices profondes œsogastriques. Peu d’études sont disponibles sur cette technique mais récemment il a été montré qu’il était possible de réaliser une oblitération de varices perforantes après ponction à l’aiguille fine sous contrôle écho-Doppler en temps réel [21, 22] sans risque hémorragique et avec une bonne efficacité. Il serait donc intéressant de proposer cette méthode à des patients à haut risque de récidives, chez lesquels on peut individualiser de larges varices pénétrantes en particulier œsocardiales évidemment inaccessibles à un traitement superficiel. Le choix du produit à injecter reste à définir et l’utilisation de colles biologiques type bucrylate ou Glubran® pourrait être une solution plus efficace que les produits sclérosants.

Evaluation et suivi des traitements médicamenteux

Le traitement de référence pour prévenir les hémorragies digestives par rupture de varices œsophagiennes est le propranolol, bêtabloquant non sélectif capable de faire baisser la pression portale chez des patients cirrhotiques. Cependant, et malgré une utilisation large et ancienne de ce médicament, il n’y a pas à l’heure actuelle de moyens simples et facilement reproductibles de mesurer réellement son efficacité à l’échelon individuel. L’échoendoscopie pourrait apporter un élément de réponse en mesurant les différences des valeurs Doppler sur la veine porte et la veine azygos. Ce, avant et après mise sous propranolol afin de déterminer un seuil d’efficacité comme cela a été fait de manière très empirique pour le pouls cardiaque (réduction de 25 %). D’autres études pharmacodynamiques [23] ont pu vérifier les modifications de ces mesures Doppler sous échoendoscopie et en particulier la baisse du débit azygos sous l’effet de l’injection de glypressine ou somatostatine, confirmant ainsi le bien fondé de leur utilisation en phase aiguë.

En pratique

L’échoendoscopie est utile dans deux situations différentes selon que le patient a déjà présenté une hémorragie par rupture de varices ou non.

Avant hémorragie

Après hémorragie

Hypertension portale complexe ou foie sain

Récidives malgré traitement

Bilan pré-greffe

Varices gastriques ou ectopiques

Suspicion de thrombose portale

Indication ou surveillance de TIPS

Références

1 Huet PM, Pomier-Layrargues G. The hepatic venous pressure gradient : Remixed and revisited. Hepatology 2004 ; 39 : 295-8.

2 Vanbiervliet G, Pomier-Layrargues G, Huet PM. Diagnostic invasif de l’hypertention portale au cours des hépatopathies chroniques. Gastroenterol Clin Biol 2005 ; 29 : 975-87.

3 Taourel P, Blanc P, Dauzat M, Chabre M, Pradel J, Gallix B, et al. Doppler study of mesenteric, hepatic, and portal circulation in alcoholic cirrhosis : relationship between quantitative Doppler measurements and the severity of portal hypertension and hepatic failure. Hepatology 1998 ; 28 : 932-6.

4 Dib A, Konate G, Oberti F, Cales P. Diagnostic non invasif de l’hypertension portale au cours de la cirrhose. Gastroenterol Clin Biol 2005 ; 29 : 975-87.

5 Spahr L, Giostra E, Morard I, Mentha G, Hadengue A. Perendoscopic variceal pressure measurement : a reliable estimation of portal pressure in cirrhotic patients. Gastroenterol Clin Biol 2006 ; 30 : 1012-8.

6 Caletti GC, Brocchi E, Ferrari A, Fiorino S, Barbara L. Value of endoscopic ultrasonography in the management of portal hypertension. Endoscopy 1992 ; 241 : 342-6.

7 Boustiere C, Dumas O, Jouffre C, Letard JC, Patouillard B, Etaix JP, et al. Endoscopic ultrasonography classification of gastric varices in patients with cirrhosis. Comparison with endoscopic findings. J Hepatol 1993 ; 19 : 68-72.

8 Letard JC, Boustiere C, Jouffre C, Barthelemy C, Veyret C, Audigier JC. Reversal of portal blood flow in cirrhosis. Clinical, endoscopic and ultrasound endoscopic correlations in 72 patients. Gastroenterol Clin Biol 1993 ; 17 : 578-83.

9 Lee YT, Chan FK, Ching JY, Lai CW, Leung VK, Chung SC, et al. Diagnosis of gastroesophageal varices and portal collateral venous abnormalities by endosonography in cirrhotic patients. Endoscopy 2002 ; 34 : 91-8.

10 Burtin P, Cales P, Oberti F, Joundy N, Person B, Carpentier S, Boyer J. Endoscopic ultrasonographic signs of portal hypertension in cirrhosis. Gastrointest Endosc 1996 ; 44 : 257-61.

11 Lee YT, Sung JJ, Yung MY, Yu AL, Chung SC. Use of color Doppler EUS in assessing azygos blood flow for patients with portal hypertension. Gastrointest Endosc 1999 ; 50 : 47-52.

12 Leung VK, Sung JJ, Ahuja AT, et al. Large paraesophageal varices on endosonography predict recurrence of esophageal varices and rebleeding. Gastroenterology 1997 ; 112 : 1811-6.

13 Sato T, Yamazaki K, Toyota J, Karino Y, Ohmura T, Akaike J, et al. Perforating veins in recurrent esophageal varices evaluated by endoscopic color Doppler ultrasonography with a galactose-based contrast agent. J Gastroenterol 2004 ; 39 : 422-8.

14 Kakutani H, Hino S, Ikeda K, Mashiko T, Sumiyama K, Uchiyama Y, et al. Use of the curved linear-array echo endoscope to identify gastrorenal shunts in patients with gastric fundal varices. Endoscopy 2004 ; 36 : 710-4.

15 Hino S, Kakutani H, Ikeda K, Uchiyama Y, Sumiyama K, Kuramochi A, et al. Hemodynamic assessment of the left gastric vein in patients with esophageal varices with color Doppler EUS : factors affecting development of esophageal varices. Gastrointest Endosc 2002 ; 55 : 512-7.

16 Castellani P, Carrere C, Debono E, Constant T, Giovannini M, Le Treut YP, et al. Duplex Doppler endosonography : a new “gold standard” for the diagnosis of portal vein thrombosis. Gastrointest Endosc 2000 ; 51 : 45-55.

17 Irisawa A, Saito A, Obara K, Shibukawa G, Takagi T, Shishido H, et al. Endoscopic recurrence of esophageal varices is associated with the specific EUS abnormalities : severe periesophageal collateral veins and large perforating veins. Gastrointest Endosc 2001 ; 53 : 77-84.

18 Schiano TD, Adrain AL, Vega KJ, Liu JB, Black M, Miller LS. High-resolution endoluminal sonography assessment of the hematocystic spots of esophageal varices. Gastrointest Endosc 1999 ; 49 : 424-7.

19 Konishi Y, Nakamura T, Kida H, Seno H, Okazaki K, Chiba T. Catheter US probe EUS evaluation of gastric cardia and perigastric vascular structures to predict esophageal variceal recurrence. Gastrointest Endosc 2002 ; 55(2) : 197-203 ; (Feb).

20 Castellani P, Moulin G, Bartoli JM, Constant T, Debono E, Bernardini D, et al. Interest of colour Doppler EUS in transjugular intrahepatic portosystemic shunt (TIPS) survey. Hepatology 1998 ; 28(4) : 658-62.

21 Lahoti S, Catalano MF, Alcocer E, Hogan WJ, Geenen JE. Obliteration of esophageal varices using EUS-guided sclerotherapy with color Doppler. Gastrointest Endosc 2000 ; 51 : 331-3.

22 Andrade de Paulo G, Ardengh JC, Nakao FS, Ferrari AP. Treatment of esophageal varices : a randomized controlled trial comparing endoscopic sclerotherapy and EUS-guided sclerotherapy of esophageal collateral veins. Gastrointest Endosc 2006 ; 63 : 396-402.

23 Nishida H, Giostra E, Spahr L, Mentha G, Mitamura K, Hadengue A. Validation of color Doppler EUS for azygos blood flow measurement in patients with cirrhosis : application to the acute hemodynamic effects of somatostatin, octreotide, or placebo. Gastrointest Endosc 2001 ; 54 : 24-30.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]