ARTICLE
La rupture de varices sophagiennes (VO) représente environ
70 % des causes des hémorragies digestives au cours des cirrhoses.
Depuis plusieurs années, son traitement en phase hémorragique
bénéficie de l'association d'un traitement médical
et d'un traitement endoscopique par sclérose de VO. La sclérothérapie
est poursuivie jusqu'à éradication des VO ; sa morbidité
est importante, variant selon les études de 15 % à 40 %
[1]. Dès 1986, Stiegmann et al. [2] ont décrit la
technique de ligature de VO et mis en évidence, non seulement une
amélioration de la survie, mais également un nombre moindre
de complications après ligature qu'après sclérose.
Neuf ans plus tard, Laine et al. [3] confirmaient la diminution
de l'incidence des complications locales après ligature (par rapport
à la sclérothérapie) sans mettre en évidence
de différence significative sur la récidive hémorragique
ou la survie. Si les études suivantes confirmaient l'efficacité
supérieure de la ligature par rapport à la sclérose
en termes de récidive hémorragique, le bênéfice
de la ligature sur la survie des malades n'a jamais été
clairement établi [4-6]. La ligature de VO est donc aujourd'hui
largement répandue, essentiellement dans la prévention secondaire
de la rupture de VO où elle doit être associée à
un traitement médical par bêtabloquants. Son intérêt
en prévention primaire est en cours d'évaluation.
Le but de cette revue est de décrire, après un bref rappel
du mode d'action de la ligature, les complications, les facteurs favorisants
et le traitement préventif et curatif des complications des ligatures
de VO.
Physiopathologie
La ligature agit par strangulation de la varice, induisant une obstruction
veineuse et une stase qui provoque la thrombose puis la fibrose du vaisseau
[7]. Cinq jours après la ligature, la muqueuse sophagienne
apparaît macroscopiquement sous la forme d'un polype nécrotique
avec l'élastique parfois toujours en place au niveau du pied du
polype [8]. Microscopiquement, le sommet du polype est constitué
de vaisseaux dilatés alors que la muqueuse épithéliale
est détruite du fait de la nécrose ischémique. Le
pied du polype est composé de veines tortueuses dilatées
et de tissu conjonctif. Le tissu au contact de l'élastique est
le siège d'une nécrose de coagulation sans infiltrat inflammatoire
[8]. Les varices dilatées de la sous-muqueuse sont thrombosées.
Si le tissu aspiré est à cheval sur la varice et le tissu
adjacent, l'effet hémostatique est obtenu par traction sur la varice
voisine. À long terme, la ligature de VO induit moins de fibrose
de la paroi sophagienne que la sclérose de VO. Cet effet
pourrait expliquer la survenue moins fréquente de complications
mécaniques mais un risque de récidive des VO plus fréquent.
Mortalité
En prévention secondaire de la rupture de VO, l'incidence de
la mortalité un an après ligature de VO varie selon les
études de 6,4 % à 28,1 % (tableau
1). La plupart des décès ne sont pas imputables
directement à la technique mais sont la conséquence soit
de la gravité de l'hépatopathie sous-jacente (insuffisance
hépatocellulaire), soit de la récidive de l'hémorragie.
En prévention primaire de la rupture de VO, l'incidence de la
mortalité un an après ligature de VO est estimée
à 11 % (tableau 1).
Les quelques décès rapportés sont dus soit à
une hémorragie digestive, soit à l'insuffisance hépatocellulaire
[17, 19].
Incidence des complications
La plupart des travaux ont étudié la ligature de VO en
traitement de l'hémorragie digestive par rupture de VO ou en prévention
secondaire de la rupture de VO chez des malades ayant une hépatopathie
évoluée (score de Child B ou C). Dans ces études,
l'incidence des complications après ligature de VO varie de 2 %
à 44,7 % et reste significativement moins importante qu'après
sclérose de VO (tableau
2).
Complications
liées à la technique
Il y a quelques années, ces complications étaient liées
principalement au « sur-tube » utilisé pour permettre
le passage répété de l'endoscope et actuellement
abandonné depuis l'avènement des kits multi-élastiques.
L'introduction de ce sur-tube pouvait être responsable de pincement
sans gravité ou d'ulcération de la muqueuse [11, 20, 21],
mais, plus grave, de perforation sophagienne dont l'incidence variait
de 0 % à 16,4 % [6, 11, 16, 17, 20, 22, 23]. Ces complications
pouvaient être limitées par la mise en place initiale d'une
bougie de dilatation sur laquelle on faisait coulisser le sur-tube [24].
Depuis la suppression de l'utilisation du sur-tube au bénéfice
des kits multi-élastiques, cette complication n'est plus décrite
[18].
Certaines complications peuvent être la conséquence directe
de l'anesthésie. Chez un malade endormi, la visualisation des lésions
hémorragiques est meilleure et la mise en place des élastiques
plus aisée. Le risque est la pneumopathie d'inhalation, d'autant
plus important que l'endoscopie est réalisée en période
hémorragique chez un malade dont l'estomac n'a pas été
préalablement vidé par la pose d'une sonde gastrique. L'incidence
des pneumopathies après ligature de VO varie de 0 % à 5
% des cas, non significativement différente de celle après
sclérose de VO [3, 5, 6, 14, 15, 19]. La symptomatologie est parfois
sévère, pouvant conduire au décès du malade
[3]. Le traitement est celui des pneumopathies infectieuses graves. La
prévention des pneumopathies d'inhalation consécutives à
la ligature de VO en période hémorragique repose sur l'intubation
trachéale sous anesthésie générale.
Au cours du geste, une désaturation en oxygène est fréquente
et 23 % des malades sans oxygénothérapie ont une saturation
en oxygène qui chute à moins de 90 % [25]. Cet effet, sans
conséquence majeure, peut cependant être évité
en prescrivant à chaque malade une oxygénothérapie
de 2 l/min.
Complications
locales
La complication locale la plus fréquente de la ligature de VO
est l'apparition d'ulcères sophagiens sur le site de pose
des élastiques. L'incidence des ulcères post-ligature de
VO varie de 2 % à 100 % selon que les études prennent en
compte les ulcères symptomatiques ou non et qu'une endoscopie systématique
est effectuée ou non dans les jours qui suivent la ligature (tableau
3). Ces ulcères sont superficiels (environ 0,6 mm de profondeur),
à limites nettes, larges (85 mm2), jaunâtres et
cicatrisent en moyenne en 14 jours [27, 28]. La plupart du temps, ils
sont asymptomatiques, découverts lors de l'endoscopie suivante
et ne méritent aucune prise en charge particulière. À
notre connaissance, aucune étude contrôlée n'a étudié
la prévention ou le traitement des ulcères post-ligature
de VO par antihistaminiques H2 ou inhibiteurs de la pompe à protons.
Avgerinos et al. ont suggéré une diminution de l'incidence
des ulcères après ligature de VO chez les malades recevant
de l'oméprazole [13].
Les ulcères sophagiens sont parfois hémorragiques.
Leur fréquence varie de 4 % à 9 % (tableau
3), et n'est pas significativement différente de celle
décrite après sclérose de VO. Ils sont généralement
plus profonds que les ulcères asymptomatiques [22]. La gravité
de l'hémorragie est habituellement modérée mais peut
parfois nécessiter transfusions ou tamponnement avec une sonde
de Blakemore [20]. Le diagnostic repose sur la fibroscopie qui permet
d'éliminer une récidive de la rupture de VO.
Une dysphagie post-ligature d'une durée de 24 à 48 heures
a été rapportée avec une incidence de 0 % à
24,3 % (tableau 4), non
significativement différente de celle décrite après
sclérose de VO. Les causes de dysphagie peuvent être soit
une obstruction sophagienne par protusion des varices liées
déclenchée lors de la reprise alimentaire (douleur thoracique,
hypersialorrhée) [29], soit un spasme sophagien (la dysphagie
est alors transitoire), soit une sténose sophagienne. La
prise en charge de la dysphagie est symptomatique, associant régime
semi-liquide, antalgiques, sucralfate ou inhibiteurs de la pompe à
protons. Il est habituellement recommandé de reprendre l'alimentation
orale par un repas semi-liquide le soir de l'examen.
La ligature de VO ne semble pas provoquer d'anomalies de la motricité
sophagienne [30]. Contrairement à la sclérose de VO
qui entraîne des modifications du péristaltisme sophagien,
l'étude systématique de la motricité sophagienne,
2 semaines après éradication des VO par ligature, ne met
pas en évidence de modification de la relaxation du sphincter inférieur
de l'sophage, de l'amplitude, de la durée et de la vitesse
de propagation des ondes de contraction sophagienne [31]. D'autres
auteurs ont montré que, 6 mois après éradication
des VO par ligature, il existait une augmentation de la durée de
relaxation du sphincter inférieur de l'sophage et de la vitesse
de propagation des ondes sophagiennes [32]. À notre connaissance,
l'étude de la motricité sophagienne n'a jamais été
effectuée dans les heures qui suivent une séance de ligature
de VO pour expliquer les douleurs ou la dysphagie parfois observées.
Un à 3 mois après ligature de VO, le temps de transit sophagien,
mesuré par scintigraphie, n'est pas modifié par rapport
au temps de transit avant la première ligature de VO [33].
La prévalence des sténoses sophagiennes après
ligature de VO est significativement moins élevée qu'au
cours des scléroses de VO, variant de 0 % (le plus fréquemment)
à 4 % (tableau 3).
La fréquence des sténoses sophagiennes nécessitant
une dilatation endoscopique serait corrélée à la
profondeur de l'ulcère [22]. L'influence du nombre d'élastiques
et de séances sur cette complication n'est pas démontrée.
L'hématome sous-muqueux est une complication exceptionnelle de
la ligature de VO [11]. Citons enfin 2 cas de perforation sophagienne
par nécrose de la muqueuse décrits chez des malades traités
par immunosuppresseurs [28].
Complications
loco-régionales
L'incidence des douleurs rétrosternales varie de 1,5 % à
24,3 % (tableau 4). Généralement,
ces douleurs sont modérées, régressent en 24 à
48 heures et ne nécessitent pas de prise en charge particulière.
La ligature de VO augmenterait le risque d'apparition à moyen
terme d'une gastropathie d'hypertension portale [34] ou de varices cardio-tubérositaires,
plutôt chez les malades n'ayant pas initialement de varices fundiques
[12]. Le mécanisme de cette aggravation de l'hypertension portale
gastrique serait une modification du flux sanguin gastrique par blocage
du flux gastrique sortant [35]. Cette complication ne semble pas liée
au nombre d'élastiques posés ou au nombre de séances
nécessaires à l'éradication des VO [34]. Plusieurs
cas d'hémorragie digestive attribuée à une gastropathie
d'hypertension portale ont été rapportés après
ligature de VO [5, 6, 11, 13].
Complications
générales
L'incidence des hyperthermies en rapport avec la ligature de VO en prévention
de la récidive hémorragique varie de 2,2 % à 24,3
% (tableau 4), non significativement
différente de celle décrite au cours des scléroses
de VO. Cette variation d'incidence pourrait s'expliquer d'une part par
les variations de méthodologie des études et, d'autre part,
par la technique de ligature (nombre d'élastiques posés,
fréquence des séances de ligature...). Tseng et al.
[36] ont effectué systématiquement une hémoculture
5 et 30 min après ligature de VO chez 17 malades. Aucun n'avait
de symptôme (pas de fièvre, pas de frissons...). Une seule
hémoculture s'est avérée positive à Staphylococcus
epidermidis à 5 min (négative à 30 min). À
l'heure actuelle, aucune antibioprophylaxie n'est recommandée lors
des séances répétées de ligature de VO en
prévention de la récidive hémorragique.
Les complications infectieuses décrites après ligature
de VO pour prévention de la récidive hémorragique
sont principalement les pneumopathies (le plus souvent d'inhalation) et
les infections du liquide d'ascite. Leur incidence est significativement
plus élevée qu'au cours des scléroses de VO et serait
proportionnelle à la gravité de l'hépatopathie, évaluée
par le score de Child [26, 37].
La prévalence d'infections du liquide d'ascite après ligature
de VO varie de 0 % à 16 % (tableau 5), non significativement
différente de celle décrite après sclérose
de VO. L'incidence élevée de l'infection du liquide d'ascite
chez le cirrhotique, notamment en période hémorragique,
ne permet pas d'établir une relation directe entre ligatures de
VO et infection du liquide d'ascite puisque tous ces épisodes d'infection
du liquide d'ascite ont été décrits au cours des
ligatures de VO en prévention secondaire de la rupture. Cependant,
un lien entre ces infections et l'incidence élevée des bactériémies
est probable. Lors des études de la ligature de VO en prévention
primaire de rupture, aucun cas d'infection du liquide d'ascite n'a pour
l'instant été rapporté [19].
Les autres complications générales sont rares. Plusieurs
cas d'hémorragie d'origine rectale ont été rapportés
[5]. La ligature de VO pourrait entraîner une réduction du
shunt coronaro-azygos et le développement d'autres voies de dérivation
porto-cave, en particulier une connexion entre la veine mésentérique
inférieure et la veine iliaque gauche. Un cas de thrombose de la
veine mésentérique supérieure survenant 4 mois après
la séance de ligature de VO a été décrit [38].
Plusieurs fois, cette complication a été rapportée
après sclérose de VO et a été attribuée
au passage du produit sclérosant dans la veine mésentérique.
Le mécanisme de thrombose veineuse au décours des ligatures
de VO est mal élucidé. Il pourrait s'agir d'une modification
du flux portal entraînant la thrombose des veines de la sous-muqueuse
induisant alors une stase, puis une thrombose du réseau veineux
mésentérique [38].
CONCLUSION Les
complications observées après ligature de VO sont variées
mais surviennent moins fréquemment qu'après sclérose
de VO. Même si elles sont le plus souvent sans gravité, quelques-unes
peuvent mettre en jeu le pronostic vital du malade et doivent être
prévenues. La ligature de VO étant la technique de choix dans
la prévention de la récidive hémorragique après
rupture de VO et pouvant devenir dans les années à venir une
technique de prévention primaire de la rupture de VO, sa morbidité
doit rester faible.REFERENCES
1. Infante-Rivard C, Esnaola S, Villeneuve JP. Role of endoscopic variceal
sclerotherapy in the long-term management of variceal bleeding : a meta-analysis.
Gastroenterology 1989 ; 96 : 1087-92.
2. Stiegmann GV, Cambre T, Sun JH. A new endoscopic elastic band ligating
device. Gastrointest Endosc 1986 ; 32 : 230-3.
3. Laine L, El-Newihi HM, Migikovsky B, Sloane R, Garcia F. Endoscopic
ligation compared with sclerotherapy for the treatment of bleeding esophageal
varices. Ann Intern Med 1993 ; 119 : 1-7.
4. Gimson AES, Ramage JK, Panos MZ, Hayllar K, Harrison PM, Williams
R, et al. Randomised trial of variceal banding ligation versus
injection sclerotherapy for bleeding esophageal varices. Lancet
1993 ; 342 : 391-4.
5. Hou MC, Lin HC, Kuo BIT, Chen CH, Lee FY, Lee SD. Comparison of endoscopic
variceal injection sclerotherapy and ligation for the treatment of esophageal
variceal hemorrhage : a prospective randomized trial. Hepatology
1995 ; 21 : 1517-22.
6. Lo GH, Lai KH, Cheng JS, Hwu JH, Chang CF, Chen AM, et al.
A prospective randomized trial of sclerotherapy versus ligation
in the management of bleeding esophageal varices. Hepatology 1995
; 22 : 466-71.
7. Stiegmann GV, Cambre T, Sun JH. A new endoscopic elastic band ligating
device. Gastrointest Endosc 1993 ; 32 : 230-3.
8. Marks RD, Arnold MD, Baron TH. Gross and microscopic findings in
the human esophagus after esophageal variceal band ligation : a postmortem
analysis. Am J Gastroenterol 1993 ; 88 : 272-4.
9. Laine L, Stein C, Sharma V. Randomized comparison of ligation versus
ligation plus sclerotherapy in patients with bleeding esophageal varices.
Gastroenterology 1996 ; 110 : 529-33.
10. Saeed ZA, Stiegmann GV, Ramirez FC, Reveille RM, Goff JS, Hepps
K, et al. Endoscopic variceal ligation is superior to combined
ligation and sclerotherapy for esophageal varices : a multicenter prospective
randomized trial. Hepatology 1997 ; 25 : 71-4.
11. Baroncini D, Milandri GL, Borioni D, Piemontese A, Cennamo V, Billi
P, et al. A prospective randomized trial of sclerotherapy versus
ligation in the elective treatment of bleeding esophageal varices. Endoscopy
1997 ; 29 : 235-40.
12. Sarin SK, Govil A, Jain AK, Guptan RC, Issar SK, Jain M, et al.
Prospective randomized trial of endoscopic sclerotherapy versus
variceal band ligation for esophageal varices : influence on gastropathy,
gastric varices and variceal recurrence. J Hepatol 1997 ; 26 :
826-32.
13. Avgerinos A, Armonis A, Manolakopoulos S, Poulianos G, Rekoumis
G, Sgourou A, et al. Endoscopic sclerotherapy versus variceal
ligation in the long-term management of patients with cirrhosis after
variceal bleeding : a prospective randomized study. J Hepatol 1997
; 26 : 1034-41.
14. Lo GH, Lai KH, Cheng JS, Lin CK, Huang JS, Hu PI, et al.
Emergency banding ligation versus sclerotherapy for the control
of active bleeding from esophageal varices. Hepatology 1997 ; 25
: 1101-4.
15. Stiegmann GV, Goff JS, Michaletz-Onody PA, Korula J, Lieberman D,
Saeed ZA, et al. Endoscopic sclerotherapy as compared with endoscopic
ligation for bleeding esophageal varices. N Engl J Med 1992 ; 326
: 1527-32.
16. Sarin SK, Guptan RKC, Jain AK, Sundaram KR. A randomized controlled
trial of endoscopic variceal ligation for primary prophylaxis of variceal
bleeding. Eur J Gastroenterol Hepatol 1996 ; 8 : 337-42.
17. Bizollon T, Gaudin JL, Jacob P, Bouvet B, Evreux M, Souquet JC,
et al. Ligature endoscopique des varices sophagiennes : prévention
des récidives hémorragiques par rupture de varices sophagiennes
: résultats chez 45 malades. Gastroenterol Clin Biol 1995
; 19 : 909-13.
18. Saeed ZA. The Saeed six-shooter : a prospective study of a new endoscopic
multiple rubber-band ligator for the treatment of varices. Endoscopy
1996 ; 28 : 559-64.
19. Lay CS, Tsai YT, Teg CY, Shyu WS, Guo WS, Wu KL, et al. Endoscopic
variceal ligation in prophylaxis of first variceal bleeding in cirrhotic
patients with high-risk esophageal varices. Hepatology 1997 ; 25
: 1346-50.
20. Johnson PA, Campell DR, Antonson CW, Weston AP, Shuler FN, Lozoff
RD. Complications associated with endoscopic band ligation of esophageal
varices. Gastrointest Endosc 1993 ; 39 : 181-5.
21. Holderman WH, Etzkorn KP, Patel SA, Harig JM, Watkins JL. Endoscopic
findings and overtube-related complications associated with esophageal
variceal ligation. J Clin Gastroenterol 1995 ; 21 : 91-4.
22. Bhargava DK, Pokharna R. Endoscopic variceal ligation versus
endoscopic variceal ligation and endoscopic sclerotherapy : a prospective
randomized study. Am J Gastroenterol 1997 ; 92 : 950-3.
23. Dennert B, Ramirez FC, Sanowski RA. A prospective evaluation of
the endoscopic spectrum of overtube-related esophageal mucosal injury.
Gastrointest Endosc 1997 ; 45 : 134-7.
24. Goldschmiedt M, Haber G, Kandel G, Kortan P, Marcon N. A safety
maneuver for placing overtubes during endoscopic variceal ligation. Gastrointest
Endosc 1992 ; 38 : 399-400.
25. Iwao T, Toyonaga A, Shigemori H, Sumino M, Oho K, Tanikawa K. Supplemental
oxygen during endoscopic variceal ligation : effects on arterial oxygenation
and cardiac arrhythmia. Am J Gastroenterol 1995 ; 90 : 2186-90.
26. Lo GH, Lai KH, Chang CF, Shen MT, Jeng JS, Huang RL, et al.
Endoscopic injection sclerotherapy vs endoscopic variceal ligation
in arresting acute variceal bleeding for patients with advanced hepatocellular
carcinoma. J Hepatol 1994 ; 21 : 1048-52.
27. Young MF, Sanowski RA, Rasche R. Comparison and characterization
of ulcerations induced by endoscopic ligation of variceal varices versus
endoscopic sclerotherapy. Gastrointest Endosc 1993 ; 39 : 119-22.
28. Schoonbroodt D, Zipf A, Jung M. Local necrosis and fatal perforation
of oesophagus after endoscopic ligation. Lancet 1994 ; 344 : 1365.
29. Saltzman JR, Arora S. Complications of esophageal variceal band
ligation. Gastrointest Endosc 1993 ; 39 : 185-6.
30. Fass R, Landau O, Kovacs TOG, Ippoliti AF. Esophageal motility abnormalities
in cirrhotic patients before and after endoscopic variceal treatment.
Am J Gastroenterol 1997 ; 92 : 941-6.
31. Goff JS, Reveille RM, Stiegmann GV. Endoscopic sclerotherapy versus
endoscopic variceal ligation : esophageal symptoms, complications, and
motility. Am J Gastroenterol 1988 ; 83 : 1240-4.
32. Kim HC, Song JH, Kim HE, Choi SC, Lyou JH, Kim TH, et al.
Effects of endoscopic variceal ligation in lower esophageal motor function
: a prospective study. Korean J Intern Med 1995 ; 10 : 120-4.
33. Hou MC, Yen TC, Lin HC, Kuo BIT, Chen CH, Lee FY, et al.
Sequential changes of esophageal motility after endoscopic injection sclerotherapy
or variceal ligation for esophageal varices bleeding : a scintigraphic
study. Am J Gastroenterol 1997 ; 92 : 1875-8.
34. Tayama C, Iwao T, Oho K, Toyonaga A, Tanikawa K. Effect of large
fundal varices on changes in gastric mucosal hemodynamics after endoscopic
variceal ligation. Endoscopy 1998 ; 30 : 25-31.
35. Yoshikawa I, Murata I, Nakano S, Otsuki M. Effects of endoscopic
variceal ligation on portal hypertensive gastropathy and gastric mucosal
blood flow. Am J Gastroenterol 1998 ; 93 : 71-4.
36. Tseng CC, Green RM, Burke SK, Connors PJ, Carr-Locke DL. Bacteremia
after endoscopic band ligation of esophageal varices. Gastrointest
Endosc 1992 ; 38 : 336-7.
37. Lo GH, Lai KH, Shen MT, Chang CF. A comparison of the incidence
of transient bacteremia and infectious sequelae after sclerotherapy and
rubber band ligation of bleeding esophageal varices. Gastrointest Endosc
1994 ; 40 : 675-9.
38. Tachibana I, Yoshikawa I, Sano Y, Tabaru A, Murata I, Otsuki M.
A case of mesenteric venous thrombosis after endoscopic variceal band
ligation. J Gastroenterol 1995 ; 30 : 254-7.
|