ARTICLE
La maladie de von Hippel-Lindau (VHL) est une affection à
transmission autosomique dominante caractérisée par le développement
de tumeurs atteignant le système nerveux central et la rétine
(hémangioblastomes), les reins (kystes et cancer), les surrénales
(phéochromocytomes), le pancréas (kystes et tumeurs solides)
et le sac endolymphatique avec une grande variabilité phénotypique
(figure 1) [1, 2]. Plusieurs
de ces tumeurs ont en commun d'être richement vascularisées.
Cette caractéristique reflète le substratum génétique
de cette maladie qui constitue, comme nous allons le voir, un modèle
pour l'étude des anomalies de l'angiogenèse.
Aspects génétiques de la maladie
de VHL
Le gène VHL est localisé sur le chromosome 3p25-26. Il
est constitué de trois exons. Il code pour une protéine
de 213 acides aminés (figure
2) [1, 2]. Il s'agit d'un gène suppresseur de tumeur exprimé
dans les tissus du ftus et de l'adulte humains qui exerce un rôle
clé dans la régulation négative de facteurs induits
par l'hypoxie tels que l'ARNm d'un gène de prolifération
vasculaire appelé vascular endothelial growth factor (VEGF)
[2].
La protéine VHL fait la navette entre le noyau et le cytoplasme.
Elle est principalement localisée dans ce dernier [1, 2]. Elle
interagit avec trois autres protéines appelées élongine
B et C, et culline 2 (CUL2) réalisant le complexe VCB-CUL2 (figure
2). La structure tridimensionnelle de ce complexe protéique
a été récemment décrite. Elle comprend deux
principaux domaines structuraux : un domaine N-terminal de type beta et
un domaine C-terminal situé entre les acides aminés 155
et 192, principalement composé d'hélices alpha (figure
3) [1, 2]. Le domaine alpha consiste en trois hélices qui
interagissent avec quatre hélices alpha de l'élongine C
(figure 2). Le domaine
beta est situé à l'opposé et n'a pas de contact avec
les protéines du complexe VCB.
Un rôle majeur de la protéine VHL est de contrôler
des protéines cibles impliquées dans un mécanisme
de dégradation d'un grand nombre de protéines. Elle inhibe
l'angiogenèse, participe à la sortie du cycle cellulaire,
intervient dans l'assemblage de la matrice extracellulaire, contribue
au maintien du cytosquelette en stabilisant l'actine et joue un rôle
clé dans la protéolyse ubiquitine-dépendante (figure
2) [1, 2]. L'ubiquinisation est médiée par une cascade
de trois enzymes (transférases) appelées E1, E2 et E3. Le
complexe VCB-CUL2 présente des analogies avec le complexe SCF (Skp1-Cdc53-CUL1-F
box protein) décrit dans la levure [2]. Les principaux substrats
de VCB-CUL2 sont deux facteurs de transcription induits par l'hypoxie,
appelés HIF (hypoxia-inducible transcription factor) : HIF1alpha
et HIF2alpha, qui interviennent dans le métabolisme, l'angiogenèse
et l'apoptose [2-4]. Ils sont dégradés en milieu normoxique.
La protéine VHL se lie à un peptide court dérivé
du HIF1alpha à condition que le résidu proline qu'il contient
(HIF1alpha P564) soit sous forme hydroxylée [5, 6]. Cette hydroxylation
nécessite l'action d'une enzyme récemment identifiée
que ces auteurs ont appelée prolylhydroxylase [6]. Son action nécessite
la présence d'oxygène et de fer (Fe2+) [5]. Dans
les cellules tumorales, l'accumulation de HF1alpha est supérieure
à celle engendrée physiologiquement par l'hypoxie. Elle
entraîne une surexpression de l'ARN messager des deux principales
cibles de HIF1alpha : le VEGF et un gène appelé glucose
transporter 1 [3]. La protéine VHL mutée est incapable
d'induire la dégradation de ces facteurs, ce qui entraîne
une production incontrôlée de VEGF ou d'érythropoïétine
qui stimule la synthèse de vaisseaux (figure
4).
D'autres fonctions de la protéine VHL ont été décrites
: elle régule la dégradation du transforming growth factor
alpha, exprimé dans les hémangioblastomes cérébraux,
et du transforming growth factor beta, qui exerce un rôle
dans la croissance des cancers du rein [2]. Plus récemment, il
a été montré que la protéine VHL jouait un
rôle dans l'urokinase-type plasminogen activator system qui
intervient dans l'invasion tumorale et l'angiogenèse, et qu'elle
inhibait l'hepatocyte growth factor et favorisait ainsi la progression
des cancers du rein [2]. Au plan expérimental, il a été
montré que la réintroduction d'une protéine VHL dans
une lignée de cellules de cancer du rein déficitaires en
gène VHL stoppait l'accumulation d'ARNm du VEGF [2]. Par
ailleurs, dans un modèle de souris nude transgéniques,
la réintroduction de cette protéine empêchait le développement
des tumeurs, confirmant l'effet suppresseur de tumeur du gène VHL
[5].
Corrélations génotype-phénotype
Les mutations du gène VHL (plus de 150 décrites) sont
très variées [1-3]. Elles sont largement réparties
sur la séquence codante du gène (figure
5). Un travail nord-américain indiquait que la détermination
de la mutation causale est virtuellement possible dans toutes les familles
atteintes par la maladie de VHL [7]. Plus récemment, des altérations
génétiques constitutionnelles dites « mosaïques
» ont été identifiées chez les parents de sujets
qu'on pensait initialement être porteurs d'une néo-mutation
du gène [8].
Des corrélations génotype-phénotype ont été
établies. Une classification maintenant bien admise est fondée
sur la présence ou l'absence de phéochromocytome [9]. Le
type I (sans phéochromocytome) est associé à des
altérations géniques (délétions, insertions,
mutations nonsense ou splice) induisant la synthèse
d'une protéine tronquée [1, 2]. Dans le type IIA (présence
de phéochromocytome, atteinte rénale rare ou absente), plus
de 90 % des mutations sont de type faux sens. Dans le type IIB, dans lequel
tous les organes cibles peuvent être atteints, les mutations altèrent
une région essentielle de la protéine VHL qui entre en contact
avec l'élongine C. Enfin, un type IIC a été récemment
individualisé qui est caractérisé par le développement
isolé de phéochromocytomes [1]. Le tableau résume
ces caractéristiques clinico-moléculaires. Au plan moléculaire,
les différentes sous-classes sont associées à des
altérations spécifiques de la protéine VHL. Les mutations
associées aux types I, IIA et IIB ont un effet varié sur
la liaison de la protéine VHL au HIF1alpha et à l'élongine
mais entraînent toutes une dérégulation complète
du HIF1alpha et une perte de la capacité de liaison à la
fibronectine [10]. Avec les mutations du type IIC, la protéine
VHL reste capable d'exercer une régulation négative sur
HIF1alpha. Son effet suppresseur de tumeur protégeant l'apparition
des tumeurs rénales persiste et seul un développement isolé
de phéochromocytomes survient [10]. La possibilité pour
la protéine VHL de maintenir une interaction de ses protéines
cibles dans le type IIC suggère l'existence d'autres altérations
fonctionnelles de la protéine à découvrir.
Comme nous l'avons vu plus haut, l'atteinte pancréatique est
fréquente dans les types I et IIB, mais rare ou absente dans les
types IIA et IIC [1, 2].
La prévalence de l'atteinte d'un organe apparaissait parfois
très différente d'une étude à l'autre. La
variété d'expression phénotypique selon le type de
mutation explique en partie ces discordances importantes. À titre
d'exemple, l'équipe de H. Neumann et al. [11] rapportait
une atteinte pancréatique chez 17 % des 66 malades étudiés.
Quatre ans plus tard, les mêmes auteurs montraient que les 22 familles
composant cette série, originaires d'une même région
de l'Allemagne (Forêt Noire), avaient la même mutation fondatrice
sur le codon 98 [10], associée à une forte prévalence
du phéochromocytome et à une atteinte rénale ou pancréatique
rare ou absente [12]. La prévalence de l'atteinte pancréatique
rapportée dans notre série (77 %) est sans doute plus proche
de la réalité, car les 158 malades appartenaient à
94 familles issues de différentes régions françaises
et étaient atteints de mutations variées du gène
VHL [13]. Cette prévalence est similaire à celle rapportée
par Horton et al. [12] en 1976 dans la seule série autopsique
qui portait sur 27 malades.
Atteinte pancréatique de la maladie de
von Hippel-Lindau
Les lésions pancréatiques de la maladie de von Hippel-Lindau
ont été bien décrites [11, 13, 15]. Elles consistent
en kystes vrais, le plus souvent multiples, cystadénomes séreux
et tumeurs endocrines. Les métastases pancréatiques de cancer
du rein sont exceptionnelles. Les rares observations d'hémangioblastomes
signalées sont peu ou pas documentées aux plans histologique
et immunohistochimique [15]. L'adénocarcinome faisait classiquement
partie de la liste des lésions pancréatiques de la maladie
de VHL [15]. Cette notion a été remise en cause récemment
car les grandes séries récentes, dont la nôtre, n'ont
pas observé de cas d'adénocarcinome pancréatique
[9, 13]. Lubensky et al. [16] ont en effet rapporté l'association
d'une tumeur endocrine et d'un adénocarcinome pancréatique
chez un même malade. La tumeur neuroendocrine était le siège
d'une perte d'hétérozygotie, mais l'adénocarcinome
gardait une copie du gène VHL, démontrant que ce dernier
ne s'intégrait pas dans la maladie de VHL.
Les lésions pancréatiques peuvent constituer l'unique
atteinte de la maladie dans 8 % des cas [13]. Lorsque la mutation n'est
pas encore déterminée, cette atteinte permet d'affirmer
le diagnostic de maladie de VHL chez un sujet ayant une histoire familiale
démonstrative.
Lésions kystiques
La majorité des lésions pancréatiques de la maladie
de VHL sont kystiques. La prévalence élevée des kystes
rénaux et pancréatiques au cours de cette affection pourrait
résulter de l'hyperproduction de VEGF [2]. La distinction entre
kystes et cystadénomes séreux, déterminée
par l'imagerie, est un peu dépassée. Mohr et al.
[17] estiment que ces différentes lésions kystiques sont
des variations architecturales et histologiques résultant d'un
même processus génétique. Au plan histologique, toutes
ces lésions sont bordées d'un épithélium constitué
de cellules claires, riches en glycogène, de cellules endothéliales
et musculaires lisses, et accompagnées d'une fibrose marquée
[17, 18]. Les cellules épithéliales sont toutes le siège
d'une perte d'hétérozygotie au niveau du locus du gène
VHL. Dans les cystadénomes séreux sporadiques, bien que
les pertes d'hétérozygotie du gène VHL soient fréquentes,
les mutations sont très rares (0-10 % des cas) [18].
Tumeurs endocrines
* Caractéristiques histologiques et immunohistochimiques
Les tumeurs neuroendocrines représentent 10 % à 17 % des
lésions pancréatiques [11, 13, 19]. Elles sont multiples
(2 à 5) dans la moitié des cas [13, 16]. Nous avons observé
deux cas de nésidioblastoses, constituées d'innombrables
micro-adénomes [13]. L'association entre tumeur neuroendocrine
pancréatique et phéochromocytome rappelle la néoplasie
endocrine multiple de type 2, bien qu'il n'y ait pas de lien génétique
connu entre la maladie de VHL et cette affection. Il existe une association
positive entre ces deux types de tumeurs au cours de la maladie de VHL
[1, 2]. À l'inverse, l'atteinte rénale serait moins fréquente
chez les sujets ayant des tumeurs neuroendocrines pancréatiques
[13]. Une sécrétion hormonale peut s'observer, qui est presque
toujours asymptomatique. Elle concerne principalement la somatostatine
[13, 16]. En immunohistochimie, on peut mettre en évidence, dans
35 % des cas, un marquage positif, parfois focalisé, avec des anticorps
spécifiques dirigés contre la somatostatine, mais aussi
le polypeptide pancréatique, l'insuline et/ou le glucagon [16].
Au plan histologique, les cellules des tumeurs endocrines de la maladie
de VHL présentent un aspect clarifié dans 60 % des cas [18,
19]. En microscopie électronique, on peut mettre en évidence
une accumulation de graisses et de myéline qui rendent compte de
cet aspect spécifique. L'aspect histologique étant proche
de celui des cancers du rein, on pourrait poser à tort le diagnostic
de métastases pancréatiques sur une biopsie d'une tumeur
pancréatique solide hypervascularisée en imagerie. Cependant,
l'agencement des cellules en cordons, la positivité en immunohistochimie
avec les anticorps dirigés contre la chromogranine et la synaptophysine
et la présence de granules neuro-sécrétoires en microscopie
électronique confirment leur nature endocrine [18, 19].
Les tumeurs endocrines sont les seules lésions pancréatiques
ayant un potentiel métastatique. Le risque de transformation maligne
est corrélé à la taille des tumeurs et il est admis
que les lésions mesurant plus de 3 cm doivent être réséquées
[13, 20]. Des corrélations entre le génotype et l'évolution
tumorale ont récemment été décrites [21].
Les malades ayant une tumeur endocrine pancréatique auraient un
risque d'évolution métastatique deux fois plus élevé
lorsque la mutation siège dans l'exon 3 [21].
CONCLUSION La
maladie de VHL constitue un paradigme pour l'étude de lésions
pancréatiques rares. La protéine VHL joue un rôle clé
dans l'angiogenèse. À ce titre, elle fait actuellement l'objet
d'investigations intensives dont les débouchés peuvent intéresser
diverses spécialités médicales (cancérologie,
néphrologie, cardiologie...). Des corrélations génotype-phénotype
ont émergé parallèlement aux progrès concernant
la description des tumeurs et la compréhension des altérations
génétiques. L'inhibition du VEGF entraîne des phénomènes
hémorragiques, une nécrose et une diminution de la vascularisation
tissulaire [22]. Des traitements visant à contrôler les anomalies
de l'angiogenèse pour stabiliser ou faire régresser les tumeurs
sont à l'étude chez les sujets atteints de maladie de VHL
[2]. REFERENCES
1. Zbar B, Kaelin W, Maher E, Richard S. Third international meeting
on von Hippel-Lindau disease. Cancer Res 1999 ; 59 : 2251-3.
2. Richard S, David P, Marsot-Dupuch K, Giraud S, Béroud C, Resche
F. Central nervous system hemangioblastomas, endolymphatic sac tumors,
and von Hippel-Lindau disease. Neurosurg Rev 2000 ; 23 : 1-22.
3. Wiesener MS, Munchenhagen PM, Berger I, Morgan NV, Rogias J, Schwiertz
A, et al. Constitutive activation of hypoxia-inducible genes related
to overexpression of hypoxia-inducible factor-1 alpha in clear cell renal
carcinomas. Cancer Res 2001 ; 61 : 5215-22.
4. Kamada M, Suzuki K, Kato Y, Okuda H, Shuin T. Von Hippel Lindau protein
promotes the assembly of actin and vinculin and inhibits cell motility.
Cancer Res 2001 ; 61 : 4184-9.
5. Ivan M, Kondo K, Yang H, Kim W, Valiando J, Ohh M, et al.
HIF alpha targeted for VHL-mediated destruction by proline hydroxylation
: implications for O2 sensing. Science 2001 ; 292 :
464-8.
6. Jaakkola P, Mole DR, Tian YM, Wilson MI, Gielbert J, Gaskell SJ,
et al. Targeting of HIF-alpha to the von Hippel-Lindau ubiquitylation
complex by O2-regulated propyl hydroxylation. Science 2001
; 292 : 468-72.
7. Stolle C, Glenn G, Zbar B, Humphrey JS, Choyke P, Walther M, et
al. Improved detection of germline mutations in the von Hippel-Lindau
disease tumor suppressor gene. Hum Mutat 1998 ; 12 : 417-23.
8. Sgambati MT, Stolle C, Choyke PL, Walther MM, Zbar B, Linehan WM,
et al. Mosaicism in von Hippel-Lindau disease : lessons from kindreds
with germline mutations identified in offspring with mosaic parents. Am
J Human Genet 2000 ; 66 : 84-91.
9. Neumann HPH, Wiestler OD. Clustering of features and genetics of
von Hippel-Lindau syndrome. Lancet 1991 ; 338 : 258.
10. Hoffman MA, Ohh M, Yang H, Klco JM, Ivan M, Kaelin WG Jr. Von Hippel-Lindau
protein mutants linked to type 2C VHL disease preserve the ability to
downregulate HIF. Hum Mol Genet 2001 ; 10 : 1019-27.
11. Neumann HPH, Dinkel E, Brambs H, Wimmer B, Friedburg H, Volk B,
et al. Pancreatic lesions in the von Hippel-Lindau syndrome. Gastroenterology
1991 ; 101 : 465-71.
12. Brauch H, Kishida T, Glavac D Chen F, Pausch F, Hofler H, et
al. von Hippel-Lindau disease with pheochromocytoma in the Black Forest
region in Germany : evidence for a founder effect. Hum Genet 1995
; 95 : 551-6.
13. Hammel P, Vilgrain V, Terris B, Penfornis A, Sauvanet A, Correas
JM, et al. Pancreatic involvement in von Hippel-Lindau disease.
Gastroenterology 2000 ; 119 : 1087-95.
14. Horton WA, Wong V, Eldridge R. Von Hippel-Lindau disease : clinical
and pathological manifestations in nine families with 50 affected members.
Arch Intern Med 1976 ; 136 : 769-77.
15. Lamiell JM, Salazar FG, Hsia YE. Von Hippel-Lindau affecting 43
members of a single kindred. Medicine 1989 ; 68 : 1-29.
16. Lubensky IA, Pack S, Ault D, Vortmeyer AO, Libutti SK, Choyke PL,
et al. Multiple neuroendocrine tumors of the pancreas in von Hippel-Lindau
disease patients. Am J Pathol 1998 ; 153 : 223-31.
17. Mohr VH, Vortmeyer AO, Zhuang Z, Libutti SK, Walther MCM, Choyke
PL, et al. Histopathology and molecular genetics of multiple cysts
and microcystic (serous) adenomas of the pancreas in von Hippel-Lindau
patients. Am J Pathol 2000 ; 157 : 1615-21.
18. Terris B, Hammel P. Atteinte pancréatique de la maladie de
von Hippel-Lindau. Ann Pathol 2000 ; 20 : 124-9.
19. Hoang MP, Hruban RH, Albores-Saavedra J. Clear cell endocrine pancreatic
tumor mimicking renal cell carcinoma : a distinctive neoplasm of von Hippel-Lindau
disease. Am J Surg Pathol 2001 ; 25 : 602-9.
20. Libutti SK, Choyke PL, Bartlett DL, Vargas H, Walther M, Lubensky
I, et al. Pancreatic neuroendocrine tumors associated with von
Hippel-Lindau disease : diagnostic and management recommendations. Surgery
1998 ; 124 : 1153-9.
21. Libutti SK, Choyke PL, Bartlett DL, Vargas H, Walther M, Lubensky
I, et al. Pancreatic neuroendocrine tumors associated with von
Hippel-Lindau disease : diagnostic and management recommendations. Surgery
1998 ; 124 : 1153-9.
22. Benjamin LE, Keshet E. Conditional switching of vascular endothelial
growth factor (VEGF) expression in tumors : induction of endothelial cell
shedding and regression of hemangioblastoma-like vessels by VEGF withdrawal.
Proc Natl Acad Sci USA 1997 ; 94 : 8761-6.
|