ARTICLE
Lessor des techniques d'AMP, conjugué à l'identification
récente du virus de l'hépatite C (VHC) puis du virus de
l'hépatite G (VHG), fait de la possibilité de transmission
nosocomiale maternelle ou ftale d'une hépatite virale une
préoccupation majeure pour toutes les équipes médicales
concernées. Alors que les équipes qui gèrent l'AMP
sont de plus en plus sollicitées par les couples dont l'un des
deux partenaires est infecté par le VHC, il n'existe pas de consensus
sur les modalités de prise en charge de ces couples. En effet,
au cours de l'AMP, le médecin est confronté à des
problèmes non seulement médico-légaux, mais aussi
éthiques puisqu'il intervient directement dans la conception, alors
que le risque de transmettre à la mère ou à l'enfant
une maladie virale n'est pas évalué de manière précise.
Nous aborderons essentiellement le risque de transmission d'une hépatite
virale d'un partenaire à l'autre ou de la mère à
l'enfant dans le cas où une AMP est pratiquée chez un couple
dont l'un des deux partenaires est porteur d'une hépatite virale.
Nous ne ferons qu'évoquer les problèmes posés par
le risque de contamination au laboratoire de gamètes ou d'ufs
non infectés par des prélèvements infectés.
Hépatite
virale A et E
Les virus de l'hépatite A et de l'hépatite E, dont la transmission
est entérale, posent en fait peu de problème au cours de
l'AMP. En effet, les épidémies liées à ce
type de virus surviennent généralement dans les pays en
voie de développement et il n'existe pas de passage à la
chronicité.
Dans le cadre de l'hépatite A, la grossesse ne semble pas aggraver
la sévérité de la maladie [1]. La transmission materno-ftale
est possible, mais exceptionnelle en raison de la brièveté
de la virémie. La contamination de l'enfant se produit généralement
par contact, lors de l'accouchement, avec le sang ou les selles maternelles.
Une transmission materno-ftale in utero a été
récemment suggérée, mais elle demeure exceptionnelle
[2].
Le virus de l'hépatite E est responsable chez la femme enceinte,
surtout si l'infection survient au cours du troisième trimestre
de la grossesse, d'hépatites aiguës graves, dont la mortalité
est proche de 20 % [3]. Une infection pendant les deux premiers trimestres
s'accompagne d'une mortalité intra-utérine élevée.
Le risque de transmission materno-ftale en cas d'hépatite
au cours du troisième trimestre est élevé puisque
rapporté 6 fois sur 8 par Khuroo et al. [4] avec d'importantes
morbidité et mortalité infantiles. La transmission pourrait
être intra-utérine, mais également péri-natale.
Compte tenu de ces caractéristiques épidémiologiques
et évolutives, l'hépatite A et l'hépatite E ne posent
de problèmes que dans des situations anecdotiques au cours de l'AMP.
En cas d'hépatite aiguë, il convient bien sûr de différer
l'AMP. Lorsque l'infection survient au cours du dernier trimestre de la
grossesse, une séroprophylaxie du nouveau-né à l'aide
d'immunoglobulines polyvalentes pourrait être utile.
Hépatite
virale B
Le virus de l'hépatite B a été décelé
dans la plupart des liquides biologiques, en particulier dans le sang,
le sperme et les sécrétions vaginales. Actuellement, la
transmission sexuelle, représente le mode de contamination préférentiel
dans les zones de faible endémie. Une évaluation dans quatre
maternités de la région parisienne a montré que 2,3
% des femmes enceintes sont porteuses de l'Ag HBs [5]. Il n'y a en principe
pas d'aggravation de l'hépatite B au cours de la grossesse. Le
risque de transmission materno-ftale est élevé et
proche de 90 % en cas d'hépatite chronique avec multiplication
virale B ou d'hépatite aiguë. La contamination se fait en
général lors de la naissance ; le passage transplacentaire
du VHB est rare [1]. Près de 80 % des enfants contaminés
deviennent alors porteurs chroniques de l'Ag HBs.
Au cours de l'AMP, la conduite à tenir en cas d'infection par
le VHB est assez précise. Le décret 92-174 du 25 février
1992, relatif à la prévention de la transmission de certaines
maladies infectieuses impose aux médecins, en cas d'AMP avec don
de sperme ou de gamète, de s'assurer de l'absence de marqueurs
du VHB au moment du don et 6 mois après. S'il s'agit d'une AMP
entre conjoint dont l'un est infecté par le VHB, une prévention
efficace par la vaccination permet la réalisation ultérieure
de la fécondation. De même, l'infection chronique de la mère
par le VHB ne contre-indique pas l'AMP, mais nécessite une séroprophylaxie
chez l'enfant à la naissance. Enfin, la contamination accidentelle
de 79 patientes sur 128, après réimplantation d'embryon
dont le milieu de culture avait été contaminé in
vitro par un sérum humain infecté par le VHB [6], ne
fait que souligner la très grande rigueur nécessaire à
la réalisation des techniques d'AMP.
Hépatite virale
C
A la différence des virus des hépatites A, E ou B, le virus
de l'hépatite C pose, dans le cadre de la procréation médicale
assistée, des problèmes médicaux, juridiques et éthiques.
En effet, l'absence de traitement préventif, un traitement curatif
d'efficacité réduite mais surtout quelques incertitudes
concernant le mode de transmission, font discuter la totale innocuité
de la technique. La prise en charge des couples dont l'un des deux partenaires
est infecté nécessite en effet d'évaluer l'influence
du VHC sur le déroulement de la grossesse, le risque de contamination
du ftus lors de la fécondation par les gamètes ou
dans la période périnatale, le devenir à long terme
de l'enfant contaminé et le risque de contamination de la mère
lorsque le père est virémique.
Sur le plan épidémiologique, le risque de transmission
sexuelle apparaît comme relativement faible puisqu'en Europe, la
prévalence de l'infection par le VHC varie entre 4,7 % et 10,6
% chez les conjoints non hémophiles [7]. En réalité,
comme le rappelle Couzigou [8], "association n'implique pas causalité",
même en cas d'analogie de séquence nucléotidique.
L'analyse critique de l'abondante littérature concernant ces problèmes
conduit à des conclusions prudentes en raison des insuffisances
des tests sérologiques pour les études les plus anciennes,
de la diversité des populations étudiées (VIH, toxicomanes),
de la rareté des études longitudinales prospectives, du
manque de rigueur dans la recherche d'autres causes de contamination par
voie parentérale, en particulier la toxicomanie ou la transmission
non sexuelle. Ainsi des études réalisées chez des
couples stables [9] ou dans deux études longitudinales ont montré
que la contamination par voie sexuelle était exceptionnelle [10,
11].
La recherche du VHC dans le sperme a donné des résultats
contradictoires qui paraissent surtout liés à la fiabilité
des méthodes de détection du VHC qui ont été
utilisées. Mac Kee et al. [12], dans une observation récente,
ont mis en évidence la présence de l'ARN du VHC dans le
sperme d'un donneur mais sans contamination des trois receveuses, suggérant
une inactivation virale lors des processus de préparation du sperme.
A l'inverse, dans deux études récentes [13, 14], l'ARN viral
n'a pas été retrouvé dans le sperme de respectivement
7 et 11 patients virémiques. Ces résultats ont été
confirmés par deux équipes françaises [15, 16] qui
n'ont pas isolé l'ARN viral dans les différentes fractions
du sperme (spermatozoïdes, fraction mobile des spermatozoïdes,
plasma séminal et cellules mononucléées). Il faut
cependant être prudent dans l'interprétation de ces résultats,
en raison de la présence dans le sperme d'inhibiteur de la PCR
et des limites de la méthode de détection, surtout en cas
de charge virale faible. Les études ayant recherché l'ARN
du VHC dans les sécrétions cervicovaginales sont peu nombreuses.
Comme pour le sperme, les résultats sont contradictoires, mais
le virus y a été identifié dans deux études
[17, 18]. Chez les patientes virémiques, l'ARN est présent
dans le sang des règles [19].
De
manière assez claire, l'infection par le VHC ne semble pas avoir
de conséquence notable sur l'évolution de la grossesse [20].
Le terme survient en général dans un délai normal.
Le taux sérique des transaminases diminue significativement au
cours de la grossesse, malgré la persistance de l'ARN viral, avec
cependant un rebond cytolytique fréquent après l'accouchement.
Il n'a jamais été décrit à notre connaissance
de ftopathie ou de mort in utero chez les femmes enceintes
infectées par le VHC. En ce qui concerne le risque de transmission
verticale du VHC, l'homologie des séquences nucléotidiques
observées chez la mère et l'enfant montre qu'elle est possible
[21]. Cependant, la prévalence de la contamination chez l'enfant
de mère virémique non co-infecté par le VIH reste
faible ; elle n'a jamais excédé 9 %. En dehors d'une
étude [22], rien n'indique que le risque de transmission soit dépendant
du génotype viral [23], mais il pourrait être corrélé
au niveau de virémie de la mère. En effet, il est plus élevé
chez les enfants nés de mère co-infectée par le VIH,
dont la charge virale est en général plus forte [24]. Le
mode de contamination n'est pas clairement identifié. Une contamination
in utero ou lors de la délivrance est possible comme le
suggère l'existence d'une virémie dans le sang du cordon
au moment de l'accouchement [25, 26]. L'accouchement par césarienne
ne semble pas réduire le risque de transmission par rapport à
l'accouchement par voie basse [27]. Cependant, chez une patiente virémique,
il faudra bien sûr éviter au moment de l'accouchement les
explorations susceptibles de provoquer des microtraumatismes (électrodes
sur le scalp, cathéter de pression intra-amniotique...) et les
manuvres digitales instrumentales ou l'épisiotomie potentiellement
contaminantes. Enfin, pour les enfants contaminés à la naissance,
les études sont trop rares et sur des effectifs trop réduits
pour pouvoir conclure quant aux modalités évolutives [28].
L'absence de retentissement de l'infection par le VHC sur le développement
ftal, l'évolution de la grossesse ou l'accouchement, et le
risque faible de contamination verticale sont autant d'arguments, pour
ne pas contre-indiquer de principe une grossesse chez les patientes infectées
par le VHC. Le traitement par interféron alpha ne compromet pas
la survenue d'une grossesse, ni son évolution et, lorsque l'éradication
virale a été obtenue, elle est maintenue [29]. En revanche,
l'interféron alpha n'a pas encore fait la preuve de son innocuité
durant la grossesse, même s'il n'a entraîné aucune
complication chez la mère ou l'enfant dans quelques observations
isolées de patientes présentant une affection hématologique
et traitées à des doses supérieures à celles
administrées pour le traitement de l'hépatite chronique
virale C [30].
L'hépatite virale C pose cependant aux centres concernés
par l'AMP un certain nombre de problèmes en fonction du partenaire
infecté. De même que pour le VHB, dans le cas d'une insémination
artificielle avec sperme de donneur, la législation impose au médecin
responsable du prélèvement de gamètes de s'assurer
de l'absence de marqueurs sérologiques du VHC. En revanche, il
n'existe pas de législation précise concernant l'insémination
artificielle avec sperme de conjoint. La recherche des anticorps anti-VHC,
contrairement à celle des marqueurs du VHB, n'est pas obligatoire
durant la grossesse et n'a d'ailleurs pas été recommandée
par la conférence de consensus. D'autre part, bien que les risques
de transmission horizontale ou verticale restent minimes, ils ne sont
pas totalement nuls. Il nous paraît donc tout à fait raisonnable
de faire un test de dépistage du VHC chez les patients désirant
une AMP. Ainsi, la mise en évidence d'anticorps anti-VHC doit faire
rechercher l'ARN viral et, s'il est présent, l'exploration d'une
éventuelle hépatopathie chronique en vue d'un traitement
est nécessaire. D'autre part, la nature du risque est différente
selon le membre du couple contaminé. Si seul l'homme est virémique,
il semble exister, en l'état actuel des connaissances, suffisamment
d'arguments contre la transmission du VHC par le sperme, pour ne pas déconseiller
ou a fortiori ne pas contre-indiquer une AMP. En cas d'activité
histologique de l'hépatite, un traitement préalable à
l'AMP pourra être préconisé. L'interféron alpha,
de manière anecdotique, stimulerait d'ailleurs la spermatogenèse
[31]. Si la femme ou les deux partenaires du couple sont virémiques,
une limitation du risque de transmission materno-ftale par un traitement
par interféron alpha pourrait être proposé avant l'AMP
afin de tenter d'éradiquer le virus ou de diminuer la charge virale.
En cas d'échec ou de contre-indication du traitement par interféron
alpha ou en l'absence d'indication de cette thérapeutique du fait
d'une activité histologique minime, des travaux sont nécessaires
afin de préciser quelle est l'influence du niveau de virémie
sur le risque de transmission materno-ftale. C'est surtout dans
cette situation qu'il est nécessaire d'apporter au couple, avant
toute AMP, une information de qualité afin d'obtenir un consentement
éclairé sur les risques aussi minimes soient-ils de transmission
materno-ftale et les conséquences éventuelles à
long terme si l'enfant est infecté.
D'autre part, la manipulation et la conservation de produits biologiques
potentiellement contaminés peuvent poser aux centres concernés
des problèmes pratiques. En effet, dans un certain nombre de cas,
le prélèvement de gamètes et les sérologies
virales sont réalisés en même temps. Bien qu'une contamination
du milieu de conservation dans la cuve de stokage à partir d'une
paillette infectée soit purement hypothétique, il paraît
logique que chaque nouveau prélèvement soit isolé
jusqu'à ce que le résultat des sérologies virales
soit connu. De même, la possibilité d'une contamination au
laboratoire des gamètes ou d'ufs à partir d'un prélèvement
infecté rend cette procédure d'autant plus nécessaire.
En raison de ce risque de contamination, un équipement des laboratoires
et une formation des personnels sont nécessaires.
Hépatite
virale G
La découverte récente du virus de l'hépatite G (VHG)
est venue encore compliquer les problèmes posés par la transmission
des maladies virales lors de l'AMP. Le virus de l'hépatite G regroupe
deux virus VHG et VHGB-C qui sont en fait deux variants d'un même
virus appartenant à la famille des Flaviviridæ. Le
diagnostic de l'infection repose sur la mise en évidence de l'ARN
viral et il n'existe pas encore de tests sérologiques fiables [32].
Le VHG est ubiquitaire et sa prévalence proche de 2 % aux États-Unis
paraît, chez les donneurs de sang, supérieure à celle
du VHC [33].
La forte prévalence du VHG chez les sujets infectés par
le VHC [33, 34], les polytransfusés, les hémophiles, les
toxicomanes [32-35] laisse supposer une transmission par voie parentérale
prédominante. La transmission sexuelle semble probable. Ainsi chez
24 patients co-infectés par le VHC et le VHG [36], l'ARN du VHG
a été retrouvé dans le sperme de 6 d'entre eux. La
transmission verticale est également possible puisque, sur 9 femmes
enceintes co-infectées par le VHC ou le VIH [37], 3 ont donné
naissance à un enfant infecté par le VHG (deux mères
co-infectées par le VIH et le VHC, une mère co-infectée
par le VHC). Pawlotski et al. [38] ont rapporté des résultats
comparables en retrouvant l'ARN du VHG chez 3 des 12 enfants nés
de mères co-infectées par le VHC et le VIH. Enfin, l'efficacité
préventive de l'accouchement par césarienne est suggérée
par l'absence de transmission à l'enfant du VHG chez 4 femmes enceintes
virémiques pour le VHG dont 3 co-infectées par le VIH [39].
Les transmissions par voie sexuelle ou materno-infantile sont donc vraisemblables
et pourraient s'expliquer par le niveau de virémie qui est habituellement
élevé au cours de l'hépatite G [34].
Le pouvoir pathogène du VHG reste très discuté.
Certes, des cas d'hépatite aiguë associés à
la détection du génome du VHG ont pu être observés
[33], mais de nombreux travaux relativisent la pathogénicité
réelle de ce virus. Les hépatites aiguës sont asymptomatiques
et l'élévation des transaminases est inconstante ou brève
[40]. Le génome viral peut ensuite être détecté
dans le sérum pendant plusieurs mois en l'absence de cytolyse hépatique.
La prévalence du VHG dans les hépatites aiguës post-transfusionnelles
n'est paradoxalement que de 4 % [41] et, chez les donneurs de sang, elle
est sensiblement la même dans un groupe de donneurs ayant un taux
de transaminases normal, que dans un groupe en ayant un élevé
[33]. La prévalence du VHG chez les malades ayant une hépatopathie
est faible : 9 % dans l'hépatite chronique non-A non-B non-C
[33, 42] et 6 % dans l'hépatocarcinome [33]. Enfin, lors de co-infection
avec le VHC, le VHG n'influence pas la sévérité de
la maladie, en particulier la sévérité des lésions
histologiques et la réponse au traitement par l'interféron
[43]. Seule, sa responsabilité dans l'hépatite fulminante
reste très controversée, avec une prévalence extrêmement
variable selon les études et comprise entre 0 et 62,5 % [44]. Il
n'existe pas d'étude concernant l'influence du VHG sur l'évolution
de la grossesse ni sur le devenir des enfants infectés. Devant
la bénignité des manifestations pathologiques observées
et l'association fréquente du VHG à d'autres infections
virales, on peut se demander s'il ne s'agit pas d'un virus "non pathogène
satellite d'autres affections virales, qui, elles, seraient responsables
des anomalies hépatiques observées" [35].
Ainsi, le risque de réaliser une AMP chez le couple infecté
par le VHG est difficile à évaluer car il existe un contraste
entre des éléments inquiétants concernant la transmissibilité
et d'autres rassurants concernant la pathogénicité. Faut-il,
en attendant de mieux préciser le pouvoir pathogène, rechercher
le VHG dans le sang des couples, et les exclure de l'AMP si cette recherche
est positive, ou rester pragmatique, considérant que les connaissances
actuelles sont suffisantes pour ne pas tenir compte de l'infection par
le VHG au cours de l'AMP ? Le débat est ouvert. Certes, il
faudra certainement évaluer la morbidité du VHG, en particulier
chez la femme enceinte et à long terme chez les enfants, ce qui
sera grandement facilité lorsqu'un test sérologique fiable
sera disponible. Il nous semble cependant que les données actuelles
sont suffisantes pour autoriser une AMP après avoir apporté
au couple une information de qualité afin d'obtenir un consentement
éclairé.
CONCLUSION Les
incertitudes qui demeurent sur les risques de transmission des hépatites
virales et leurs conséquences à long terme, en particulier
pour le VHC et le VHG, nécessitent d'apporter l'information la plus
complète possible et de recueillir, avant toute AMP, le consentement
éclairé des couples concernés. Il n'en demeure pas
moins qu'il n'existe pas de consensus médical sur la technique et
de cadre juridique concernant le droit de réaliser une AMP chez les
couples infectés par le VHC. Les responsabilités juridiques
qui pourraient en découler en cas de transmission virale sont également
mal définies. Il paraît donc nécessaire d'évaluer
de manière prospective les risques liés à la technique
et, dans l'attente de leurs résultats, de proposer à court
terme des recommandations officielles. REFERENCES
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