ARTICLE
Ces
dernières années, les lymphomes non hodgkiniens (LNH) ont
suscité un intérêt grandissant en raison, d'une part,
d'une meilleure connaissance de la cellule lymphoïde à l'origine
de ces tumeurs et, d'autre part, de l'amélioration de la prise en
charge des malades. Ceci s'applique en particulier aux LNH primitifs digestifs
(LPD) qui prennent leur origine au niveau du tissu lymphoïde associé
aux muqueuses (en anglais : Mucosa-Associated Lymphoid Tissue ou
MALT), ce qui leur confère des caractères propres les distinguant
des LNH ganglionnaires [1-4]. Ces LPD regroupent eux-mêmes plusieurs
entités anatomocliniques maintenant bien individualisées et
relevant de traitements différents [2, 5]. Les indications thérapeutiques
restent pour certaines formes encore controversées ; récemment,
le débat a été relancé par l'hypothèse
de l'implication d'une bactérie, Helicobacter pylori (H. pylori),
dans la genèse des LPD de localisation gastrique.
Lymphomes primitifs digestifs
(LPD)
Le tube digestif fait partie des organes qui contiennent à l'état
normal du tissu lymphoïde : follicules lymphoïdes parfois regroupés
en plaques de Peyer, ganglions mésentériques formant le
tissu lymphoïde agrégé, et tissu lymphoïde lymphocytaire
et plasmocytaire diffus dans l'épithélium et la lamina
propria. Sa structure et leur organisation particulière favorisent
l'entrée élective des antigènes et l'initiation de
la réponse immunitaire digestive [4, 6]. Le tube digestif est donc
la cible préférentielle des lymphomes extra-ganglionnaires.
Parmi les LNH primitifs digestifs de type occidental, la localisation
gastrique est la plus fréquente [2, 3]. Des études épidémiologiques
récentes confirment l'augmentation de l'incidence de ces lymphomes
qui ne représentent néanmoins que 5 % des tumeurs malignes
de l'estomac [7]. Ces dernières années, Isaacson a reprécisé
les caractéristiques histo-pathologiques des LNH primitifs digestifs
du MALT et en particulier des lymphomes gastriques (LG) dans lesquels
il a inclus les pseudolymphomes [6]. Les LPD se développent à
partir des lymphocytes B ou T du MALT, définissant ainsi les lymphomes
du MALT, B et T. Au niveau du tube digestif, les lymphomes B prédominent
nettement (90 %), essentiellement de type IgM, synthétisant plus
souvent la chaîne légère kappa que la chaîne
lambda. Les cellules expriment comme les lymphocytes B, les antigènes
de différenciation CD21 et CD35, mais sont,
contrairement aux lymphocytes T ou ceux de la polypose lymphomateuse digestive,
CD5 négatifs et, contrairement à ceux des LNH
ganglionnaires de faible malignité d'origine centrofolliculaire,
CD10 négatifs [4].
Les classifications histo-pronostiques les plus couramment utilisées
et jusque-là à notre disposition étaient celles de
Kiel ou de la Working Formulation. Elles distinguent beaucoup de
sous-types car elles sont adaptées aux LNH ganglionnaires. Pour
le tube digestif, Isaacson a simplifié cette classification en
ne considérant plus que les faible et haut degrés de malignité
et en isolant la polypose lymphomateuse digestive. Il a décrit
dans un même temps la lésion lymphoépithéliale
associée à la prolifération lymphomateuse caractéristique
des LPD, permettant d'y rattacher les pseudolymphomes. Ainsi, on distingue,
d'une part, les lymphomes à petites cellules de faible degré
de malignité (centrocyte-like ou centrocytoïdes) d'évolution
très lente et, d'autre part, ceux à grandes cellules (centroblastiques,
parfois immunoblastiques) de haut degré de malignité d'évolution
spontanément agressive [6, 8, 9]. A cette prolifération
de grandes cellules est parfois associée une composante de petites
cellules. Ainsi, dans la « classification » d'Isaacson propre
au tube digestif, ils sont regroupés sous le terme de lymphome
de haut degré de malignité avec ou sans contingent de faible
malignité [9] (Tableau 1).
En l'absence de contingent à petites cellules, les lymphomes gastriques
(LG) primitifs à grandes cellules paraissent survenir d'emblée,
et rien ne permet de les distinguer histologiquement de leurs homologues
ganglionnaires sinon parfois leur potentiel de sécrétion
comme dans le cas particulier de la maladie des chaînes alpha. Les
LPD de haut degré de malignité sont plus fréquents
(69 %) que les LPD de faible malignité [2]. A part, les lymphomes
de Burkitt ou lymphoblastiques sont beaucoup plus rares chez l'adulte.
Dans les LNH ganglionnaires, il a été montré que
les lymphomes à petites cellules de faible malignité pouvaient
évoluer vers les lymphomes à grandes cellules de haute malignité
avec un taux actuariel de transformation d'environ 8 % par an, que le
patient ait été traité ou non par chimiothérapie
[10]. Dans les LPD, la réalité de cette transformation n'a
jamais été clairement établie, mais plusieurs observations,
de par leur suivi au long cours, semblent témoigner de cette possible
évolution. Chan et al., dans leur étude rétrospective,
retrouvent parmi 36 cas de LG de haute malignité un composant à
petites cellules de faible malignité dans 28 % des cas. Ils renforcent
l'hypothèse de passage d'une forme à l'autre sur des arguments
immunohistochimiques : en effet, les deux composants cellulaires de faible
et haut degré de malignité expriment une chaîne légère
identique [11]. Au niveau de l'estomac, les LNH de faible malignité
semblent relativement plus fréquents que dans le reste du tube
digestif.
Lymphome gastrique et tissu lymphoïde associé
aux muqueuses ou MALT
Au début des années 1980, Isaacson et Wright remarquent
que l'aspect morphologique des LG de faible degré de malignité
est différent de celui des LNH ganglionnaires et se rapproche davantage
de celui du MALT. Cet aspect est stéréotypé : il
associe une hyperplasie folliculaire et une infiltration du chorion par
des cellules lymphoïdes de petite taille particulièrement
agressives vis-à-vis de l'épithélium glandulaire
qu'elles envahissent, en formant les caractéristiques lésions
lymphoépithéliales. Les lésions d'hyperplasie lymphoïde
au niveau de l'estomac ont longtemps été assimilées
à des pseudolymphomes, dont de nombreux cas ont été
publiés comme évoluant vers de véritables lymphomes
gastriques. En fait, l'immunohistochimie puis la biologie moléculaire
ont permis d'affirmer le caractère monotypique B et tumoral de
ces proliférations lymphoïdes [6]. De plus, ces LG du MALT,
localisés dans 70 % des cas lors de leur découverte et le
restant longtemps, se distinguent cliniquement des LNH ganglionnaires
qui sont disséminés, avec atteinte médullaire, dans
70 à 80 % des cas [2].
Apparition
d'un tissu lymphoïde associé aux muqueuses ou MALT au niveau
de l'estomac et infection à H. pylori
L'estomac normal ne contient que quelques lymphocytes mais aucun follicule.
Il était donc difficile d'expliquer la relative fréquence
des LPD à ce niveau. Wyatt et al. puis Stolte et Eidt ont
démontré que l'apparition de ce type de tissu lymphoïde
organisé au niveau de l'estomac était pratiquement toujours
observée chez les patients porteurs d'H. pylori [12, 13].
Les observations de Genta et al. ont confirmé que la présence
de follicules lymphoïdes dans l'estomac s'accompagnait toujours d'une
infection présente ou ancienne à H. pylori [14].
Après une infection à H. pylori, les follicules lymphoïdes
s'accumulent dans la muqueuse gastrique, et parmi les petits lymphocytes
B qui les entourent, certains ont une tendance à se rapprocher
des structures de l'épithélium glandulaire comme dans le
MALT [6]. De plus, le traitement anti-H. pylori fait régresser
l'infiltrat lymphoïde de la gastrite folliculaire [15]. Ainsi, dans
l'estomac, l'apparition du MALT est secondaire à l'infection à
H. pylori.
Lymphome gastrique et H.
pylori
Données histo-pathologiques
et épidémiologiques
En 1991, Parsonnet et al. ont étudié, au sein d'une
cohorte de 130 000 patients aux États-Unis, une série de
109 tumeurs malignes de l'estomac. Parmi celles-ci, 11 cas de LG ont été
recensés. Le titre d'anticorps anti-H. pylori, témoin
de l'infection, a été mesuré dans des sérums
prélevés plusieurs mois ou années avant le diagnostic
de lymphome. Chez les patients atteints de LG, la présence d'anticorps
anti-H. pylori était détectée dans 90,9 %
des cas [16].
Wotherspoon et al. ont ensuite mis en évidence à
la fois dans des échantillons biopsiques et chirurgicaux de 110
cas de lymphomes gastriques tous degrés de malignité confondus,
la présence d'H. pylori dans 92 % d'entre eux [17]. Des
études identiques dans des populations témoins ont rapporté
une prévalence d'H. pylori dans 61 à 76 % des cas.
En 1994, Eidt et al. ont confirmé la forte prévalence
soit 97,7 % de la gastrite chronique à H. pylori sur 162
échantillons biopsiques de LG (dont 56 % de faible malignité)
en comparaison avec une prévalence d'H. pylori de 71,8 %
sur 5 000 biopsies de différentes formes de gastrites [15]. Les
auteurs expliquent l'absence d'H. pylori dans 2 cas de LG, par
la possibilité de l'éradication du germe après transformation
en lymphome malin. On pourrait aussi avancer que la gastrite chronique
à H. pylori se développe secondairement au LG du
MALT. Mais, contrairement aux gastrites chroniques, pour lesquelles la
prévalence de l'infection à H. pylori augmente avec
l'âge, cette progression n'est pas observée dans le LG. Ainsi,
il apparaît que la plupart des LG du MALT, quel que soit leur degré
de malignité, sont associés à la gastrite chronique
à H. pylori.
D'autres données, épidémiologiques rapportées
par Doglioni et al. [18] montrent l'existence d'une relation entre
le taux de gastrite à H. pylori et celui des LG. La prévalence
de la gastrite à H. pylori chez des patients ayant eu une
endoscopie était de 87 % dans la région de Feltre en Italie
contre 67 % d'une population comparable de trois centres du Royaume-Uni.
Parallèlement, la prévalence du LG chez les patients italiens
était treize fois supérieure à ceux du Royaume-Uni.
Le travail de Parsonnet et al. en 1991 suggérait une relation
entre l'infection à H. pylori et le LG, mais le faible nombre
de cas ne permettait pas d'interpréter les résultats. Ainsi,
la même équipe a complété ce travail en y adjoignant
la cohorte de 170 000 sujets d'un travail norvégien. Dans cette
étude cas-témoin, 33 cas de LG ont été diagnostiqués
et comparés à 4 témoins appariés pour la cohorte,
l'âge, le sexe et la date de recueil du sérum [19]. Chez
les LG, la sérologie à H. pylori était positive
dans 85 % des cas contre 55 % chez les témoins. Le risque relatif
de LG était de 6,3 (intervalle de confiance 95 % : 2,0 à
19,9). Toutefois, il s'agissait pour la plupart de LG de haut degré
de malignité (90 %). En revanche, parmi la population de LNH extradigestifs
(31 cas) aucune association avec une infection antérieure à
H. pylori n'a été trouvée. Ce travail confirmait
donc le lien étroit entre l'infection à H. pylori
et le LG, quel que soit son degré de malignité histologique.
Cependant, la responsabilité directe de la bactérie dans
la genèse du LG reste à prouver, d'autant qu'il existe une
discordance entre cette hypothèse et le fait que plus de la moitié
de la population mondiale a ou a eu une infection à H. pylori
sans pour autant développer un lymphome. D'autres facteurs pourraient
en effet intervenir : environnementaux, nutritionnels, infections virales,
dysrégulation de l'immunité. De plus, le type de souche
de la bactérie impliquée est certainement un élément
à considérer qui pourrait en partie expliquer la discordance
citée plus haut.
Données expérimentales
Hussel et al. ont récemment décrit le possible
mécanisme du mode d'action d'H. pylori [20]. La prolifération
de cellules lymphomateuses B gastriques en culture serait dépendante
d'une souche spécifique d'H. pylori, la stimulation étant
réalisée en fait par les cellules T activées, spécifiques
de la souche H. pylori et leurs cytokines, et non pas par la bactérie
elle-même. Cette réponse n'est expérimentalement reproduite
qu'avec des cultures de cellules de LG du MALT de faible malignité
et non de haute malignité. Ce mécanisme de stimulation,
réaction lymphoïde T locale, lié à la présence
d'H. pylori pourrait expliquer la particularité de ces LG
du MALT à rester longtemps localisés, ce d'autant que l'infection
à H. pylori n'est pas associée comme nous l'avons
vu, aux autres LNH en particulier ganglionnaires [19].
Calvert et al. ont récemment montré, par des études
de biologie moléculaire, l'apparition d'anomalies cytogénétiques
lors du passage de la gastrite chronique à H. pylori au
lymphome [21]. Leurs travaux suggèrent que la réponse inflammatoire
et ses conséquences à long terme sont responsables de ces
altérations à moins que celles-ci ne préexistent
et favorisent le développement du lymphome en présence d'une
infection à H. pylori. La possibilité de régression
de LG du MALT après éradication d'H. pylori pourrait
signifier que l'altération génique à elle seule est
insuffisante à la prolifération tumorale.
La mise au point récente d'un modèle reproduisant des lésions
similaires à celles d'un LG, chez la souris infectée par
Helicobacter felis, permettra peut-être une meilleure compréhension
des mécanismes d'apparition du LG au cours de la gastrite chronique
à H. pylori [22].
Données thérapeutiques
Enfin, les données thérapeutiques ont constitué
un fort argument en faveur de la responsabilité d'H. pylori
dans l'apparition des LG. En effet, ce serait après la maladie
des chaînes alpha le second exemple de régression d'un lymphome
malin après antibiothérapie. Dès 1993, Wotherspoon
et al. ont rapporté 5 cas de régression de LG du
MALT après éradication d'H. pylori [23]. Cette rémission
a été prouvée histologiquement et avec des méthodes
de biologie moléculaire, après un suivi allant de 6 à
9 mois puis confirmé après 22 mois de recul. Il faut noter
que chez l'un des patients, la régression du lymphome n'a été
observée qu'après 9 mois de surveillance et inversement,
chez un autre patient initialement en rémission, une population
B monoclonale était détectée par PCR à 16
mois sans lymphome visible en histologie. D'autres auteurs ont rapporté
de telles observations, mais ce ne sont encore que des résultats
préliminaires avec un faible recul après traitement, portant
sur un faible nombre de patients, qui présentent pour la plupart
des formes précoces de lymphome [24, 25]. En revanche, deux publications
font état de formes plus évoluées [26, 27] (3 cas)
ayant régressé morphologiquement (persistance d'une monoclonalité)
après traitement anti-H. pylori mais avec un suivi de seulement
10 mois.
Ces résultats demandent de toute évidence à être
confirmés dans le cadre de protocoles prospectifs. Beaucoup de
problèmes sont en effet à résoudre. A un stade précoce,
la distinction entre la gastrite floride à H. pylori ou
gastrite folliculaire et le LG de faible malignité peut être
difficile. La démonstration d'une monotypie en immunohistochimie
ou d'une monoclonalité en biologie moléculaire est un argument
de poids. Les infiltrats lymphoïdes qui régressent après
éradication d'H. pylori sont-ils déjà de véritables
lymphomes malins ?
A ce stade de nos connaissances, il paraît aussi important de définir
les formes de LG susceptibles de régresser après éradication
d'H. pylori. L'échoendoscopie systématique pourra
peut-être nous renseigner au moment du diagnostic et après
traitement sur l'importance du degré d'infiltration du LG [28].
En cas de rémission, quelle est la durée de celle-ci ?
Après traitement anti-H. pylori, il faut être tout
aussi prudent quant à la certitude de l'absence de régression
du LG qui peut être retardée ou à l'inverse, de la
rémission vraie du LG. En effet, il faut souligner la difficulté
d'obtenir des prélèvements biopsiques représentatifs,
sur une muqueuse gastrique subnormale endoscopiquement, surtout après
traitement incluant des antisécrétoires gastriques, d'autant
que, comme l'a montré Isaacson, ces LG sont souvent multifocaux.
Il restera à déterminer la signification de la persistance
d'un contingent cellulaire monoclonal, alors que l'histologie est normale,
et de son devenir après éradication d'H. pylori.
Même en l'absence de réinfection à H. pylori
cette population monoclonale ne pourrait-elle pas évoluer pour
son propre compte ou à la faveur d'un autre stimulus ?
Lymphome gastrique et H.
pylori - implications thérapeutiques
La mise en cause d'H. pylori dans la génèse des
LG n'a pas pour l'instant modifié la discussion thérapeutique
concernant la prise en charge des LG de haute malignité. Si les
LNH de haute malignité sont particulièrement sensibles à
la chimiothérapie, le caractère souvent localisé
des LG, les risques de perforation ou d'hémorragie sous chimiothérapie
initiale conduisent bien souvent à une exérèse chirurgicale
première. Si plusieurs études ont rapporté le rôle
favorable de la réduction tumorale avant chimiothérapie
[2], aucun travail ne permet d'évaluer à ce jour les résultats
d'une chimiothérapie seule dans les LG de haute malignité
notamment pour les formes localisées. En fait, le choix stratégique
entre l'association chirurgie et chimiothérapie ou chimiothérapie
seule est guidé par la présentation clinique initiale du
lymphome.
Par contre pour les LG de faible degré de malignité, une
fois le diagnostic certain, le traitement de première intention
doit être à visée anti-H. pylori. Il reste,
toutefois, à déterminer les critères clinique, anatomopathologique
et moléculaire qui permettront d'affirmer l'efficacité de
l'éradication d'H. pylori sur la régression du lymphome.
En cas d'échec de l'antibiothérapie, la plupart des auteurs
proposent un traitement loco-régional. En effet pour ces LG de
faible malignité, comme pour les LNH ganglionnaires de même
degré de malignité, il n'a jamais été démontré
que la chimiothérapie permettait l'obtention de rémissions
vraies prolongées (moyenne de survie avec ou sans chimiothérapie
rapportée de 7 à 10 ans) [10]. Le caractère longtemps
localisé de ces LG de faible malignité conduisait donc logiquement
à proposer un traitement chirurgical, bien souvent une gastrectomie
totale. L'alternative thérapeutique est la radiothérapie
qui n'a cependant pas encore été évaluée dans
cette indication. Dans tous les cas, les LG de faible malignité
évoluent très lentement et il n'y a pas d'urgence, en cas
de doute diagnostique à poser l'indication d'un tel traitement
radical.
CONCLUSION En
conclusion, seules les études prospectives multicentriques comme
celles du Groupe d'Étude des Lymphomes Digestifs (GELD) actuellement
en cours, sous l'égide de la FFCD (Fondation Française de
Cancérologie Digestive), nous permettront de définir pour
chaque groupe de patients homogènes, le traitement optimal et peut-être
d'apporter des réponses aux nombreuses questions posées sur
le rôle d'H. pylori dans les LG.REFERENCES
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