Home > Journals > Medicine > Hématologie > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Hématologie
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version
  Version PDF

Leucémie lymphoblastique aiguë Philadelphie-positive


Hématologie. Volume 12, 26-31, Numéro spécial 5 : Hémopathies malignes à Ph1, Revue

DOI : 10.1684/hma.2006.0062


Author(s) : André Delannoy , Service d’hématologie, Hôpital de Jolimont, Haine-Saint-Paul, Belgique.

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : André Delannoy

Service d’hématologie, Hôpital de Jolimont, Haine-Saint-Paul, Belgique

Rare chez l’enfant, la leucémie lymphoblastique aiguë Philadephie-positive (LAL Ph1) constitue, chez l’adulte, le sous-groupe homogène de LAL le plus nombreux. Le diagnostic de LAL Ph1 évoque immédiatement l’idée d’une maladie grave, pratiquement incurable en dehors d’une transplantation. L’apparition des inhibiteurs de la tyrosine kinase et l’expérience cumulée de leur utilisation viennent modifier l’image de la maladie en améliorant le sort des malades qui ne seront pas greffés, tout en offrant à ceux qui seront transplantés de meilleures perspectives de guérison.

Épidémiologie

Les LAL Ph1 représentent moins de 5 % des LAL de l’enfant [1]. Chez l’adulte, la proportion de LAL Ph1 augmente avec l’âge pour connaître un pic de 50 % environ chez les malades de 60 ans. Il semble bien que chez les malades les plus âgés (au-delà de 65-70 ans), la fréquence de la maladie diminue à nouveau [2]. Dans une publication récente du groupe italien GIMEMA, rassemblant 325 malades adultes de moins de 60 ans atteints de LAL, un chromosome Philadelphie était observé dans 16,5 % des cas, tandis que 26,4 % des malades étaient finalement classés parmi les LAL Ph1 en tenant compte des données cytogénétiques et moléculaires. L’âge médian des malades Ph1 était de 42 ans contre 31 ans pour l’ensemble des 325 malades [3].

Cytogénétique et biologie moléculaire

Le chromosome Philadelphie résulte d’une translocation réciproque entre les chromosomes 9 et 22, apparemment identique à celle de la leucémie myéloïde chronique (LMC) : t(9;22)(q34;q11). Cette translocation revient à juxtaposer le domaine tyrosine kinase du proto-oncogène ABL (provenant du chromosome 9) et le gène BCR (localisé sur le chromosome 22). Le gène de fusion BCR-ABL qui en résulte code pour une protéine BCR-ABL dont l’activité tyrosine kinase est supérieure à celle de la tyrosine kinase naturelle ABL. Sur le chromosome 9, les points de cassure du gène ABL surviennent pratiquement toujours entre les exons 2 et 1a, tandis que les points de cassure sont moins stéréotypés sur le chromosome 22, survenant soit en M-BCR (pour Major Breakpoint Cluster) et codant alors pour une protéine de 210 kilodaltons (KDa), soit en m-BCR (pour minor Breakpoint Cluster) et codant pour une protéine de 190 Kda, soit en μ-BCR et codant pour une protéine de 230 KDa ( (figure 1) ). Typiquement, p190 est associé à la LAL Ph1, p210 à la LMC et p230 à certaines leucémies à neutrophiles, généralement classées comme formes variantes de LMC. Cependant, la LAL Ph1 peut exprimer p210 avec ou sans co-expression de p190. L’expression de p210 augmente avec l’âge : rare chez l’enfant (10 % des cas), elle est observée dans 25 à 50 % des LAL Ph1 de l’adulte [4, 5].

Les propriétés biologiques de p190 et de p210 ne sont pas identiques : in vitro, p190 stimule davantage la croissance des lignées lymphoïdes; p190 est un agent oncogène plus puissant que p210 ; son activité tyrosine kinase est plus intense. Mais chez les patients, les caractéristiques cliniques et le pronostic ne semblent pas affectés par le point de cassure de BCR, à l’exception de l’âge, plus élevé chez les malades qui expriment p210. Toutefois, l’expérience du groupe GIMEMA est un peu différente : l’expression de p190 était associée à une leucocytose plus basse au diagnostic, à une expression de CD34 et de CD33, à une meilleure survie à cinq ans et à une meilleure survie sans maladie [6]. À l’inverse, le groupe francophone LALA a rapporté une probabilité de rémission complète (RC) à trois mois supérieure lorsque le chromosome Philadelphie implique M-BCR (p210), toutefois sans impact sur la survie globale [7].

Le gène résultant de la fusion ABL-BCR sur le chromosome 9 est fonctionnel dans la plupart des cas de LAL Ph1, mais on ne connaît rien de son rôle éventuel [8]. Des délétions de taille variable du chromosome 9 dérivé de la translocation 9;22 ont été rapportées dans 10 à 15 % des LMC et ont été associées à un pronostic médiocre. Ces délétions ont également été rapportées dans la LAL Ph1. Leur signification clinique est inconnue [9].

La cytogénétique de la LAL Ph1 diffère de celle de la LMC non seulement par les points de cassure de BCR mais aussi par la fréquence des anomalies chromosomiques associées au Ph1 : dans l’étude du GIMEMA, 55 % des LAL Ph1 présentaient, au diagnostic, des anomalies surajoutées au Ph1 [3]. Dans l’expérience du CALGB, 68 % des 111 malades adultes analysés présentaient des anomalies cytogénétiques associées au Ph1 [10]. Les anomalies additionnelles incluaient des anomalies similaires à celles observées dans la LMC en phase accélérée ou en transformation, telles qu’une duplication du chromosome Philadelphie, des trisomies 8, des monosomies 7, mais également des anomalies moins fréquentes dans les LMC telles qu’une trisomie 21, des anomalies 9p, des hyperdiploïdies (plus de 50 chromosomes). Par ailleurs et contrairement à la LMC, il n’était pas rare d’observer au moins une mitose normale au diagnostic (72 % des caryotypes revus par le CALGB). Les anomalies associées au chromosome Philadelphie sont tout aussi fréquentes chez l’enfant (61 %) [1].

La signification biologique et pronostique de ces anomalies additionnelles reste discutée. Dans l’expérience du CALGB, la monosomie 7 était associée à une diminution significative des rémissions complètes, tandis que, curieusement, la présence d’au moins trois anomalies additionnelles était associée à un taux de RC supérieur; le risque de rechute était augmenté chez les malades présentant un chromosome de Philadelphie supplémentaire [10]. Par contre, dans l’expérience du groupe français de cytogénétique, les anomalies associées au Ph1 n’avaient aucun impact pronostique [2].

Particularités cliniques et biologiques au diagnostic

À l’exception de leur âge plus élevé, les malades atteints de LAL Ph1 n’ont pas de caractéristique clinique remarquable par rapport aux malades atteints de LAL Ph–. Sur le plan biologique, ils se distinguent par une leucocytose en moyenne plus élevée, par un immunophénotype B, CD10+, avec ou sans chaînes d’immunoglobulines intracytoplasmiques, co-exprimant volontiers C34, CD13 et CD33 [11]. Dans la classification de l’EGIL, les LAL Ph1 correspondent donc aux LAL BII et BIII ; d’autres classifications les nomment, respectivement, LAL pré-B et LAL communes. Quelques cas de LAL T Ph1 ont été rapportés et sont souvent considérés, sans preuve certaine d’ailleurs, comme des LMC diagnostiquées en phase de transformation. Les formes tumorales avec hépatosplénomégalie et/ou adénopathies ne sont pas plus fréquentes dans la LAL Ph1. Le risque de localisation méningée de la maladie au diagnostic n’est pas plus élevé [12]. Par contre, les LAL Ph1 seraient compliquées de localisations méningées plus fréquentes lors de la rechute.

La caractéristique majeure de la LAL Ph1 est son pronostic médiocre. L’obtention d’une rémission complète est la règle mais avec une fréquence probablement un peu moindre que dans les formes Ph– : chez l’enfant, la probabilité d’obtenir une RC est supérieure à 85 % dans toutes les séries récentes. Chez l’adulte, on peut espérer aujourd’hui une RC dans 70-80 % des cas traités par chimiothérapie conventionnelle. Toutefois, ces RC sont relativement instables, puisque, à long terme, la survie sans maladie est inférieure à celle des malades Ph–, dans toutes les séries. Par exemple, la survie sans maladie à cinq ans des malades Ph1 traités selon le protocole LALA-94 était de 20 % contre 34 % chez les malades atteints de LAL B Ph– et 32 % chez les malades atteints de LAL T [13].

Les facteurs de pronostic le plus souvent identifiés chez les malades adultes traités par chimiothérapie conventionnelle avec ou sans transplantation sont l’âge au diagnostic, la leucocytose et la réponse au traitement (cytologique ou moléculaire) [7].

Traitement

Les malades traités par chimiothérapie conventionnelle et qui n’ont pas de donneur HLA compatible ont une espérance de vie particulièrement pauvre, inférieure à 10 % à trois ans. Les enfants ont probablement une survie moins médiocre, en particulier les répondeurs rapides définis par la corticosensibilité, ou par une moelle à j15 infiltrée par moins de 25 % de blastes ou par la réponse moléculaire au traitement d’induction [1].

Bien qu’aucune étude randomisée n’ait été rapportée, il ne fait pas de doute que le pronostic de la maladie est amélioré par la greffe allogénique de cellules souches. La démonstration la plus convaincante en est apportée par la comparaison du sort des malades qui ont un donneur, qu’ils soient ou non greffés, à celui des malades qui n’ont pas de donneur [7]. Des survies globales de l’ordre de 35 % et 15 % à trois ans, respectivement chez les malades avec et sans donneur, ont été rapportées par le groupe LALA chez les malades en vie à trois mois (le temps de déterminer s’il existait ou non un donneur géno- ou phénoidentique). Les courbes de survie des malades greffés à partir d’un donneur géno- ou phénoidentiques sont devenues superposables [7].

Chez les malades en rechute ou réfractaires à la chimiothérapie, les résultats de la transplantation sont beaucoup plus décevants, encore que la greffe permette d’espérer une longue survie dans 10 % des cas.

Des greffes avec conditionnement atténué ont été réalisées chez des malades fragiles ou relativement âgés. La faiblesse des effectifs, leur hétérogénéité et les caractéristiques pronostiques défavorables des populations traitées compliquent l’interprétation des quelques données disponibles. Ce type de greffe entraîne une mortalité voisine de 25 %, ce qui n’est peut-être pas excessif, compte tenu des populations traitées, avec des survies à deux ans de 20 à 30 % voire davantage chez les malades transplantés en première RC [14]. De toute évidence, il s’agit d’un traitement dont l’intérêt doit encore être démontré.

L’autogreffe est souvent proposée aux malades qui ne sont pas candidats à l’allogreffe, mais les preuves de son efficacité font défaut. La persistance d’une maladie résiduelle après deux cycles de chimiothérapie est associée à une survie très médiocre après autogreffe (aucun malade sur les 17 étudiés dans la série du LALA) [7].

La première démonstration de l’efficacité de l’imatinib dans la LAL Ph1 a été apportée dans une série de 56 malades en rechute ou réfractaires au traitement conventionnel. Sous imatinib, 19 % de ces malades ont obtenu une RC et 10 % une normalisation de la moelle osseuse, sans normalisation du sang périphérique. Ces réponses n’étaient pas durables puisque la survie sans progression ne dépassait pas 2,2 mois, suggérant le développement précoce, voire préexistant, de mécanismes de résistance à l’imatinib. Néanmoins, le traitement avait permis à cinq malades de bénéficier d’une allogreffe et à deux d’entre eux d’obtenir une survie prolongée [15]. La blastose médullaire à j14 (moins de 5 % de blastes) discriminait précocement les bons répondeurs et ceux dont la durée de rémission serait la plus longue. Les rémissions et le temps sans progression étaient également supérieurs chez les malades qui avaient connu une première réponse de plus de six mois, dont la leucocytose était inférieure à 10 000, qui n’avaient pas de deuxième chromosome Philadelphie ni de blastose sanguine [16]. Par ailleurs, ces malades en rechute ou réfractaires développaient dans 12 % des cas une rechute méningée, rappelant que l’imatinib franchit mal la barrière hématoméningée et que son usage ne dispense donc pas d’un traitement des localisations méningées occultes de la maladie [17].

Ces résultats allaient inciter à utiliser l’imatinib en association à une chimiothérapie chez des malades en rechute ou réfractaires. Le GRAALL et l’intergroupe français des leucémies myéloïdes chroniques ont traité 13 malades atteints de LMC en transformation lymphoblastique et 18 malades atteints de LAL Ph1 en rechute ou réfractaires par une association d’imatinib à la dose de 800 mg/j, de dexaméthasone et de vincristine. Chez 28 des 30 malades évaluables, une RC allait être obtenue. La survie médiane de ces malades à très haut risque atteignait 404 jours [18].

Très logiquement, ces données encourageantes ont conduit à utiliser l’imatinib en première intention chez des malades non traités. Le tableau 1( Tableau 1 ) résume les principales études conduites avec l’imatinib seul ou en association, chez des malades traités de novo, jeunes ou âgés [19-27].

Les lignes de force qui se dégagent de ces études pourraient être résumées ainsi :

  • quelles que soient les caractéristiques des malades au diagnostic (adultes jeunes, malades âgés), les taux de RC sont impressionnants, que l’imatinib soit administré seul, en association avec une chimiothérapie, en induction ou en consolidation/rattrapage : en règle générale, ils sont supérieurs à 90 % ;
  • la tolérance de ces traitements est tout à fait acceptable et même remarquable chez des malades aussi fragiles que les malades âgés, ce qui se traduit par une mortalité précoce inférieure à 10% ;
  • les rémissions moléculaires diffèrent d’une étude à l’autre, mais il n’est pas rare de les observer chez la moitié des malades traités par une association de chimiothérapie et d’imatinib ;
  • une étude suggère que les malades qui ont reçu simultanément l’imatinib et la chimiothérapie obtiennent plus souvent une rémission moléculaire que les malades qui ont reçu l’imatinib en alternance avec une chimiothérapie, sans aucun impact cependant sur la survie globale [23] ;
  • deux études suggèrent que la greffe ou la disponibilité d’un donneur n’a pas d’impact sur la survie globale, il est vrai sur des effectifs restreints et avec un recul encore modeste [20, 27] ;
  • la survie des malades âgés a été comparée à celle de séries « historiques » : les progrès sont importants, au point qu’on peut se demander si, dans cette tranche d’âge, la présence d’un Ph1 ne devient pas un critère de pronostic favorable, puisque, dans le même temps, aucun progrès comparable n’a été obtenu chez les malades Ph1– [24].

L’imatinib, utilisé avant l’allogreffe, semble plutôt avoir un impact favorable : comparée à une série historique, une cohorte de malades allogreffés après avoir été exposée à l’imatinib jouissait d’une survie supérieure [22]. L’utilisation de l’imatinib après la greffe n’est pas codifiée ; il n’est pas certain que l’imatinib doive être utilisé systématiquement chez tous les malades greffés. Souvent, il est utilisé dès la rechute moléculaire. On sait que chez de tels malades, une réponse moléculaire est obtenue une fois sur deux et que chez ceux dont la maladie résiduelle est encore détectée après deux ou trois mois de traitement, la rechute hématologique est pratiquement inévitable [28].

Si le taux de RC obtenu chez les malades traités d’emblée par imatinib et si les courbes de survie sont prometteuses, il n’en demeure pas moins qu’un nombre important de malades rechutent sous imatinib ou après transplantation. Dans une série de 94 rechutes sous imatinib, des mutations du domaine kinase de BCR-ABL sont observées dans 55 % des cas (jusqu’à 82 % chez les malades âgés !). La mutation T3151 (qui confère une résistance au dasatinib et au nilotinib) était observée chez 11 malades et, dans tous ces cas, elle était détectable au diagnostic [29].

Le rôle des nouveaux inhibiteurs de la tyrosine kinase reste à préciser, compte tenu des données encore très limitées dont nous disposons. Des réponses hématologiques, cytogénétiques et moléculaires, complètes ou non, ont été rapportées tant sous dasatinib que sous nilotinib chez des malades qui échappaient au traitement par imatinib. Par contre, nous n’avons pratiquement pas d’information sur l’intérêt de ces nouveaux médicaments chez les malades traités en première ligne.

En conclusion, à la lumière des informations disponibles, quel traitement recommander pour les malades atteints de LAL Ph1 ? Chez les malades jeunes, l’association d’imatinib à une chimiothérapie conventionnelle doit être préconisée d’emblée, idéalement après avoir éprouvé leur corticosensibilité pendant une semaine. La suite du traitement devrait associer un inhibiteur de tyrosine kinase et une chimiothérapie de consolidation, sans omettre une prévention des localisations méningées. Le choix de l’inhibiteur optimal reste à déterminer : l’imatinib reste la référence mais la fréquence relative des résistances doit faire envisager d’évaluer l’intérêt du dasatinib et du nilotinib en consolidation et en entretien. Les malades greffables devraient probablement continuer à être greffés, tant que nous ne serons pas fixés sur l’avenir lointain des malades jeunes non greffés et traités à l’ère de l’imatinib. Chez les malades âgés, l’association imatinib-chimiothérapie non ou peu toxique constitue probablement un choix optimal, la morbidité et la mortalité des inductions lourdes étant prohibitives. C’est dans cette tranche d’âge, où la greffe est rarement pratiquée et où les résistances à l’imatinib semblent particulièrement fréquentes, qu’il est le plus urgent d’évaluer les nouveaux inhibiteurs de tyrosine kinase. La greffe avec conditionnement atténué n’a pas encore démontré son intérêt et mériterait d’être testée dans le contexte de protocoles chez les malades âgés ou fragiles, en particulier si le suivi de leur maladie résiduelle indique une relative résistance ou un échappement au traitement médicamenteux.
Tableau 1 Principales études ayant évalué l’imatinib chez les malades atteints de LAL Ph1 et traités de novo

Nombre

Malades

Traitement

RCb(%)

RC moléculaires (%)

Survie

Survie sans rechute

Référence

Remarques

11

Tous âges

C + Ia

100

27

75 % à deux ans

[19]

24

< 65 ans

C + I

96

78

89 % à un an

68 % à un an (SSEc)

[20]

80

< 65 ans

C + I

96

71

76 % à un an

60 % à un an (SSE)

[21]

Pas de différence de survie entre malades greffés et non greffés

29

< 56 ans

C + I

89

78 % à trois ans

78 % à trois ans

[22]

92

< 66 ans

C + I alterné (A) ou simultané (S)

95

A = 19

A = 72 %

A = 65%

[23]

S = 52

S = 61 % à un an

S = 71% à 1 an

30

> 54 ans

C + I en consolidation

90

66 % à un an

58 % à un an

[24]

52

> 55 ans

C + I dès l’induction vs en consolidation

96

38

43% à 18 mois

27 % à 18 mois

[25]

Étude randomisée. Résultats de l’induction en faveur de l’association C + I d’emblée

22

Patients en RC après chimiothérapie

I en consolidation

79 % à deux ans

[26]

Étude « A »

12

> 60 ans

I + Corticoïdes

92

[26]

Étude « B ».

45

< 55 ans

C + I (en induction ou en consolidation)

96

62

65 % à 18 mois

51 % à 18 mois

[27]

Survie non influencée par l’existence d’un donneur

aC + I : chimiothérapie + imatinib.

bRC : rémissions complètes.

cSSE : survie sans événement.

Remerciements

L’auteur tient à remercier le Pr Lucienne Michaux pour la pertinence de ses remarques sur le manuscrit.

Références

1 Jones LK, Saha V. Philadelphia positive acute lymphoblastic leukaemia of childhood. Br J Haematol 2005 ; 130 : 489-500.

2 Groupe français de cytogénétique hématologique. Cytogenetic abnormalities in adult acute lymphoblastic leukemia : correlations with hematologic findings outcome. A Collaborative Study of the Group Français de Cytogenetique Hematologique. Blood 1996 ; 87 : 3135-42.

3 Mancini M, Scappaticci D, Cimino G, et al. A comprehensive genetic classification of adult acute lymphoblastic leukemia (ALL) : analysis of the Gimema 0496 protocol. Blood 2005 ; 105 : 3434-41.

4 Radish JP. Philadelphia chromosome-positive acute lymphocytic leukemia. Hematol Oncol Clin North Am 2001 ; 15 : 21-36.

5 Nashed AL, Rao KW, Gulley ML. Clinical applications of BCR-ABL molecular testing in acute leukemia. J Mol Diagn 2003 ; 5 : 63-72.

6 Cimino G, Pane F, Elia L, et al., Gimema Leukemia Working Party. The role of BCR/ABL isoforms in the presentation and outcome of patients with Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukemia : a seven-year update of the Gimema 0496 trial. Haematologica 2006 ; 91 : 377-80.

7 Dombret H, Gabert J, Boiron JM, et al. Groupe d’étude et de traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique de l’adulte (GET-LALA Group). Outcome of treatment in adults with Philadelphia chromosome-positive acute lymphoblastic leukemia-results of the prospective multicenter LALA-94 trial. Blood 2002 ; 100 : 2357-66.

8 Melo JV, Gordon DE, Tuszynski A, Dhut S, Young BD, Goldman JM. Expression of the ABL-BCR fusion gene in Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukemia. Blood 1993 ; 81 : 2488-91.

9 Reid AG, Huntly BJ, Hennig E, et al. Deletions of the derivative chromosome 9 do not account for the poor prognosis associated with Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukemia. Blood 2002 ; 99 : 2274-5.

10 Wetzler M, Dodge RK, Mrozek K, et al. Additional cytogenetic abnormalities in adults with Philadelphia chromosome-positive acute lymphoblastic leukaemia : a study of the Cancer and Leukaemia Group B. Br J Haematol 2004 ; 124 : 275-88.

11 Faderl S, Kantarjian HM, Thomas DA, et al. Outcome of Philadelphia chromosome-positive adult acute lymphoblastic leukemia. Leuk Lymphoma 2000 ; 36 : 263-73.

12 Lazarus HM, Richards SM, Chopra R, et al. Medical Research Council (MRC)/National Cancer Research Institute (NCRI) Adult Leukaemia Working Party of the United Kingdom and the Eastern Cooperative Oncology Group. Central nervous system involvement in adult acute lymphoblastic leukemia at diagnosis : results from the international ALL trial MRC UKALL XII/ECOG E2993. Blood 2006 ; 108 : 465-72.

13 Thomas X, Boiron JM, Huguet F, et al. Outcome of treatment in adults with acute lymphoblastic leukemia : analysis of the LALA-94 trial. J Clin Oncol 2004 ; 22 : 4075-86.

14 Mohty M, Labopin M, Boiron JM, et al. Reduced intensity conditioning (RIC) allogeneic stem cell transplantation (allo-SCT) for patients with acute lymphoblastic leukaemia (ALL) : a survey from the European Group for Blood and Marrow Transplantation. Blood 2005 ; 106 : 195a.

15 Ottmann OG, Druker BJ, Sawyers CL, et al. A phase 2 study of imatinib in patients with relapsed or refractory Philadelphia chromosome-positive acute lymphoid leukemias. Blood 2002 ; 100 : 1965-71.

16 Wassmann B, Pfeifer H, Scheuring UJ, et al. Early prediction of response in patients with relapsed or refractory Philadelphia chromosome-positive acute lymphoblastic leukemia (Ph+ALL) treated with imatinib. Blood 2004 ; 103 : 1495-8.

17 Pfeifer H, Wassmann B, Hofmann WK, et al. Risk and prognosis of central nervous system leukemia in patients with Philadelphia chromosome-positive acute leukemias treated with imatinib mesylate. Clin Cancer Res 2003 ; 9 : 4674-81.

18 Rea D, Legros L, Raffoux E, et al. Intergroupe français des leucémies myéloïdes chronique ; Group for Research in Adult Acute Lymphoblastic Leukemia. High-dose imatinib mesylate combined with vincristine and dexamethasone (DIV regimen) as induction therapy in patients with resistant Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukemia and lymphoid blast crisis of chronic myeloid leukemia. Leukemia 2006 ; 20 : 400-3.

19 Thomas DA, Faderl S, Cortes J, et al. Treatment of Philadelphia chromosome-positive acute lymphocytic leukemia with hyper-CVAD and imatinib mesylate. Blood 2004 ; 103 : 4396-407.

20 Towatari M, Yanada M, Usui N, et al., Japan Adult Leukemia Study Group. Combination of intensive chemotherapy and imatinib can rapidly induce high-quality complete remission for a majority of patients with newly diagnosed BCR-ABL-positive acute lymphoblastic leukemia. Blood 2004 ; 104 : 3507-12.

21 Yanada M, Takeuchi J, Sigiura I, et al., Japan Adult Leukemia Study Group. High complete remission rate and promising outcome by combination of imatinib and chemotherapy for newly diagnosed BCR-ABL-positive acute lymphoblastic leukemia : a phase II study by the Japan Adult Leukemia Study Group. J Clin Oncol 2006 ; 24 : 460-6.

22 Lee S, Kim YJ, Min CK, et al. The effect of first-line imatinib interim therapy on the outcome of allogeneic stem cell transplantation in adults with newly diagnosed Philadelphia chromosome-positive acute lymphoblastic leukemia. Blood 2005 ; 105 : 3449-57.

23 Wassmann B, Pfeifer H, Goekbuget N, et al. Alternating vs concurrent schedules of Imatinib and chemotherapy as front-line therapy for Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukaemia (Ph + ALL). Blood 2006 ; 108 : 1469-77.

24 Delannoy A, Delabesse E, Lheritier V, et al. Imatinib and methylprednisolone alternated with chemotherapy improve the outcome of elderly patients with Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukemia : results of the GRAALL AFR09 study. Leukemia 2006 ; 20 : 1526-32.

25 Pfeifer H, Ottmann OG, Goekbuget N, et al. A randomized phase II study of single-agent imatinib vs chemotherapy therapy in elderly patients with Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukemia (Ph + ALL) including analysis of resistance patterns. Blood 2005 ; 106 : 519a.

26 Vignetti M, Fazi P, Meloni G, et al. Dramatic improvement in CR rate and CR duration with imatinib in adult and elderly Ph + ALL patients : results of the Gimema prospective study LAL0201. Blood 2004 ; 104 : 749a.

27 de Labarthe A, Rousselot P, Huguet-Rigal F, et al. Imatinib combined to induction or consolidation chemotherapy in younger patients with de novo Philadelphia chromosome-positive acute lymphoblastic leukaemia. Results of the GRAAPH-2003 study. Haematologica 2006 ; 91(s1) : 243.

28 Wassmann B, Pfeifer H, Stadler M, et al. Early molecular response to posttransplantation imatinib determines outcome in MRD + Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukemia (Ph + ALL). Blood 2005 ; 106 : 458-63.

29 Pfeifer H, Wassmann B, Pavlova A, et al. Pattern and evolution of BCR-ABL kinase domain mutations in patients with Philadelphia-positive acute lymphoblastic leukemia (Ph + ALL) developing resistance to imatinib. Blood 2005 ; 106 : 46a.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]