ARTICLE
pnv.2012.0334
Auteur(s) : Mamadou Coumé1,,2 drcoume@ipres.sn, Kamadore Touré3,4, Mamadou Habib Thiam5, Maria Victoria Zunzunegui6, Yves Bacher7, Thérèse Moreira Diop1, Mouhamadou Mansour Ndiaye3
1 Service de médecine interne, HALD, Dakar,
Sénégal
2 CMSU de l’IPRES, Dakar, Sénégal
3 Clinique neurologique, Centre hospitalier
universitaire de Fann, Dakar, Sénégal
4 Département de médecine préventive et santé
publique, Faculté de médecine, pharmacie et odontostomatologie,
Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal
5 Service de psychiatrie, Centre hospitalier
universitaire de Fann, Dakar, Sénégal
6 Département de médecine sociale et préventive,
Faculté de médecine, Université de Montréal, Québec, Canada
7 Clinique de mémoire, Division de gériatrie, Sir
Mortimer B Davis Hôpital général juif, Faculté de médecine,
Université McGill, Québec, Canada
Tirés à part : M. Coumé
Dans le monde, on estimait en 2000 le nombre de personnes
démentes à 25,5 millions, représentant 0,4 % de la
population mondiale, et que ce nombre allait atteindre
63 millions en 2030 et 114 millions en 2050. Environ
52 % de ces personnes vivent dans les pays sous-développés et
l’augmentation du nombre de cas de démence y sera plus importante,
passant de 13,3 millions en 2000 à 84 millions en 2050
[1].
Bien que de nombreuses études aient été menées dans les pays
développés afin de mieux appréhender l’épidémiologie de cette
affection, peu de recherches l’ont été en Afrique. En effet, au
Nigeria, une prévalence de 2,29 % a été retrouvée auprès d’une
population de personnes âgées de 65 ans et plus pour la
démence [2]. En Égypte, elle était de 4,5 % dans une
population de 60 ans et plus [3]. Au Bénin, les troubles
cognitifs étaient observés chez 10,4 % de la population de
personnes âgées de 65 ans et plus habitant à Djidja [4]. Au
Sénégal, la prévalence de la démence a été estimée à 6,6 %
dans une population de patients utilisant le Centre médico-social
et universitaire de l’IPRES, Dakar, Sénégal [5]. Ces prévalences
sont inférieures à celles observées dans les pays occidentaux,
probablement en rapport avec une espérance de vie plus courte.
Les déficits cognitifs sont devenus un véritable problème de
santé publique. Leur prévalence varie avec l’âge et l’instruction
[6, 7]. Ils sont par ailleurs probablement sous-diagnostiqués
au niveau des services de soins primaires dans les pays développés
[8-10], malgré les progrès observés dans la prise en charge
médicale et psychosociale des patients et de leur famille. Le
dépistage précoce est important pour la personne âgée, son milieu
social et le système de santé. Il permet en effet de :
- –. traiter les causes réversibles de démence et la
comorbidité associée ;
- –. ralentir la progression de la démence
[11] ;
- –. améliorer la qualité de vie de la personne âgée et de
son aidant [12, 13].
La population sénégalaise était estimée à 9 526 648 habitants en
l’an 2000 et elle atteindra 13 millions en 2015. L’espérance
de vie augmentant, le nombre de personnes âgées va s’accroître
[14]. Environ 8 % de la population est âgé de 55 ans et
plus, et ce taux sera de 11 % en 2015 [15, 16]. La
proportion d’analphabètes est importante dans cette tranche d’âge,
variant entre 90 et 96 % lors d’une enquête réalisée en 1988
[17]. Tous ces facteurs peuvent avoir un impact sur la prévalence
et les facteurs de risque de déficit cognitif chez la personne âgée
sénégalaise.
Afin d’informer les décideurs politiques et sanitaires face au
vieillissement de la population, une étude a été réalisée au
Sénégal, permettant d’estimer la prévalence des déficits cognitifs
auprès d’une population de personnes âgées utilisant le Centre
médico-social et universitaire (CMSU) de l’Institut de prévoyance
retraite du Sénégal (IPRES) pour des soins.
Méthode
L’étude a été réalisée au Centre médico-social et universitaire
de l’IPRES, Dakar-Sénégal. L’Institution de prévoyance retraites du
Sénégal (IPRES) gère le régime national obligatoire d’Assurance
vieillesse intégré au régime de Sécurité sociale [18]. Elle assure,
pour les titulaires de pension et les membres de leur famille ainsi
que pour les veuves et leurs enfants mineurs, la prise en charge
des frais hospitaliers et des soins de base dans ses structures
sanitaires.
L’Institution dispose également d’un Centre médico-social et
universitaire (CMSU) qui est un centre de gériatrie et de médecine
communautaire. Ce centre est une polyclinique universitaire
assurant les soins gratuits aux personnes âgées retraitées de
l’IPRES et leurs familles.
Population étudiée
La population étudiée était composée de personnes sénégalaises
âgées de 55 ans et plus, venant consulter au CMSU de l’IPRES
pour un problème de santé et donc bénéficiaires des services
offerts au niveau de cette structure de santé.
Ont été exclues toutes les personnes âgées de moins de
55 ans et celles présentant une maladie empêchant
l’administration de l’instrument de collecte de données :
- –. coma ;
- –. délire ;
- –. aphasie (d’origine vasculaire non
démentielle) ;
- –. baisse importante de l’acuité visuelle et
auditive.
Collecte des données
Du 1er mars 2004 au 31 décembre 2005,
872 personnes âgées de 55 ans et plus ont été
interviewées à l’aide d’un questionnaire Vieillir au Sénégal
par des étudiants en médecine et formés pour cette étude. Cet outil
a permis de recueillir des informations en rapport avec leurs
caractéristiques socio-démographiques, leurs antécédents médicaux,
l’histoire familiale de démence, leurs habitudes de vie, leur
réseau social et une évaluation de leur autonomie fonctionnelle
[19]. L’évaluation neuropsychologique a été réalisée avec le test
de Hodkinson version 7 items [20] et le test du Sénégal
[21].
Le test du Sénégal a été développé pour le dépistage de la
démence chez les personnes âgées sénégalaises [18]. Il est composé
de 5 sous-échelles en rapport avec les différents domaines
cognitifs, pour un score total de 0-39, réparti comme
suit :
- –. l’orientation : score 0-8 ;
- –. la mémoire : score 0-24 ;
- –. l’attention/le calcul : score 0-2 ;
- –. les fonctions exécutives/la praxie : score
0-3 ;
- –. le langage : score 0-2.
Le score varie de 0 à 39. Il est valide et fiable pour le
dépistage de la démence, avec :
- –. une sensibilité de 93,1 % ;
- –. une spécificité de 89,6 % ;
- –. une valeur prédictive positive de
93,1 % ;
- –. une valeur prédictive négative de 92,8 % au
seuil de 28/39 points ;
- –. une surface sous la courbe de 0,967 ;
- –. un kappa de 0,82.
Son administration est peu contraignante et nécessite peu de
temps (environ 12-15 minutes). L’âge et l’instruction n’ont
aucune influence sur sa performance diagnostique [21, 22].
Cette recherche a été approuvée par le Comité d’éthique de
l’Université de Montréal (Québec, Canada) et de celui du ministère
de la Santé et de la Prévention médicale du Sénégal avant son
démarrage.
Un consentement éclairé de la personne âgée ou de son
accompagnant était obtenu.
Variables à l’étude
Le diagnostic de déficit cognitif était posé lorsque le score
obtenu avec le test du Sénégal était ≤ 28/39 points. Il
s’agissait :
- –. des caractéristiques socio-démographiques avec l’âge
(en 7 catégories [55-59 ans, 60-64 ans,
65-69 ans, 70-74 ans, 75-79 ans, 80-84 ans,
85 ans et plus]), le sexe, le statut matrimonial (marié ou
non), l’instruction (le fait d’avoir reçu une instruction
formelle : oui, non) ;
- –. des habitudes de vie avec notamment la consommation
alcoolo-tabagique, ainsi que l’exercice physique au moment de
l’étude : marche (oui, non) et autres activités. La variable
« autres activités physiques » a été mesurée par un score
de 0 à 5 en fonction du nombre d’activités pratiquées : vélo
(oui, non), danse (oui, non), jardinage (oui, non), travaux
champêtres (oui, non), pêche (oui, non). La variable « autres
activités » a été catégorisée en 3 modalités :
absence d’activité, 1 activité, 2 activités et
plus ;
- –. des antécédents médicaux : hypertension
artérielle, cardiopathie, maladies vasculaires périphériques,
accident vasculaire cérébral (AVC), diabète, maladies
respiratoires, maladies rhumatismales, cancer/tumeur bénigne,
maladie de Parkinson, épilepsie, affections génito-urinaires,
cataracte, glaucome, troubles auditifs, troubles digestifs, anémie,
maladie thyroïdienne, fracture, traumatisme crânien. Toutes ces
variables ont été dichotomisées : oui, non ;
- –. de l’histoire familiale de démence (oui, non).
Analyses statistiques
Les données recueillies ont été analysées à l’aide du logiciel
SPSS® version 13.0 pour Windows®. Des
analyses univariées pour le calcul des fréquences, des moyennes,
des écarts types ont été effectuées en premier lieu, suivies
d’analyses bivariées.
Les analyses bivariées ont permis de comparer la prévalence des
déficits cognitifs en fonction des facteurs de risque. Le test du
χ2 a été utilisé avec un risque d’erreur de
5 %.
Résultats
Ainsi, 872 patients âgés de 55 à 90 ans, avec une
moyenne d’âge de 67,2 ans (± 7,5 ans) ont été
interviewés. Quatre-vingt-quatorze patients ont présenté un déficit
cognitif, soit une prévalence de 10,8 % (IC 95% 8,7-12,9). Le
tableau 1 décrit les caractéristiques
socio-démographiques et le mode de vie de la population
étudiée.
Tableau 1 Caractéristiques socio-démographiques et
habitudes de vie de la population à l’étude (n = 872).
Sociodemographic characteristics and lifestyle of the study
population (n = 872).
| Variables |
Effectif (n) |
Pourcentage (%) |
| Caractéristiques socio-démographiques |
| |
|
| Âge |
| |
| Moyenne (écart type) : 67,2 ans (±
7,5 ans) |
| |
| Minimum : 55 ans |
| |
| Maximum : 90 ans |
| |
| 55-59 ans |
149 |
17,1 |
| 60-64 ans |
216 |
24,8 |
| 65-69 ans |
160 |
18,3 |
| 70-74 ans |
178 |
20,4 |
| 75-79 ans |
118 |
13,5 |
| 80-84 ans |
42 |
4,8 |
| 85 ans et plus |
9 |
1,0 |
|
| Sexe |
| |
| Masculin |
546 |
62,6 |
|
| Statut marital |
| |
| Marié(e) |
689 |
79,0 |
|
| Instruction |
| |
| Oui |
430 |
49,3 |
|
| Habitudes de vie |
| |
|
| Avoir fumé la cigarette |
| |
| Oui |
224 |
25,7 |
|
| Avoir consommé de l’alcool |
| |
| Oui |
77 |
8,8 |
|
| Activités physiques |
| |
| Marche : |
| |
| Oui |
833 |
95,5 |
| Autres activités physiques : |
| |
| Moyenne (écart type) : 0,2 (0,7) |
| |
| Minimum : 0 |
| |
| Maximum : 5 |
| |
| Absence d’activité |
738 |
84,6 |
| 1 activité |
83 |
9,5 |
| 2 activités et plus |
51 |
5,8 |
L’hypertension artérielle (55,3 %), les affections
rhumatismales (47 %), les troubles digestifs (22,6 %),
les affections respiratoires (14,4 %) et génito-urinaires
(13,6 %) étaient les principaux antécédents médicaux rapportés
par la population de patients.
Lors de l’analyse bivariée, la prévalence de déficits cognitifs
variait significativement avec l’âge (p < 0,0000) et
l’instruction (p < 0,001) (tableau
2).
Tableau 2 Prévalence de déficit cognitif en fonction des
caractéristiques socio-démographiques de la population à l’étude
(n = 872).
Prevalence of cognitive impairment according to sociodemographic
characteristics of the study population (n = 872).
| Variables |
Effectif (n) |
Prévalence (%) |
p-value |
| Âge |
|
| |
| 55-59 ans |
4 |
2,7 |
|
| 60-64 ans |
16 |
7,4 |
0,000* |
| 65-69 ans |
15 |
5,0 |
|
| 70-74 ans |
16 |
9,4 |
|
| 75-79 ans |
28 |
15,7 |
|
| 80-84 ans |
10 |
23,8 |
|
| 85 ans et plus |
5 |
55,6 |
|
|
| Sexe |
|
| |
| Masculin |
65 |
11,9 |
0,17 |
| Féminin |
29 |
8,9 |
|
|
| Statut marital |
|
| |
| Marié(e) |
69 |
10,0 |
0,16 |
| Non marié(e) |
25 |
13,7 |
|
|
| Instruction |
|
| |
| Non |
61 |
14,2 |
0,001* |
| Oui |
33 |
7,5 |
|
Discussions et commentaires
Une prévalence de 10,8 % pour le déficit cognitif a été
observée dans la population étudiée, variant de manière
significative avec l’âge et l’instruction.
Cette prévalence globale est similaire à celle observée auprès
d’une population âgée de 55 ans et plus à Atlanta, USA
(10 %) par Akomolafe et al. [23], à Mexico (10 %)
par Arauz et al. [24] à Helsinki, en Finlande (9,1 %)
par Erkinjuntti et al. [25]. Cependant, elle est supérieure
à celle observée à Rotterdam, en Hollande, avec un taux de
6,3 % [26, 27], à Rochester, USA avec un taux de
0,5 % [28] et à Ballabgarh, en Inde, avec un taux de
0,84 % [29].
Dans notre population, le déficit cognitif augmentait
progressivement et de manière significative avec l’âge. Ce résultat
vient confirmer ce qui a été observé lors d’études antérieures
menées en milieu hospitalier et aussi populationnel. Ainsi, aux USA
[23, 28], en Hollande [26, 27], en Finlande [25], mais
également en Inde [29], le rôle de l’âge dans la survenue de
déficit cognitif a aussi été observé.
Dans notre étude, le déficit cognitif est apparu beaucoup plus
précocement, avec une prévalence de 2 % à 55-59 ans et de
4,6 % à 60-64 ans, augmentant graduellement avec l’âge.
Ces prévalences observées entre 55 et 64 ans sont supérieures
à celles retrouvées dans les pays développés. Aux USA, elles
étaient de 0,04 % et 0,086 % respectivement pour ces
différentes tranches d’âge [28]. En Hollande, une prévalence
similaire de 0,4 % était retrouvée pour ces groupes d’âge en
1998 [22] et en 1995 [27]. En Finlande, Erkinjuntti et al.
[25] ont retrouvé une prévalence de 0,8 % entre 55 et
64 ans. Ainsi, les résultats obtenus permettent de constater
une survenue précoce de déficit cognitif au Sénégal (tranche d’âge
de 55-64 ans) et de confirmer sa prévalence croissante avec
l’âge.
Plusieurs hypothèses pourraient expliquer cette augmentation de
la prévalence de manière globale et aussi de manière spécifique
dans la tranche d’âge 55-64 ans.
La première hypothèse réside dans le rôle que pourrait jouer le
parcours de vie difficile dans la détérioration cognitive, une
théorie de plus en plus acceptée dans le monde pour expliquer la
survenue de déficit cognitif dans certaines couches de la
population [30, 31], le parcours de vie difficile agissant de
manière directe sur le cerveau (par le transfert de gène de
l’hérédité démentielle ou par un retard de développement cérébral
du fait de déficit nutritionnel), ou de manière indirecte, à l’âge
adulte, par le biais de maladies cardiovasculaires ou infectieuses
[32]. Avec ce parcours de vie difficile, il est normal que le
déficit cognitif soit plus précocement ressenti au niveau de cette
population, ce qui peut aider à mieux cerner la prévalence élevée
de la détérioration cognitive dans la tranche d’âge
55-64 ans.
La seconde hypothèse serait en rapport avec la précarité de la
situation financière de ces personnes retraitées, dont le revenu ne
suffit pas pour subvenir aux besoins quotidiens. En effet, plus de
10 % des retraités sénégalais sont des responsables de famille
avec une pension située entre 30 et 70 % de leur salaire avant
retraite. La pension moyenne est de 70 000 CFA
(US $ 140) par trimestre pour les retraités de l’IPRES
[33], donc de la population de notre étude. En effet, plusieurs
études ont conforté le rôle de la profession dans la survenue de la
démence [34-37], cette affection étant beaucoup plus fréquente chez
les cols bleus (ouvriers). Les ouvriers sont le plus souvent moins
instruits, vivent dans des conditions précaires et sont plus
exposés au stress, aux produits toxiques, aux maladies infectieuses
et cardiovasculaires, facteurs de risque de déficit cognitif.
La variabilité de la prévalence de déficit cognitif en fonction
de l’instruction vient confirmer ce qui a été décrit ailleurs dans
le monde. Cette association a été retrouvée lors d’études
populationnelles [34, 38, 39].
Notre étude présente néanmoins quelques limites en rapport avec
sa validité externe. De plus, la temporalité des résultats obtenus
ne concernait qu’une partie de personnes fréquentant le Centre
médico-social et universitaire de l’IPRES. En effet, cette
population est composée de personnes ayant une couverture sanitaire
et dépendantes d’une institution de retraite, elle n’est donc pas
représentative de la population sénégalaise. Ainsi, les résultats
obtenus ne pourront être extrapolés au niveau de la population
générale, de manière non aléatoire. En effet, peut-être que
certains patients présentant un déficit cognitif n’ont pas été
inclus en raison de leur maladie, car ne venant pas en
consultation. Aussi, pouvons-nous assumer qu’il y ait possibilité
de sous-estimation de la prévalence.
Conclusion
Cette étude est une première au Sénégal. Elle vient renforcer
les études déjà menées sur la démence en Afrique. Elle a permis
d’obtenir une estimation de la prévalence du déficit cognitif dans
une population de personnes âgées de 55 ans et plus
bénéficiant de soins gratuits au niveau d’une structure de santé.
Elle confirme également la variabilité de cette fréquence en
fonction de l’âge et de l’instruction.
Conflits d’intérêts: aucun.
Points clés
- •. Cette étude d’estimation de la prévalence du déficit
cognitif dans une population de personnes âgées sénégalaises a été
réalisée au Centre médicosocial et universitaire de l’Institution
de prévoyance retraite du Sénégal.
- •. Le diagnostic du déficit cognitif était posé grâce au
test du Sénégal développé pour le dépistage de la démence chez des
personnes âgées sénégalaises, test qui est validé et fiable.
- •. Une prévalence de 10,8 % de déficit cognitif a
été observée dans notre population étudiée.
- •. Notre étude a permis de constater la survenue précoce
du déficit cognitif et sa prévalence croissante avec l’âge dans
notre population de retraités.
- •. La précocité de survenue du déficit cognitif et sa
croissance avec l’âge dans notre étude s’expliquent par le parcours
de vie difficile et la précarité de la situation financière de nos
retraités.
Annexe 1 . Test du Sénégal
Annexe 1. Senegal test

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