Home > Journals > Medicine > Epilepsie > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Epilepsies
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version
  Version PDF

Adolescence, epilepsy and physician


Epilepsies. Volume 21, Number 2, 137-41, avril-mai-juin 2009, Épilepsie et adolescence

DOI : 10.1684/epi.2009.0226

Résumé   Summary  

Author(s) : Henri de Grissac , Centre de Toul-Ar-C’hoat, route de Crozon, 29150 Chateaulin, France.

Summary : Passing through adolescence for a young with epilepsy is a risky period but it is also the occasion for personality change. The child builds up his internal world integrating self and surroundings experiences. Depending from the age of first seizure, epilepsy disrupts more or less this process. Epilepsy modifies parents and social interactions. Adolescence is a complex process with hormonal and neurological changes. New specific behaviours appear like taking risks or improving many relationships. Through these new behaviours adolescents develop identity feeling. Epilepsy will generate opposition, passiveness and behavioural disorder. Sometimes more serious trouble will be observed like psychosis. Reaction differ according two situations: a child with epilepsy becoming adolescent or an adolescent starting the disease. The physicians’ function is not only to cure the disease but also to take into account all surroundings factors (social, family, school) to facilitate the harmonious development of the identity feeling.

Keywords : adolescence, epilepsy, psychosocial aspects

ARTICLE

Auteur(s) : Henri de Grissac

Centre de Toul-Ar-C’hoat, route de Crozon, 29150 Chateaulin, France

L’observation et l’écoute, depuis plus de 35 ans, d’enfants et d’adolescents souffrant d’épilepsie soit dans le cadre du centre de Toul-Ar-C’hoat, soit à l’occasion d’une consultation privée, permettent de faire quelques remarques sur les risques et les chances du passage de l’adolescence. Cette expérience permet aussi de proposer quelques pistes d’amélioration de l’accompagnement des adolescents et de leurs familles. Il est possible de distinguer des évolutions différentes entre un enfant épileptique qui devient adolescent et un adolescent, jusque-là bien portant, qui voit surgir une épilepsie dans son existence.

La prise en charge à ce moment fécond de remaniement de l’organisation de la personnalité doit rendre possible une évolution harmonieuse vers un sentiment d’identité porté par la confiance en soi et l’estime de soi. Le sentiment d’identité qui est le garant d’une adolescence réussie nécessite une écoute de ce jeune qui ne s’intéresse pas seulement à sa réalité médicale, mais aussi s’occupe de sa réalité familiale, sociale, scolaire et le considère comme une Personne.

Évolution psychique d’un enfant et irruption de l’épilepsie

Sensations vécues

Avant d’évoquer la problématique de l’adolescence, il convient de s’interroger sur la façon dont l’enfant se construit sur le plan psychique.

Très sommairement et en se référant surtout aux travaux d’Anzieu (1995) dans son ouvrage « Le Moi Peau », il est possible de dire que l’esprit dérive du corps. Il y a un étayage des fonctions psychiques sur les fonctions organiques en précisant bien que le corps dont il s’agit là est bien le corps vécu, éprouvé, vivant. Il existe une internalisation des sensations corporelles extéro- et intéroceptives, et chacun connaît les vertus constructives d’un bon maternage.

L’esprit évolue aussi à partir de repères identificatoires qui s’élaborent dans la relation aux parents, au tout début puis progressivement à un entourage plus vaste et plus diversifié.

Ainsi, l’enfant construit son monde intérieur en intégrant l’expérience de soi et l’expérience de son environnement. Il peut alors se poser en sujet avec un rôle, un sexe et l’appartenance à une génération.

L’épilepsie pendant l’enfance est source de difficultés, car elle est responsable d’un dysfonctionnement neurologique intermittent ou permanent qui va troubler les messages en provenance du corps et perturber l’internalisation des sensations corporelles. Plus l’épilepsie est précoce, plus les troubles qu’elle entraîne sont lourds, allant parfois à l’arrêt, voire à la régression de l’évolution psychique.

Repères d’identification

En ce qui concerne les repères d’identification, il faut tenir compte du moment auquel débute l’épilepsie. Une perturbation, dès le jeune âge, n’aura pas le même effet que lorsque la maladie apparaît chez un enfant ayant déjà élaboré une personnalité équilibrée. La relation fusionnelle de la mère avec son enfant sera parasitée par l’existence des crises. À cela, il faut ajouter que l’enfant évolue au sein d’un système qui, de simple au début avec seulement les parents, se complexifie au fur et à mesure qu’il grandit. C’est dans cet ensemble familial, puis plus tard social, que normalement se réalise la satisfaction de tous les besoins d’amour partagé. C’est là que se réalisent la créativité et les projets de vie portés par l’affection mutuelle. Tous les jours, vous observez l’importance de la satisfaction narcissique des parents avec leur enfant quand il va bien et, en miroir, la jubilation de l’enfant qui, en s’identifiant à ses parents ou à d’autres images de l’entourage, forge son identité. Ce sont ces interactions, si importantes pour le bon déroulement de la formation psychique, qui peuvent être bouleversées lorsque l’épilepsie apparaît.

Réaction parentale

L’épilepsie, en effet, du fait de l’image qu’elle véhicule vient sonner le glas des projets et des espoirs que les parents placent dans l’enfant. Il leur faut faire le deuil de l’enfant sain, il faut surmonter le chagrin.

À ce moment de l’annonce du diagnostic, et cela quelle que soit la sévérité de la maladie et quel que soit l’âge de l’enfant, les parents se posent cette question : l’épilepsie de mon enfant est-elle quelque chose en moins, source de détresse ? Est-elle une insuffisance ? Une fatalité ? Ou bien est-ce pour moi, parent, l’occasion d’une expérience humaine et affective singulière à ne pas comparer à celle de la perception de la bonne santé ?

Si le couple parental est solide, solidaire, et si les professionnels qui vont prendre en charge l’enfant acceptent de prendre tout le temps nécessaire pour les accompagner de façon authentique, ils pourront alors ne pas tomber dans la dépression, ils sauront surmonter le chagrin, et ils pourront être avec leur enfant, ce que Beauchesne appelle des « parents supporters » (Beauchesne, 2004).

Adolescence : processus complexe et comportements spécifiques

Intrication hormonale et neurologique

Les changements observés lors de l’adolescence sont associés aux modifications spectaculaires de la production hormonale de la puberté. Ce moment clef de l’adolescence entraîne la maturation sexuelle et n’est sans doute pas étranger aux modifications structurelles neurologiques. Les modifications du cerveau seraient essentielles pour faciliter l’émergence des prédispositions comportementales et révéler ainsi tout le potentiel adaptatif de l’adolescence : période de transition de la dépendance à l’indépendance.

Spear décrit chez l’homme, comme dans beaucoup d’espèces, les comportements caractéristiques de l’adolescence (Spear, 2008). Elle énumère :

  • la recherche d’interactions croissantes avec les pairs ;
  • l’accentuation des conflits avec les parents ;
  • la recherche de nouvelles sensations ;
  • la prise de risque ;
  • l’impulsivité.

La plupart de ces traits comportementaux ont des vertus adaptatives, ils permettent d’explorer au-delà du cercle familial, de créer des liens et de développer des aptitudes sociales, d’expérimenter des comportements d’adultes. La prise de risque est le phénomène sans doute le plus douloureux pour l’adolescent lui-même, et du fait des conséquences souvent observées pendant ce passage de « l’immaturité dépendance » à la « maturité indépendance ».

Une chance aussi

L’adolescence est donc l’occasion de revisiter l’organisation de la personnalité élaborée durant l’enfance. Cette période pleine de risques offre, malgré tout, à ceux qui ont des circonstances défavorables, la capacité de grandir, de réussir, d’acquérir des compétences et d’établir un véritable sentiment d’identité au sein de la société.

L’épilepsie et ses limites

Risque de l’impasse

L’épilepsie est l’une de ces circonstances défavorables chez l’enfant, elle est source de souffrance, de rejet ; elle est rendue responsable des difficultés rencontrées à l’école ; elle entraîne des interdits, des limitations dans la vie de tous les jours ; elle peut enfin être la cause de l’impasse totale d’un enfant. L’enfant épileptique peut se trouver dans une situation d’évolution psychologique ou scolaire impossible. Il est alors dans l’incapacité de créer des liens souples avec son entourage.

Les modifications corporelles et comportementales que l’adolescence va susciter vont entraîner des troubles qui viennent compliquer la prise en charge de l’épilepsie. Il est possible d’observer une opposition face aux soins, une manipulation des traitements ou, au contraire, une totale passivité et soumission laissant aux parents le soin de tout gérer. Les médicaments sont utilisés comme moyen de pression sur les parents, ils sont accusés de tous les échecs, de la fatigue, de modifications du corps (maigreur ou prise de poids), de l’acné observée. Les refus sont des conduites à risque fréquemment notées.

Le changement de caractère peut être exacerbé par les médicaments : irritabilité, agressivité, impulsivité, mais il n’est parfois que l’expression d’une souffrance intime.

De l’opposition à la psychose

Plus loin que ces modifications souvent banales chez tout adolescent, on observe, et cela du fait de l’épilepsie, des troubles plus inquiétants dans le domaine psychopathologique. Le plus souvent, ils sont liés à l’angoisse générée par la maladie. Les troubles phobiques apparaissent moins que les manifestations obsessionnelles (méticulosité, rituels, tics, etc.). Des symptômes de dépression sont très fréquents, cette humeur labile peut se transformer en dépression grave avec des risques de passage à l’acte suicidaire ou une exacerbation des comportements à risque. Face à des bouleversements insupportables, l’adolescent peut aussi réagir par une inhibition totale, figeant tout progrès scolaire et favorisant un isolement social. À l’inverse, l’impulsivité, les colères clastiques et l’agressivité témoignent du mal être profond d’un adolescent blessé. C’est fréquemment, pendant ce passage de l’adolescence, que sont observées des crises pseudo-épileptiques se surajoutant aux crises connues ou survenant, alors que l’épilepsie est contrôlée par le traitement. L’hyperactivité qui est souvent associée à l’épilepsie dans l’enfance devient une sévère entrave à l’évolution durant l’adolescence et mérite une prise en charge spécifique.

C’est aussi à cette période que les bizarreries de comportement, les propos énigmatiques, les attitudes d’isolement font craindre l’envahissement psychotique de cet adolescent réservé, mais font rechercher aussi la possible action de certains médicaments antiépileptiques ou l’interaction de phénomènes psychiques liés aux crises, en particulier quand elles témoignent d’un dysfonctionnement temporal.

Un enfant épileptique qui devient adolescent

L’entrée dans l’adolescence est aussi un moment délicat de l’évolution d’un enfant épileptique. La prise en charge doit tenir compte de cette situation si particulière de remise en question d’une enfance qui s’est organisée avec l’épilepsie. L’enfant se sait malade, il a appris les limites qu’impose la maladie, les contraintes qu’elle procure. Il a observé la gravité dans le regard des autres. Il se sent coupable d’être malade et responsable de la souffrance des parents. Tout ce poids devient insupportable à l’adolescence quand une recherche de nouvelle identité apparaît avec le désir d’autonomie et l’envie de transgresser les limites imposées par son cadre habituel. À l’inverse, c’est aussi à cette période que des manifestations non épileptiques peuvent apparaître, l’adolescent ne sachant pas comment « exister » aux yeux de son environnement autrement qu’avec des crises.

Un adolescent qui devient épileptique

Lorsque l’épilepsie survient brutalement alors que l’adolescent a débuté son travail de remaniement psychique et physique, la situation se complique singulièrement pour lui. Les changements rapides et intenses en train de s’opérer chez le jeune sont contrariés, parasités par ce paramètre auquel ni lui, ni ses parents se sont préparés. L’adolescent qui tente de quitter la sécurité de l’enfance pour s’aventurer dans un avenir encore incertain ne peut que douter de lui et de sa capacité à grandir. La révolte, la dépression, l’angoisse apparaissent souvent ; le déni de la maladie et de ses risques est possible alors ; la maladie elle-même avec ses contraintes, ses interdits, ses traitements peut être manipulée et utilisée comme moyen de pression ou d’opposition à la famille.

Les parents, de leur côté, déjà ébranlés par un enfant que l’adolescence rend contradictoire et parfois difficile, souffrent de cette maladie qui vient ruiner en partie les illusions qu’ils échafaudaient pour lui.

Rôle du médecin

Aide à la représentation de la maladie

Toutes ces remises en question doivent être repérées et prises en compte par le médecin, car elles retardent le processus de séparation et d’individuation de l’adolescent. La prise en charge doit permettre à ce jeune d’intégrer la représentation de la maladie qui vient de se déclarer, en même temps qu’il doit intégrer tous les changements que la puberté fait apparaître dans son corps. Par exemple, donner la possibilité à un enfant d’exprimer les sensations subjectives qui accompagnent les crises, phénomènes parfois très anciens, qui font partie de son vécu et qui n’ont pas été identifiées comme un symptôme de la maladie. Cette intériorisation et la délimitation intrapsychique du corps malade et du corps pubère ne peuvent pas se résoudre par une intellectualisation du phénomène, mais plutôt par un véritable travail intrapsychique. L’éducation thérapeutique doit respecter le niveau de compréhension et évolue en fonction de la maturation du jeune qui devient progressivement acteur de sa prise en charge. Ce travail psychologique est particulièrement long et difficile dans le cas de l’épilepsie, car l’adolescent vit sa maladie, en grande partie, dans le regard de l’autre (parents, camarades, proches), et cette stigmatisation est la cause possible d’une régression et d’un retour à une image infantile de soi.

Soigner et aussi accompagner un sujet

Cette situation demande au médecin de s’interroger sur ses propres projections et de ne pas oublier que l’épilepsie qu’il soigne ne peut résumer l’adolescent qui est devant lui. Ses missions de soignant et d’accompagnant se confondent alors pour permettre à ce jeune d’exister en tant que sujet.

Accompagner un adolescent épileptique et sa famille permet des réaménagements des attentes et des projets de vie, parfois même des valeurs. Toutes ces adaptations donnent une vision nouvelle du destin d’un jeune.

Cette prise en charge ne cherche pas à faire le partage des responsabilités de la maladie, des troubles du caractère, de la pathologie du comportement, du rôle des parents, des événements importants de l’histoire du sujet, des effets de l’école, des interventions heureuses ou maladroites des professionnels. Tout cela passe au second plan devant la nécessité de mettre l’adolescent au premier plan et de l’accompagner dans l’élaboration de ses projets. Le médecin en tient alors compte pour les décisions thérapeutiques.

C’est l’adolescent qui dit comment il vit, comment il comprend la maladie, c’est aussi lui qui va pouvoir exprimer sa singularité, et cela bien au-delà de toutes les causes supposées de sa souffrance, qu’elles soient somatiques, sociales, familiales, scolaires ou autres.

Possible résilience

C’est cette attention particulière à l’adolescent qui peut réellement modifier son destin. Cette rencontre peut modifier l’épreuve de la maladie. Cette approche permet d’accompagner, non pas une maladie, mais bien au-delà des symptômes, elle est la rencontre avec un adolescent qui se place en tant que sujet ; cet adolescent qui se construit psychiquement est alors plus proche de nous.

Cette attention nécessite écoute et empathie de la part des soignants d’un adolescent épileptique, elle permet une approche globale qui, idéalement, est réalisée par une équipe pluridisciplinaire, mais peut parfois être réalisée par le médecin.

Cette écoute professionnelle, collective ou singulière permet d’avoir un éclairage sur la personnalité et sur le sens que prend l’épilepsie pour l’adolescent. Elle permet d’apprécier les forces qui favoriseront une bonne évolution, elle révèle les obstacles à dépasser. Elle permet de mettre en œuvre avec l’adolescent, devenu acteur de sa vie, un véritable projet. Elle révèle, enfin, la capacité d’une possible « résilience » au moment de l’adolescence, période par excellence de tous les changements.

L’épilepsie et le regard des autres

L’accompagnement propre à un adolescent épileptique pour favoriser sa subjectivation est quelque peu différent de celui nécessaire à des adolescents atteints par d’autres maladies chroniques. C’est sans doute les particularités de l’épilepsie qui expliquent cette différence.

En effet, peu d’affections sont autant sources de questionnement de la part des malades, des familles et de la société. L’épilepsie suscite depuis toujours surprise et crainte pour qui y est confronté. L’image des épileptiques dans toutes les cultures s’est forgée depuis des millénaires, et tous les progrès de la science ont du mal à faire évoluer nos opinions, nos peurs et nos préjugés.

Souvent l’objectivité nécessaire pour aborder un épileptique est mise en défaut par nos a priori et surtout par notre propre angoisse. L’anticipation de la survenue d’une crise entraîne la crainte du médecin, elle peut être paralysante pour le malade.

Le regard de la société sur l’épileptique favorise des attitudes de rejet ou de mise à l’écart accentuant le handicap de la maladie. Il est aisé de comprendre combien l’adolescent épileptique souffre de cette situation, lui qui souhaite, à juste titre, exister, vivre et s’intégrer parmi ses pairs dans cette société.

L’angoisse des parents est aussi à considérer, car elle joue un rôle déterminant dans la réussite de l’épanouissement et de l’émancipation de leur enfant épileptique : le médecin qui accompagne cette famille a une fonction capitale d’écoute et d’explication sans méconnaître ni exagérer les risques. Les parents doivent pouvoir exprimer leur angoisse, verbaliser leur déception, leur sentiment de culpabilité. Ainsi, ils seront en partie allégés de leur souffrance ; ils pourront être plus facilement aidants pour leur enfant qui voit bien, dans leur regard, l’image qu’il représente.

Conclusion

Accompagner un adolescent épileptique nécessite de tenir compte de l’ensemble des données exposées, afin de pouvoir répondre avec efficience à sa demande.

Quelle est sa demande ? Que le médecin soit capable de prendre en charge sa maladie avec compétence, qu’il réponde aux questions concrètes qu’il lui pose (sexualité, contraception, orientation professionnelle, conduite automobile, etc.), qu’il se sente considéré comme une personne dont la place s’affirme dans la société.

C’est donc bien d’une prise en charge globale dont a besoin l’adolescent épileptique (médicale, sociale et psychologique). Il va de soi que le médecin, dans ce cadre ainsi défini, ne peut échapper à son implication affective dans cette relation humaine.

Cette rencontre nécessite beaucoup de temps d’échange, de conseils, de négociation parfois, d’explications médicales compréhensibles et d’une véritable éducation à la santé. Elle peut justifier pour le médecin la demande de collaboration avec d’autres spécialistes médicaux, sociaux ou psychologues ; il est à l’interface entre l’adolescent et une équipe spécialisée. Cette fonction de référent est le cœur même de l’acte médical.

Références

Anzieu, 1995 Anzieu D. Le Moi peau. Paris : Dunod Ed., 1995.

Beauchesne, 2004 Beauchesne H. L’enfant épileptique : psychologie et psychopathologie. In : Cours de perfectionnement en épileptologie. Collection spéciale. Montrouge : John Libbey Eurotext, 2004 : 558-63.

Spear, 2008 Spear L. Le développement du cerveau et les patterns de conduites typiques pendant l’adolescence (première partie). Psychatr Sci Hum Neurosci 2008 ; 6 : 149-54.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]