ARTICLE
Auteur(s) : Constant Adjien, Pierre Genton
Centre Saint Paul, hôpital Henri Gastaut, Marseille
Une jeune fille née en 1989 consulte en juillet 2003 pour des
crises généralisées tonicocloniques dans un contexte de
photosensibilité. Elle a un frère cadet de 9 ans, en bonne
santé, ses parents n’ont aucun antécédent neurologique personnel ou
familial, ils ont divorcé récemment et la mère élève seule les deux
enfants. Elle est née à terme après une grossesse et un
accouchement normaux. Elle a eu des angines à répétition qui
avaient nécessité une amygdalectomie.Premier épisode en
décembre 2002. Alors qu’elle regardait la télévision depuis
plusieurs heures, elle a perçu au niveau de l’œil gauche des points
colorés mêlés à des figures mathématiques (racines carrées,
chiffres, etc.) qu’elle voyait de façon très claire. Ces phénomènes
ont été suivis de tremblements, de céphalées, d’une révulsion
oculaire et puis d’une crise tonicoclonique sans perte d’urine ni
morsure de langue. Le retour à la conscience s’est fait en deux
minutes environ. Les phénomènes visuels ont duré environ une
dizaine de secondes et les céphalées étaient temporales gauches,
violentes, elles auraient duré deux minutes environ. Des
vomissements sont survenus après la crise. Pas d’examen, pas de
traitement.Deuxième épisode en avril 2003, survenu dans un
restaurant, le soir, avec toujours des points colorés au niveau de
l’œil gauche, puis déviation de la tête et des yeux à droite et
généralisation secondaire.Depuis quelques mois, la patiente se
plaint souvent en période cataméniale de perceptions lumineuses
scintillantes dans un champ visuel, suivies de céphalées, sans
perte de connaissance et sans nausées. Un neuropédiatre consulté
après la seconde crise prescrit la carbamazépine, mais les
phénomènes mineurs persistent. Il semble y avoir aussi de temps en
temps, surtout depuis la prescription de carbamazépine, des
myoclonies massives responsables de lâchage d’objets. Sa mère
rapporte en outre des manifestations à type de clignements des
paupières, des pertes de contact très brèves pluriquotidiennes,
surtout devant la télévision, et enfin des difficultés scolaires,
qui auraient commencé environ deux ans auparavant. Enfin,
l’adolescence se passe difficilement, avec des réactions
caractérielles fréquentes, et une opposition presque systématique,
portant aussi sur le traitement antiépileptique.
Examen clinique
La jeune fille est en excellent état général, sportive, collabore
bien malgré une mauvaise humeur clairement exprimée. L’examen
clinique est normal à part les réflexes ostéotendineux qui sont
vifs, diffusés et polycinétiques aux membres inférieurs. Le bilan
neuropsychologique, auquel la patiente apporte assez mal sa
participation, montre une efficience intellectuelle globale faible
caractérisée par une dissociation visuo-verbale importante, au
profit du verbal. Il existe un déficit visuo-perceptif et
visuo-constructif significatif associé à de très faibles capacités
en mémoire de travail et en résolution de problèmes.
Au total, cette jeune fille âgée de 16 ans, présente trois
types de manifestations :
- – des phénomènes visuels (illusions, hallucinations)
souvent déclenchés par la télévision, peut-être aussi
spontanés ;
- – des crises généralisées tonicocloniques, mais aussi
des absences, des myoclonies palpébrales et des myoclonies
massives, nettes depuis la mise en route d’un traitement par
carbamazépine ;
- – des troubles du comportement, qui s’intègrent dans un
contexte familial défavorable (divorce des parents) et dans une
adolescence difficile, avec aussi une chute des résultats
scolaires.
Examens complémentaires
Les EEG (( figure 1 ), ( figure 2 ))
réalisés mettent en évidence :
- – d’une part des pointes-ondes et polypointes-ondes
généralisées à prédominance bifrontale ;
- – d’autre part, des pointes occipitales droites et
gauches asynchrones accentuées par la stimulation lumineuse
intermittente, qui provoquent aussi des décharges de PO
généralisées et qui sont très mal tolérées par la patiente.
L’IRM n’a mis en évidence aucune anomalie morphologique. Le
bilan biologique de routine est normal. Le taux sanguin de
carbazépine (400 mg/j) n’a pas été mesuré.
Questions
- 1 - Quelles sont les hypothèses diagnostiques ?
- 2 - Faut-il demander d’autres explorations ?
- 3 - La carbamazépine est-elle le traitement adéquat ?
Commentaires
Luc Valton, Service de Neurologie, Unité d’Épileptologie, Hôpital
Rangueil, CHU Toulouse. <valton.l@chu-toulouse.fr>
Cette jeune fille a présenté depuis l’âge de 13 ans des
crises généralisées débutant par des phénomènes visuels, des
épisodes de troubles visuels paroxystiques suivis de céphalées avec
un contexte de photosensibilité ; l’introduction d’un
traitement par carbamazépine, n’a pas fait disparaître ces troubles
visuels, et d’autres types de crises sont apparus : absences,
myoclonies palpébrales et myoclonies massives. Le bilan
neuropsychologique a montré des déficits qui orientent vers un
dysfonctionnement pariéto-occipital et frontal.
La sémiologie des deux premiers épisodes neurologiques
correspond clairement à des crises d’épilepsie partielle
secondairement généralisées avec des symptômes qui orientent
vers un dysfonctionnement précoce de la région occipitale. Les
phénomènes visuels paroxystiques suivis de céphalées favorisées en
période cataméniale pourraient faire discuter des migraines
ophtalmiques ; cependant, les épisodes ne réunissent pas les
critères IHS de migraine, et la sémiologie visuelle paraît plus
évocatrice de crises partielles simples occipitales. La sémiologie
clinique et la présence sur l’électroencéphalogramme d’activités
paroxystiques postérieures conduit au diagnostic d’épilepsie
occipitale avec photosensibilité. L’IRM est normale.
Le diagnostic d’épilepsie occipitale lésionnelle
(cryptogénique), est compatible avec une imagerie normale ;
l’IRM a pu manquer une lésion discrète comme une dysplasie
corticale focale (DCF), un cavernome, une hétérotopie
périventriculaire focale, ou une polymicrogyrie focale. La
sémiologie des crises n’est pas spécifique d’un syndrome. La
photosensibilité est possible. Dans le premier cas, le début de
l’épilepsie se fait habituellement au cours de la deuxième
décade ; le traitement par carbamazépine est alors adéquat
mais peut laisser persister des crises soit parce que la compliance
au traitement est imparfaite, soit parce que c’est une épilepsie
réfractaire ce qui est fréquemment observé dans ce cas.
Refaire une IRM haute résolution est le premier examen à réaliser
en cas d’épilepsie partielle cryptogénique ; la réalisation
d’une tomographie d’émission de positons (TEP) peut aider à
localiser certaines anomalies focales discrètes, en particulier les
DCF. Cependant, l’aspect de l’EEG, et en particulier la présence de
paroxysmes généralisés, va contre ce diagnostic.
L’IRM peut également manquer la présence de calcifications
occipitales, entrant dans le cadre de l’épilepsie avec
calcifications occipitales bilatérales qui est souvent associée à
une maladie cœliaque. L’épilepsie débute par des crises partielles
occipitales et peut dans certains cas évoluer vers une
encéphalopathie épileptique avec différents types de crises, et
même une détérioration intellectuelle. Le scanner cérébral permet
habituellement de visualiser des calcifications occipitales
bilatérales. Cependant, l’épilepsie débute généralement dans la
première décennie, et l’EEG montre des décharges paroxystiques
limitées aux régions postérieures (Taylor et al., 2003).
Des crises occipitales et des paroxysmes occipitaux sont assez
communs en cas d’épilepsie myoclonique progressive ; pendant
les premières années, la sémiologie peut conduire au diagnostic
d’épilepsie occipitale avec ou sans photosensibilité, tout
particulièrement dans la maladie de Lafora, ou en cas de maladie
mitochondriale (Taylor et al., 2003, Durand-Dubief et al.,
2004) ; et l’IRM peut être normale au premier stade de la
maladie malgré la répétition des crises. Les examens
complémentaires utiles sont la recherche de corps de Lafora sur la
biopsie cutanée pour la maladie de Lafora, et la recherche d’une
acidose lactique, d’une élévation des lactates dans le LCR, de
ragged red fibers sur la biopsie musculaire, d’une mutation
habituelle du DNA mitochondrial.
Cependant, le diagnostic le plus probable me paraît être celui
d’épilepsie occipitale idiopathique. L’âge de début est compatible
avec le diagnostic d’épilepsie occipitale de l’enfant à début
tardif (type Gastaut), mais aussi avec celui d’épilepsie occipitale
idiopathique photosensible ; dans ce dernier cas, les crises
occipitales peuvent être déclenchées par la télévision, les jeux
vidéo ou la stimulation lumineuse intermittente. Classiquement les
crises débutent par des hallucinations visuelles circulaires
colorées souvent associées à une cécité, pouvant être suivies d’une
déviation tonique des yeux, une gêne épigastrique, des
vomissements, des céphalées, et des convulsions généralisées. L’EEG
intercritique est caractérisé par l’inscription de pointes ou
pointes ondes (PO) occipitales synchrones ou asynchrones spontanées
qui surviennent quand les yeux sont fermés à cause du phénomène de
fixation off (Panayiotopoulos, 2002). La présence de rares bouffées
de PO généralisées est possible et ne va pas contre le diagnostic.
Les absences et les myoclonies ne sont pas des crises habituelles
en cas d’épilepsie occipitale idiopathique photosensible ;
cependant, la possibilité de syndromes de transition entre
épilepsie occipitale idiopathique et épilepsie généralisée
idiopathique a été évoquée (Carabello et al., 2005, Taylor et al.,
2004). Par définition l’examen neurologique et mental, et l’IRM
doivent être normaux (Panayiotopoulos, 2002). Cependant, des
troubles neuropsychologiques discrets ont pu être objectivés chez
certains de ces patients, que ce soit sur l’attention, la mémoire
ou le fonctionnement intellectuel global (Gulgonen et al.,
2000).
L’aggravation récente, la survenue des myoclonies et des
absences paraît avoir été concomitante et donc potentiellement
favorisée par l’introduction de la carbamazépine. La carbamazépine
peut produire une aggravation par encéphalopathie toxique ;
l’aggravation clinique comporte alors une aggravation de
l’épilepsie mais aussi de l’état cognitif ; l’EEG montre un
tracé d’encéphalopathie épileptique et le dosage sérique immédiat
montre soit des taux suprathérapeutiques de carbamazépine, soit des
taux élevés de son dérivé toxique époxy par rapport au taux de
carbamazépine (So et al., 1994). L’aggravation paradoxale
correspond en revanche à une aggravation en l’absence
d’intoxication ; ceci a été observé avec la carbamazépine en
cas d’épilepsie généralisée idopathique ; l’introduction du
traitement favorise alors une recrudescence des crises et en
particulier l’apparition des absences et des myoclonies. Cela a
également été rapporté en cas d’épilepsie partielle idiopathique
essentiellement en cas d’épilepsie à paroxysmes rolandiques
(Genton, 2000).
Au vu de l’histoire clinique et de l’aspect de l’EEG, le
diagnostic d’épilepsie occipitale idiopathique photosensible est
retenu, avec aggravation paradoxale secondaire provoquée par la
carbamazépine. Dans ce cadre syndromique, la carbamazépine n’est
pas le traitement adéquat ; le valproate de sodium
conviendrait mieux. L’effet des nouveaux antiépileptiques est moins
bien connu. Le sevrage progressif complet en carbamazépine et
l’introduction du valproate de sodium devraient permettre d’obtenir
une amélioration clinique et électrique assez rapidement.
Conclusions de l’observation
Constant Adjien, Pierre Genton (Centre Saint Paul-HHG, Marseille)
La discussion proposée par L. Valton résume très bien le
cheminement diagnostique qui a effectivement eu lieu devant cette
observation. Tous les diagnostics proposés ont effectivement été
évoqués, mais le diagnostic final n’est pas celui que retient notre
collègue : en effet, l’évolution de l’épilepsie a imposé des
explorations complémentaires qui ont abouti au diagnostic de
maladie de Lafora (ML).
Le premier élément d’un diagnostic syndromique en épileptologie
est statistique. La survenue d’une crise généralisée
tonico-clonique (GTC) chez une adolescente en bonne santé, dans un
contexte de photosensibilité, évoque avant tout une épilepsie
généralisée idiopathique, pathologie de très loin la plus fréquente
dans cette tranche d’âge, et avec cette symptomatologie. Mais la
description de la première crise évoquait un début focal occipital,
et le diagnostic d’épilepsie occipitale idiopathique photosensible
(EOIP) (Guerrini et al., 1995) fut le premier retenu, d’autant
qu’avant la première crise GTC, des phénomènes plus discrets,
apparemment spontanés pour la plupart, évoquaient des crises
occipitales simples. Il faut noter cependant que les crises
présentées n’étaient pas entièrement typiques pour le syndrome
EOIP.
L’évolution a été entravée, perturbée par plusieurs éléments qui
ont fait finalement redresser le diagnostic, non sans quelques
errements :
- – l’effet aggravant de la prescription de carbamazépine,
avec apparition très nette de myoclonies. Cette aggravation avait
fait évoquer le diagnostic d’éplepsie généralisée idiopathique, et
le valproate (VPA) avait donc été choisi. Les myoclonies semblent
quasiment disparaître, mais des crises GTC persistent ;
- – la persistance d’une importante photosensibilité sous
VPA fait ajouter le lévétiracétam (LEV), qui améliore effectivement
ce paramètre sans améliorer nettement le problème général de la
patiente ;
- – en effet, la survenue de troubles du comportement et
du caractère, d’une baisse du rendement scolaire, que l’on pensait
pouvoir attribuer à la situation familiale et à l’adolescence de
manière plus globale, a fini par retenir notre attention. Le bilan
neuropsychologique mettait alors en évidence des déficits plus
spécifiques.
Le diagnostic de ML a été porté cliniquement, lors d’une
nouvelle consultation auprès de l’un de nous, alors que la patiente
recevait l’association VPA + LEV, sur trois éléments principalement
(Genton et al., 2002) :
- – l’existence évidente de myoclonies négatives. Ce
symptôme est, dans notre expérience, très évocateur dans les ML
vues récemment, car le syndrome myoclonique intense décrit
classiquement dans cette maladie est en grande partie masqué par le
traitement en place ;
- – l’importance de la détérioration cognitive, moins de
deux ans après le début des troubles. La jeune fille, qui avait de
très bonnes notes en espagnol, sa première langue vivante, n’est
plus capable de traduire dans cette langue une phrase simple comme
« j’aime les glaces » ;
- – l’aspect de l’EEG. Les planches fournies mettent en
effet en évidence une détérioration relative de l’activité de fond,
et l’association d’anomalies postérieures et généralisées. Cet
aspect, présent depuis le début de l’observation, aurait dû retenir
l’attention plus tôt. La ( figure 1 ) montre en
particulier l’association d’anomalies postérieures et diffuses, qui
semblent provoquées par la SLI mais qui surviennent également
spontanément, après la fin du train de stimulation. La ( figure 2 ) montre
les aspects polymorphes des décharges intercritiques, bien
différentes de celles que l’on constate dans les EGI. Cet EEG a été
obtenu sous VPA, et ne peut donc être considéré comme
artificiellement aggravé par la CBZ.
Le diagnostic de ML a été confirmé par l’analyse d’une biopsie
de peau axillaire (J.-F. Pellissier, Marseille), qui a mis en
évidence les inclusions typiques au niveau des cellules des canaux
sudoripares, et par la biologie moléculaire, ainsi qu’une mutation
ponctuelle au niveau produisant un codon stop (origine paternelle)
et une délétion de l’exon 2 (origine maternelle), au niveau du gène
de la laforine (EMP2A) (G. Lesca, Lyon) (Ianzano et al.,
2005).
Le retard de diagnostic, qu’il nous a paru intéressant
d’analyser dans cette observation, n’a certainement pas nui à la
patiente, en raison de l’absence de traitement spécifique pour la
ML. Retenons que les pièges diagnostiques restent nombreux, que
l’EEG doit être examinée avec une attention particulière, et que le
diagnostic d’une maladie rare comme la ML doit être gardé à
l’esprit, même s’il s’agit d’une mauvaise surprise, heureusement
rare.
Références
Carabello et al, 2005 Carabello R, Cersosimo R,
Fejerman N. Late-onset, Gastaut type, childhood occipital
epilepsy : an unusual evolution. Epileptic Disord 2005 ;
7 : 341-6.
Durand-Dubief et al, 2004 Durand-Dubief F, Ryvlin P,
Mauguiere F. Polymorphism of epilepsy associated with the
A3243G mutation of mitochondrial DNA (MELAS) : reasons for
delayed dagnosis. Rev Neurol (Paris) 2004 ; 160 :
824-9.
Genton, 2000 Genton P. When antiepileptic drugs aggravate
epilepsy. Brain Dev 2000 ; 22 : 75-80.
Genton et al, 2002 Genton P, Malafosse A, Moulard,
et al. Progressive myoclonus epilepsies. In :
Roger J, Bureau M, Dravet C, Genton P,
Tassinari C A, Wolf P, eds. Epileptic syndromes in
infancy, childhood and adolescence, 3rd edition. London : John
Libbey, 2002 : 407-30.
Guerrini et al, 1995 Guerrini R, Dravet C,
Genton P, et al. Idiopathic photosensitive occipital lobe
epilepsy. Epilepsia 1995 ; 36(9) : 883-91.
Gulgonen et al, 2000 Gulgonen S, Demirbilek V,
Korlmaz B, Dervent A, Townes BD. Neuropsychological
functions in idiopathic occipital lobe epilepsy. Epilepsia
2000 ; 41 : 405-11.
Ianzano et al, 2005 Ianzano L, Zhang J, Chan EM,
et al. Lafora progressive Myoclonus Epilepsy mutation
database-EPM2A and NHLRC1 (EMP2B) genes. Hum Mutat 2005 ;
26 : 97.
Panayiotopoulos, 2002 Panayiotopoulos C. Épilepsies
occipitales idiopathiques de l’enfant. In : Roger J,
Bureau M, Dravet C, Genton P, Tassinari CA,
Wolf P, eds. Les syndromes épileptiques de l’enfant et de
l’adolescent, 3e ed. John Libbey, 2002 : 203-24.
So et al, 1994 So E, Ruggles K, Cascino G,
Ahmann P, Weatherford K. Seizure exacerbation and status
epilepticus related to carbamazepine-10,11-epoxide. Ann Neurol
1994 ; 35 : 743-6.
Taylor et al, 2004 Taylor I, Marini C, Johnson,
et al. Juvenile myoclonic epilepsy and idiopathic
photosensitive occipital lobe epilepsy. Is there overlap ?
Brain 2004 ; 127 : 1876-8.
Taylor et Scheffer, 2003 Taylor I, Scheffer I.
Berkovic. Occipital epilepsies : identification of specific
and newly recognized syndromes. Brain 2003 ; 126 :
753-69.
|