ARTICLE
bdc.2011.1450
Auteur(s) : Tan-Dat Nguyen1 tandat.nguyen@reims.fnclcc.fr,
Philippe Vincent2, Fanny Lamberth1, Virginie Robles3, Hervé Curé4
1 Institut Jean-Godinot, centre régional de lutte
contre le cancer, département d’oncologie radiothérapie, 1, rue du
Général-Koenig, 51100 Reims, France
2 Cabinet de ville, 08200 Sedan, France
3 Institut Jean-Godinot, département d’information
médicale, 51100 Reims, France
4 Institut Jean-Godinot, département d’oncologie
médicale, 51100 Reims, France
Tirés à part : T. Nguyen
Introduction
Dans les deux dernières décennies, le cancer a connu une
évolution multidirectionnelle devenant l’une des préoccupations
premières en santé publique. Les données épidémiologiques
confirment une progression de 60 % des nouveaux cas de cancer
par rapport aux années 1980, progression essentiellement liée au
progrès du dépistage et au vieillissement simultané de la
population. Trente pour cent de l’ensemble des cancers touchent des
personnes de plus de 75 ans, soit plus de 110 000
nouveaux cas par an. Les connaissances en carcinogenèse et les
progrès biotechnologiques ont introduit les thérapeutiques ciblées
tandis que thérapeutiques cytotoxiques et soins de support ont
notablement progressé. La prise en charge personnalisée des malades
atteints de cancer est devenue majoritairement ambulatoire. Dans le
même temps, les exigences des patients en matière de soins ont
évolué vers plus d’informations, plus de qualité et plus de
sécurité. Le besoin d’une structuration de la cancérologie
française a abouti au lancement du premier Plan cancer et à la
création en 2004 de l’Institut national du cancer. L’organisation
d’une prise de décision concertée pluridisciplinaire, le dispositif
d’annonce et la personnalisation du projet de soins impliquant
fortement le médecin généraliste figuraient parmi les mesures les
plus emblématiques du premier Plan. Elles ont été reprises et
consolidées par le second Plan cancer 2009-2014. Il nous est donc
apparu opportun de recenser à nouveau les besoins spécifiques des
médecins généralistes (MG) en cancérologie afin de leur proposer le
soutien le plus adapté. Dès 1976 en France, un certain nombre
d’enquêtes régionales et nationales avaient été publiées afin de
préciser la place de la cancérologie dans la vie professionnelle
des MG [1, 2]. Quatre idées-forces étaient ressorties de ces
enquêtes. L’ambiguïté de la position du MG vis-à-vis du cancer
était soulignée, l’intervention du spécialiste et une
hospitalisation apparaissant presque toujours nécessaires mettant
ainsi le MG « hors jeu » pour une période de temps
relativement longue. Les occasions de penser au cancer s’avéraient
nombreuses même si les diagnostics de cancer étaient, à l’époque,
relativement rares en pratique de médecine générale. Le cancer, par
la menace qu’il faisait courir et par l’image qu’il véhiculait,
soulevait des questions existentielles fondamentales pour le
patient et son entourage, pour le médecin de famille et les
soignants. Une grande complexité des cancers était déjà perçue par
les MG. Aujourd’hui la prévention, le dépistage, les bilans
diagnostiques et préthérapeutiques, les traitements ont encore
évolué depuis la dernière enquête publiée [3]. L’image du cancer en
tant que maladie potentiellement curable est aujourd’hui
durablement imprimée dans l’esprit du public. Cette représentation
plus positive s’assortit d’une exigence accrue en termes
d’information et de résultats. La question d’un réel partage de la
prise en charge du patient atteint de cancer entre les médecins
spécialistes d’organe, les cancérologues et les MG préconisés par
le Plan cancer 2009-2014 [4] s’est donc à nouveau posée. Le travail
présenté a pour but de préciser la vision et la place actuelle de
la cancérologie dans la vie professionnelle d’un médecin de famille
à partir d’une enquête – questionnaire auprès des MG
installés en Champagne-Ardenne et en Picardie (Aisne).
Matériel et méthode
Cette enquête se proposait de recueillir l’avis des MG sur la
prise en charge de leurs patients porteurs de cancers. Les médecins
concernés étaient inscrits au conseil de l’Ordre des médecins dans
les départements de l’Aisne, des Ardennes, de l’Aube, de la Marne
et de la Haute-Marne et exerçaient exclusivement la médecine
générale. L’autorisation des présidents de chaque Conseil
département de l’Ordre des médecins a été préalablement obtenue par
écrit et pour certains départements, la liste des médecins en
activité nous a été fournie. Pour deux départements, le
listing a été établi à partir de l’annuaire professionnel
des postes. Mille neuf cent cinquante-sept médecins exerçant la
médecine générale ont ainsi été répertoriés. Un questionnaire de
quatre pages a ensuite été construit et divisé en trois
parties : données statistiques et épidémiologiques, attitude
et vision des médecins, difficultés rencontrées. Un espace réservé
aux commentaires libres a été mis à disposition. Ce questionnaire a
été élaboré par les auteurs et commenté, modifié et validé par des
MG exerçant en ville et/ou dans le centre régional de lutte contre
le cancer. Le questionnaire comportait 19 items et 66 cases à
cocher (annexe 1). Il a été adressé sous forme de courrier
accompagné d’une lettre explicative et d’une enveloppe-réponse
préaffranchie. Aucune ré-sollicitation téléphonique ou postale n’a
été effectuée auprès des médecins qui n’avaient pas répondu.
L’enquête a débuté le 1er février 2010 et s’est terminée
le 1er mai 2010.
Résultats
Sur les 1 957 envois, 12 médecins ont répondu ne plus
exercer la médecine générale, 21 questionnaires ont été retournés
« adresse inconnue », 705 MG ont renvoyé le questionnaire
rempli soit un taux de réponses de 36,6 %. Le taux de
remplissage des items a été de 99,5 % et 226 médecins ont
rédigé un commentaire libre soit 32 % des répondeurs.
Données statistiques et épidémiologiques
Quarante-trois pour cent des MG ayant répondu avaient entre 51
et 60 ans, 23 % plus de 60 ans, 22 % entre 41
et 50 ans et 6 % entre 30 et 40 ans (figure 1).
Quatre-vingt-neuf pour cent des MG pratiquaient depuis plus de
dix ans, 7 % entre cinq à dix ans et seulement 3 %
depuis moins de cinq ans. Leur pratique s’effectuait en cabinet
pour 43 % d’entre eux et en association pour 55 %. La figure 2
montre le nombre de nouveaux cas de cancers vus chaque année par MG
en pourcentage et le nombre de patients porteurs de cancers et
régulièrement suivis par MG.
Vingt-trois pour cent des MG pratiquaient dans des villes de
plus de 50 000 habitants, 46 % des MG pratiquaient dans
des villes de moins de 5 000 habitants. Le questionnaire ne
comportait cependant pas d’items sur les habitudes professionnelles
des MG (gardes, astreintes). L’appartenance des MG à des réseaux
était parfois signalée dans les commentaires libres. Aucun de ces
commentaires ne mentionnait le réseau régional de cancérologie
Oncocha.
Attitudes et vision des médecins généralistes
Les MG ont défini clairement la place qu’ils souhaitaient
occuper dans la prise en charge cancérologique de leurs patients
(figure
3). Cette implication correspondait à une vision
positive du pronostic des cancers, 95 % des MG considérant que
ce pronostic avait été amélioré au cours des 20 dernières
années. Les MG ont observé un meilleur abord psychologique des
malades dans 73 % des cas.
Difficultés rencontrées par les médecins généralistes
Près de 90 % des MG considéraient que le cancer tenait une
place importante dans leurs préoccupations professionnelles
quotidiennes et que leurs patients posaient des problèmes
généralement complexes (72 %) voire très complexes
(8 %).
Le versant psychologique prenait le dessus sur le versant
médical (52 % contre 38 %) avec une forte lourdeur de la
charge morale (65 %), une plainte de manque de temps
(58 %) et d’un ressenti de formation insuffisante en oncologie
(35 %). La mauvaise communication avec les cancérologues et
l’absence et la faiblesse des structures cancérologiques de
proximité était soulignée par 24 % des MG. Les périodes de la
maladie les plus difficiles à appréhender par les MG étaient la
couverture de la période terminale (69 %) et l’annonce
diagnostique qu’elle soit initiale ou secondaire à une rechute
après une phase de rémission (64 %).
Annonces diagnostiques
La grande majorité des MG ont répondu aborder la vérité du
diagnostic avec le patient, son ou sa conjointe et ses proches.
Toutefois, 20 % évitaient d’employer le mot de cancer et
27 % n’étaient pas favorables à informer le patient sur la
gravité du pronostic de la maladie, rejoignant ainsi 90 %
d’attitudes concordantes pour encourager les patients à garder
espoir.
Formations en cancérologie
D’après 25 % des MG interrogés, la formation universitaire
en cancérologie aurait été améliorée et 38 % ont estimé que la
formation post-universitaire avait été également améliorée.
Cependant, 87 % des MG n’ont pas suivi de formation spécifique
en cancérologie depuis la fin de leurs études, la moitié par manque
de temps et l’autre moitié par absence de formation suffisamment
attractive. Le type de formation souhaitée par les MG a été
représenté dans le tableau 1, donnant la
préférence aux soirées classiques mono- ou plurithématiques.
Tableau 1 Formations souhaitées par les médecins
généralistes (MG).
| Type de formation |
% de MG favorables |
| Soirée monothématique |
46 |
| Soirée plurithématique |
31 |
| Stages d’immersion |
20 |
| DU ou DIU |
- 9 |
Analyses en sous-groupes
Une analyse en sous-groupes a comparé les réponses apportées par
les MG installés seuls ou en association et ceux dont l’expérience
professionnelle était supérieure ou inférieure à dix ans.
Toutes les réponses au questionnaire ont été comparées en utilisant
un test du Chi2. Les seules différences statistiquement
significatives (ou à la limite de la significativité) observées
étaient les suivantes : les MG installés depuis plus de dix
ans abordaient moins souvent la vérité avec leurs patients que
leurs confrères plus jeunes (74 % contre 90 %,
p < 0,05) alors que les plus jeunes installés étaient
plus enclins à tracer leurs observations par écrit dans leur
dossier (56 % contre 48 %, p = 0,06). Les MG
installés seuls éprouvaient plus de difficultés dans l’annonce
d’une rechute que leurs confrères installés en association
(25 % contre 35 %, p < 0,05).
Discussion
Le taux de réponse à cette enquête a été supérieur à 36 %
des envois, avec un taux de remplissage complet des questionnaires
proche de 100 %. Ce taux peut être considéré comme comparable
à celui des enquêtes menées précédemment sur une base identique (1,
2, 3), aucun rappel téléphonique n’ayant été réalisé par la suite
dans notre étude. Ce sont probablement les MG les plus motivés par
la cancérologie qui ont répondu, ce qui atténue la représentativité
des réponses faites et entraîne un biais dans leur analyse. Cette
motivation particulière est également attestée par le pourcentage
de commentaires libres supérieur à 30 %. Dans ces conditions,
il faut s’attendre à ce que les propositions faites à l’issue de
cette enquête n’auront d’impact notable que sur une fraction de MG,
de l’ordre d’un tiers, représentant cependant plus de
700 MG.
Le pionnier des enquêtes « cancérologiques » auprès
des MG est sans conteste le professeur Bernard Hoerni [1]. De
nombreuses observations faites aux différentes époques de ces
enquêtes [2, 3, 5] restent actuelles : les patients
porteurs de cancers constituent un nombre limité dans chaque
clientèle de MG par rapport aux autres pathologies, le diagnostic
précoce reste toujours une préoccupation majeure, le suivi des
patients en cours de traitement et la couverture de la période
terminale continuent à poser des problèmes médicaux et
psychologiques complexes, la formation post-universitaire en
cancérologie ne satisfait pas la majorité des MG. La
complémentarité entre les MG et les cancérologues n’est pas
toujours clairement comprise et cette différence de points de vue
s’est exprimée à plusieurs reprises dans les commentaires libres
des MG. Ces difficultés de compréhension résultent de la complexité
des parcours de soins en cancérologie et de la multiplication des
acteurs. Pour éviter tout sentiment de rupture, la mesure 18 du
Plan cancer 2009-2013 insiste sur le rôle de pivot coordinateur du
MG, rôle confirmé dans la loi « Hôpital, patients, santé,
territoires ». Un relais concret entre les équipes
hospitalières et les professionnels de proximité apparaît comme un
facteur clé de la réussite de cette coordination.
Les MG reconnaissent les progrès réalisés dans les modalités
d’annonce diagnostique et appliquent en grande majorité ces
modalités. Dans le cadre de la mesure 40 du Plan cancer 2005, une
expérimentation nationale du dispositif d’annonce, appuyée sur un
cahier des charges précis, a eu lieu dans 58 établissements
entre juin 2004 et mai 2005. L’évaluation de cette expérimentation
a notamment montré que la remise d’un programme personnalisé de
soins est très appréciée par le patient, que l’accompagnement
paramédical est une émergence forte permettant le repérage des
besoins psychologiques et sociaux, que 84 % des dossiers de
patients intégrés dans le dispositif sont passés en RCP. Enfin,
l’articulation avec la médecine de ville constitue un point
important, confirmé par l’expérimentation.
La mise en place des réseaux en cancérologie au niveau des
territoires de santé (mesure 33 du Plan cancer 2005) a permis de
répondre au besoin de coordination des établissements de santé et
des professionnels libéraux. La circulaire du 22 février 2005
relative à l’organisation des soins en cancérologie précisait que
le médecin traitant devait être informé le plus possible en temps
réel et bénéficier auprès de ses partenaires du réseau de
l’expertise complémentaire dont il pouvait avoir besoin pour
assurer le meilleur suivi à domicile ( http://www.
e-cancer.fr/soins). Des audits portant sur les délais d’envoi des
courriers informatifs sur le traitement et le suivi des effets
secondaires apparaissent nécessaires dans tout établissement
autorisé à délivrer des soins en cancérologie.
Les MG observent dans notre enquête une nette amélioration du
pronostic global des patients, cette amélioration étant liée à un
développement majeur des thérapeutiques médicales complexes faisant
apparaître de nouveaux schémas de surveillance des effets
secondaires. Il en découle des difficultés accrues pour le MG dans
la gestion à domicile des patients en cours de traitement, et
paradoxalement une demande renforcée des MG d’être plus impliqués
dans cette phase particulière [3]. Le suivi des patients en phase
post-thérapeutique intéresse la majorité des MG mais là également,
leur implication reste très liée à la qualité des informations qui
leur sont fournies par les cancérologues [4-6], soit par courrier
individuel, soit dans le cadre de formations spécifiques. La
problématique de la formation post-universitaire fait apparaître un
autre paradoxe. Alors que ce besoin d’information et de formation
est largement exprimé, plus de 85 % des MG ayant répondu à
l’enquête déclarent ne pas avoir suivi de formation spécifique en
cancérologie après leur thèse. Le manque de temps est une
explication avancée tant les exigences de soins apparaissent
chronophages [7] tandis que le manque d’attractivité des formations
proposées est souligné. Il apparaît souhaitable pour les
cancérologues d’imaginer de nouvelles formes d’informations dans
deux directions : focaliser l’information sur un patient
donné, suivi en commun par le cancérologue et le MG [4], avec des
contingences de rapidité dans la communication des informations (le
temps réel est-il possible ?) ou bien centrer la formation à
propos d’une pathologie ou d’une modalité thérapeutique donnée en
tentant de concilier le concret et le théorique, l’exhaustivité et
la concision, la durée de la session et les agendas des MG. La
rédaction d’un précis sur les traitements des cancers à l’usage des
MG a fait l’objet d’une publication récente [8] et pourrait
constituer une aide quotidienne utile mais dont l’évaluation reste
à définir. D’autres acteurs naturels pouvant jouer un rôle
important dans la formation des MG sont les réseaux régionaux de
cancérologie et les réseaux dédiés notamment dans les soins de
support (soins palliatifs ou réseaux-douleurs).
Le choix d’une période dans la prise en charge reste une option
possible pour bâtir une formation cancérologique spécifique aux MG
et notre enquête indique la période des soins de support et de la
phase terminale, d’une part, et la période de suivi en phase
thérapeutique, d’autre part. La mise en place d’une délégation de
surveillance alternée avec les médecins de famille pour les
patientes traitées pour cancer du sein et les médecins de
l’Institut Jean-Godinot en est un exemple. Un groupe de réflexion
Formation-MG multidisciplinaire et multiprofessionnel se met en
place dans notre institution et aura la charge de proposer une ou
deux nouvelles actions en 2011. D’ici là, il est envisagé la mise
en ligne internet des résultats de cette enquête ainsi que le
verbatim complet exprimé par les MG.
Conclusions
Le moment de proposer des formations concrètes, ciblées sur un
besoin spécifique, élaborées en commun avec les MG, les
cancérologues, leurs sociétés savantes respectives et les pouvoirs
publiques, évaluées régulièrement, semble particulièrement propice.
Un groupe de réflexion pourrait être constitué dans chaque région
avec le soutien des Agences régionales de santé.
Remerciements
Les auteurs sont particulièrement reconnaissants auprès des MG
ayant consacré leur temps à répondre au questionnaire. Les auteurs
remercient les comités départementaux de la Ligue nationale contre
le cancer des Ardennes et de la Haute-Marne pour leur soutien
financier, les conseils départementaux de l’Ordre des médecins de
l’Aisne, des Ardennes, de l’Aube, de la Marne et de la Haute-Marne
pour leur soutien. L’aide du personnel du bureau des entrées de
l’Institut Jean-Godinot a été précieuse et efficace.
Conflits d’intérêts : aucun.
Annexe 1.
Questionnaire anonyme
Place de la cancérologie dans la vie professionnelle d’une
médecin généraliste
Décembre 2009-janvier 2010
I/ Généralités
1. Considérez-vous que le cancer tienne une place importante
dans vos préoccupations professionnelles quotidiennes ?
Oui
Non 
2. Considérez-vous que les patients cancéreux de votre clientèle
vous posent des problèmes : (cocher une seule réponse)
généralement simples à résoudre,
généralement complexes,
généralement très complexes
3. Les principales difficultés rencontrées dans la prise en
charge sont plutôt d’ordre : (cocher une seule réponse)
Psychologiques
Médicales stricto
sensu
Sociales
4. La difficulté principale est : (3 réponses possibles
simultanément)
La lourdeur de la charge
morale
Le temps à consacrer
Le manque de formation en
oncologie
La mauvaise communication avec
les spécialistes d’organe
La mauvaise communication avec
les cancérologues
L’absence ou la faiblesse des
structures cancérologiques de proximité
5. Les problèmes les plus compliqués posés par les patients
porteurs de cancers :
Établir un diagnostic sans perdre
de temps 
Annoncer un diagnostic :
au patient à ses
proches aux deux  |
Annoncer une rechute après une
phase de rémission :
au patient à ses
proches aux deux  |
Faire accepter une chirurgie
mutilante :
au patient à ses
proches aux deux  |
Faire accepter une chimiothérapie
par voie veineuse :
au patient à ses
proches aux deux  |
Faire accepter une
radiothérapie :
au patient à ses
proches aux deux  |
Faire accepter une
hospitalisation :
au patient à ses
proches aux deux  |
Participer à la prise en charge
de la période terminale
Gérer les effets secondaires des
traitements 
II/ Annonce diagnostique
Abordez-vous la vérité du diagnostic avec :
|
| le patient |
son conjoint |
ses proches (parents, enfants) |
| Toujours |
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| Souvent |
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| Parfois |
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| Jamais |
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| Parmi les propositions suivantes, êtes
vous ? |
Pas d’accord du tout |
Plutôt pas d’accord |
Sans avis |
Plutôt d’accord |
Tout à fait d’accord |
| Il ne faut pas employer le mot de cancer |
|
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| |
| Il faut éviter au patient toute agression
psychologique |
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| |
| Il faut informer le patient sur la gravité de son
pronostic |
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| |
| Il faut consigner toute conversation dans le
dossier |
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| L’état du malade s’aggrave s’il sait qu’il a un
cancer |
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| |
| Le malade doit toujours être encouragé à conserver
l’espoir |
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|
| |
| L’annonce doit être progressive |
|
|
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| |
III/ Progrès thérapeutiques au cours des 15 dernières années
| Parmi les propositions suivantes,
êtes-vous ? |
Pas d’accord du tout |
Plutôt pas d’accord |
Sans avis |
Plutôt d’accord |
Tout à fait d’accord |
| Le pronostic des cancers a globalement été
amélioré |
|
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| |
| L’abord psychologique des patients a globalement
été amélioré |
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| |
| La formation en cancérologie pendant les études de
médecine a été améliorée |
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| |
| La formation en cancérologie après les études de
médecine a été améliorée |
|
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| |
IV/ Place du médecin généraliste
| Parmi les circonstances possibles d’intervention
du médecin généraliste, êtes vous ? |
Pas d’accord du tout |
Plutôt pas d’accord |
Sans avis |
Plutôt d’accord |
Tout à fait d’accord |
| Prévention |
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| Dépistage |
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| Diagnostic précoce |
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| Annonce du diagnostic de cancer |
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| Orientation du malade vers la filière
appropriée |
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| Suivi pendant la phase de traitement |
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| Organisation des soins ambulatoires |
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| Aide à la réinsertion socioprofessionnelle |
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| Surveillance au long cours |
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| Accompagnement en phase terminale |
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| Participation aux études épidémiologiques |
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| |
V/ Formation continue en cancérologie
Vers quel type de formation continue seriez-vous le plus
attiré ?
| - diplôme universitaire ou interuniversitaire |
 |
| - soirée monothématique |
 |
| - soirée plurithématique |
 |
| - stage d’immersion d’une demi-journée |
 |
| - autres : en clair |
|
V/ Statistiques
Combien de nouveaux cas de cancers voyez-vous en moyenne par an
(par exemple sur les 3 dernières années) ?
1 à 5 5 à 10 > 10 > 20

Classez par ordre de fréquence selon le siège tumoral :
Bronches
Sein
Colon-rectum
Prostate
ORL
Combien de patients porteurs de cancers (traités antérieurement
ou actuellement en traitement) suivez-vous approximativement dans
votre clientèle actuellement ?
1 à 5 5 à 10 > 10 > 20

Votre tranche d’âge
30-40 ans 41-50 ans 51-60 ans
> 60 ans 
Nombre d’années de pratique en médecine générale
< 5 ans 5-10 ans > 10 ans 
Pratique en cabinet
Seul à plusieurs médecins 
Pratique en ville de :
| < 1 500 habitants |
 |
| < 5 000 habitants |
 |
| < 10 000 habitants |
 |
| < 50 000 habitants |
 |
| > 50 000 habitants |
 |
Formation spécifique en cancérologie effectuée après votre
thèse ?
Oui Non 
Si non, parce que :
Manque de temps Absence de
formation proposée attractive 
VI/ Souhaits exprimés et commentaires (Blog Internet, téléphone
rouge 24 heures sur 24 etc.)
Références
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cancérologues. Rev Prat 1976 ; 16 : 1199-1222.
2. Hoerni B, Lagarde C. Attitudes des médecins et des
étudiants en médecine devant le cancer et les patients porteurs de
cancers. Bull Cancer 1983 ; 70 : 394-400.
3. Dagada C, Mathoulin-Pélissier S, Monnereau A, Hoerni
B. Prise en charge des patients cancéreux par les médecins
généralistes. Presse Med 2003 ; 32 : 1060-1065.
4. Vincent P, Nguyen T.D. Cancers et cancérologues vus
pas un médecin généraliste : opinions et commentaires. Bull
Cancer 2001 ; 88 : 219-220.
5. Hoerni B, Chauvergne J, Durand M, Lagarde C.
Chimiothérapie anticancéreuse et omnipraticiens. Bull Cancer
1976 ; 63 : 59-68.
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D, Hoerni B. Perception du cancer chez les médecins généralistes.
Évolution sur 15 ans. Bull Cancer 1993 ; 80 : 446-450.
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médecin généraliste. Oncologie 2010 ; 12 : 118-119.
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l’usage des médecins généralistes. Oncologie 2010 ; 12 :
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