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PI3 kinases and the control of autophagia


Bulletin du Cancer. Volume 93, Number 5, 439-44, Mai 2006, Du côté des cancéropôles et de l’INCA


Résumé   Summary  

Author(s) : Daniel Meley, Sophie Pattingre, Patrice Codogno , Inserm U756, Signalisation et physiopathologie des cellules épithéliales, Faculté de Pharmacie, rue Jean-Baptiste-Clément, 92296 Châtenay-Malabry Cedex.

Summary : Macroautophagy or autophagy is a degradative pathway terminating in the lysosomal compartment after the formation of a cytoplasmic vacuole that engulfs macromolecules and organelles. The recent discovery of the molecular controls of autophagy that are common to eukaryotic cells from yeast to human suggests that the role of autophagy in cell functioning is far beyond its nonselective degradative capacity. The downregulation of autophagy observed in cancer cells is associated with tumor progression. The regulation of autophagy by signalling pathways overlaps with the control of cell growth, proliferation, cell survival and death. Two of these pathways play an important role in control of autophagy, the class I and III PI3K pathways. Several tumor suppressor genes (PTEN, TSC1 and 2, p53) involved in the class I PI3K mTOR signalling network have been shown to stimulate autophagy. In contrast, the oncoproteins involved in this network (Ras, class I PI3K and Akt) have the opposite effect. These findings, together with the discovery that Beclin 1, which forms a complex with the class III PI3K to initiate autophagy, is a tumor suppressor gene product give credibility of the idea that autophagy is a tumor suppressor mechanism. However, cancer cells sometimes mobilize autophagic capacities in response to various stimuli, suggesting that they can also exploit autophagy for their own benefit.

Keywords : autophagy, P13K, cancer, mTOR, Beclin 1

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ARTICLE

Auteur(s) : Daniel Meley, Sophie Pattingre, Patrice Codogno

Inserm U756, Signalisation et physiopathologie des cellules épithéliales, Faculté de Pharmacie, rue Jean-Baptiste-Clément, 92296 Châtenay-Malabry Cedex

Article reçu le 1 Avril 2006, accepté le 18 Avril 2006

La macroautophagie, ou autophagie, est une voie catabolique majeure qui entraîne la dégradation intralysosomiale de macromolécules et d’organites comme les mitochondries ou les peroxysomes. Elle se met en place notamment en cas de carence nutritionnelle et permet la génération d’énergie et de nutriments indispensables à la survie cellulaire. Elle repose sur la formation de vacuoles, nommées autophagosomes, à partir d’endomembranes vraisemblablement issues du réticulum endoplasmique ou d’une membrane préexistante appelée phagophore (( figure 1 )) [1].L’identification des gènes atg (autophagy-related) chez la levure, puis de leurs homologues chez le mammifère, a permis de mieux comprendre les bases moléculaires de l’autophagie et son rôle en physiologie et en physiopathologie [2]. Quatre groupes fonctionnels de gènes sont impliqués dans la formation de l’autophagosome :
  • - un complexe sérine-thréonine kinase agissant en aval de la protéine kinase mTOR (mammalian target of rapamycin) : Atg1, Atg13 et Atg17 ;
  • un complexe permettant la formation de l’autophagosome : Atg6, Atg14, Vps34, Vps15 ;
  • deux complexes de conjugaison permettant l’expansion de la membrane autophagosomiale : Atg5/Atg12 et Atg8 (LC3)/phosphatidyléthanolamine ;
  • un complexe de recyclage : Atg2, Atg9, Atg18 [1].
La découverte de ces gènes atg a permis de mettre en exergue le rôle de l’autophagie au cours du développement dans la survie du mammifère nouveau-né et dans l’immunité innée et adaptative [3]. Par ailleurs, sa dérégulation est impliquée dans la progression tumorale, dans certaines formes de myopathies et dans les maladies neurodégénératives (maladies de Parkinson, d’Alzheimer et d’Huntington) [2]. Si elle exerce une fonction protectrice vis-à-vis du déclenchement de l’apoptose [4], notamment en cas de carence nutritionnelle, certaines données de la littérature montrent qu’elle est impliquée dans le déclenchement de la mort cellulaire indépendamment de l’apoptose [5]. La mort autophagique résulte de l’accumulation de vacuoles autophagiques au sein du cytoplasme puis de la destruction de la cellule par autodigestion.

L’autophagie, un mécanisme suppresseur de tumeurs ?

Depuis la fin des années 1970, une relation inverse entre l’autophagie et la transformation maligne a été établie et il est généralement admis que l’autophagie est réduite dans les cellules tumorales [6]. Il a fallu attendre les années 1990 et l’identification des gènes atg pour avoir la preuve moléculaire de l’implication de l’autophagie dans la tumorogenèse. La protéine Beclin 1 (orthologue de la protéine Atg6 de la levure) permet la formation de l’autophagosome en se complexant à la PI3K III (phosphatidylinositol 3-kinase de classe III ou Vps34 chez la levure). De façon intéressante, beclin 1 est un gène suppresseur de tumeur dont l’haplo-insuffisance conduit au développement de tumeurs dans de nombreux organes chez la souris [7, 8]. Par ailleurs, cette haplo-insuffisance est observée dans 40 à 75 % des cancers sporadiques humains du sein et de l’ovaire. La réinsertion de ce gène dans les cellules cancéreuses mammaires en culture de la lignée MCF7 (cellules qui n’expriment pas ou peu Beclin 1) restaure non seulement leurs capacités autophagiques mais permet à la cellule de perdre ses caractéristiques tumorales (croissance en agar, formation de tumeurs dans la souris nude) [9]. En outre, le gène atg8 se localise sur le locus 16q24.1, locus fréquemment amputé dans les cancers du foie, du sein, de la prostate et de l’ovaire. De même, le gène atg7 se localise au niveau 3p25.2, région fréquemment amputée dans les cancers du poumon. Des études supplémentaires sont nécessaires pour conclure sur le rôle suppresseur de tumeurs de ces deux gènes [10].

En amont des gènes atg, de nombreuses voies de signalisation, connues pour leur fonction dans le contrôle de la mort ou de la prolifération cellulaire, régulent l’autophagie. Il semblerait que les gènes suppresseurs de tumeurs (Beclin 1, PTEN, TSC2, p53 ou les DAP kinases) stimulent l’autophagie alors que les oncoprotéines (PI3K I, Akt, Ras, mTOR) sont responsables de son inhibition [6]. En accord avec ce rôle suppresseur de tumeurs, un certain nombre de drogues anticancéreuses, comme le tamoxifène dans les lignées cellulaires dérivées d’un cancer du sein ou le témozolomide dans les gliomes, déclenchent une mort dépendante de l’autophagie [11].

Si les cellules cancéreuses ont des capacités autophagiques réduites, celles-ci ne sont toutefois pas abolies. Dans certaines tumeurs établies d’origine variée, des vacuoles autophagiques sont observées [12]. De même, si une diminution des capacités autophagiques est observée au cours de la progression tumorale, les nodules et adénomes précancéreux du pancréas ont un niveau autophagique paradoxalement élevé [6]. Il n’est donc pas à exclure que la cellule cancéreuse utilise cette autophagie à son bénéfice pour survivre dans certaines conditions défavorables comme la carence nutritionnelle [4] ou en réponse à des thérapies anticancéreuses telles que les radiations ionisantes [13].

Autophagie et phosphatidylinositol 3 kinases

La PI3K I exerce un effet inhibiteur sur l’autophagie alors que la PI3K III, qui interagit avec la protéine Beclin 1, favorise la formation de l’autophagosome. Dans la suite de cette revue, nous discuterons du rôle de ces deux classes de PI3 kinases dans le contrôle de l’autophagie, leur conservation au cours de l’évolution et, enfin, du pouvoir oncogénique ou suppresseur de tumeurs des protéines qui leur sont associées.

Autophagie et PI3K I : régulation de l’autophagie

En 1982, Seglen et al. ont découvert un nouvel inhibiteur pharmacologique de l’autophagie, la 3-méthyladenine ou 3MA [14]. Le mécanisme de cette drogue fut compris en 1997 lorsque le groupe de Meijer rapporta que la 3MA inhibe la PI3K [15]. Ces travaux montrèrent par ailleurs que des inhibiteurs connus de la PI3K, la wortmannine et le LY294002 [15], inhibent aussi l’autophagie. Suite à ces observations, des études ultérieures ont montré que l’autophagie était sous le contrôle de deux PI3K dans les cellules cancéreuses coliques humaines [16], les PI3K I et III qui exercent un contrôle antagoniste sur l’autophagie.

L’augmentation du niveau intracellulaire du produit de la PI3K I, le phosphatidylinositol 3,4-biphosphate et le 3,4,5-triphosphate, comme son activation par l’interleukine 13 (IL13), induisent une inhibition de l’autophagie dans les cellules de carcinome colique humain HT29 [16].

Le rôle inhibiteur de la PI3K I sur l’autophagie a aussi été démontré chez C. elegans et D. melanogaster, montrant ainsi la conservation de ce mécanisme au cours de l’évolution [17].

Régulation de la PI3K I par différents acteurs protéiques

La PI3K I phosphoryle le phospholipide PI-4-P (phosphatidylinositol-4-phosphate) et le PI-4,5-P2 (phosphatidylinositol-4,5-diphosphate) pour donner du PI-3,4-P2 (phosphatidylinositol-3,4-diphosphate) et du PI-3,4,5-P3 (phosphatidylinositol-3,4,5-triphosphate). La voie de transduction se trouve ainsi induite. Cependant, le suppresseur de tumeur PTEN (phosphatase and tensin homologue) inhibe cette induction en déphosphorylant ce lipide. Cela entraîne alors une absence d’activation de la voie et permet l’induction du processus autophagique [18]. Le gène codant pour cette phosphatase est localisé sur le chromosome 10q23.3, lequel est absent ou muté dans différents cancers comme les gliomes malins et les cancers de la prostate, du sein et de l’endomètre [19]. Nous avons montré que des mutations de PTEN induisent une activation constitutive de la voie Akt et donc une inhibition de l’autophagie [18].

Par ailleurs, l’activation de la PI3K I par l’oncogène RasVal12 (mutant actif) réprime l’autophagie induite par une carence en acides aminés, tandis que le mutant dominant négatif RasAsn17 interrompt la signalisation des facteurs de croissance, favorisant l’autophagie [20].

Rôles des différents effecteurs de la PI3K I dans le contrôle de l’autophagie

Le produit de la PI3K I permet le recrutement à la membrane plasmique et l’activation de l’oncoprotéine Akt-PKB (protein kinase B). Cette sérine-thréonine kinase active la voie mTOR, ce qui induit une inhibition de l’autophagie (( figure 2 )). Son implication comme oncoprotéine a été démontrée par l’observation d’une surexpression de cette protéine dans un certain nombre de cancers [21]. En parallèle, son rôle dans le contrôle de l’autophagie a pu être confirmé au laboratoire en transfectant des modèles cellulaires humains par différentes formes mutantes du gène akt [16, 18].

L’effecteur direct de cette kinase est la protéine tubérine du complexe hamartine-tubérine (( figure 2 )). Celui-ci, classiquement appelé TSC1-TSC2 (tuberous sclerosis complexe 1 and 2) du nom de leur gène, est impliqué dans la pathogenèse de la sclérose tubéreuse. La délétion d’une ou des deux protéines du complexe induit le développement de tumeurs bénignes (hamartomes) dans de nombreux organes, comme le cerveau, le rein, le cœur ou le foie. Akt-PKB phosphoryle la protéine TSC2 (S939 et T1462), ce qui provoque la dissociation du complexe TSC1-2 et lève son effet inhibiteur sur mTOR [22].

La kinase mTOR, qui est un intégrateur des niveaux énergétiques et nutritionnels de la cellule [23], joue un rôle central dans la physiologie cellulaire, et notamment le contrôle de l’autophagie [17]. Son activation par les facteurs de croissance inhibe l’autophagie. De même, les acides aminés répriment ce processus en maintenant l’activité de mTOR grâce à un mécanisme encore incertain. La rapamycine, un inhibiteur spécifique de mTOR, est capable d’inverser l’effet des acides aminés et de stimuler ainsi l’autophagie.

L’autophagie décrite ici correspond à celle induite par l’absence de facteur de croissance ou d’acides aminés. Néanmoins, il a été montré récemment que dans d’autres situations, comme l’agrégation pathologique de protéines survenant dans la maladie d’Huntington, l’autophagie pouvait être déclenchée par la voie insulinique, mais indépendamment de la kinase mTOR [24]. Ces travaux semblent indiquer que cette activation du processus autophagique se produit par une interaction de la voie insulinique avec la voie PI3K III discutée dans la partie suivante.

L’effecteur de mTOR dans la régulation de l’autophagie

Une question encore sans réponse concerne l’effecteur de mTOR qui permet de réguler l’autophagie. Pendant des années, les soupçons se sont portés sur un de ses substrats principaux : la kinase p70S6 (S6K1). Cette protéine régule la traduction des 5’TOP-mRNA qui codent pour la machinerie ribosomale.

Initialement, une corrélation entre l’activation de la S6K1 par les acides aminés et l’inhibition de l’autophagie avait été rapportée [25]. Cela semblait suggérer que l’activité de la S6K1 était impliquée dans l’inhibition de l’autophagie. Cependant, il a été montré plus récemment que des mutations invalidant l’expression de cette kinase n’avaient pas d’effet sur l’autophagie. Paradoxalement, l’activation de la S6K1 semble avoir un effet stimulateur de l’autophagie [26]. Plusieurs propositions ont été évoquées dans la littérature pour expliquer ce phénomène : une action directe sur la machinerie autophagique ou indirecte via ses effets sur la synthèse protéique, ou encore un rétrocontrôle négatif sur des protéines associées au récepteur insulinique (IRS1 et IRS2) [27] (( figure 2 )).

Enfin, l’implication d’une régulation structurale de la S6K1 sur un substrat encore inconnu n’est toujours pas exclue.

Rôle de l’AMP-dependent kinase dans l’autophagie

Le rapport AMP/ATP fait état du niveau énergétique de la cellule [28]. Lorsqu’il augmente, l’AMP-dependent kinase (AMPK) est activée. Cette activation accentue l’entrée de glucose dans la cellule et la glycolyse et inhibe les voies de synthèse des lipides et des protéines. La phosphorylation de TSC2 sur les résidus T1227 et S1345 par l’AMPK maintient la cohésion du complexe TSC1-TSC2 et son effet inhibiteur sur mTOR et la synthèse protéique.

Par ailleurs, il a été montré récemment que le suppresseur de tumeur p53, activé par des dommages génotoxiques, stimule l’autophagie par une cascade de signalisation allant de l’AMPK jusqu’à mTOR [29]. Ce rôle de l’AMPK sur l’autophagie a aussi été montré chez la levure car l’activation de l’homologue de cette kinase, Snf1, active l’autophagie. Cela s’effectue probablement par l’intermédiaire d’Atg1 et/ou d’Atg13, les effecteurs de TOR dans cet organisme [30].

Néanmoins, il a été rapporté qu’un activateur pharmacologique de l’AMPK, l’Aicar, inhibe l’autophagie dans des hépatocytes de rat [31]. Ces résultats suggèrent soit une double fonction de l’AMPK dans l’autophagie, soit un effet de l’Aicar indépendant de l’AMPK.

Autophagie et PI3K III : rôle dans la formation de l’autophagosome

Chez les mammifères, la PI3K III responsable de la formation de l’autophagosome interagit avec la protéine Beclin 1, orthologue d’Atg6, et se localise sur la membrane du réseau trans-golgien [32] (( figure 2 )). L’interaction entre les protéines Beclin 1 et PI3K III est spécifique de l’autophagie et n’affecte pas d’autres processus biologiques régulés par la PI3K III, comme la maturation de la cathepsine D [33]. Cette interaction et sa fonction stimulatrice de l’autophagie sont conservées au cours de l’évolution. En effet, chez la levure Saccharomyces cereavisae, la protéine Vps34, la seule PI3K exprimée, interagit avec la protéine Atg6 pour réguler l’autophagie [34]. La protéine Beclin 1 possède un domaine protéique hautement conservé responsable de son interaction avec la PI3K III. Si ce domaine est amputé, Beclin 1 n’est plus capable de stimuler l’autophagie et n’exerce plus sa fonction suppresseur de tumeurs [33].

La protéine Beclin 1 a été découverte lors de la recherche de nouveaux partenaires de la protéine anti-apopotique Bcl2 par double hybride [35]. Des données récentes montrent que l’interaction entre la protéine Beclin 1 et l’oncogène Bcl2 réduit l’autophagie d’une part en inhibant l’interaction entre Beclin 1 et la PI3K III et d’autre part en diminuant l’activité de la PI3K III [36].

Le rôle du lipide PtdIns3P a également été démontré lors de la formation de l’autophagosome. Chez la levure, ce lipide, identifié sur la membrane pré-autophagosomiale, joue un rôle dans l’organisation de cette membrane et pourrait permettre le recrutement de protéines accessoires, telles que la proteine Etf1, nécessaires à l’autophagie [37]. Dans les cellules de mammifères, il a été montré que la protéine Alfy lie le PtdIns3P grâce à des domaines FYVE. Cette interaction pourrait jouer un rôle dans la séquestration d’agrégats protéiques [38].

Les acides aminés qui régulent la voie de la PI3K I par l’intermédiaire de la kinase mTOR, semblent également moduler directement la formation de l’autophagosome en interférant avec l’activité de la PI3K III. Ce rôle est toutefois controversé. Dans le muscle, la carence nutritionnelle stimule l’activité de la PI3K III liée à Beclin 1 [39]. Au contraire, dans d’autres cellules de mammifères, la déprivation en acides aminés inhibe l’activité PI3K III [40, 41]. Ces résultats suggèrent l’existence de deux types de complexe PI3K III dans la cellule. Un des deux serait capable de réguler la formation de l’autophagosome et, de manière intéressante, le second modulerait l’activité de la kinase mTOR. L’ensemble de ces données montre le dialogue qui existe entre la PI3K III et les effecteurs de la PI3K I pour contrôler l’autophagie. Cette notion est renforcée par des résultats récents suggérant que la protéine IRS2, associée au récepteur de l’insuline, stimule l’autophagie via son action sur le complexe impliquant la PI3K III [24].

Conclusion

Les oncogènes et les gènes suppresseurs de tumeurs impliqués dans le contrôle de l’autophagie appartiennent majoritairement aux voies de signalisation des PI3K. Des études récentes ont montré que la perte d’interaction entre Beclin 1, une protéine partenaire de la PI3K III, et Bcl2 déclenche la mort autophagique [36]. Dans les cellules dérivées d’un gliome malin, la rapamycine (un inhibiteur de mTOR) agit en synergie avec des inhibiteurs de PI3K I (LY294002) ou des inhibiteurs de la protéine Akt (UCN01) pour stimuler la mort autophagique [11]. Dans les cellules dérivées d’un cancer de la prostate, la neuréguline stimule la mort autophagique en stimulant la voie de la PI3K I [42]. La stimulation de l’autophagie au travers de la voie des PI3K semble donc une voie intéressante pour déclencher la mort des cellules cancéreuses [11]. Néanmoins, il faut rester prudent quant aux conséquences de la stimulation de l’autophagie dans les cellules cancéreuses. En effet, en cas d’hypoxie, les cellules cancéreuses peuvent survivre. Il a été récemment montré que la réponse à l’hypoxie impliquait une inhibition de la kinase mTOR par l’intermédiaire de l’AMPK [43]. Il est tentant d’imaginer que l’inhibition de mTOR conduit au déclenchement de l’autophagie, mécanisme qui pourrait permettre la survie cellulaire.

Remerciements

Nos travaux sont soutenus par une dotation récurrente de l’Inserm ainsi que par un financement de l’Association pour la recherche sur le cancer (contrat ARC n° 3503).

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