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Rectal cancer Information dedicated to cancer patients and relatives


Bulletin du Cancer. Volume 93, Number 2, 179-91, Février 2006, SOR SAVOIR PATIENT


Résumé   Summary  

Author(s) : Pierre Senesse, Line Leichtnam-Dugarin, Yves Bécouarn, Pierre Bey, Sylvie Brusco, Julien Carretier, Valérie Delavigne, Françoise Desseigne, Jean-Bernard Dubois, Michel Ducreux, Serge Évrard, Béatrice Fervers, Jean-Pierre Gérard, Marc Giovannini, Hélène Hoarau, Pierre Lasser, Pierre Meeus, Thierry Philip, Michel Rivoire, Patricia Ponseda, Philippe Rouanet, Éliane Toureille, Jean-Jacques Voigt.

Summary : In response to the evolution of the information-seeking behaviour of patients and concerns from health professionals regarding cancer patient information, the French National Federation of Comprehensive Cancer Centres (FNCLCC) introduced, in 1998, an information and education program dedicated to patients and relatives, the SOR SAVOIR PATIENT program. The methodology of this program adheres to established quality criteria regarding the elaboration of patient information. Cancer patient information, developed in this program, is based on clinical practice guidelines produced by the FNCLCC and the twenty French regional cancer centres, the National League against Cancer, The National Cancer Institute, the French Hospital Federation, the National Oncology Federation of Regional and University Hospitals, the French Oncology Federation of General Hospitals, many learned societies, as well as an active participation of patients, former patients and caregivers. The handbook SOR SAVOIR PATIENT Understanding rectal cancer is an adapted version of the clinical practice guidelines (CPG) Standards, Options and Recommendations for rectal cancer. It is meant to provide a basis for the explanation of the disease and treatments and to facilitate discussions with the healthcare team. It is available from the FNCLCC (101, rue de Tolbiac, 75013 Paris, Tel. (0033) 1 44 23 04 68, www.fnclcc.fr). This document has been validated at the end of 2004 and published in 2005. SOR SAVOIR PATIENT guides are systematically updated when new research becomes available. Information leaflets, extracted from the handbook SOR SAVOIR PATIENT Understanding rectal cancer and published in this edition of the Bulletin du cancer, allow patients to better understand colonoscopy and colostomy, which represent an important patient information need. These articles are meant to inform patients and relatives about the disease and its treatments. It also offers health professionals a synthetic evidence-based patient information source which facilitates discussions with the patient.

Keywords : cancer, patient, information, education, rectal, SOR SAVOIR PATIENT.

Pictures

ARTICLE

Groupe de travail
Pierre Senesse (coordonnateur)1
Line Leichtnam-Dugarin (méthodologiste)2
Yves Bécouarn3
Pierre Bey4
Sylvie Brusco1
Julien Carretier1
Valérie Delavigne5
Françoise Desseigne6
Jean-Bernard Dubois7
Michel Ducreux8
Serge Évrard9
Béatrice Fervers10
Jean-Pierre Gérard11
Marc Giovannini12
Hélène Hoarau13
Pierre Lasser14
Pierre Meeus15
Thierry Philip16
Michel Rivoire17
Patricia Ponseda18
Philippe Rouanet19
Éliane Toureille20
Jean-Jacques Voigt21

1Chargée de mission en santé, FNCLCC, Paris
2Gastroentérologue, Centre Val d’Aurelle, Montpellier
3Oncologue médical, Institut Bergonié, Bordeaux
4Oncologue radiothérapeute, Institut Curie, Paris
5Linguiste, FNCLCC, Paris
6Gastroentérologue, Centre Léon Bérard, Lyon
7Directeur du centre, Centre Val d’Aurelle, Montpellier
8Gastroentérologue, Institut Gustave Roussy, Villejuif
9Chirurgien, Institut Bergonié, Bordeaux
10Oncologue médical, FNCLCC, Paris
11Oncologue radiothérapeute, Centre Antoine Lacassagne, Nice
12Oncologue médical, Institut Paoli-Calmette, Marseille
13Anthropologue de la santé, Bordeaux
14Chef de service de chirurgie, Institut Gustave Roussy, Villejuif
15Chirurgien, Centre Léon Bérard, Lyon
16Pédiatre, Centre Léon Bérard, Lyon
17Chirurgien, Centre Léon Bérard, Lyon
18Interne de gastroentérologie, Centre Val d’Aurelle, Montpellier
19Chirurgien, Centre Val d’Aurelle, Montpellier
20Infirmière stomathérapeute, Centre Val d’Aurelle, Montpellier
21Pathologiste, Institut Claudius Regaud, Toulouse 

Présentation des SOR SAVOIR PATIENT

Le programme SOR SAVOIR PATIENT, « Standards et Options : Recommandations pour le Savoir des Patients », est mené depuis 1998 par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et les vingt Centres régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), en collaboration avec la Ligue nationale contre le cancer, l’Institut national du cancer (INCa), la Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération nationale de cancérologie des centres hospitaliers régionaux et universitaires (FNCCHRU) et la Fédération française de cancérologie des centres hospitaliers généraux (FFCCHG).

Ce programme vise à :
– mettre à la disposition des personnes malades une information médicale validée, compréhensible et régulièrement actualisée sur le cancer ;
– mieux leur faire comprendre les différents aspects de la maladie et ses répercussions, tant sur le plan médical que social, familial et psychologique ;
– faciliter le dialogue entre les patients, leurs proches, le médecin et l’équipe soignante ;
– permettre aux patients de mieux participer aux choix de leurs traitements.

Des guides pour les personnes malades et leurs proches

Le programme SOR SAVOIR PATIENT élabore des guides d’information et de dialogue pour différents cancers, à destination des personnes malades et de leurs proches. Les informations médicales contenues dans ces guides sont issues de documents scientifiques élaborés par des experts spécialistes du cancer : les Standards, Options et Recommandations, abrégés en SOR.
Les SOR sont des recommandations destinées aux médecins spécialistes. Ces documents scientifiques résument les résultats des recherches publiées dans les revues scientifiques dans le domaine du cancer. À partir de ces données et de l’expérience des cancérologues, les SOR définissent la meilleure prise en charge existante pour un cancer donné. Il existe deux types de recommandations : les standards et les options. Ces recommandations ont pour objectif d’aider les médecins et les patients à choisir les décisions médicales les plus appropriées, que ce soit au niveau du diagnostic, des traitements ou de la surveillance. Ces documents sont disponibles auprès de la FNCLCC (101, rue de Tolbiac, 75013 Paris – Tél. : 01 76 64 78 00 - www.fnclcc.fr).
Cet article est extrait du guide d’information et de dialogue SOR SAVOIR PATIENT Comprendre le cancer du rectum. Il concerne les fiches Coloscopie et Colostomie. Le guide SOR SAVOIR PATIENT Comprendre le cancer du rectum a pour but d’aider les personnes atteintes d’un cancer du rectum et leurs proches à mieux comprendre la maladie et ses traitements. Il a pour but de faciliter le dialogue entre les patients et les médecins.
Ce guide peut permettre de retenir plus facilement les explications du médecin et de l’équipe soignante. Il est là pour aider le patient à mieux poser ses questions. Une information compréhensible et adaptée permet de mieux vivre la maladie.
Il ne se substitue pas aux informations proposées par l’équipe soignante et ne remplace pas la relation individuelle et personnelle entre le médecin et la personne malade.
Les guides SOR SAVOIR PATIENT sont régulièrement mis à jour en fonction des nouveaux résultats de la recherche.
Le guide SOR SAVOIR PATIENT Comprendre le cancer du rectum est publié sur support papier et est en accès libre sur le site Internet de la FNCLCC (www.fnclcc.fr) sous deux formats : navigable (HTML) et téléchargeable (PDF).

Comment le guide Comprendre le cancer du rectum a-t-il été élaboré ?

Des patients et d’anciens patients traités pour un cancer du rectum accompagnés de proches ont été impliqués dans le travail d’élaboration du guide, lors de réunions, d’entretiens individuels et à l’aide de questionnaires. Leur participation a permis d’adapter les informations aux besoins qu’ils ont exprimés. Certains d’entre eux ont participé directement à sa rédaction.
Le guide a été élaboré par une équipe pluridisciplinaire, composée de professionnels de santé spécialistes du cancer, de professionnels paramédicaux, de chargés de missions en santé et de spécialistes du langage (voir la liste des membres du groupe de travail).
L’ensemble des informations du document a été validé par des professionnels de santé spécialistes du cancer (voir la liste des membres du groupe de travail et des relecteurs).
Le texte qui suit est issu de ce guide. Le lecteur ne doit pas être surpris de certaines formulations rédigées pour ce public spécifique.

Propriété intellectuelle

Les SOR sont une œuvre collective créée par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC), et protégée par les dispositions du Code de la propriété intellectuelle. La FNCLCC est par conséquent titulaire du droit d’auteur sur cette œuvre et est donc notamment investie des droits patrimoniaux sur les SOR. La FNCLCC peut seule décider de l’existence et des modalités de reproduction, publication, traduction ou diffusion des SOR.

La coloscopie

• Qu’est-ce qu’une coloscopie ?

Une coloscopie est un examen qui permet d’observer l’intérieur du rectum et la totalité du côlon en y introduisant un tube souple sur lequel est fixée une petite caméra munie d’une lumière : un endoscope (figure 1).
La coloscopie est l’examen standard* pour détecter des lésions du côlon, cancéreuses ou non.

• Pourquoi faire une coloscopie ?

Une coloscopie permet de :
– déterminer l’origine des symptômes* décrits par le patient ;
– dépister des lésions précancéreuses du côlon ;
– mettre en évidence les lésions cancéreuses ou non du côlon ;
– enlever des polypes* s’il y en a ;
– prélever des tissus pour les examiner ensuite au microscope (biopsie*).
Les polypes sont de petites excroissances de la muqueuse intestinale. Il arrive qu’elles deviennent cancéreuses avec le temps. Enlever ces polypes permet d’éviter qu’un cancer du côlon ou du rectum se développe (figure 2).
Le jour de l’examen, il est nécessaire d’apporter tous les autres documents radiologiques (scanner*, IRM*), ainsi que les résultats d’examens concernant l’abdomen* (prélèvements*, biopsies, comptes rendus de chirurgie). Ces documents permettent au radiologue de bien étudier les anomalies qui ont conduit à prescrire cet examen. Si le radiologue repère une anomalie, l’analyse de ces documents peut l’expliquer et éviter ainsi des examens plus approfondis.
Il est important de signaler les opérations chirurgicales antérieures.
Il est également nécessaire d’apporter ses documents administratifs (carte vitale et son attestation, pièce d’identité, papiers de prise en charge à 100 % si c’est le cas, carte de mutuelle), l’ordonnance ou la lettre du médecin.
Les patients venant de l’étranger et appartenant aux pays de la Communauté européenne doivent se munir de la carte vitale européenne de santé. Pour les patients venant de pays n’appartenant pas à la Communauté européenne, il est demandé une avance des frais.

• Que faut-il faire avant une coloscopie ?

Le jour de la coloscopie, il est nécessaire d’être à jeun pour l’anesthésie*, autrement dit de ne pas boire, ne pas manger et ne pas fumer à partir de minuit la veille de l’examen.
Le côlon doit être parfaitement propre pour permettre un examen précis et enlever des polypes si nécessaire. De la qualité de la préparation dépend la qualité de la coloscopie.
Le médecin prescrit au patient un laxatif* afin de vider le côlon. Le laxatif se présente le plus souvent sous la forme d’un liquide très salé assez désagréable à boire, à prendre la veille de l’examen. D’anciens patients conseillent de le boire très frais afin d’atténuer le goût salé.
Le plus souvent, un régime alimentaire sans fruits et légumes est associé à cette purge. Il est recommandé de suivre scrupuleusement les instructions fournies par le médecin. Parfois, malgré le bon suivi des consignes, la préparation s’avère insuffisante pour bien nettoyer le côlon. Dans ce cas, l’examen peut être arrêté. Il est soit reprogrammé, soit remplacé par un examen radiologique*.
Le laxatif modifie parfois l’effet de certains médicaments, notamment la pilule contraceptive. Le médecin peut donner des renseignements à ce sujet.

• Comment se déroule une coloscopie ?

Après avoir signalé son arrivée à l’accueil du service de gastroentérologie*, le patient est dirigé vers la salle d’attente. L’équipe médicotechnique s’efforce de limiter l’attente en apportant un soin particulier au respect des horaires. Toutefois, il existe des imprévus qui peuvent désorganiser le planning et prolonger l’attente.
Le patient entre dans la salle d’examen où il est allongé sur une table.
Dans un souci de confort, une coloscopie est le plus souvent réalisée sous anesthésie* générale.
Si le patient bénéficie d’une anesthésie générale, une consultation pré-anesthésique est obligatoire huit à dix jours avant l’intervention comme pour une chirurgie du cancer du rectum.
Lorsque l’état général du patient ne permet pas d’effectuer une anesthésie générale, un calmant lui est administré avant de commencer la coloscopie. Une fois le patient endormi, le médecin insère délicatement l’endoscope dont le faisceau de fibres conduit des rayons lumineux. Ceux-ci permettent au médecin d’examiner l’intérieur du rectum et du côlon.
La paroi du côlon est plissée. Afin de la déplisser et d’examiner ses moindres recoins, le médecin insuffle de l’air dans l’intestin pendant l’examen.
Le matériel utilisé est à usage unique ou désinfecté après chaque utilisation.
Une coloscopie peut se faire en ambulatoire* ou en étant hospitalisé. La plupart des personnes rentrent chez elles quelques heures après l’examen. Il est nécessaire qu’elles soient accompagnées pour le retour.

• Comment le médecin enlève-t-il les polypes lors d’une coloscopie ?

Lorsque l’examen révèle la présence de polypes, le médecin les enlève le plus souvent à l’aide d’une pince à biopsie ou d’une anse diathermique, sorte de lasso qui coupe le polype à sa base. Une cautérisation* permet de stopper les saignements.

• Quelles sont les éventuelles complications d’une coloscopie ?

Juste après l’examen, voire pendant les quelques jours qui suivent, le patient peut ressentir des douleurs abdominales. Une prescription médicale adaptée (médicament de type Spasfon®) permet de soulager le patient. Plus rarement, l’apparition de sang dans les selles*, une fièvre, des frissons, de fortes douleurs au niveau du ventre amènent le patient à consulter rapidement l’équipe qui a réalisé l’examen ou son médecin traitant.
Les complications liées à une coloscopie sont rares, mais peuvent être graves. Ce peut être :
– une perforation de la paroi intestinale ;
– une hémorragie notamment après l’ablation de polypes ;
– des troubles cardio-vasculaires et respiratoires ;
– des infections*.
Si la paroi intestinale est perforée ou s’il y a une hémorragie, une intervention chirurgicale doit parfois être pratiquée. Une hémorragie peut nécessiter des transfusions de sang.

• Comment obtient-on les résultats ?

Le gastroentérologue explique au patient ce qu’il a vu lors de l’examen. Dans certains cas, il n’est pas possible de donner d’emblée un diagnostic définitif. Lorsque des adénomes* ont été détectés, ils ont été prélevés afin d’être analysés. L’examen anatomopathologique* permet de conclure de façon définitive s’ils sont cancéreux ou non.
Le gastroentérologue envoie un compte rendu au médecin qui a prescrit l’examen. Il est important que le patient conserve soigneusement ce compte rendu qui sera utile lors des examens suivants.
Le patient ne doit pas hésiter à poser toutes les questions qui le préoccupent à l’équipe médicale.

La colostomie

• Qu’est-ce qu’une colostomie ?

On regroupe sous le nom de stomie* (du grec stoma qui signifie bouche) l’abouchement d’une partie de l’intestin à la peau. C’est une ouverture réalisée par un chirurgien au niveau du ventre pour permettre l’évacuation des selles* et des gaz. Le plus souvent, l’organe uni à la peau est le côlon ; on parle alors de colostomie. Mais ce peut être également l’iléon* ; on parle alors d’iléostomie.
Une colostomie peut être temporaire ou définitive.

• La colostomie temporaire

Après avoir enlevé la partie du rectum envahie par les cellules cancéreuses, le chirurgien suture le côlon et la portion du rectum laissée en place : il effectue une anastomose*. Il est parfois préférable d’attendre que la suture entre le côlon et le rectum cicatrise avant d’y faire passer à nouveau les selles. En effet, d’une part, les selles sont corrosives et peuvent entraîner une infection*. D’autre part, si les selles passent à l’endroit de la suture, les contractions de l’intestin qui permettent de les évacuer gênent la cicatrisation.
En attendant cette cicatrisation et afin d’éviter des complications (infection ou fistule*), le chirurgien peut créer une ouverture temporaire au niveau du ventre, au travers de laquelle il fait ressortir une portion d’intestin. C’est cette ouverture que l’on appelle stomie.
Le rôle de la stomie est de dériver complètement les selles vers une poche spéciale située à l’extérieur du corps afin d’empêcher qu’elles passent au niveau de la suture de l’intestin. C’est pourquoi on parle également de stomie de protection.
Cette ouverture peut être maintenue de quelques semaines à plusieurs mois. Dès que la cicatrisation est terminée, la stomie est refermée lors d’une nouvelle opération. Les selles reprennent alors leur voie normale et sont évacuées par l’anus*.
Chaque fois que cela est possible, le chirurgien évite de faire cette stomie.

• La colostomie définitive

Si la tumeur s’est propagée localement, le chirurgien doit enlever toutes les parties envahies. S’il a dû enlever le sphincter* anal, les selles doivent être évacuées par une autre issue. Le chirurgien crée alors une ouverture au niveau du ventre, le plus souvent du côté gauche, au travers de laquelle il abouche le côlon en le cousant à la peau. C’est cette ouverture au niveau du ventre que l’on appelle stomie.
Le rôle de cette stomie est de dériver complètement les selles recueillies dans une poche spéciale située à l’extérieur du corps.
Ce type de stomie est la plupart du temps définitif.

• L’évacuation des selles

Les selles ne sont donc plus évacuées par l’anus, mais par la stomie. Elles sont collectées dans un sac spécial, une poche de recueil, collée sur le ventre.
Cette poche adhère à la peau autour de la stomie grâce à un adhésif spécial. La poche doit être changée une à deux fois par jour. Elle ne se voit pas sous les vêtements et la plupart des patients la changent eux-mêmes.

• Le rôle des infirmières stomathérapeutes

Des infirmières stomathérapeutes sont chargées de l’information et des soins du patient.
Avant l’opération, une infirmière stomathérapeute vient informer le patient et répondre aux questions qu’il peut se poser. L’emplacement de la future stomie est repéré en concertation avec le patient, en tenant compte de sa morphologie et de ses habitudes de vie.
Après l’opération, l’infirmière stomathérapeute apprend au patient comment faire sa toilette et changer la poche afin qu’il soit indépendant le plus tôt possible. Un proche peut accompagner le patient lors de l’entretien.

• Existe-t-il différents types de poches ?

Le patient a le choix entre trois systèmes d’appareillage :
– un système d’appareillage constitué d’une pièce qui se colle directement sur la peau. Ce système est très souple et s’adapte bien à l’abdomen*. Il se change une à deux fois par jour en fonction de la quantité et de la consistance des selles, et se jette après utilisation ;
– un système d’appareillage constitué de deux pièces, formé d’un support comportant un anneau qui se colle sur la peau et d’une poche qui vient s’y emboîter au moyen d’un autre anneau. L’anneau de ce système peut être fixe ou flottant. L’anneau flottant permet d’obtenir un système plus maniable ;
– un système sans anneau, mais comprenant sur le support une interface souple où l’on vient coller la poche. La poche se change une à deux fois par jour. Il suffit de l’enlever et de la changer sans toucher au support.
Le support de ces deux derniers systèmes peut être laissé en place deux à quatre jours en fonction de la quantité de selles et de leur consistance. La peau est ainsi mieux protégée. Ces systèmes deux pièces sont un peu moins souples que le système une pièce.
Les systèmes une pièce et deux pièces offrent des poches transparentes ou opaques, vidables ou non. Les modèles transparents sont très utiles au début pour apprendre à mettre la poche en place ou pour les patients qui ont des problèmes de vue ou de dextérité. Les modèles opaques sont plus discrets quant à leur contenu.
En cas de diarrhée, les modèles vidables permettent de vidanger la poche sans la changer (figure 3).
Pour une meilleure efficacité, il est important que les poches soient adaptées au diamètre de la stomie. C’est la raison pour laquelle les poches sont adaptables. Les premiers temps, le patient peut utiliser des poches à découper ; il adapte alors le diamètre de la poche à celui de sa stomie. Dans les mois qui suivent, le diamètre de la stomie diminue. Lorsqu’il s’est stabilisé, le patient peut utiliser des poches prédécoupées au diamètre exact de la stomie (figure 4).
Les poches sont en plastique ou recouvertes d’une protection, ce qui procure un contact plus doux avec la peau et permet d’absorber la transpiration lorsqu’il fait chaud ou pendant des activités sportives.
Une infirmière stomathérapeute présente les différents types de poches au patient afin qu’il se familiarise avec les produits. Mieux informé, le patient peut ainsi faire le choix du type de poche qui lui semble le plus adapté à son mode de vie.

• Comment change-t-on la poche ?

Une infirmière stomathérapeute apprend au patient à changer ou à vider la poche. Pour conserver une peau saine autour de la stomie, il est capital d’en prendre soin.
La poche se décolle du haut vers le bas, tout en maintenant la peau. La poche se jette ensuite dans un sac en plastique. Certains patients préfèrent vider la poche dans les toilettes avant de la jeter. Les résidus de selles sur la stomie s’enlèvent avec un papier hygiénique doux.
La toilette peut se faire devant un lavabo ou dans une douche. Les premiers temps, se placer devant une glace pour changer de poche est plus facile. La stomie se nettoie à l’eau du robinet, éventuellement et ponctuellement à l’aide de savon neutre, avec des mouvements doux et circulaires, en rinçant bien. En cas d’irritation, le nettoyage à l’eau sans savon est exclusivement recommandé. Il est conseillé d’utiliser un gant de toilette spécifique pour la stomie. Si la stomie reste un peu humide, on peut la tamponner avec un mouchoir en papier doux. La peau doit être bien sèche pour permettre une parfaite adhérence de la poche (figure 5).
Lorsque la peau est bien sèche, la nouvelle poche se pose du bas vers le haut, en prenant soin d’éviter tout pli de la peau. Une fois collée, tirer légèrement la poche vers le bas permet de vérifier qu’elle est bien en place.
Il peut arriver que la stomie saigne un peu, notamment lorsque les mouvements de la toilette sont un peu trop vifs. Dans ce cas, il est recommandé de poser sur la stomie une compresse imprégnée d’eau froide jusqu’à ce que cela cesse. Ce saignement est le plus souvent bénin. Toutefois, si le saignement persiste, le patient doit en avertir son médecin.
Les poches vidables permettent d’espacer leur changement. Elles offrent l’avantage de protéger un peu plus la peau. Pour vidanger la poche dans les toilettes, il est conseillé de s’asseoir sur le côté de la cuvette ou d’installer une chaise confortable près des toilettes pour plus d’aisance. Après avoir relevé le bas de la poche et l’avoir ouverte, le patient la vide et peut procéder au nettoyage minutieux, intérieur et extérieur, du bas de la poche.

• Qu’est-ce que la technique de l’irrigation colique ?

Sur avis médical, l’infirmière stomathérapeute peut apprendre au patient à utiliser une technique de lavement par la stomie qui porte le nom d’irrigation colique. Cette technique consiste à vidanger tout le côlon afin d’éviter l’émission de selles pendant deux à trois jours.
L’irrigation colique permet au patient de remplacer la poche habituelle par une poche plus petite, un tampon obturateur ou une simple compresse. Ces protections peuvent se changer régulièrement jusqu’au lavement suivant. Les activités journalières, sportives, professionnelles, les voyages, etc., sont ainsi plus faciles. Cette technique apporte un plus grand confort aux patients porteurs d’une colostomie gauche définitive.
L’irrigation colique consiste à nettoyer les intestins en injectant environ 800 millilitres d’eau tiède (37 °C) par la stomie. Il est conseillé de faire l’irrigation colique à heures régulières.
L’irrigation peut être interrompue suivant les besoins de chacun (en cas de fatigue par exemple) et reprise par la suite. En cas de diarrhée, il est indispensable de stopper cette technique le temps que le transit se régularise.
Le matériel nécessaire au lavement est vendu sous forme de trousse. Cette trousse comporte une poche en plastique de deux litres, munie d’une tubulure et d’un régulateur de débit, d’un embout conique qui s’introduit dans la stomie et d’une poche adhésive (manchon d’irrigation), ouvert en haut pour accéder à la stomie et en bas pour évacuer les selles. La trousse, prescrite par le médecin, est vendue en pharmacie et remboursée par la Sécurité sociale.
Le patient remplit la poche d’eau tiède et l’accroche en hauteur sur un crochet, un portemanteau ou une patère. Il existe des supports à perfusion pliables, mais ils sont plus chers (environ 140 euros) et remboursés seulement en partie par la Sécurité sociale.
Le manchon d’irrigation se colle sur la peau de la même façon que la poche. Le cône de la tubulure qui apporte l’eau se place dans le haut du manchon ; le bas est dirigé dans la cuvette des toilettes. Le patient introduit le cône dans la stomie sans trop l’enfoncer, puis il laisse l’eau s’écouler dans les intestins à l’aide de la manette de débit pendant quelques minutes. Le patient maintient le cône en place pendant tout le temps du lavement et deux minutes après environ. Le patient enlève ensuite le cône et ferme le haut du manchon d’irrigation à l’aide d’une pince à linge. Les intestins se vident en une demi-heure environ. Une irrigation colique dure au total de trois quarts d’heure à une heure.
Lorsque l’irrigation colique est terminée, certains patients conservent une grande poche pendant une demi-heure au cas où des écoulements persisteraient.
L’apprentissage de cette technique de lavement est plus ou moins long. Il ne faut cependant pas se décourager. L’infirmière stomathérapeute est là pour apprendre au patient à être autonome le plus rapidement possible.
Il est déconseillé au patient de procéder à des irrigations coliques en même temps que des cures de chimiothérapie* qui entraînent parfois des diarrhées ou des colites.

• Y a-t-il des précautions particulières à prendre  avec la poche ?

Pour le bon maintien de la poche et le confort du patient, il est essentiel que la peau autour de la stomie soit nette et sans irritation. Lorsque le contenu des intestins est liquide, il est plus corrosif pour la peau que si les selles sont pâteuses. Il peut être à l’origine de problèmes de peau en cas de fuites de selles.
Pour éviter les complications, il est nécessaire que le diamètre de la poche soit d’environ trois à quatre millimètres plus large que la stomie. Si l’appareillage nécessite une découpe plus grande, il est utile de parfaire l’étanchéité à l’aide d’un système de protection cutanée. Appliqué sur la peau autour de la stomie, à l’endroit où la poche est collée, ce système fait joint avec la poche, empêche les fuites et protège la peau. Ce système se présente sous différentes formes : pâte protectrice, anneau protecteur découpé au diamètre de la stomie ou plaque. Ces protections forment une barrière entre la peau et les selles. Elles se posent très facilement et ne bouchent pas la stomie (figure 6).

• La poche est-elle prise en charge par la Sécurité sociale ?

Le matériel pour stomie est remboursé par la Sécurité sociale. La demande de prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale est à effectuer auprès de la Caisse régionale d’assurance maladie et à renouveler trois mois avant expiration. Certains revendeurs dépassent les prix fixés. Il faut être vigilant.
Une personne stomisée peut solliciter l’obtention d’une carte d’invalidité auprès de la Commission d’orientation technique et de reclassement professionnel (Cotorep). La personne bénéficie ainsi de certains avantages. La demande de formulaire se fait en mairie ou directement auprès de la Cotorep. Il en existe une dans chaque département.
Des informations détaillées sur les différentes aides sociales possibles sont disponibles dans le guide SOR SAVOIR PATIENT Démarches sociales & cancer.

• Quels sont les principaux problèmes rencontrés avec la poche ?

Les mouvements quotidiens comme se baisser pour ramasser un objet, lacer ses chaussures, etc., nécessitent une bonne tenue et une souplesse de la poche. Le chirurgien évite généralement de positionner la stomie au niveau de la ceinture. Les vêtements ne doivent pas trop serrer la taille pour que la stomie ne soit pas comprimée.
Cependant, en se baissant, les ceintures peuvent comprimer la stomie. C’est pourquoi certains patients conseillent de porter des vêtements à ceinture élastique ou à bretelles.
La question des gaz est une préoccupation constante des patients. Actuellement, toutes les poches sont équipées d’un filtre composé de charbons qui résout le problème d’odeurs. Des poudres ou des gélules placées dans la poche peuvent optimiser l’efficacité du filtre. De petites pastilles adhésives, fournies avec les poches, permettent d’obturer le filtre, en particulier pour le bain. Les recherches des laboratoires s’appuient sur l’avis des utilisateurs afin d’améliorer le confort des patients.

• Y a-t-il un régime alimentaire particulier à suivre ?

Il n’y a pas de régime alimentaire particulier. Il est toutefois recommandé d’adapter l’alimentation à son transit intestinal. Le patient peut manger ce qu’il mangeait avant pour son plus grand plaisir. Les patients sensibles à certains aliments avant l’intervention le restent après ; il est donc conseillé d’éviter ces aliments. À la sortie de l’hôpital ou de la clinique, une diététicienne informe le patient sur le type d’aliment à consommer ou à éviter.
Voici quelques conseils concernant l’alimentation :
– certains aliments produisent davantage de gaz que d’autres. Il s’agit des choux, champignons, oignons, œufs, artichauts et haricots secs. Sans s’en priver, il est donc recommandé de respecter des quantités raisonnables et de penser à changer la poche dès qu’elle gonfle, signe que le filtre est saturé ;
– en cas de constipation, il est recommandé de boire davantage, de manger des légumes verts, des fruits frais et des yaourts ;
– en cas de diarrhée, il est conseillé de boire beaucoup pour éviter la déshydratation, de manger riz, pâtes, semoule et de cesser les légumes verts, fruits frais ou cuits, et les laitages. En attendant que la diarrhée cesse, le patient peut porter une poche vidable pour plus de confort ;
– une alimentation à base de riz est le plus souvent l’alimentation la mieux tolérée. Le riz permet de diminuer les coliques. Les rayons de produits asiatiques offrent un large choix de pâtes à base de riz qui permettent une alimentation variée.
On trouve en pharmacie des comprimés qui gélifient les selles. Ils se placent dans la poche vide et permettent d’épaissir les selles lorsqu’elles sont très liquides.

• Y a-t-il des complications possibles à la colostomie ?

Les colostomies n’entraînent généralement pas de complications. Toutefois, un rétrécissement de la stomie (sténose), un glissement de l’anse intestinale* en dehors de son emplacement normal (prolapsus) ou une rupture de la paroi musculaire de l’abdomen (éventration) peuvent se produire, même si cela reste très rare. Parfois, un gonflement de la stomie (œdème stomial) ou des saignements apparaissent. Plus rarement, il arrive que l’anse intestinale se rétracte dans l’abdomen.
En cas de problèmes ou de questions, le patient ne doit pas hésiter à contacter un médecin ou une infirmière stomathérapeute.

• Comment mieux vivre avec une colostomie ?

Apprendre que l’on a un cancer du rectum, que l’on va devoir subir une opération et que l’on va avoir une colostomie est une étape difficile à surmonter. Même sans complication, une colostomie est souvent pénible à vivre psychologiquement.
La présence de l’équipe médicale et paramédicale, de psychologues, ainsi que des infirmières stomathérapeutes est essentielle pour atténuer ce premier choc. Les infirmières stomathérapeutes sont disponibles. Elles sont là pour réconforter et conseiller le patient. Aux dires d’anciens opérés, la rencontre avec un patient stomisé qui a surmonté cette étape et repris une vie active est un élément déterminant pour reprendre espoir. Les associations de patients stomisés permettent cet échange. Le plus souvent, l’infirmière stomathérapeute qui a suivi le patient à l’hôpital dispose d’une consultation. Le patient peut la contacter en cas de besoin.
Le patient qui vient d’avoir une colostomie est dépendant de l’équipe médicale et paramédicale dans les premiers jours qui suivent l’intervention. Il va acquérir peu à peu une autonomie qui lui permet de reprendre ses activités, voire de voyager à nouveau s’il le souhaite.
Grâce aux recherches des laboratoires qui s’appuient sur l’avis des utilisateurs, des progrès réalisés au niveau du matériel ont permis d’améliorer le confort des patients. En France, 80 000 personnes portent une stomie. Beaucoup de patients retrouvent le moral assez rapidement, reprennent leur métier ou leurs activités, pratiquent un sport et proposent leur aide aux futurs opérés.
Les associations de patients stomisés peuvent beaucoup apporter après l’opération. Elles sont souvent une aide précieuse pour améliorer le confort de vie. Ces associations souhaitent améliorer la qualité de vie des patients stomisés, tout en les informant et les aidant à assumer les inconvénients et les exigences qu’entraîne une stomie. Ces associations peuvent :
– informer et assister le patient et sa famille en leur apportant aide et réconfort ;
– assurer un réseau d’entraide ou de secours par le biais de permanences et de contacts, directs ou téléphoniques ;
– favoriser la réinsertion du patient dans le monde du travail ;
– visiter les patients avant ou après l’opération ;
– l’aider à résoudre les problèmes pratiques ;
– donner des conseils pour réduire les éventuels problèmes alimentaires ou pour prévenir les incidents et les complications ;
– aider le patient à mieux accepter sa nouvelle image corporelle et à adapter sa vie aux exigences de la stomie.
La colostomie ne doit pas être un obstacle à une vie normale. Des professionnels et des bénévoles sont présents aux côtés des patients pour les soutenir et les guider à tout moment.

• Comment envisager la vie de famille ?

De retour au domicile, il est parfois nécessaire de laisser s’écouler un peu de temps avant que la vie redevienne la plus normale possible.
Les relations de couple se trouvent parfois affectées par la stomie. La confiance que le patient a en son conjoint peut aider à faire face à cette période charnière. La stomie ne doit pas prendre trop de place dans la vie de couple. Une stomie n’empêche ni une vie sexuelle, ni des grossesses. Certains patients utilisent un tampon obturateur pendant les relations sexuelles. Offrant une certaine discrétion, il cache la stomie comme un pansement. Discuter de la stomie avec son conjoint permet de faire en sorte qu’elle ne soit pas un obstacle aux projets du couple.
Parler de la stomie avec les enfants permet de se sentir plus à l’aise avec eux. Des bandes dessinées ont été élaborées afin d’aider les parents à dialoguer avec leurs jeunes enfants et les aider à comprendre ce qui arrive à leur parent ou grand-parent. Les médecins peuvent indiquer comment se les procurer.

• La pratique d’un sport est-elle possible ?

La pratique d’un sport reste possible, à condition toutefois de respecter certaines précautions. Seuls les sports violents ou de contact qui risquent de traumatiser la stomie sont interdits (judo, karaté, boxe, etc.).
Il est également recommandé d’éviter de porter des charges trop lourdes.
Les bains en piscine ou de mer sont possibles. Le patient peut utiliser un tampon obturateur ou un pansement spécifiquement prévu à cet effet qui lui permet de se baigner en toute sécurité. Il est préférable de mettre le tampon dix minutes avant la baignade afin de s’assurer de sa bonne tenue. Si le patient préfère garder la poche pour se baigner, cela est tout à fait possible. Il suffit de sécher correctement la poche après la baignade. Les poches sont fiables et sécurisées. Il est toutefois conseillé de changer la poche avant chaque activité de manière à être beaucoup plus libre. Les maillots de bain une pièce pour les femmes ou les bermudas pour les hommes garantissent une certaine discrétion lors de la baignade.

• Peut-on reprendre une activité professionnelle ?

Le médecin du travail décide de l’opportunité de reprendre ou non une activité professionnelle. Le poste peut parfois être adapté à la nouvelle situation du patient si le médecin le juge nécessaire. Par exemple, le port de charges lourdes est déconseillé car la stomie fragilise la paroi abdominale. Il est conseillé d’avoir des toilettes à disposition pour pouvoir changer ou vider aisément la poche dès que cela est nécessaire.

• Les voyages sont-ils envisageables ?

Il n’y a aucune contre-indication aux voyages. Toutefois, pour que les vacances se passent au mieux, il est conseillé de :
– mettre des poches, des sacs poubelle et un nécessaire de toilette simple dans le bagage à main avec soi afin d’être sécurisé durant tout le trajet ;
– emporter le double de la quantité de poches nécessaires, ainsi que quelques poches vidables en cas de diarrhée ;
– emporter quelques médicaments antidiarrhéiques prescrits par le médecin ;
– dans les pays très chauds, placer les poches dans le bac à légumes d’un réfrigérateur pour éviter que le plastique ne se détériore sous l’action de la chaleur et augmenter la consommation d’eau ;
– boire suffisamment d’eau ;
– ne boire que de l’eau minérale capsulée ou préalablement désinfectée avec des comprimés prévus à cet effet ;
– éviter les glaces et les sorbets, et peler systématiquement les fruits ;– emporter les coordonnées d’un hôpital et d’une infirmière stomathérapeute sur place, et prévoir une assurance rapatriement en cas de problème.

Quelques conseils pratiques :
– avoir toujours une boîte de poches d’avance ;
– prévoir des sachets plastique pour jeter les poches usagées ;
– stocker les poches dans un endroit sec et tempéré ;
– faire renouveler l’ordonnance dix jours avant la fin du stock.

En cas de problèmes ou de questions, il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel, une infirmière stomathérapeute ou un médecin traitant.

La Fédération des stomisés de France (FSF) se trouve à Paris. Une antenne existe dans chaque département. Par téléphone, la FSF peut orienter le patient vers l’association la plus proche de son domicile.

Fédération des stomisés de France, 76, rue Ballard, 75015 Paris, Tél. : 01 45 57 40 02 ou 01 45 58 41 27. n

Remerciements.  Nous remercions chaleureusement les patients et leurs proches qui, par leur implication et leurs commentaires, ont contribué considérablement à l’élaboration du guide Comprendre le cancer du rectum : M. et Mme Francis Adroguer, M. et Mme Albert Martin, Mme Régine Menjaud, Mme Laure Fagède, M. et Mme Robert Condomine, Mme Annie Gary, M. et Mme Jean Lawriw, M. Denis Messina, Mme Joëlle Ménager et d’autres personnes ayant souhaité rester anonymes. Nous remercions également l’Association française d’entérostomathérapeutes (AFET), la Fédération des stomisés de France (FSF) et la Fédération française de cancérologie digestive (FFCD) pour leur collaboration à ce projet.

Où se procurer les guides SOR SAVOIR PATIENT ?

Les guides SOR SAVOIR PATIENT sont disponibles sur les sites Internet de la FNCLCC (http ://www.fnclcc.fr) et de la Ligue nationale contre le cancer (http ://www.ligue-cancer.asso.fr).
Trois nouveaux guides d’information pour les personnes malades et leurs proches viennent d’être publiés et sont téléchargeables gratuitement :
Comprendre le cancer du rectum
Mieux vivre pendant et après un cancer
Comprendre le cancer de la prostate.
Ils sont disponibles également dans les Centres régionaux de lutte contre le cancer, ainsi qu’à la Ligue nationale contre le cancer et ses comités départementaux (14, rue Corvisart, 75013 Paris).

Relecteurs

A. Bataillard, médecin généraliste, FNCLCC, Paris ; Y.-J. Bignon, oncogénéticien, Centre Jean Perrin, Clermont-Ferrand ; G. Boll, stomathérapeute, Hôpital Caremeau, Nîmes ; J.-F. Bosset, radiothérapeute, Hôpital Jean Minjoz, Besançon ; O. Bouché, hépato-gastro-entérologue, Hôpital Robert Debré, Reims ; R. Calendron, infirmier, Centre Georges-François Leclerc, Dijon ; L. Cany, oncologue, Polyclinique Francheville, Périgueux ; B. Chauffert, oncologue, Centre Georges-François Leclerc, Dijon ; D. Connan, responsable communication, Centre René Huguenin, Saint-Cloud ; T. Conroy, oncologue, Centre Alexis Vautrin, Vandœuvre-lès-Nancy ; P. Coulon, stomathérapeute, Centre Oscar Lambret, Lille ; G. Depadt, chirurgien, Centre Oscar Lambret, Lille ; B. Devevey, directeur communication, Institut Gustave Roussy, Villejuif ; P. Dufour, oncologue, Centre Paul Strauss, Strasbourg ; D. Elias, chirurgien, Institut Gustave Roussy, Villejuif ; F. Eschwege, radiothérapeute, Institut Gustave Roussy, Villejuif ; M. Eyffred, responsable hygiène, Centre Claudius Regaud, Toulouse ; S. Flores, stomathérapeute, Hôpital A. Mignot, Le Chesnay ; M.-L. Foricher, stomathérapeute, Centre René Huguenin, Saint-Cloud ; J. Fraisse, chirurgien, Centre Georges-François Leclerc, Dijon ; J.-P. Ghnassia, chef de service d’anatomie pathologique, Centre Paul Strauss, Strasbourg ; M. Gignoux, chirurgien, Centre hospitalier Universitaire, Caen ; A. Giraud, neurologue, Centre hospitalier régional Annécien, Annecy ; S. Greget, radiothérapeute oncologue, Clinique Sainte-Clotilde, Saint-Denis ; M. Guyot, cadre supérieur de santé, Centre de stomathérapie Guillemin, Hôtel-Dieu, Lyon ; Y. Guyot-Adrianssens, stomathérapeute, Centre François Baclesse, Caen ; B. Hoerni, hémato-oncologue, Institut Bergonié, Bordeaux ; J.-C. Horiot, radiothérapeute, Centre Georges-François Leclerc, Dijon ; H. Johanet, chirurgien, Clinique Sainte-Marie, Pontoise ; J. Kac, Institut Gustave Roussy, Villejuif ; P. Kerbrat, oncologue, Centre Eugène Marquis, Rennes ; H. Labrosse, chirurgien, Clinique Protestante, Caluire ; J.-L. Lagrange, radiothérapeute, Hôpital Henri Mondor, Créteil ; D. Langlois, oncologue radiothérapeute, Cabinet de radiologie, La Rochelle ; H. Lauche, oncologue radiothérapeute, Clinique Clémentville, Montpellier ; M. Leonetti, Centre hospitalier régional de la Source, Orléans ; V. Magnin, radiothérapeute, Institut Paoli-Calmettes, Marseille ; C. Marchal, radiothérapeute, Centre Alexis Vautrin, Vandœuvre-lès-Nancy ; I. Martel, radiothérapeute, Centre Léon Bérard, Lyon ; O. Maton, radiothérapeute, Polyclinique Francheville, Périgueux ; F. May-Levin, cancérologue conseil, Ligue nationale contre le cancer, Paris ; Y. Merrouche, oncologue, Institut de Cancérologie de la Loire, Saint-Étienne ; E. Miguet, infirmière, Centre hospitalier Saint-Nicolas, Verdun ; B. Millat, chirurgien, Hôpital Saint-Éloi, Montpellier ; X. Mirabel, radiothérapeute, Centre Oscar Lambret, Lille ; E. Mitry, gastroentérologue, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt ; E. Montpetit, oncologue radiothérapeute, Centre d’Oncologie Saint-Yves, Vannes ; M. Moro, oncologue radiothérapeute, Cabinet de radiologie, Nice ; J. Ollier, chirurgien, Centre Paul Strauss, Strasbourg ; H. Orfeuvre, onco-hématologue, Centre hospitalier Fleyriat, Bourg-en-Bresse ; P.-Y. Péaud, onco-hématologue, Centre hospitalier, Valence ; D. Peiffert, radiothérapeute, Centre Alexis Vautrin, Vandœuvre-lès-Nancy ; J.-P. Pignon, biostatisticien, Institut Gustave Roussy, Villejuif ; M. Pocard, chirurgien, Institut Gustave Roussy, Villejuif ; M.-R. Poirier, stomathérapeute, Centre hospitalier Universitaire CCB Montprofit, Angers ; P. Revelin, chirurgien viscéral, Centre hospitalier, Roanne ; F. Rothe-Thomas, radiothérapeute, Centre hospitalier, Chambéry ; R. Salmon, chirurgien, Institut Curie, Paris ; Y. Spaether, stomathérapeute, Centre hospitalier Saint-Nicolas, Sarrebourg ; J.-P. Suchaud, radiothérapeute, Centre hospitalier, Roanne ; P. Troufleau, radiologue, Centre Alexis Vautrin, Vandœuvre-lès-Nancy ; F. Turpin, hématologue, Centre René Huguenin, Saint-Cloud ; B. Vie, chef de service de radiothérapie, Centre François Baclesse, Caen ; C. Vieil-Barat, Hôpital Saint-Antoine, Paris ; P. Zimmermann, gastroentérologue, Institut Gustave Roussy, Villejuif

Comité d’organisation des SOR

T. Philip, directeur des SOR, pédiatre, FNCLCC, Paris ; B. Fervers, directeur adjoint des SOR, oncologue médical, FNCLCC, Paris ; A. Bataillard, coordinatrice des SOR spécialistes, médecin généraliste, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; L. Bosquet, méthodologiste, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; G. Gory-Delabaere, méthodologiste, pharmacien, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; F. Planchamp, méthodologiste, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; S. Rousmans, méthodologiste, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; C. Seblain, méthodologiste, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; E. Luporsi, méthodologiste associé, oncologue médical, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; S. Theobald, méthodologiste associé, médecin de santé publique, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; F. Farsi, référent réseau, médecin de santé publique, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; H. Cazeneuve, chargé de projet, sociologue, FNCLCC, Paris (SOR spécialistes) ; J. Carretier, responsable des SOR SAVOIR PATIENT, méthodologiste, chargé de mission en santé, FNCLCC, Paris (SOR SAVOIR PATIENT) ; L. Leichtnam-Dugarin, méthodologiste, chargée de mission en santé, FNCLCC, Paris (SOR SAVOIR PATIENT) ; S. Brusco, méthodologiste, chargée de mission en santé, FNCLCC, Paris (SOR SAVOIR PATIENT) ; M. Déchelette, méthodologiste, FNCLCC, Paris (SOR SAVOIR PATIENT) ; V. Delavigne, linguiste, FNCLCC, Paris (SOR SAVOIR PATIENT) ; M. Haugh, responsable SOR projets internationaux, biochimiste, FNCLCC, Paris (Projets internationaux) ; V. Millot, assistante de gestion, FNCLCC, Paris (Projets internationaux) ; S. Rosen, assistante de recherche, FNCLCC, Paris (Projets internationaux) ; S. Guillo, documentaliste scientifique, FNCLCC, Paris (Documentation) ; A.-G. Guy, documentaliste, FNCLCC, Paris (Documentation) ; A. Jean-François, technicienne documentaliste, FNCLCC, Paris (Documentation) ; S. Debuiche, responsable administrative, FNCLCC, Paris (service administratif et éditorial) ; H. Borges-Paninho, chargée de l’édition des documents, FNCLCC, Paris (service administratif et éditorial) ; D. Gouvrit, assistante de gestion, FNCLCC, Paris (service administratif et éditorial) ; L. Pretet, assistante de gestion, FNCLCC, Paris (service administratif et éditorial) ; E. Sabatier, secrétaire, FNCLCC, Paris (service administratif et éditorial)

Glossaire « les mots et leur sens »

Ce glossaire, « les mots et leurs sens », explique spécifiquement les termes en rapport avec le présent article « Comprendre le cancer du rectum ».
Un dictionnaire plus complet sur l’ensemble des cancers figure dans le livre « Les cancers de A à Z ». Ce dictionnaire est disponible sur le site Internet de la Fédération nationale des Centres de lutte contre le cancer (www.fnclcc.fr) et à l’adresse suivante :
Éditions Frison-Roche - 18, rue Dauphine, 75006 Paris - Tél. 01 40 46 94 91
* voir ce mot

A
abdomen : partie inférieure du tronc* du corps humain, séparée du thorax par le diaphragme* et limitée en bas par le bassin*.
adénocarcinome : type de cancer* qui se développe à partir d’une glande* (sein, thyroïde, etc.) ou du revêtement d’une glande (ovaire, rectum).
adénome : tumeur bénigne* des glandes. Un adénome du rectum est une tumeur bénigne de la paroi interne du rectum, tapissée de glandes (muqueuse glandulaire).
adénopathie : augmentation douloureuse ou non de la taille d’un ganglion*, qui devient dur et parfois, enflammé. Une adénopathie peut être provoquée par des cellules cancéreuses qui proviennent d’un organe ou d’un tissu voisin d’un ganglion.
ambulatoire : qui permet au patient de sortir de l’établissement de santé quelques heures après une intervention ou un soin.
aine : partie du corps située entre le haut de la cuisse et le bas-ventre.
aisselle : espace creux situé sous le bras.
anatomopathologie : examen au microscope* de cellules* (cytologie*) ou de tissus* (histologie*) de l’organisme. Les médecins parlent parfois « d’anapath ». C’est l’histologie qui permet d’établir de façon certaine le diagnostic* de cancer.
anastomose : réunion de deux parties d’un organe par une suture.
anesthésie : acte qui consiste à endormir et rendre insensible un patient (anesthésie générale) ou une partie du corps (anesthésie locale).
anse intestinale : partie d’intestin.
anus : orifice terminal du rectum qui permet le passage des matières fécales.

B
bassin : ensemble des os de la partie inférieure de l’abdomen*, articulé avec les jambes.
bénin/bénigne : sans gravité. Une tumeur bénigne n’est pas un cancer.
bilan : ensemble d’examens médicaux qui évaluent l’état de santé d’une personne à un moment donné. Voir bilan diagnostique*, bilan d’extension*, bilan préthérapeutique*.
bilan d’extension : ensemble d’examens médicaux destinés à évaluer l’étendue du cancer et la présence ou non de métastases* dans d’autres organes.
bilan diagnostique : ensemble d’examens médicaux qui ont pour but de déterminer si le patient a un cancer et si tel est le cas, d’identifier son type.
bilan préthérapeutique : bilan* qui réunit tous les éléments nécessaires à l’établissement d’un plan thérapeutique* (ou plan personnalisé de soin). Au terme de ce bilan, le médecin dispose de renseignements qui lui permettent de poser un diagnostic et de proposer un traitement adapté à la situation lors de la consultation d’annonce*.
biopsie : prélèvement qui consiste à enlever un petit morceau de tissu* afin de l’examiner au microscope*. Le médecin peut réaliser une biopsie avec ou sans anesthésie* (locale ou générale). Les techniques utilisées pour le prélèvement (endoscopie*, chirurgie*, ponction*, etc.) dépendent de l’endroit où est placée la tumeur* et du type de tissu à analyser. Le fragment de tissu est ensuite examiné par un médecin anatomopathologiste.

C
cancer : ensemble de cellules* anormales qui se multiplient de façon incontrôlée. Elles finissent souvent par former une masse qu’on appelle tumeur maligne*.
cautérisation : technique qui utilise la chaleur ou un courant électrique pour stopper les saignements.
cellule : élément visible au microscope* dont est constitué tout organisme vivant. Plantes et animaux sont composés de cellules très différentes qui se multiplient, meurent et se renouvellent. Des cellules identiques assemblées entre elles forment un tissu*. Des cellules cancéreuses sont des cellules qui se sont modifiées et se multiplient de façon anormale. Voir cancer*.
chimiothérapie/chimio : traitement général* du cancer* à l’aide de médicaments toxiques pour les cellules* cancéreuses. Ces médicaments visent à les détruire ou à les empêcher de se multiplier. Les médicaments de chimiothérapie peuvent être administrés par piqûres, perfusions ou parfois, sous forme de comprimés.
chirurgie : acte qui consiste à opérer un patient. Cette opération peut avoir pour but soit de prélever quelques cellules d’une anomalie afin de les analyser (biopsie*), soit d’enlever une tumeur (traitement).
cœlioscopie/célioscopie : examen de la cavité abdominale et du bas-ventre à l’aide d’un appareil appelé endoscope. Cet appareil permet d’observer l’intérieur du corps. Voir endoscopie*.
coloscopie : examen qui permet de voir l’intérieur du rectum et la totalité du côlon grâce à une petite caméra munie d’une lumière : un endoscope*.
consultation : examen d’un patient par un médecin dans son cabinet.
consultation d’annonce : consultation* destinée à informer le patient du diagnostic* ou d’une éventuelle rechute*, ainsi que des traitements envisagés. Cette consultation est souvent longue : elle dure au minimum trente minutes, ce qui permet un réel dialogue entre le patient, ses proches et le médecin, en respectant les émotions que l’annonce peut susciter.
cytologie : technique d’examen qui permet d’observer des cellules* au microscope et de rechercher des cellules anormales (des cellules cancéreuses par exemple). On parle aussi d’examen cytopathologique. Voir anatomopathologie*.

D
diagnostic : démarche qui identifie la maladie à l’origine des signes* ou des symptômes* ressentis ou observés par le patient. Voir bilan*.
diaphragme : muscle très large qui sépare la poitrine de l’abdomen*.

E
échographie : technique d’examen qui montre des images d’une partie du corps ou de certains organes à l’aide d’ultrasons*. Il s’agit d’un examen d’imagerie*. Cet examen est indolore.
échographie endorectale : technique d’examen qui montre l’intérieur du rectum grâce à une sonde échographique introduite par l’anus.
endoscope : appareil optique muni d’un dispositif d’éclairage. Cet appareil, introduit dans une cavité de l’organisme comme le rectum ou le côlon, permet de l’examiner et, éventuellement, d’y faire des prélèvements.
endoscopie : technique d’examen d’une cavité du corps avec un appareil muni d’un dispositif d’éclairage et de vision (un endoscope*). Cet appareil permet de voir l’intérieur de cette cavité. La fibroscopie optique* et la cœlioscopie* utilisent cette technique.
examen anatomopathologique : voir anatomopathologie*.
examen d’imagerie : examen qui permet d’obtenir des images d’une partie du corps ou d’un organe. Il existe deux types d’examens d’imagerie : les examens radiologiques (radiographie*, échographie*, scanner*, IRM*) et les examens de médecine nucléaire* (scintigraphie*, TEP*).
examen histopathologique : examen qui analyse au microscope des fragments de tissus* prélevés au niveau d’une anomalie. Cet examen permet d’affirmer ou d’éliminer avec certitude le diagnostic* de cancer*. On parle aussi d’histologie. Voir anatomopathologie*.
examen microscopique : examen au microscope* de cellules* ou de tissus*.
examen radiologique : examen qui permet d’obtenir des images d’une partie du corps ou des organes. Il existe différents types d’examens radiologiques : échographie*, scanner*, IRM*. On parle aussi d’examen d’imagerie*.
extension : stade d’évolution d’un cancer. Un cancer commence par le développement d’une ou plusieurs cellules* cancéreuses. Ces cellules se multiplient et forment une tumeur. Quand les cellules cancéreuses restent dans l’organe d’origine, on parle d’évolution ou d’extension locale du cancer. Plus les cellules se multiplient, plus l’anomalie grossit. Elle peut alors laisser échapper des cellules cancéreuses vers d’autres endroits de l’organisme. Si les cellules cancéreuses atteignent des ganglions*, on parle d’extension régionale. Lorsqu’on retrouve des cellules cancéreuses dans d’autres organes (foie, os, poumon, etc.), on parle d’extension métastatique. Voir métastase*.

F
fibroscopie optique : technique d’examen qui permet de voir l’intérieur d’un organe ou d’une partie du corps grâce à un tube souple muni d’un dispositif d’éclairage. Une fibroscopie permet de réaliser des biopsies*.
fistule : canal anormal par lequel s’écoule un liquide physiologique (de la matière fécale par exemple) et entretenu par l’écoulement de ce liquide.

G
ganglion : petit renflement réparti le long des vaisseaux lymphatiques*. Disposés dans certaines parties du corps, les ganglions sont soit superficiels (dans le cou, l’aisselle*, l’aine*), soit profonds (dans l’abdomen*, le thorax*). Les ganglions jouent un rôle essentiel dans la protection du corps contre les infections* ou les cellules* cancéreuses. Ils mesurent normalement moins d’un centimètre de diamètre. Si leur taille est anormale, on parle d’adénopathie*.
gastroentérologie : partie de la médecine spécialisée dans les troubles du tube digestif.
glande : organe ayant pour fonction de produire une substance particulière. La plupart des glandes sécrètent la substance qu’elles produisent vers l’extérieur. On parle alors de glandes exocrines, comme le sein qui fabrique le lait ou les glandes salivaires qui fabriquent la salive. Certaines glandes produisent des hormones* qu’elles sécrètent dans le sang comme les ovaires ou la thyroïde. On parle alors de glandes endocrines.

H
histologie : technique d’examen qui analyse au microscope des fragments de tissus* prélevés au niveau d’une anomalie. Cet examen permet d’affirmer ou d’éliminer avec certitude le diagnostic* de cancer*. On parle aussi d’examen histopathologique*. Voir anatomopathologie*.
hormone : substance produite par certaines glandes* de l’organisme. Les hormones agissent sur le développement ou le fonctionnement d’un organe. Parfois, elles stimulent la croissance de cellules* cancéreuses

I
iléon : partie de l’intestin.
imagerie fonctionnelle : examen qui permet d’obtenir des images du fonctionnement d’un organe ou de l’activité des cellules dans l’organisme. Ces images sont obtenues par scintigraphie* ou par tomographie par émissions de positons (TEP*), après l’injection, en très petite quantité, d’un produit radioactif repéré par les appareils.
infection : présence d’un micro-organisme invisible à l’œil nu susceptible de provoquer des maladies (bacille, bactérie, virus).
IRM (imagerie par résonance magnétique) : technique d’examen qui montre des images d’une partie du corps ou des organes* grâce à des champs magnétiques. Comme un scanner*, une IRM permet d’avoir des images précises de plusieurs régions du corps.

L
laxatif : substance qui, par son action purgative, permet de vider les intestins afin de permettre certains examens comme une coloscopie*.
lymphe : liquide légèrement coloré dans lequel baignent les cellules*. La lymphe transporte et évacue les déchets des cellules. Comme le sang, elle circule dans des vaisseaux, appelés vaisseaux lymphatiques*.

M
malin/maligne : se dit d’une tumeur cancéreuse. Voir cancer*.
médecine nucléaire : spécialité médicale qui réalise des examens à l’aide de traceurs* radioactifs. La scintigraphie* et la TEP* sont des examens de médecine nucléaire d’aide au diagnostic*.
métastase : tumeur formée par des cellules cancéreuses provenant d’une première tumeur. On parle également de maladie métastatique ou de localisation secondaire du cancer. Voir extension*.
métastatique : qui a produit des métastases*.
microscope : instrument d’optique qui sert à examiner les éléments qui ne sont pas visibles à l’œil nu. Voir examen microscopique*.

O
option : recommandation* d’examen ou de traitement. Dans une même situation, les recherches scientifiques n’ont pas identifié d’examen ou de traitement qui présentent plus d’avantages que d’autres. Voir standard*.
organe : partie du corps qui remplit une fonction particulière (foie, poumon, etc.).

P
plan thérapeutique : ensemble de différents traitements réalisés dans un ordre bien défini, également appelé plan personnalisé de soin. Par exemple, une chirurgie peut être suivie d’une chimiothérapie*.
polype : petite excroissance qui se développe à l’intérieur d’un organe (vagin, rectum). C’est une tumeur bénigne qui peut se transformer en tumeur maligne. Un adénome* de la muqueuse glandulaire du rectum peut être le polype précurseur du cancer du rectum.
ponction : prélèvement* de cellules*, de tissus* ou de liquide à l’aide d’une aiguille fine, dans une partie du corps. En cas de prélèvement de cellules, on parle de ponction cytologique ; en cas de prélèvement de tissus, on parle de biopsie*.
prélèvement : échantillon de l’organisme (sang, tissu*, etc.) que l’on prend afin de l’examiner au microscope. Voir ponction* et biopsie*.

R
radiographie/radio : examen qui permet d’obtenir des images d’une partie du corps à l’aide de rayons X*. Il s’agit d’un examen d’imagerie*. Voir radiologie*.
radiologie : spécialité médicale qui utilise des rayons X*, des ultrasons* ou des champs magnétiques pour obtenir des images d’une partie du corps ou des organes (radiographie*, échographie*, scanner*, IRM*).
radiothérapie : traitement local* du cancer à l’aide d’un appareil qui émet des rayons*. Ces rayons, dirigés vers la tumeur, la détruisent. Ce traitement se fait dans un service spécialisé de radiothérapie. On parle aussi de rayons ou de séances de rayons.
rayons X : rayons invisibles plus ou moins arrêtés selon les différents composants du corps humain qu’ils traversent. Les rayons qui ont pu traverser sont détectés et permettent de réaliser des images de l’intérieur du corps. Les rayons X sont également appelés photons X.
rechute : réapparition de cellules cancéreuses, au même endroit ou dans une autre région du corps. Une rechute peut survenir très tôt après la fin des traitements, mais aussi après une longue période de guérison apparente.
recommandation : examen ou traitement préconisé dans une situation donnée, selon les résultats des recherches scientifiques. On distingue deux types de recommandations : les standards*, lorsqu’il existe une seule recommandation, et les options*, lorsqu’il existe plusieurs recommandations.

S
scanner : examen qui permet d’obtenir des images du corps à l’aide de rayons X*. C’est un type de radiographie* dont les images sont reconstituées par un ordinateur, ce qui permet une analyse précise de différentes régions du corps. On parle aussi de tomodensitomètre, abrégé en TDM.
scintigraphie : technique d’examen qui permet d’obtenir des images du fonctionnement de différents organes. Cette technique d’imagerie utilise des produits faiblement radioactifs qui, une fois injectés, sont repérés par une caméra spéciale : une gamma-caméra.
selle : matière fécale, excrément.
signe : anomalie observée par le patient ou par le médecin.
sphincter : muscle en rond autour d’un orifice naturel qui permet l’ouverture et la fermeture d’un organe en se contractant (vessie*, anus*). Le sphincter anal est le muscle situé autour de l’anus ; il permet de retenir et d’évacuer les selles*.
stade d’évolution : voir extension*.
standard : examen ou traitement pour lequel les résultats sont connus et considérés comme bénéfique. Un examen ou traitement standard est proposé de façon systématique dans une situation donnée. Il peut arriver que le médecin ne puisse pas disposer de l’examen ou appliquer le traitement standard du fait de facteurs particuliers liés au patient ou à sa maladie ; le médecin propose alors un ou plusieurs examens ou traitements mieux adaptés à la situation. Voir option*.
stomie : ouverture au niveau du ventre, reliée à l’intestin. Cette ouverture, réalisée par le chirurgien, est nécessaire lorsque les selles* ne peuvent plus être évacuées par l’anus*. Leur évacuation se fait alors par la stomie et les selles sont recueillies dans une poche spéciale, collée sur le ventre. Lorsque le chirurgien relie cette ouverture au côlon, on parle de colostomie. Le terme d’anus artificiel est parfois utilisé.
symptôme : manifestation anormale provoquée par la maladie sur l’organisme. Un symptôme peut être ressenti de façon différente d’un patient à l’autre (gêne, douleur, brûlure, sensation d’étouffement, etc.). L’apparition de tout nouveau symptôme doit être signalée au médecin.

T
TEP : voir tomographie par émission de positons*.
thorax : partie supérieure du tronc* qui contient le cœur et les poumons.
tissu : ensemble de cellules* qui ont une même fonction (tissu musculaire, tissu osseux par exemple).
tomographie par émission de positons/TEP : examen qui permet d’obtenir des images précises du corps en coupes fines grâce à un traceur* faiblement radioactif. Ces images sont reconstituées en trois dimensions sur un écran d’ordinateur.
traceur : produit radioactif qui, une fois injecté dans le sang lors de différents examens d’imagerie fonctionnelle* (TEP, scintigraphie*), peut être visualisé dans l’organisme du patient. Le traceur, en se fixant sur différents organes, permet d’en analyser le fonctionnement.
traitement adjuvant : traitement complémentaire d’un traitement principal.
traitement local/traitement locorégional : traitement qui consiste à agir directement sur la tumeur* ou sur la région où est située la tumeur. Le but de ce type de traitement est d’éliminer toutes les cellules* cancéreuses dans la région de la tumeur. La chirurgie* et la radiothérapie* sont des traitements locorégionaux du cancer*.
traitement général : traitement qui agit sur la tumeur et sur l’ensemble du corps par voie générale. Une chimiothérapie* est un traitement du cancer* par voie générale.
tronc : partie principale du corps humain sur laquelle sont fixés la tête et les membres.
tumeur : cellules qui forment une masse. Il existe des tumeurs bénignes* et des tumeurs malignes*. Voir cancer*, adénocarcinome*.
tumeur maligne : masse de cellules cancéreuses. Voir cancer*.

U
ultrason : vibration non audible par l’oreille humaine, utilisée lors de certains examens d’imagerie* (échographie*).
uretère : canal qui conduit l’urine du rein à la vessie*.

V
vaisseau lymphatique : canal par lequel circule la lymphe*. Les vaisseaux lymphatiques forment avec les ganglions* le système lymphatique.
vessie : réservoir dans lequel s’accumule l’urine qui arrive des reins par les uretères*.


 

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