Author(s) : Andréas Bikfalvi, Laboratoire des mécanismes moléculaires de l’angiogenèse (Inserm E0113), Université Bordeaux I, avenue des Facultés, 33405 Talence .
Summary : Recent advances in the understanding of the molecular control of angiogenesis have shown that this process is essential for tumor development and spread. The identification of a great many of ligands, receptors or intracellular signalling molecules have allowed to unravel some of the regulatory loops involved. Especially noteworthy is the fact that developmental regulators seem now to play a role in tumor angiogenesis. Furthermore, these studies have allowed to identify novel therapeutic targets and to develop novel molecules and strategies for cancer therapy. This indicates that tumor angiogenesis is at present a major focus of cancer research.
Keywords : angiogenesis
Pictures
Figure 1. Angiogenèse tumorale. Après le
switch angiogénique, la tumeur produit plus de facteurs
pro-angiogéniques que de facteurs anti-angiogéniques, ce qui induit
la formation de néovaisseaux. Ce processus est le résultat de deux
types de mécanismes : 1) l’angiogenèse à partir de vaisseaux
préexistants et 2) la vasculogenèse à partir de progéniteurs (EPC)
endothéliaux. Par ailleurs, des cellules hématopoïétiques (CH) sont
aussi recrutées grâce à la stimulation du VEGFR1 qui est exprimé à
la surface des cellules. La communication intravasculaire entre
cellules endothéliales et péricytes est également perturbée à cause
d’une augmentation de l’angiopoïétine 2 (Ang2) par rapport à
l’angiopoïétine 1 (Ang1), ce qui conduit à une couverture
péricytaire défectueuse et incomplète.
Figure 2.Switch angiogénique. L’hypoxie
stimule l’expression des facteurs pro-angiogéniques (activateurs)
et inhibe l’expression ou la production de facteurs
anti-angiogéniques (inhibiteurs), grâce à la stabilisation de
HIF1α, l’activation oncogénique ou certaines boucles autocrines ou
paracrines de facteurs de croissance. Quand l’oxygène moléculaire
augmente ou quand l’effet des oncogènes et des facteurs de
croissance est inhibé, la production des inhibiteurs est supérieure
à celle des activateurs. Cela entraîne un blocage de l’angiogenèse
tumorale et une régression des néovaisseaux.
VEGF : vascular endothelial growth factor ;
EG-VEGF : endocrine gland-vascular endothelial growth
factor ; FGF : fibroblast growth factor ;
TSP1 : thrombospondine 1, TSP2 : thrombospondine 2.
Figure 3. Famille des vascular endothelial growth
factors (VEGF) et de leurs récepteurs. La stimulation du VEGFR2
et du VEGFR1 par les différents membres de la famille induisent
l’angiogenèse, celle du VEGFR3 la lymphangiogenèse. Par ailleurs,
la neuropilline 1 (NRP1) et la neuropilline 2 (NRP2) sont des
co-récepteurs. Dans certains cas, une forme soluble du VEGFR1 est
produite (sFLT1), ce qui a pour conséquence de limiter
l’angiogenèse. Les spécificités des différentes formes de VEGF et
des placental growth factors (PLGF), une famille apparentée
aux VEGF, sont indiquées.
Figure 4. Mécanismes de l’inhibition de
l’angiogenèse tumorale. Deux stratégies pour inhiber l’angiogenèse
sont utilisées : l’anti-angiogenèse (A) et le ciblage de la
vascularisation tumorale (targeting) (B). Dans
l’anti-angiogenèse (A), les fonctions de régulateurs endogènes de
l’angiogenèse sont bloquées, ce qui entraîne une inhibition de la
prolifération, de la migration et de la survie des cellules
endothéliales vasculaires. Cela peut être réalisé par blocage de la
liaison du facteur angiogénique à son récepteur ou co-récepteur,
par l’activation d’un récepteur « inhibiteur » ou par
l’interférence avec les molécules d’adhésion. Dans le
targeting (B), une molécule exprimée spécifiquement ou plus
abondamment au niveau de l’endothélium vasculaire tumoral est
ciblée par des anticorps ou des étiquettes d’adressage sur
lesquelles une molécule cytotoxique est, par exemple, fixée. Cela
entraîne la mort des cellules endothéliales vasculaires.
PI3 kinase : phospho-inositide 3 kinase ; PKB/Akt,
protéine kinase B ; MAPK : mitogen-associated
kinase ; FAK : focal adhesion kinase ;
MHC : complexe majeur d’histocompatibilité ; ED-B :
extra-domain B.