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Screening: ethical principles


Bulletin du Cancer. Volume 88, Number 4, 407-10, Avril 2001, Dossier thématique : éthique et cancer


Résumé   Summary  

Author(s) : Pierre Haehnel, Conseil national de l’Ordre des médecins, 60, bd de Latour-Maubourg, 75007 Paris..

Summary : Mass cancer screening is new in France inasmuch as the country has never up to now carried out such a large-scale and wide-reaching public healthcare operation. The organisation of the screening brings up the question of where healthcare is actually heading. Should the community as a whole should have preference over the individual or, on the other hand, should the individual and his or her private life be defended against a faceless community that is becoming more and more demanding? This question is fundamental to all the difficulties that are met when organising mass screenings. There are, of course, certain technical aspects and indicators of effectiveness that are common to all screening campaigns, but there are also wider considerations that must be respected, such as social justice and liberty of both the individual and the community. Anyone who wishes to take advantage of the screening should be free to do so, but the individual must also be free to refuse. Screening must remain voluntary. It is essential to maintain full data secrecy and to provide appropriate training for the doctors involved. It is also of fundamental importance to carry out an assessment of the campaign from a neutral angle. The training issue is crucial, with the doctor’s suitability to carry out the test a key factor. Doctors need to be trained to acquire the necessary skills, especially as it will soon become necessary to monitor doctors’ competence in the field. An assessment will have to be made not simply of performance but also of doctors’ ability to handle a given situation.

Keywords : screening, ethical principles.

ARTICLE

Depuis quelques années, des contraintes de plus en plus importantes s'exercent sur le corps médical fragilisé par la poursuite de son action individuelle de soins et par la nécessité, confusément ressentie, de s'investir dans des programmes cohérents de santé publique.

En France, la différence, souvent entretenue par ignorance, entre médecine de prévention et médecine de soins n'a guère permis l'émergence de concepts de santé publique tels qu'ils sont mis en œuvre et développés depuis longtemps dans d'autres pays.

Par ailleurs, une mauvaise appréciation, par les médecins et par certaines organisations professionnelles, des changements fondamentaux de la société française n'a pas entraîné de réelles modifications et les adaptations, pourtant nécessaires, de l'exercice professionnel.

Si la technique médicale apparaît comme triomphante, l'image du médecin n'a guère été améliorée ces dernières années. Par ailleurs, les patients, de mieux en mieux informés, font évoluer clairement la nécessité d'une obligation de moyens définie par le fameux arrêt Mercier du Conseil d'État (1936) vers une obligation de résultat.

En effet, la médecine étant devenue efficace, la société ne permet plus de laisser le médecin simplement mettre en œuvre différentes techniques sans lui demander des comptes quant à ses pratiques diagnostiques et thérapeutiques. Enfin, l'évaluation des pratiques médicales telle qu'elle est souhaitable se heurte encore à d'importantes difficultés de mise en œuvre et de compréhension, quant à sa justification, pour un grand nombre de médecins.

Dans ce contexte, les campagnes locales et régionales de dépistage de masse organisé des cancers, en particulier de celui du sein, posent de nombreuses questions éthiques qui sont exacerbées par les divergences, artificiellement entretenues, entre les différents secteurs médicaux : secteur libéral, secteur hospitalier, médecine générale, médecine de spécialité, médecine de prévention, médecine de soins.

Dès lors, la généralisation du dépistage de certains cancers, telle qu'elle est souhaitée par les pouvoirs publics, se heurte, non seulement à des difficultés matérielles difficilement surmontables même avec une bonne volonté de l'ensemble des participants, mais, surtout, à une difficulté conceptuelle fondamentale.

Au-delà des modalités d'un dépistage des cancers du sein, du col de l'utérus ou colorectal se pose un véritable problème politique qui est celui de la finalité de l'organisation des soins. Faut-il, comme cela est le cas dans les pays scandinaves et anglo-saxons, privilégier la collectivité face à l'individu et ainsi systématiquement l'armer contre l'individu malade ou déviant ? Ou faut-il, au contraire, comme dans les pays continentaux où cela a toujours été la règle, défendre à tout prix l'individu et sa vie privée face à une collectivité anonyme et de plus en plus exigeante ?

C'est de cette problématique fondamentale que jaillissent les difficultés éthiques actuellement observées dans le dépistage de ces maladies.

Il n'existe, à l'heure actuelle en France, que quelques expériences locorégionales de dépistage du cancer du sein dont les plus anciennes remontent à la fin des années 1980 (1987 pour le département du Rhône - expérience limitée à quelques cantons, 1989 pour le programme Ademas du Bas-Rhin et le programme Arcades des Bouches-du-Rhône).

C'est la raison pour laquelle les questions éthiques seront essentiellement envisagées pour le cancer du sein, maladie qui résume fort bien toute la problématique du dépistage puisqu'elle a souvent été considérée comme la nourrice de la pathologie tumorale.

Définition du dépistage

Pour beaucoup de médecins, le dépistage est encore une notion vague et mal assimilée. Souvent, l'amalgame est fait entre dépistage et diagnostic précoce et certains auteurs écrivent même « dépistage précoce ». Le dépistage, mesure de prévention, est, par définition, le tri, dans une population apparemment saine ou qui est censée l'être, d'un certain nombre de personnes pouvant être atteintes de la maladie.

Wilson et Youngner ont défini, dans une monographie, les dix principes fondamentaux auxquels la plupart des auteurs font actuellement référence. Il faut que la maladie soit fréquente, qu'elle ait une phase d'activité préclinique longue, qu'elle puisse être mise en évidence par un test relativement facile à réaliser et qui n'entraîne pas de séquelles pour le patient. Il faut encore que l'affection soit bien connue et que le coût de l'opération ne soit pas disproportionné par rapport au coût global des soins médicaux. Ces critères peuvent être appliqués de façon relativement satisfaisante aussi bien aux cancers du sein, du col de l'utérus qu'à celui du côlon.

Ces principes ont l'avantage d'être simples et de garder encore actuellement toute leur pertinence. Ils renferment tout le questionnement éthique qui se posera à propos du dépistage et, surtout, de la généralisation d'un programme de dépistage de masse organisé.

Il faut, d'emblée, séparer ce qui peut relever de la démarche individuelle où un patient ou une patiente ayant une angoisse particulière, une histoire familiale de cancer ou d'autres antécédents peut rechercher avec son médecin un examen de réassurance.

Tout autre est le problème qui nous occupera qui est celui du dépistage de masse organisé qui s'adresse à l'ensemble d'une collectivité et qui, dès lors, déroge, parfois de façon brutale, avec les habitudes des médecins ; cela explique les réactions souvent passionnelles de certains d'entre eux qui estiment que la démarche du dépistage ne correspond en aucune manière au colloque singulier dont ils gardent par-dessus tout l'habitude et dont ils craignent, à tort, d'être écartés.

Il s'agit bien dans ce cas de définir une population cible, apparemment saine, qui n'a pas de demande particulière vis-à-vis du corps médical et qui sera soumise, avec toutes les conséquences que cela comprendra, à des tests, en l'occurrence la mammographie pour le cancer du sein, permettant d'en sélectionner une partie qui pourra être atteinte de la maladie. Ainsi, des patientes sont rappelées pour des tests complémentaires lorsque le test initial aura révélé une anomalie. Ces tests complémentaires confirmeront ou infirmeront la présence de la pathologie. Ils pourront se révéler trompeurs avec des faux positifs et des faux négatifs.

Les faux négatifs donneront une assurance trompeuse à la patiente qui pourra, malheureusement, développer un cancer de l'intervalle entre deux vagues de dépistage et qui ne comprendra pas que le bienfait d'une opération de dépistage de masse organisé l'est essentiellement pour la collectivité alors que, individuellement, des pertes de chances seront à déplorer, d'où la nécessité d'une communication et d'une information bien faites.

Les principes éthiques

Quatre principes sont souhaitables en matière de prévention : respect de la personne et de son autonomie, non-
malfaisance, bienfaisance, justice sociale dans l'accès au dépistage.

Le respect de la personne humaine est, dans tous les codes de déontologie européens, une des premières préoccupations énoncées

Le respect de l'autonomie des personnes, le respect humain, implique pour le patient, qu'il s'agisse d'une mesure de prévention ou d'une demande de soins, une information claire, loyale et appropriée débouchant sur un consentement éclairé. Plus particulièrement, dans une opération de prévention à l'initiative du corps médical, les explications devront être parfaitement comprises du patient pour que celui-ci puisse donner son accord. Il est inutile de revenir sur l'importance de cette question qui a été très largement exposée depuis le revirement de la jurisprudence de la Cour de cassation en matière d'information de février 1997.

Principe de non-malfaisance

Il importe de minimiser, sans pouvoir toujours les éliminer complètement, les aspects néfastes du dépistage.

Primum non nocere demeure la maxime de base dans toute relation entre médecin et patient. Les organisateurs d'une campagne de dépistage de masse organisé doivent s'attacher, par une parfaite analyse des procédures, à ne pas se laisser déborder par des effets collatéraux néfastes qui pourraient entacher l'acceptabilité du dépistage. Ils sont d'autant mal ressentis qu'il s'agit d'une initiative médicale pour une population n'ayant formulé aucune demande et étant englobée dans sa totalité dans une procédure toujours anxiogène.

* Faux positifs. Ils impliquent, évidemment, le rappel du patient ou de la patiente pour des examens diagnostiques plus complets ; le simple fait de rappeler ce patient entraîne déjà une charge anxiogène non négligeable. Ainsi, les faux positifs augmentent l'angoisse du patient et le coût pour la collectivité dans la mesure où des investigations coûteuses souvent inutiles seront pratiquées ; parfois, une intervention chirurgicale à des fins diagnostiques devra être programmée alors que l'examen histologique montrera qu'elle aura été inutile. Les faux positifs constituent, certainement, les effets les plus délétères d'une campagne de dépistage et la surveillance constante du taux de reconvocations devient impérative.

* Faux négatifs. Même si la charge anxiogène disparaît provisoirement, il s'agit d'un effet délétère, la patiente ou le patient est faussement assuré de n'avoir pas de maladie. Tout se passe comme si la maladie évoluait sans donner lieu à symptôme ; en fait, rien ne change dans l'évolution spontanée de la maladie qui se déclarera et qui sera ensuite traitée dans des conditions normales. Mais la publicité autour du dépistage fait que les patientes ne comprennent pas, qu'ayant été examinées par un test prétendu performant, elles entrent en maladie 3 mois, 6 mois ou 9 mois plus tard. Pour le patient, il s'agit d'un véritable retard au diagnostic et, par voie de conséquence, d'une perte de chance.

Principe de bienfaisance

Pour qu'un dépistage soit opérant, il faut qu'il soit efficace, c'est-à-dire que la détection et le pronostic des cancers soient améliorés.

C'est là la justification même de la démarche de prévention. Elle oblige, d'une part, à une étude épidémiologique très sérieuse et, d'autre part, à une organisation parfaite avec mise en place de recueils anatomopathologiques permettant de connaître l'incidence des cancers dans la région où s'applique le programme, le but ultime du dépistage étant de diminuer la mortalité spécifique due au cancer. L'incompréhension du public et des médecins est souvent liée au fait que des campagnes de dépistage ont été étendues avant même que leur efficacité ait pu être démontrée. La généralisation même de certaines expériences régionales ne permet pas de dire que le taux de mortalité dû à la maladie baissera, tant est difficile l'évaluation des pratiques.

Enfin, le fait que le dépistage s'adresse à une collectivité, apparemment saine, explique que les bénéfices individuels sont peu nombreux. C'est l'essence même du dépistage qui est en cause dans la mesure où la diminution de la mortalité entraîne une charge moindre pour la collectivité, même si, individuellement, les effets bénéfiques sont plus difficiles à apprécier.

Ainsi, les cancers mis en évidence devront, au bout de quelques années de fonctionnement de la campagne, correspondre à des lésions infracliniques pouvant bénéficier d'un traitement efficace, seule condition à la diminution de la mortalité.

Respect de la justice sociale

En principe, l'implantation d'un programme de dépistage de masse organisé est considérée comme réduisant les inégalités face à la santé et au bien-être social. Cela se vérifie particulièrement dans notre pays où, bien avant le dépistage de masse organisé, existait un dépistage qualifié de sauvage ou d'individuel qui permettait à des patientes, en général à risque ou qui avaient des antécédents pathologiques de maladie du sein, de bénéficier d'un contrôle mammographique régulier.

Déjà, dans les années 1970, on estimait que 60 % des mammographies étaient faites à titre systématique.

Les patientes démunies ou en situation précaire étaient bien sûr exclues de ce système. Avec un dépistage de masse organisé et gratuit pour la patiente, tout, en principe, devrait empêcher l'inégalité d'apparaître. Mais une mauvaise information, une mauvaise organisation, une insuffisance de moyens, malgré la couverture maladie universelle, peuvent encore être un frein à cet accès. Lorsque l'on sait que la campagne de dépistage ne peut avoir d'effets bénéfiques, pour la collectivité, qu'en cas de participation massive, on comprend qu'il est absolument indispensable que le plus grand nombre de femmes puisse profiter de l'opération.

Liberté des individus et de la communauté

Le dépistage est-il fait pour la collectivité ou pour l'individu ? Il faut admettre que notre réflexion éthique nous incline à penser que le bénéfice doit être essentiellement pour l'individu avant d'être pour la collectivité. Ainsi, les organisateurs d'une opération de dépistage doivent avoir toujours présent à l'esprit l'intérêt individuel avant celui de la collectivité. Le dépistage doit rester, sur le plan individuel, une démarche volontariste ; c'est donc, une fois de plus, souligner l'importance de l'information dans ce domaine. Il semble que la démarche de certaines campagnes de favoriser l'initiative personnelle pour venir au dépistage est plus logique que la convocation sur des listes souvent périmées, dont la mise à jour est difficile et qui laissent l'impression d'une circulaire administrative souvent négligée.

Enfin, n'oublions pas que le dépistage ne doit pas donner lieu à un signalement des patientes positives, empêchant alors toute démarche volontaire du public. La confidentialité de la campagne doit être assurée. Les patientes qui n'accepteraient pas le principe du dépistage ne doivent pas être culpabilisées lorsqu'elles contractent la maladie.

Confidentialité des données

L'organisation correcte d'une campagne de dépistage nécessite le recueil systématique de données personnelles d'état civil, d'antécédents, de résultats du dépistage, a fortiori, de rubriques qui sont remplies lorsque la patiente ou le patient est rappelé et que les explorations diagnostiques sont réalisées. Le résultat histologique définitif en cas de positivité est également inclus.

Au-delà du problème de la déclaration obligatoire à la Commission nationale informatique et liberté et de son autorisation se pose également la question des doublons qui doivent être systématiquement recherchés pour éviter toute mauvaise interprétation et toute mauvaise évaluation. Il existe là un danger bien réel de diffusion de données confidentielles. Le consentement des personnes à participer à ce programme de dépistage dépend, une fois encore, de l'information. Il est également absolument nécessaire, pour les organisateurs de la campagne, de s'engager à ne se servir de ces données personnelles qu'aux fins d'exploitation et d'évaluation du programme de dépistage à l'exclusion de toute autre.

CONCLUSION

L'étude des résultats dans le dépistage des cancers a montré, à propos du cancer du sein en particulier, quelles étaient les difficultés d'organisation d'une campagne de dépistage de masse organisée sur les trente départements français actuellement impliqués dans cette aventure ; seul un petit nombre a des résultats correspondants aux recommandations faites par le Comité des experts européens. Le grand avantage des campagnes qui ont lieu actuellement est d'avoir permis de changer la mentalité des médecins sur trois points :

1. Nécessité absolue d'une assurance de qualité : en choisissant, en France, de s'appuyer sur les structures existantes et non pas en créant des centres de dépistage, les autorités ont voulu responsabiliser les acteurs, qu'ils soient libéraux ou hospitaliers. L'hétérogénéité spectaculaire au début des campagnes a très vite conduit les organisateurs à imposer une assurance de qualité aussi bien du matériel que de l'interprétation. Cette assurance de qualité a été certainement à l'origine d'une amélioration de la performance du dépistage qui, sans elle, aurait été médiocre.

2. Le contrôle d'un médecin par d'autres médecins. La deuxième lecture faite par des radiologues, dans le cas du cancer du sein, plus expérimentés que les premiers a permis dans les premières années de dépister environ 20 % de cancers ignorés par le premier lecteur. La deuxième lecture a eu l'effet de former les premiers lecteurs mais également de les habituer à avoir un travail pluricollégial en réseaux, ouverture majeure.

3. L'évaluation de la campagne est rendue nécessaire pour toutes les raisons éthiques que nous avons exposées. Il paraît souhaitable qu'elle soit faite de façon neutre sur un plan plus étendu que le simple espace départemental ou même régional ; une évaluation interrégionale et nationale paraît souhaitable si l'opération de santé publique ainsi engagée doit porter ses fruits.

Un point éthique essentiel est celui de la formation des médecins. On ne fait bien que ce que l'on fait souvent et cette constatation entraîne une nécessaire réflexion sur l'habilitation à la réalisation du test. Il faut, selon nous, que les médecins puissent justifier d'une formation et d'une compétence réelle. La gestion de la compétence sera l'ouvrage des dix années à venir avec une évaluation non seulement des pratiques, mais aussi de la compétence réelle du médecin confronté à une situation donnée.

La généralisation du dépistage, si elle se fait, doit tenir compte de ces impératifs. Il ne sert à rien de généraliser cette opération si des départements ne sont pas prêts à l'organiser dans de bonnes conditions puisque l'échec d'une opération de santé publique de si grande ampleur empêcherait toute autre opération de santé publique dans notre pays. Le regret majeur que l'on peut évoquer à propos du dépistage dans sa conception actuelle, c'est que la démarche ne va pas jusqu'au bout de sa logique. L'opération de dépistage est parfaitement évaluée, aussi bien dans la réalisation des tests que dans le recueil de toutes les données. Malheureusement, il n'y a aucune évaluation des opérations de diagnostic en cas de rappel du patient ou de la patiente. Autrement dit, si un cancer est dépisté à un stade précoce, ce qui est le cas après trois à quatre années de fonctionnement de dépistage, il est absolument anormal que les procédures diagnostiques ne soient pas évaluées de la même manière et qu'elles échappent totalement à l'organisation du dépistage.

Ainsi, des patientes ayant des cancers peuvent avoir subi des retards de traitement de six, douze ou même dix-huit mois dans certains cas. Cela est inacceptable et engage gravement la responsabilité de tous les acteurs, y compris celle des pouvoirs publics.


 

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