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44th meeting of the American Society of Therapeutic Radiology and Oncology (Astro): New Orleans, 6-10 October 2002


Bulletin du Cancer. Volume 89, Number 11, 985-90, Novembre 2002, Compte rendu du congrès



Author(s) : Jean-Jacques Mazeron, Séverine Racadot, Centre des tumeurs, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, 47-83, boulevard de l'Hôpital, 75651 Paris Cedex..

ARTICLE

La quarante-quatrième réunion de l'American Society of Therapeutic Radiology and Oncology (Astro) s'est tenue dans la chaleur humide de la ville mythique de La Nouvelle-Orléans, du 6 au 10 octobre 2002. Au total, 598 travaux scientifiques ont été présentés au centre des congrès, dont 275 oralement. Seuls ceux dont les conclusions nous ont paru les plus marquantes font l'objet de ce compte rendu. Le lecteur désirant plus d'information pourra se reporter au numéro 2 du tome 54 de l'International Journal of Radiation Oncology Biology Physics.

Cancer du sein

Le dépistage du cancer du sein par mammographie est recommandé aux États-Unis chez les femmes âgées de 40 ans ou plus avec, pour objectif, une détection plus précoce et une diminution de la mortalité. L'intervalle optimal entre les examens ne fait en revanche pas l'objet d'un consensus. Il est de 1 an pour l'American Cancer Society et de 2 ans pour l'US Preventive Services Task Force. Un travail du Fox Chase Cancer Center de Philadelphie a consisté à rechercher une relation entre le nombre de mammographies effectuées dans le passé récent et le stade du cancer au moment du diagnostic, ainsi que les possibilités d'un traitement conservateur [abstract 2 de la session plénière]. Une population de 1 604 patientes qui ont consulté pour un cancer du sein entre juillet 1995 et octobre 2001 a été ainsi étudiée. Trois groupes de patients ont été individualisés. Dans le groupe I (176 patientes), aucune mammographie n'avait été faite avant la consultation, dans le groupe II (705 patientes), l'intervalle entre les mammographies était de plus de 1 an, dans le groupe III (723 patients), il était de moins de 1 an. La détection du cancer s'est faite seulement par la mammographie dans respectivement 34 %, 50 % et 58 % des patientes des groupes I, II et III (p < 0,0001). Le cancer détecté était de stade 0 (carcinome canalaire in situ) dans 15 %, 19 % et 24 % des cas (p = 0, 0085), de stade T1 ou T2 dans 50 %, 60 % et 60 % (p = 0,028). Le diamètre tumoral n'excédait pas 1 cm dans 9 %, 21 % et 23 % des cas (p = 0,0003). Dans le groupe I, un traitement conservateur a été recommandé dans 42 % des cas et une mastectomie dans 38 %. Ces chiffres étaient respectivement de 57 % et 28 % dans les groupes II et III (p = 0, 0021). Les auteurs ont conclu à l'intérêt de la mammographie à partir de 40 ans et ont proposé un rythme annuel.

Une question d'actualité est la recherche du calendrier optimal de la radiothérapie et de la chimiothérapie après chirurgie conservatrice d'un cancer du sein. En effet, après cette chirurgie, toutes les patientes reçoivent une radiothérapie mammaire et la majorité une chimiothérapie. Les résultats préliminaires d'un essai américain comparant, après cette chirurgie chez 224 patientes atteintes de cancer du sein de stade I ou II, une chimiothérapie de 12 semaines avant ou après la radiothérapie ont été publiés en 1996 [1]. La conclusion en était que le taux de survie globale était significativement plus élevé si la chimiothérapie était délivrée en premier et le taux de contrôle local si c'était le cas de la radiothérapie. La publication des résultats préliminaires de cet essai a conduit beaucoup à modifier la stratégie de traitement, soit en retardant la radiothérapie de plusieurs semaines ou mois pour avancer la date de la chimiothérapie, soit en proposant une association concomitante de radiothérapie et de chimiothérapie, ce qui n'était pas sans soulever des difficultés étant donné que beaucoup de protocoles de chimiothérapie comportent une anthracycline. Les résultats actualisés de cet essai ont été présentés lors de la réunion annuelle de l'Astro de 2001 avec une durée médiane de surveillance de 135 mois [2]. Il n'y avait plus aucune différence significative entre les deux bras de l'essai. Les taux d'échec étaient ainsi de 53 % lorsque la chimiothérapie était délivrée d'abord et de 52 % si c'était le cas de la radiothérapie. Les taux de dissémination métastatique étaient respectivement de 40 % et 41 % et ceux de décès de 30 % et 34 %. Une solution élégante à ce problème pourrait donc être de débuter radiothérapie et chimiothérapie adjuvante en même temps dans le cadre d'une chimioradiothérapie. C'est ce qu'a proposé un groupe multicentrique français, qui a comparé, entre février 1996 et avril 2000, une radiothérapie adjuvante avec une chimiothérapie concomitante à une chimiothérapie suivie de radiothérapie dans une population de 706 patientes atteintes d'un cancer du sein de stade I ou II traité de première intention par chirurgie mammaire conservatrice et curage axillaire [abstract 95]. La chimiothérapie consistait dans les deux bras de l'essai randomisé en 6 cycles espacés de 21 jours de mitoxantrone (12 mg/m2), 5-fluoro-uracile (500 mg/m2) et cyclophosphamide (500 mg/m2). Il a été délivré par irradiation 50 Gy en 5 semaines dans le sein plus un complément de 10 à 20 Gy dans le lit tumoral par électrons ou iridium 192. L'aire ganglionnaire sus-claviculaire homolatérale a été irradiée en cas d'atteinte des ganglions axillaires (56 % des cas). La radiothérapie démarrait 3 à 5 semaines après le sixième cycle de chimiothérapie dans le bras A et était délivrée en même temps que les trois premiers cycles de chimiothérapie dans le bras B. En pratique, la radiothérapie a démarré en moyenne à J170 dans le bras A et J39 dans le bras B. Les deux groupes étaient bien équilibrés en fonction des principaux facteurs pronostiques. L'observance de la radiothérapie a été la même dans les deux bras de l'essai, tant en ce qui concerne la dose totale que la durée totale et les interruptions. Il en était de même pour l'intensité de dose de la chimiothérapie (94 % dans le bras A et 92 % dans le bras B). Une œsophagite de grade supérieur à 1 s'est avérée plus fréquente dans le bras B (23 % contre 7 %), de même que la toxicité hématologique (concentration sanguine de l'hémoglobine et compte des polynucléaires neutrophiles). Une patiente a été atteinte d'une leucémie dans chaque bras. Avec une durée médiane de surveillance de 37 mois, les taux de récidive locorégionale et de survie sans signe évolutif étaient respectivement de 4,3 % et 3,5 % et de 82 % et de 83 % dans les bras A et B. Il n'y avait pas non plus de différence en ce qui concerne la dissémination métastatique et la survenue d'un nouveau cancer. Lorsque les ganglions axillaires étaient atteints, le taux de récidive locale était de 7,6 % dans le bras A et de 3,8 % dans le bras B (p = 0,054). Les auteurs ont conclu que la chimioradiothérapie était faisable, qu'elle n'induisait pas de toxicité supplémentaire (mais il s'agissait de mitoxantrone, cytostatique non commercialisé à l'heure actuelle) et qu'elle permettait de réduire la durée totale du traitement. Un plus long recul est nécessaire pour estimer l'impact de cette nouvelle stratégie sur les taux de contrôle local et de survie.

Le traitement standard des adénocarcinomes mammaires invasifs est chaque fois que possible une tumorectomie (ou une quadrantectomie), un curage axillaire, puis une radiothérapie de la totalité de la glande mammaire de 45 à 50 Gy en 5 semaines. Cette radiothérapie peut être complétée par une irradiation de 10 à 20 Gy du lit tumoral par photons, électrons ou iridium 192, mais il semble que ce boost ne soit pas indispensable lorsque les facteurs pronostiques sont favorables. Ce traitement locorégional a pour inconvénient sa longueur et il a été proposé durant la dernière décennie de modifier, dans des cas sélectionnés, cette irradiation classique en limitant le volume irradié au lit tumoral, le plus souvent en ayant recours à une technique de curiethérapie de haut débit de dose, donc de courte durée (quelques jours). Un essai randomisé hongrois a comparé, dans une population de 181 patientes atteintes d'un cancer du sein classé T1, une radiothérapie classique du sein de 50 Gy (92 patientes) et une radiothérapie du seul lit tumoral (89 patientes), soit une curiethérapie de haut débit de dose de 7 fractions de 5,2 Gy, soit une radiothérapie classique par électrons de 50 Gy [abstract 145]. Le recul médian d'observation était de 30 mois. Il a été observé une seule récidive locale, chez une patiente qui n'a été irradiée que dans le lit tumoral. Les probabilités de survie spécifique, de survie sans récidive et de survie sans récidive locale étaient de 98,1 %, 98,4 % et 100 % avec l'irradiation de la totalité de la glande mammaire et de 100 %, 93,6 % et 98,2 % avec l'irradiation du seul lit tumoral. Les effets secondaires paraissaient similaires dans les deux groupes. Il faudra bien sûr avoir plus de recul avant de conclure définitivement et il faut insister sur le fait que ces traitements « allégés » sont réservés à des patientes atteintes d'un cancer du sein à très faible risque de récidive locale.

Cancers du col de l'utérus

Le traitement standard des cancers localement évolués du col de l'utérus est maintenant depuis plusieurs années fondé sur une chimioradiothérapie, à la suite de la parution des résultats de plusieurs essais randomisés américains et d'une méta-analyse, tous concluant à la supériorité de la chimioradiothérapie sur la radiothérapie classique [3]. Cela a conduit à une révision des SOR (standards, options et recommandations) [4] et à une modification rapide des pratiques cliniques. Il n'en demeure pas moins que les analyses de ces essais n'étaient pas définitives et que l'on attendait leurs mises au point ultérieures. Nous étions notamment curieux de savoir si le gain de contrôle de la maladie et de survie observé allait se maintenir dans le temps et s'il n'allait pas se faire au prix d'une augmentation des effets tardifs. Une mise au point de l'essai randomisé RTOG 90-01 a été réalisée [abstract 1 de la session plénière]. Les 403 patientes incluses dans l'essai ont reçu après randomisation, soit une radiothérapie du pelvis et de la région lombo-aortique de 45 Gy suivie d'une curiethérapie de bas débit de dose, soit une radiothérapie du seul pelvis de 45 Gy avec 3 cycles concomitants de 5-fluoro-uracile et de cisplatine, suivie d'une curiethérapie de bas débit de dose. Les patientes étaient atteintes d'un cancer du col de l'utérus, soit de stades IIb-IVa, soit de stades Ib2-IIa mais de diamètre au moins égal à 5 cm (6 cm en médiane) ou avec une atteinte ganglionnaire pelvienne. En pratique, 30 % des tumeurs étaient de stades III-IVa et 25 % avaient colonisé les ganglions pelviens. Les chaînes lymphatiques lombo-aortiques ont été systématiquement explorées par lymphographie ou lymphadénectomie. La durée médiane de surveillance était de 5,8 ans. Les taux de survie globale étaient respectivement de 52 % et 72 % avec la radiothérapie classique et la chimioradiothérapie (p < 0,0001), les taux de survie sans maladie de 43 % et 67 % (p < 0,0001) et ceux de récidive pelvienne de 34 % et 18 % (p < 0,0001). Les taux de récidive lombo-aortique n'étaient pas significativement différents entre les deux bras de l'essai (4 % et 7 %, p = 0,15), mais ceux de dissémination métastatique l'étaient (31 % contre 18 %, p = 0,001). La différence de taux de survie était plus grande chez les patientes dont la tumeur était de stades Ib-IIA (55 % contre 78 %, p < 0,0001) que chez celles dont la tumeur était de stades III-IVa (47 % contre 59 %, p = 0,066). Les taux de toxicité de grade égal ou supérieur à 3 à 5 ans n'étaient pas différents entre les deux bras de l'essai (12 % contre 14 %, p = 0,65). Les auteurs ont donc conclu que la chimioradiothérapie pelvienne allongeait la survie, augmentait le taux de contrôle local et diminuait celui de dissémination métastatique, cela sans accroître la toxicité tardive.

Cancers ORL

Les cancers ORL sont très fréquents en France, quoique leur incidence soit en nette diminution. Ils sont le plus souvent localement évolués au moment de leur découverte, c'est-à-dire volumineux (T3-T4) et/ou ayant colonisé les ganglions cervicaux (N1-3). De nombreux efforts ont été faits au cours des deux dernières décennies pour améliorer les techniques de la radiothérapie des tumeurs localement évoluées de la sphère ORL. Les solutions qui ont été proposées sont la délivrance en concomitance de la chimiothérapie et de la radiothérapie (chimioradiothérapie), l'escalade de la dose totale d'irradiation pour augmenter le taux de contrôle tumoral, l'hyperfractionnement pour augmenter la tolérance des tissus sains à réponse tardive par le biais d'une diminution de la dose par fraction et l'accélération de l'irradiation pour lutter contre la repopulation tumorale. Les résultats d'une méta-analyse fondée sur les dossiers individuels des patients ont été présentés [abstract 119]. L'objectif était de comparer la survie de patients traités par une irradiation hyperfractionnée et/ou accélérée et de ceux traités par irradiation classique (typiquement 5 fractions de 2 Gy par semaine). Quinze essais randomisés, ayant inclus au total 6 515 patients entre 1970 et 1998, ont été analysés. La durée médiane de surveillance était de 5,8 ans. Le taux de survie à 5 ans était de 36 % avec l'irradiation classique et de 39 % avec l'irradiation modifiée (p = 0,003). Les taux de contrôle locorégional à 5 ans étaient respectivement de 46 % et 53 % (p < 0,0001). Pour le propos de la méta-analyse, les essais ont été divisés en trois groupes : irradiation hyperfractionnée, irradiation accélérée et irradiation très accélérée. Il y avait une corrélation entre le type de modification de la radiothérapie et la probabilité de survie (p = 0,03), mais non celle de contrôle locorégional (p = 0,14). L'effet le plus significatif a été observé avec l'escalade de dose. Cette méta-analyse est à rapprocher de celle réalisée récemment par le même groupe à propos des associations de chimiothérapie et de radiothérapie [5] et qui avait montré un gain de survie de 4 % avec la chimioradiothérapie.

Les cancers localement évolués du larynx relèvent classiquement d'une laryngectomie totale, le plus souvent suivie d'irradiation cervicale. Afin d'éviter la mutilation représentée par cette intervention chirurgicale, il a été proposé de débuter le traitement par une chimiothérapie, habituellement par 2 ou 3 cycles de 5-fluoro-uracile et de cisplatine, puis d'adapter la thérapeutique à la réponse ainsi obtenue, laryngectomie en cas de régression jugée insuffisante, irradiation conservatrice en cas de bonne réponse. Plusieurs essais randomisés ont comparé une laryngectomie de première intention et l'attitude proposée ci-dessus. Les résultats de ces essais n'étaient pas univoques, au point que les auteurs de la méta-analyse citée ci-dessus ont cru nécessaire de mettre en garde les praticiens sur ces tentatives de traitement conservateur. Dans tous les essais, la radiothérapie était classique. Un essai randomisé du Radiation Therapy Oncology Group (RTOG 91-11) a randomisé entre août 1992 et mai 2000 une chimiothérapie suivie en cas de réponse d'une irradiation classique (bras 1), une chimioradiothérapie sans chimiothérapie d'induction (bras 2) et une irradiation classique, également sans chimiothérapie d'induction (bras 3), chez 547 patients atteints de cancer glottique ou sus-glottique potentiellement résécable de stade III ou IV [abstract 4 de la session plénière]. Dans le bras 1, les patients ont initialement reçu 3 cycles espacés de 21 jours de cisplatine (100 mg/m2) et de 5-fluoro-uracile (1 000 mg/m2/j pendant 5 jours). Dans tous les cas, la radiothérapie a délivré 70 Gy en 35 fractions et 49 jours, et, seulement dans le bras 2, elle a été potentialisée par 100 mg/m2 de cisplatine les jours 1, 22 et 43. Un curage ganglionnaire cervical était ensuite proposé en cas d'adénopathies multiples ou de diamètre de 3 cm ou plus. Le taux de survie sans laryngectomie était à 2 ans significativement meilleur chez les patients qui ont reçu une chimioradio- thérapie que chez ceux qui ayant eu une irradiation classique (p = 0,018). Le taux de préservation laryngée était significativement meilleur dans le bras 2 que dans les bras 1 et 3. Il y a eu ainsi respectivement 21, 43 et 49 laryngectomies. Le taux de contrôle locorégional à 2 ans était de même meilleur dans le bras 2 (78 %) que dans le bras 1 (61 %) et le bras 3 (56 %) (p < 0,01). Il y a eu au total 10 décès iatrogènes, 5 dans le bras 1 et 5 dans le bras 2. Les taux de toxicité aiguë de grades 4 et 5 étaient respectivement de 31 %, 21 % et 5 % dans les bras 1, 2 et 3 (p < 0,0001), ceux de toxicité tardive de grades 4 et 5 de 9 %, 8 % et 10 % (NS). Le taux de survie était similaire entre les trois bras de l'essai (environ 75 % à 2 ans). Les auteurs ont conclu que la chimioradiothérapie était supérieure aux deux autres stratégies en termes de contrôle locorégional de la maladie et de conservation laryngée, sans que cela se traduise par un avantage de survie globale.

Nous nous souvenons que, l'année dernière, lors de cette même réunion, ont été montrés les résultats de l'essai 22 931 de l'EORTC (European Organization for Research and Treatment of Cancer) qui a comparé entre 1994 et 2000, chez 334 patients provenant de 23 institutions et atteints d'un carcinome épidermoïde localement évolué de la cavité buccale, de l'oropharynx, du larynx ou de l'hypopharynx, une irradiation de 66 Gy maximum, faisant suite à une chirurgie à visée curative et délivrée par fractions de 2 Gy, avec ou sans cisplatine (100 mg/m2 à J1, J22 et J43) [2]. Avec une durée médiane de surveillance de 34 mois, les probabilités de survie sans maladie à 3 ans étaient res- pectivement de 59 % et 41 % (p = 0,0096), avec et sans cisplatine, et celles de survie globale de 65 % et 49 % (p = 0,0057). Il en était de même pour la probabilité de contrôle local (p = 0,0014). Les réactions fonctionnelles muqueuses de grades 3-4 étaient plus fréquentes avec la chimioradiothérapie (44,5 % contre 21 %, p = 0,0004), mais non les réactions muqueuses objectives (p = 0,211) et les complications. Cet essai était donc un des premiers à montrer un avantage à une chimioradiothérapie sur une radiothérapie, dans le cadre de l'irradiation postopératoire des carcinomes épidermoïdes localement évolués de la sphère ORL. Ses résultats sont confortés par ceux de l'essai 95-01 du RTOG, qui ont été présentés cette année [abstract 3 de la session plénière]. Entre septembre 1995 et avril 2000, 459 patients atteints d'un carcinome épidermoïde de la sphère ORL jugé à haut risque de récidive locale après la chirurgie initiale en raison de l'atteinte d'au moins deux ganglions, une rupture capsulaire ou une tranche de section microscopiquement ou macroscopiquement envahie, ont reçu une irradiation cervicale de 60-66 Gy en 30-33 fractions et 6-6,6 semaines, avec ou sans cisplatine à la dose de 100 mg/m2 les jours 1, 22 et 43. Avec un recul d'observation médian de 26,6 mois, le taux de contrôle locorégional à 2 ans était de 74 % avec la radiothérapie et de 79 % avec la chimioradiothérapie (p = 0,16) Les taux d'échec loco-régional comme premier site de rechute étaient respectivement de 25 % et 17 % (p = 0,04), ceux de dissémination métastatique également comme premier site de rechute de 22 % et 15 % (p = 0,076). Le taux de survie à 2 ans sans maladie a été amélioré par la chimiothérapie concomitante (43 % contre 54 %, p = 0,049), mais non celui de survie globale (57 % contre 63 %, p = 0,51). Les taux de décès iatrogènes étaient respectivement de 0 % et 3 %. Les auteurs ont conclu à la supériorité de la chimioradiothérapie postopératoire sur la radiothérapie postopératoire, mais qu'un recul plus long, estimé à 3 ans, était nécessaire.

Cancers bronchiques

Une étude comparative non randomisée originale du MD Anderson Cancer Center a comparé entre 1990 et 1999, chez des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules de stade IIIA, deux attitudes thérapeutiques radicalement différentes [abstract 172]. Cinquante-cinq patients ont été opérés par lobectomie et lymphadénectomie médiastinale après une chimiothérapie de 2 à 4 cycles à base de cisplatine. La chirurgie a été suivie d'une irradiation thoracique dans 35 cas. Cinquante-deux patients ont été traités par une irradiation thoracique monofractionnée de 60-63 Gy en 30-35 fractions (27 patients) ou bifractionnée de 69,6 Gy en 58 fractions (25 patients). La radiothérapie a été potentialisée par du cisplatine à J1, J22 et J43. Les deux groupes étaient comparables selon les principaux facteurs pronostiques. Les résultats se sont avérés équivalents, en termes de durée médiane de survie (31 mois contre 27 mois, NS), de taux de survie globale à 5 ans (33 % contre 30 %, NS), de taux de survie sans maladie à 5 ans (24 % contre 23 %, NS), de taux de contrôle local à 5 ans (58 % contre 61 %, NS) et de taux de survie sans métastases à distance (44 % contre 36 %, NS). Dans le groupe de patients opérés, la radiothérapie postopératoire a augmenté significativement le taux de contrôle local (de 33,8 % à 81,5 %, p = 0,007), mais non celui de survie globale. De plus, les patients dont la tumeur a répondu à la chimiothérapie d'induction avaient un taux de survie à 5 ans supérieur à ceux dont la tumeur est restée stable ou a progressé (50 % contre 16 %, p = 0,001). Les auteurs ont conclu à l'équivalence des deux stratégies thérapeutiques chez des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules de stade IIIA.

Lors de la réunion de 2001, ont été montrés les résultats préliminaires d'un essai randomisé du MD Anderson Cancer Center qui a été mené pour savoir si l'amifostine pouvait réduire les taux d'œsophagite et de toxicité hématologique et pulmonaire induites par la chimioradiothérapie des cancers bronchiques non à petites cellules [2]. C'est ainsi que 62 patients atteints de carcinome bronchique non à petites cellules inopérable ont reçu ou n'ont pas reçu entre juillet 1998 et janvier 2001, 500 mg d'amifostine par voie veineuse, 2 fois par semaine, 15 à 30 minutes avant une radiothérapie qui consistait en une irradiation bifractionnée de 69,6 Gy par fractions de 1,2 Gy et une chimiothérapie concomitante par le cisplatine de 50 mg/m2 les jours 1, 8, 29 et 36) et le VP16 (50 mg deux fois par jour une demi-heure avant l'irradiation pendant 10 jours à partir de J1 et de J29). Une mise à jour de cet essai a été présentée en recherchant notamment si l'amifostine protégeait ou non la tumeur [abstract 176]. La durée médiane de surveillance était de 22 mois. La durée médiane de survie était de 19,5 mois sans l'amifostine et de 18 mois avec, les taux de survie à 2 ans respectivement de 42 % et 39 % (p = 0,95), ceux de contrôle locorégional à 2 ans de 40 % et 46 % (p = 0,42) et ceux de dissémination métastatique à 2 ans de 36 % et 43,7 % (p = 0,68). L'amifostine a permis une réduction du taux d'odinophagie aiguë de grade au moins égal à 3 (6 % contre 30 %, p = 0,017), de toxicité pulmonaire aiguë de grade au moins égal à 3 (0 % contre 20 %, p = 0,009) et de neutropénie fébrile (16 % contre 40 %, p = 0,038). L'amifostine a causé une hypotension d'au moins 20 mm de mercure dans 65 % des cas contre 3 % dans le bras témoin (p < 0,001), plus de dysgueusies (32 % contre 10 %, p = 0,02) et plus d'éternuements (13 % contre 0 %, p = 0,039). Les auteurs ont conclu que, malgré une protection accrue des poumons, de l'œsophage et de la moelle hématopoïétique, il n'y a pas eu avec l'amifostine de protection de la tumeur puisque les taux de contrôle tumoral et de survie n'étaient pas significativement différents entre les deux bras de l'essai.

Métastases cérébrales

Le traitement des métastases cérébrales repose principalement sur la radiothérapie, avec pour premier objectif l'obtention d'une palliation rapide des symptômes compte tenu de leur sévérité et de la survie escomptée. Le schéma d'irradiation le plus courant consiste à délivrer dans l'encéphale en totalité une dose de 30 Gy en 10 fractions de 3 Gy sur une période de 12 jours. La radiothérapie en conditions stéréotaxiques, encore appelée radiochirurgie, consiste à délivrer, dans un volume cible limité aux lésions visibles sur les images de tomodensitométrie ou par résonance magnétique, une dose unique d'irradiation de l'ordre de 20 Gy ; la plupart des auteurs considèrent qu'elle peut être raisonnablement proposée si le nombre de métastases ne dépasse pas trois et leur diamètre 3 cm. La radiothérapie en conditions stéréotaxiques a l'avantage d'une réalisation en quelques heures, qui n'interfère quasiment pas avec les autres thérapeutiques, de ne pas générer une alopécie et d'offrir un taux de contrôle des métastases traitées généralement supérieur à celui obtenu ave la radiothérapie fractionnée de l'encéphale en totalité. Il n'y a en revanche pas, avec cette technique, d'irradiation prophylactique de l'ensemble de l'encéphale. Les résultats préliminaires de l'essai randomisé 95-08 du RTOG ont déjà été présentés lors de la réunion de 2000 de l'Astro [6]. Dans la mise au point présentée, il a été comparé entre janvier 1996 et juin 2001, chez 333 patients issus de 34 institutions et atteints d'une à trois métastases cérébrales, une radiothérapie de l'encéphale en totalité de 37,5 Gy en 15 fractions de 2,5 Gy et 3 semaines à la même radiothérapie suivie d'une irradiation en conditions stéréotaxiques dans la semaine qui suivait la fin de la radiothérapie panencéphalique [abstract 5 de la session plénière]. Il y avait une survie significativement plus longue lorsque la radiothérapie de l'encéphale était suivie d'une irradiation stéréotaxique si la métastase était unique (durée médiane de survie de 6,5 mois contre 4,9 mois, p = 0,04), dans la classe RPA 1 (11,6 mois contre 9,6 mois, p = 0,05), si l'âge était de moins de 50 ans (9,9 mois contre 8,3 mois, p = 0,04) et s'il s'agissait d'un cancer bronchique non à petites cellules ou d'un carcinome épidermoïde quel que soit le siège (5,9 mois contre 3,9, p = 0,05). Il y avait aussi une tendance à un allongement de la survie chez les patients dont l'indice de Karnovsky était de 90 ou 100 (10,2 mois contre 7,4, p = 0,07). De plus, dans le bras radiothérapie encéphalique et complément en conditions stéréotaxiques, l'indice de Karnovsky s'est amélioré ou s'est stabilisé plus souvent que dans le bras témoin à 3 mois (50 % contre 33 %, p = 0,02) et à 6 mois (43 % contre 27 %, p = 0,03). Il n'y avait pas de différence entre les deux bras de l'essai en termes de cause de décès, qui était la dissémination métastatique dans les deux tiers des cas, mais une différence significative de taux de contrôle local (82 % contre 71 % à 1 an, p = 0,01). La toxicité était comparable entre les deux bras de l'essai. Il faut ajouter enfin que, dans le bras où les patients devaient avoir une irradiation en conditions stéréotaxiques, environ un quart ne l'ont pas eu, ce qui probablement n'a pas été sans influence sur les résultats. Les auteurs ont conclu que la radiothérapie en conditions stéréotaxiques réalisée après une irradiation de l'encéphale en totalité améliorait ou stabilisait plus souvent l'indice de performance des patients que la seule irradiation panencéphalique, et a eu un impact significatif sur la durée de survie lorsque la métastase était solitaire, la classe RPA de 1, l'âge de moins de 50 ans et qu'il s'agissait d'un cancer bronchique non à petites cellules ou d'un carcinome épidermoïde quel qu'en soit le siège.

Un essai randomisé grec a comparé, chez 134 patients atteints de métastases cérébrales d'un cancer bronchique pour 82 %, une irradiation de l'encéphale en totalité de 30 Gy en 10 fractions avec ou sans témozolomide (75 mg/m2/j pendant la radiothérapie, puis, un mois après la radiothérapie 6 cycles espacés de 28 jours de 200 mg/m2/j, de J1 à J5) [abstract 156]. Il a été observé un meilleur taux de réponse avec le témozolomide (53,4 % contre 33,3 %, p = 0,039), la différence étant plus grande chez les patients de moins de 60 ans (76,7 % contre 37 %, p = 0,003) et si l'indice de Karnovsky était de 90 ou 100 (70,6 % contre 32,4 %, p = 0,003). La réponse neurologique n'était pas significativement différente entre les deux bras de l'essai et la durée médiane de survie non plus (8,3 mois contre 6,3 mois, p = 0,179).

Tumeurs cérébrales

La place de la radiothérapie en conditions stéréotaxiques reste mal définie dans le traitement des gliomes de haut grade. Elle a certes pu rendre service dans des récidives de petit volume en territoire irradié, mais son éventuel rôle dans le traitement primaire est beaucoup moins clair. L'essai 93-05 du RTOG a comparé, entre février 1994 et septembre 2000, dans une population de 203 patients âgés d'au moins 18 ans, ayant un indice de Karnovsky d'au moins 60 et atteints de glioblastome histologiquement prouvé unifocal de diamètre n'excédant pas 4 cm, une radiothérapie de 60 Gy en 30 fractions de 2 Gy et une chimiothérapie par le BCNU (80 mg/m2, J1-3, démarrant en même temps que l'irradiation et répétée toutes les 8 semaines pour un total de 6 cycles), au même traitement précédé d'une irradiation en condition stéréotaxiques de 15 à 24 Gy [abstract 158]. La durée médiane de surveillance était de 44 mois. Les durées médianes de survie étaient respectivement de 14,1 mois et de 13,7 mois sans et avec l'irradiation en conditions stéréotaxiques (p = 0,53). Les taux de survie à 24 et 36 mois étaient de 22 % et 16 % contre 18 % et 8 %. L'observance a été bonne pour la radiothérapie classique et la chimiothérapie, mais il y a eu 18 % de déviations inacceptables avec la radiothérapie en conditions stéréotaxiques. Il y a eu 5 décès secondaires à la chimiothérapie dans le groupe sans radiothérapie en conditions stéréotaxiques et 2 dans le groupe avec. Il y a eu plus d'effet secondaires aigus ou tardifs de grade 3 avec la radiothérapie en conditions stéréotaxiques, mais aucun de grade 4. Il n'y avait pas de différence significative de qualité de vie entre les deux bras de l'essai (40 % de détériorations à la fin du traitement sans la radiothérapie en conditions stéréotaxiques et 50 % avec, p = 0,46) et de fonctions cognitives (30 % de détériorations dans les deux bras).

Cancers de la prostate

Des résultats de l'essai 22 911 de l'EORTC étaient attendus, qui a randomisé entre novembre 1992 et novembre 2001, 1 005 patients après prostatectomie pour une tumeur classée pT3N0 entre une irradiation pelvienne 60 Gy en 30 fractions de 2 Gy et une simple surveillance [abstract 103]. L'objectif de la communication était d'étudier la toxicité aiguë et tardive de l'irradiation chez les 423 patients entrés dans l'étude avant janvier 2001. L'âge médian des patients était de 65,3 ans (47,2-75,8). Le stade préopératoire selon la classification TNM de 1983 était cT1 (19 %), cT2 (63 %) ou cT3 (18 %). Une technique de protection des nerfs honteux a été utilisée dans 36 % des cas. Le grade histopathologique était selon l'OMS G1 (15 %), G2 (62 %) ou G3 (23 %) et il y avait une perforation de la capsule dans 75 % des cas, une atteinte des vésicules séminales dans 26 % et des tranches de section dans 63 %. Une dose médiane de 60 Gy (56-70) a été délivrée en 30 fractions (26-39). Onze patients ont arrêté leur radiothérapie en raison d'une diarrhée de grades 2-3 (selon l'OMS et le RTOG) pour 6, d'une cystite pour 1, d'une rectite pour 3 et d'une pollakiurie avec dysurie pour 1. Une diarrhée aiguë de grade 3 a été observée chez 5 % des patients, une pollakiurie de grades 3-4 chez 3 %, une dysurie de grade 3 chez 1 % et une dermite de grade 3 chez 2 patients. Avec un recul médian de 3,8 ans, il n'a été observé aucune complication tardive de grade 4 et une complication tardive de grade 3 chez 11 patients : 6 cas de sténose urétrale, 6 d'incontinence et 1 d'occlusion intestinale. Le taux de toxicité tardive génito-urinaire de grade 3 était à 3 ans de 2,8 % et celui de grades 2-3 de 14,7 %. Il n'y a eu jusqu'ici aucun cas de toxicité gastro-intestinale de grade 3 et le taux de toxicité de grade 2 à 3 ans était de 2,5 %. Les auteurs ont conclu, en attendant les résultats carcinologues, que le traitement était peu toxique.

L'intérêt d'une hormonothérapie de courte durée ne fait à l'heure actuelle guère de doute en addition d'une radiothérapie pelvienne dans le traitement des adénocarcinomes localisés de la prostate, comme cela a été montré dans divers essais randomisés du RTOG. La durée de cette hormonothérapie peut en revanche être matière à discussion. Un essai multicentrique canadien a comparé, entre février 1995 et juin 2001, une hormonothérapie par goséréline et flutamide de 3 mois à la même hormonothérapie de 8 mois avant une radiothérapie pelvienne de 66 Gy [abstract 227]. L'âge médian des 369 patients était de 71 ans (49-84). La concentration sérique médiane de PSA était de 9,7 ng/mL (1,3-189), 18 % des adénocarcinomes étaient de stade T1c, 35 % T2a, 35 % T2b/c, 12 % T3 et 0,5 % T4. Le score de Gleason était inférieur à 7 pour 50 %, de 7 pour 38 % et de 8 à 10 pour 11 %. Le recul d'observation médian était de 23 mois. Les patients qui ont reçu 8 mois d'hormonothérapie avaient au début de la radiothérapie une concentration sérique de PSA plus faible (médiane de 0,16 ng/mL contre 0,3 ng/mL, p < 0,001) et un volume prostatique plus petit (médiane de 21,5 cm3 contre 25 cm3, p = 0,02). Il n'y avait en revanche pas de différence de taux de récidive à 3 ans entre les deux groupes, 65 % des patients en étant indemnes dans le bras 3 mois d'hormonothérapie et 64 % dans le bras 8 mois. Il en était de même quelle que soit la nature de l'échec : biopsie seulement (2,3 % contre 2,8 %), biochimique (12 % contre 15,3 %), local (6,3 % contre 4,5 %) et à distance (1,7 % contre 2,8 %). Des biopsies ont été réalisées avant 2 ans chez 43 % des patients (159). Elles étaient respectivement négatives chez 66 % et 74 % des patients, indéterminées chez 16,1 % et 9,7 % et positives chez 18,4 % et 16,7 % (p = 0,4). Les auteurs ont conclu qu'allonger la durée de l'hormonothérapie de 3 mois à 8 mois paraissait inutile, mais qu'un recul plus grand était nécessaire pour conclure définitivement.

L'intérêt d'une escalade de dose dans les cancers localisés de la prostate ne fait plus guère de doute [7], mais les essais qui l'ont montré ont été réalisés sans hormonothérapie. On peut raisonnablement se poser la question de savoir si l'effet de l'escalade de dose persiste quand une hormonothérapie a été systématiquement délivrée. C'est pour répondre à cette question qu'a été réalisé un essai randomisé britannique [abstract 228]. Les 126 patients inclus dans l'essai après 3 à 6 mois de déprivation androgénique ont été randomisés d'une part entre une dose de 64 Gy en 32 fractions et 6,5 semaines et une dose de 74 Gy en 37 fractions et 7,5 semaines (les dix derniers grays étant délivrés dans un volume limité à la tumeur) et d'autre part entre un « petit » volume irradié (la tumeur plus 1 cm) et un volume un peu plus large (la tumeur plus 1,5 cm). L'âge médian était de 67 ans, la concentration sérique médiane de PSA de 14 ng/mL et le risque d'atteinte des vésicules séminales était jugé faible dans 29 % des cas et intermédiaire dans 71 %. Avec un recul médian d'observation de 4,25 ans, il y avait moins de récidives biochimiques avec la dose de 74 Gy (13 contre 23, p = 0,048), mais aucune différence en fonction du volume irradié (18 dans chaque bras). Les complications intestinales tardives étaient plus fréquentes avec la dose la plus forte (p = 0,03) et le volume le plus grand (p = 0,008, avec 3 complications de grade 3 selon le RTOG dans ce groupe). Il n'y avait pas de différence de toxicité vésicale tardive (10 % de grade 2 et 5 % de grade 3), ni de taux d'impuissance (66 % à 1 an dans tous les sous-groupes contre 38 % avant le traitement). Les auteurs ont conclu à l'intérêt, après une hormonothérapie de courte durée, d'une escalade de dose mais non d'un élargissement du volume irradié. Cet essai pilote fait partie d'un essai plus grand du Medical Research Council qui se propose de comparer les deux doses totales dans une population de 850 patients.

Références

1. Recht A, Come SE, Henderson IC, Gelman RS, Silver B, Hayes DF, et al. The sequencing of chemotherapy after conservative surgery for early-stage breast cancer. N Engl J Med 1996 ; 334 : 1356-61.

2. Mazeron JJ. Compte rendu de la 43e réunion de l'American Society of Therapeutic Radiology and Oncology (Astro). San Francisco, 4-8 Novembre 2001. Bull Cancer 2001 ; 88 : 1233-9.

3. Green JA, Kirwan JM, Tierney JF, Symonds P, Fresco L, Collingwood M, et al. Survival and recurrence after concomitant chemotherapy and radiotherapy for cancer of the uterine cervix : a systematic review and meta-analysis. Lancet 2001 ; 358 : 781-6.

4. Haie-Meder C, Fervers B, Chauvergne J, Fondrinier E, Lhomme C, Guastalla JP, et al. Standards, options et recommandations : radiochimiothérapie concomitante pour les cancers du col utérin : une analyse critique de la littérature et une mise à jour des SOR. Bull Cancer 1999 ; 86 : 829-41.

5. Pignon JP, Bourhis J, Domenge C, Designe L. Chemotherapy added to locoregional treatment for head and neck squamous-cell carcinoma: three meta-analyses of updated individual data. MACH-NC Collaborative Group. Meta-Analysis of Chemotherapy on Head and Neck Cancer. Lancet 2000 ; 355 : 949-55.

6. Mazeron JJ. Compte rendu de la 42e réunion de l'American Society of Therapeutic Radiology and Oncology (Astro). Boston, 22-23 octobre 2000. Bull Cancer 2000 ; 87 : 935-8.

7. Pollack A, Zagars GK, Starkschall G, Antolak JA, Lee JJ, Huang E, et al. Prostate cancer radiation dose response : results of the M. D. Anderson phase III randomized trial. Int J Radiat Oncol Biol Phys 2002 ; 53 : 1097-105.


 

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