ARTICLE
La cancérologie entre bien dans la problématique des réseaux
par son activité transversale, la pluridisciplinarité des
acteurs de soins et des besoins publics identifiés (dépistage,
accès aux soins, suivi...). Les réseaux ont acquis une existence
réglementaire le 24 avril 1996 par deux ordonnances [6, 7] qui
définissent leur objet (assurer une meilleure organisation du système
de santé et améliorer l'orientation du patient dans la filière
de soins), leur cadre (la santé globale associant prévention,
soins et accompagnement social), leurs modalités. L'idée
d'une étude de faisabilité d'un réseau en cancérologie
mammaire est née de l'exemple du département de l'Aube où
existe un seul service de cancérologie au Centre hospitalier général
avec un recrutement important de 150 nouveaux cas de cancers du sein par
an. Le médecin généraliste (MG) occupera une place
particulière au sein d'un réseau de cancérologie
mammaire. Dans ce travail, nous nous sommes attachés à connaître
au travers d'un questionnaire la perception des réseaux par les
MG de l'Aube, département à majorité rurale. Cette
étude a concerné tous les MG du département, en évaluant
leurs pratiques, leurs partenariats, leurs avis sur les réseaux
en cancérologie et, bien sûr, en leur demandant leurs attentes.
Résultats
Nous avons reçu 112 questionnaires remplis sur 233 questionnaires
envoyés. Cela correspond donc à un taux de réponse
de 48 %. Cent neuf MG ont rempli la première partie de la fiche
signalétique, soit 97 %, et seulement un de moins la deuxième
partie. Quatre-vingt-trois pour cent étaient de sexe masculin.
Cinquante-quatre pour cent travaillaient en secteur rural. Cinquante-trois
pour cent exerçaient en cabinet de groupe. La moyenne de durée
d'installation était de 15,5 ans. Un seul médecin possédait
une qualification complémentaire dans le domaine de la cancérologie.
Il s'agissait d'un diplôme universitaire de soins palliatifs.
La pratique en cancérologie
La moitié des médecins estimait entre 5 et 10 par an le
nombre de nouveaux cas de néoplasie dans leur clientèle,
mais 35 % indiquaient rencontrer moins de 5 nouveaux cas de cancers du
sein par an. Les généralistes estimaient, pour 15 % d'entre
eux, entre 10 et 20 le nombre de patientes traitées et suivies
pour une néoplasie mammaire, et 5 % d'entre eux suivaient plus
de 20 patientes. Chaque médecin avait en moyenne 6 patientes en
cours de traitement pour cancer du sein (tableau
I).
Les difficultés rencontrées
Les MG éprouvaient parfois des difficultés à suivre
leurs patientes pour 76 % d'entre eux, alors que seulement 17 % n'en éprouvaient
jamais. Ce sont avant tout les effets secondaires de la chimiothérapie
et l'aide psychologique qui se présentaient comme les principales
difficultés dans le suivi. Le tableau
II liste ces difficultés. Pour effectuer correctement ce suivi,
c'est la formation qui manquerait le plus de l'avis de 46 % des MG, le
reste des avis était partagé entre le manque de temps et
le manque d'éléments informatifs dans le dossier.
L'évaluation des partenariats
C'est à 68 % au Centre hospitalier général du département
que les MG interrogés enverraient une patiente de 60 ans, chez
laquelle une néoplasie mammaire était découverte.
Quel que soit l'établissement choisi, cette patiente serait alors
adressée à un cancérologue pour 62 % des médecins,
pour 25 % d'entre eux à un chirurgien et pour 11 % à un
médecin gynécologue. La principale raison de ce choix était
la compétence professionnelle des médecins pour la moitié
des médecins interrogés, 30 % plébiscitaient la qualité
du plateau technique et de l'organisation et 18 % choisissaient la solution
de proximité. S'agissant d'une personne plus jeune (35 ans dans
l'exemple du questionnaire), 82 % des médecins auraient fait le
même choix et 18 % auraient orienté la malade vers un centre
régional ou national. En général, les médecins
adressaient toujours leurs malades au même correspondant pour 72
% d'entre eux. Dans le choix des partenariats, l'accueil des patients
était jugé très important, ainsi que le soutien psychologique
et la qualité relationnelle avec le spécialiste. L'accueil
des familles, les soins palliatifs, la prise en charge des urgences, l'échange
rapide des informations et la possibilité d'un suivi conjoint étaient
jugés comme critères de choix importants. Les démar-
ches administratives sont un critère jugé peu important
(tableau III).
L'opinion des MG sur les réseaux
Quatre-vingt-trois pour cent des médecins pensaient que les réseaux
médicaux en général pouvaient être utiles,
mais ils n'étaient pas jugés plus utiles en cancérologie
que dans d'autres pathologies. Si un réseau concernant les néoplasies
mammaires était créé dans l'Aube, ils seraient 59
% à dire qu'ils l'utiliseraient, mais 32 % étaient sans
opinion. Treize pour cent des médecins interrogés utilisaient
déjà un réseau de soins, mais seulement 1 % en cancérologie.
C'est le suivi partagé entre généraliste et spécialiste,
et la prise en charge médicale globale qui intéressait le
plus les MG, la liste des intérêts évoqués
figure dans le tableau III.
Le mode de communication le plus adapté, dans l'hypothèse
de ce réseau, serait un dossier type Intranet pour 28 % des médecins,
cité tout juste avant un dossier par lettres postales classiques
pour 27 % des réponses. En cas de grave problème décisionnel,
le moyen de communication plébiscité était une «
ligne rouge » téléphonique pour 85 % des médecins.
Enfin, 94 % des médecins seraient intéressés par
un rappel sur la conduite à tenir en cas de problème, personnalisé
au cas de la patiente. Ce rappel pourrait être joint au courrier
pour 75 % des médecins.
Discussion
L'interprétation des résultats est difficile car elle
doit tenir compte des pourcentages exprimés mais également
des commentaires directs parfois isolés, souvent retrouvés
dans plusieurs réponses. On peut penser que seuls les médecins
intéressés par la problématique des réseaux
ont donné suite au questionnaire. En fait, la population des médecins
ayant répondu est plutôt bien représentative de la
population médicale auboise : répartition équitable
entre l'exercice en milieu urbain et l'exercice rural, entre l'exercice
en cabinet de groupe ou pas, une population masculine à 83 % (81
% des MG aubois sont des hommes). Les biais de mesure sont d'abord issus
de réponses multiples à des questions où une seule
réponse avait été demandée. Lors de l'interprétation,
il existe donc un nombre légèrement supérieur de
réponses au nombre de questionnaires remplis, ce qui peut fausser
les résultats donnés en pourcentage. Un autre biais de mesure
est lié aux déclarations erronées. Toutefois, ces
« fausses » déclarations sont limitées dans la
mesure où les questionnaires pouvaient être anonymes. On
pourra aussi considérer que certaines questions sont orientées
du fait de l'implication de l'enquêteur les ayant rédigées.
Enfin, les biais liés aux non-réponses proviennent en partie
du fait que certains jeunes médecins n'ont pu répondre en
raison d'une installation trop récente. Ainsi, nous estimons que
seul le biais de mesure est notable. Les pourcentages doivent cependant
être analysés avec prudence. Les chiffres bruts sont tout
aussi importants que les valeurs exprimées en pourcentage. Tous
ces chiffres ne doivent pas faire oublier l'importance des commentaires
apportés par la moitié des médecins interrogés.
Le nombre de questionnaires retournés, et cela sans relance,
montre l'intérêt des MG pour ce sujet. Un taux de réponse
de 48 % est important. En 1997, une thèse de médecine générale,
intitulée Filière de soins gériatrique : enquête
d'opinion auprès des MG par J. Atlan, avait obtenu 36,5 % de
réponses [1]. Il s'agit de médecins expérimentés,
avec une moyenne d'années d'installation supérieure à
15 ans. Les réponses à ce questionnaire n'en ont que plus
de valeur. L'incidence des néoplasies mammaires dans une clientèle
donnée est inférieure à 10. La prévalence
est estimée à moins de 20 dans les mêmes conditions,
avec en moyenne 2 patientes en traitement hospitalier et 4 en traitement
d'entretien. Ce n'est donc pas une pathologie très fréquente
pour un MG. Néanmoins, elle touche souvent des femmes jeunes (54
ans en moyenne), très demandeuses de soins, et s'accompagne d'une
problématique psychosociale pour laquelle le MG est beaucoup plus
sollicité que le médecin spécialiste.
Un grand nombre de commentaires libres concernait la notion de suivi.
Le premier avantage cité par le MG est la relation de confiance.
Du choix des correspondants au suivi, voire à l'accompagnement
d'une éventuelle phase palliative, rien ne se fait sans cette confiance.
Ensuite, c'est la connaissance de l'ensemble du dossier qui est souvent
citée. Le MG centralise tous les résultats et les courriers
: il se considère comme le coordinateur d'un réseau spontanément
créé autour de la patiente. Parmi les commentaires souvent
relevés, certains se plaignent que « les patientes les occultent
» une fois le spécialiste consulté. D'autres médecins,
plus rares, continuent de penser que les patientes sont « phagocytées
» par le service d'oncologie. Ils ne les reverraient plus, sauf pour
des problèmes annexes ou pour des soins palliatifs. Ainsi, les
arguments avancés par le MG pour effectuer un suivi partagé
sont essentiellement la relation de confiance et la connaissance de l'ensemble
du dossier. Toutefois, pour la création d'un réseau, la
proximité et la disponibilité seront des facteurs essentiels
de réussite. La majeure partie des MG éprouve des difficultés
à suivre les patientes. Si on analyse les sources de ces difficultés,
c'est surtout l'aide psychologique et les effets secondaires des traitements
qui posent problème. Ces faits ont été également
rapportés très souvent dans les commentaires. Concernant
l'aide psychologique, il en va de la sensibilité de chaque médecin
et de son investissement personnel. Il faudrait l'aide d'un psychiatre
et/ou d'un psychologue orienté vers ce type de suivi : support
pour le médecin traitant, prise en charge des cas les plus lourds,
et surtout formation médicale. Au regard de la gestion des effets
secondaires des thérapeutiques, la difficulté réside
dans leur connaissance et leur traitement. Pour les chimiothérapies,
les protocoles évoluent vite. Le MG ne peut tout connaître.
Il faudrait donc un support consultable afin de pallier ce manque. Tout
cela est confirmé par le sentiment unanime qu'une meilleure formation
serait nécessaire pour effectuer un suivi optimal. La découverte
d'une néoplasie mammaire conduit la patiente sept fois sur dix
au Centre hospitalier général du département pour
y consulter un cancérologue. Comme les commentaires le soulignent,
le libre choix de la patiente doit être respecté, après
une information effectuée par le généraliste, cela
afin de favoriser l'adhésion au traitement. Les MG s'adaptent aussi
en fonction du stade de découverte, de l'âge et du milieu
social. Le choix des partenariats est guidé par la compétence
professionnelle des médecins, et non par l'importance du plateau
technique, et, avec une certaine constance, vers le même spécialiste.
Les médecins insistent sur l'importance des relations et la confiance
placée dans le spécialiste qui recevra leur patiente. S'il
s'agissait d'une personne plus jeune, un médecin sur cinq aurait
orienté différemment la patiente, vers un centre anticancéreux
régional ou national. C'est certainement une façon d'essayer
d'être « maximaliste » et de ne laisser échapper
aucune chance. C'est aussi une façon de se rassurer. L'accueil
de la patiente est jugé primordial. La possibilité d'un
suivi conjoint, l'homogénéisation des pratiques médicales
avec référence à un thésaurus entrent peu
en compte dans les partenariats. C'est pourtant un point essentiel dans
un réseau [5, 10], point peu soulevé par les MG.
Concernant les résultats bruts, à une grande majorité,
les médecins pensent que les réseaux sont utiles. Ils ne
leur semblent pas, toutefois, plus utiles en cancérologie que dans
d'autres disciplines. Ces questions générales sur les réseaux
ont fait naître plusieurs commentaires, parfois assez virulents.
Certains MG pensent qu'il est inutile « d'institutionnaliser »,
que les réseaux se font de « façon informelle »,
qu'ils existent « spontanément », même si les MG
les plus critiques reconnaissent que le fait d'institutionnaliser permet
d'optimiser la prise en charge de la patiente grâce à des
circuits de soins bien établis et des dossiers médicaux
cohérents, voire uniques. Un médecin parle de « perte
de liberté ». D'autres pensent que c'est de « l'argent
dépensé ». Deux médecins parlent d'une prise
de responsabilité excessive, faisant référence au
flou juridictionnel qui entoure encore la pratique médicale en
réseau et le partage des responsabilités. Si un réseau
de cancérologie mammaire était créé dans le
département, ils sont six sur dix à dire qu'ils l'utiliseraient,
et trois sur dix s'interrogeraient. Ainsi, seulement un médecin
sur dix affirme d'emblée qu'il ne l'utilisera pas. On remarquera
cependant que très peu de MG interrogés appartiennent déjà
à un réseau. On notera également les commentaires
directs parfois très critiques, ce qui rend compte d'une adhésion
active probablement plus faible que les 80 % de MG qui pensent qu'un réseau
serait utile. Au moment de l'enquête, seulement deux MG appartenaient
à un réseau de soins, l'un en toxicologie, l'autre étant
le réseau national des médecins sentinelles en infectiologie.
Les modes de communication souhaités par les MG sont, soit le dossier
Intranet, soit le courrier classique. Le dossier Intranet a été
suggéré par les médecins possédant un accès
sur Internet (31 % des MG interrogés ont une adresse internet).
Cela laisse supposer qu'avec la généralisation de l'informatique
en cabinet, cette voie de communication présente un avenir prometteur.
Comme l'a écrit un médecin, Internet permet des échanges
presque en temps réel « évitant d'échanger des
données dépassées ou obsolètes ». À
une large majorité, les médecins aimeraient la mise en place
d'une « ligne rouge » téléphonique. Un rappel
sur la conduite à tenir, personnalisée au cas de la patiente,
est très demandé. Il pourrait être joint systématiquement
au courrier qu'il soit électronique ou papier au moyen de fiches
préétablies avec information sur la prise en charge et les
effets secondaires possibles du traitement administré. Cette perspective
faciliterait la prise en charge des urgences et le suivi inter-cure pour
les MG. De nombreux réseaux de cancérologie se sont mis
en place au cours des dernières années [2, 4]. Certains
ont tenté de formaliser en intégrant dès le départ
les MG (Onco94, G. Erriau), d'autres ont limité volontairement
leur champ d'action aux établissements spécialisés
dans la prise en charge des cancers [8, 9]. À notre connaissance,
aucun, hormis le réseau de département des Hauts-de-Seine,
ne s'est délibérément mis en situation de répondre
aux besoins et aux attentes des MG [2, 3]. Ce travail tente simplement
d'exposer au travers des réponses d'un questionnaire orienté
ce que pourraient constituer les bases d'un réseau véritablement
centré sur le MG et, de fait, autour de la patiente dont il a la
charge.
Matériel et méthode
Tous les MG de l'Aube exerçant en secteur libéral ont
été sollicités à l'exception des MG ayant
pour activité principale l'acupuncture, l'homéopathie, l'allergologie,
l'angiologie et la médecine d'urgence. Leurs noms et leurs coordonnées
ont été obtenus auprès de l'Ordre national des médecins,
section départementale de l'Aube. Afin d'obtenir cette liste, un
engagement a été signé auprès de ce dernier
avec communication d'un exemplaire du questionnaire. Au total, 233 MG
ont été contactés. Le questionnaire a été
élaboré à partir des objectifs fixés pour
ce travail : analyser la pratique en cancérologie, évaluer
les partenariats existants, identifier les obstacles pratiques et symboliques
à l'organisation des réseaux et, surtout, percevoir les
attentes des MG en la matière. Une fois rédigé, le
questionnaire a été testé une première fois
auprès de 25 MG. Ces médecins ont été sélectionnés
au hasard dans la liste du Conseil de l'Ordre, en prélevant un
nom tous les dix noms. Ces médecins n'ont pas été
prévenus qu'il s'agissait d'un test. Douze médecins ont
répondu spontanément et ont permis de valider après
modification le questionnaire définitif. Dans le même temps,
ce questionnaire a été adressé aux cancérologues
de l'hôpital de Troyes, afin de recueillir leur opinion. Deux items
ont ensuite été supprimés et un item a été
rajouté, des échelles de valeur ont été introduites,
et des précisions apportées dans l'intitulé de certaines
questions. Le retour des questionnaires s'effectuait par courrier avec
enveloppe préaffranchie jointe au questionnaire. La durée
totale de l'enquête a été de 6 mois, de mars à
septembre 1999.
Structure du questionnaire
Il se composait de 3 feuilles écrites recto verso et comportait
4 parties numérotées et intitulées respectivement
Votre pratique en cancérologie (8 questions), Évaluation
des partenariats (6 questions), Le MG et les réseaux
(5 questions), Vos attentes (5 questions). Une demi-page Commentaires
et suggestions libre et une fiche signalétique du MG complétaient
le questionnaire. La première partie, Votre pratique en cancérologie,
permettait de prendre contact avec le MG en chiffrant son activité
dans cette spécialité, et plus précisément
en néoplasie mammaire. Elle tentait aussi d'analyser les atouts
et les difficultés dans la pratique. La deuxième partie,
intitulée Évaluation des partenariats, permettait
de situer la place du Centre hospitalier général de Troyes
parmi les acteurs de santé en cherchant à cerner les raisons
du choix de l'orientation de la patiente vers tel établissement
ou tel spécialiste. La troisième partie, Le MG et les
réseaux, abordait directement la possibilité d'utiliser
un réseau en cancérologie. Elle chiffrait les MG désireux
de participer à un réseau de cancérologie et ceux
qui participaient déjà à un autre réseau.
Elle évaluait dans quel domaine un réseau semblait le plus
utile. Enfin, la quatrième partie visait à déterminer
les attentes des MG dans l'hypothèse de leur éventuelle
participation à un réseau. Les modes de communication, de
la formation médicale continue et des conduites à tenir
quotidiennes ont fait l'objet d'une évaluation. La fiche signalétique
du MG donnait un aperçu du profil des médecins ayant répondu
à ce questionnaire : sexe, exercice urbain ou rural, en cabinet
de groupe ou seul, qualification complémentaire en cancérologie.
L'identification du MG était facultative.
Méthode d'analyse des résultats
Les réponses ont été saisies sur ordinateur à
l'aide du logiciel Excel®. Une base de données a
ainsi été créée. Les réponses ont donc
été saisies, puis contrôlées lorsque des discordances
évidentes apparaissaient. Aucun questionnaire n'a été
exclu. Nous avons inclus les réponses fournies par les questionnaires
incomplètement remplis. Concernant les questionnaires où
une seule réponse était demandée, et où deux
furent données, nous avons intégré les deux réponses.
Ainsi, le nombre de réponses peut être supérieur au
nombre de questionnaires reçus. La saisie a été faite
selon un mode simple binaire : 1 pour une case cochée, 0
pour une case non cochée. Les commentaires et les suggestions ont
été finalement regroupés.
CONCLUSION
La création d'un réseau de soins en cancérologie
mammaire dans le département pris en exemple est faisable et souhaitée.
Il n'en reste pas moins nécessaire de surmonter les cloisonnements
multiples de notre système de santé, d'aller au-delà
des craintes et des antagonismes institutionnels entre le secteur public
et privé, entre la médecine d'organe et la médecine
générale. Les MG semblent prêts à s'adapter
à un exercice plus collectif de la médecine dans le cadre
d'un projet qui place la malade au centre de la démarche de soins.
Remerciements. Les auteurs remercient les médecins généralistes
qui ont accepté spontanément de répondre au questionnaire
ainsi que le Conseil départemental de l'Ordre des médecins
de l'Aube. REFERENCES
1. Atlan J. Filière de soins gériatrique : enquête
d'opinion auprès de MG. Th. Méd. : Paris : 1997 ; 2099.
2. Chauvin F, Farsi F, Ray-Coquard I, Philip T. Réseaux
et filières. Bulletin de l'ADSP 1998 ; 25.
3. Cojan P, Errieau G, Le Bourgeois JP, Marty M, Pujol H, Serin
D, Enger FO. Organisation Cancérologie Santé 1999
; 13 (suppl.) : 8.
4. Coulomb S. Place des schémas régionaux d'organisation
sanitaire par rapport à l'organisation en réseaux des sites
de cancérologie. Réseaux Cancers 2000 ; 2 : 22-4.
5. Fervers B, Farsi F, Chauvin F, Froger X, Philip T. Implementation
of clinical practice guidelines in the regional cancer network of the
Rhône-Alpes region. Anticancer treatment sixth international congress,
Paris : France, 1996 ; 32 p.
6. France. Ministère du Travail et des Affaires sociales.
Ordonnance n° 96-345 du 24 avril 1996 relative à la maîtrise
médicalisée des dépenses de soins. JO Lois et décrets
1996, n° 98, 6311.
7. France. Ministère du Travail et des Affaires sociales.
Ordonnance n° 96-346 du 24 avril 1996 portant réforme de l'hospitalisation
publique et privée. JO Lois et décrets 1996, n° 98,
6324.
8. Maurel J, Pottier D, Grosclaude P, Tretare B, Arveux P, Raverdy
N, et al. Therapeutic management of colonic cancer in France. Gastroenterol
Clin Biol 1998 ; 22 : S90-6.
9. May I, Paulus C, Vigneron J, Watelet M, Veyrier B, Bichet
F, et al. Évolution des pharmacies hospitalières
publiques et privées à travers la mise en place du réseau
de cancérologie en Lorraine : Oncolor. Bull Cancer 2001
; 88 : 435-41.
10. Ray-Coquard I, Philip T, Laroche G, Froger X, Suchaud JP,
Voloch A, et al. Impact of a clinical guidelines program on medical
practice in a French cancer network (meeting abstract). Proc Annu Meet
Am Soc Clin Oncol 1998 ; 17 : A1624.
|