John Libbey Eurotext

Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

MENU

L’hépatite B aiguë en France : aspects épidémiologiques Volume 13, issue 1, Janvier-Février 2006

Figures

See all figures

Author
Département des maladies infectieuses, Institut de veille sanitaire, 12, rue du Val d’Osne, 94415 St Maurice Cedex

Avec plus de 350 millions de porteurs chroniques du virus, l’hépatite B représente l’un des principaux problèmes de santé publique dans le monde. Après un bref rappel du contexte épidémiologique de la maladie, sont décrites ici les données actuellement disponibles après un an de mise en place de la déclaration obligatoire de l’hépatite B aiguë en France. Cent cinquante-huit déclarations d’hépatites B aiguës symptomatiques ont pu être décrites. Si ces déclarations ne sont pas exhaustives, ces premières données sont toutefois en faveur d’une incidence très vraisemblablement inférieure à celle estimée au début des années 1990, avec une diminution de la contribution des jeunes adultes âgés de moins de 30 ans, population très largement vaccinée entre 1994 et 1998. Les facteurs de risque sont sensiblement les mêmes que ceux décrits avant la vaccination. Toutefois, il convient de rappeler que cette diminution d’incidence du nombre des personnes ayant une infection chronique par le VHB, qui constituent le réservoir d’infection et chez qui surviendront les complications tardives (cirrhose, carcinome hépatocellulaire). Il paraît très important d’améliorer les performances de la déclaration, mais surtout ces premiers résultats montrent que plus de la moitié des cas notifiés auraient pu être évités si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées, et la dépistage autour d’un cas renforcé. Les actions de prévention mais plus particulièrement le respect du calendrier vaccinal et l’application des recommandations de vaccination des personnes à risque doivent donc être rappelés et renforcés.