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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

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Infection HPV et condylomes anaux. État des lieux en 2005 : description, prévalence et prise en charge Volume 13, issue 3, Mai-Juin 2006

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Unité de proctologie médico-chirurgicale du service de Gastroentérologie de l’hôpital Bichat-Claude Bernard, 46, rue Henri Huchard 75877 Paris Cedex 18

Le Human Papilloma virus (HPV) peut se localiser sur la marge et dans le canal anal mais aussi au niveau des organes génitaux masculin et féminin. L’infection touche la plupart des personnes dans le monde mais dans la très grande majorité des cas, on observe une disparition spontanée du virus. La persistance de HPV peut résulter d’une baisse de l’immunité générale (co-infection VIH ou post-thérapeutique) ou locale (cellules dendritiques). La persistance des virus HPV oncogènes (génotypes 16, 18…) au niveau de l’épiderme anal peut déclencher une cascade de réactions immunitaires médiée par les cytokines pouvant aboutir au développement d’une dysplasie plus ou moins sévère et parfois au cancer épidermoïde. Le condylome est la lésion macroscopique du virus HPV. Sa prévalence semble très importante chez les patients immunodéprimés, en particulier chez ceux infectés par le VIH (23 %). L’objectif de la destruction de ces lésions macroscopiques est de traiter cette maladie sexuellement transmissible afin de limiter la contamination et de diminuer le risque d’évolution vers le cancer de l’anus. Ce risque étant particulièrement important chez les patients infectés par le VIH, il paraît raisonnable de recommander un dépistage systématique dans cette population. Le traitement repose sur la destruction au bistouri électrique et/ou l’application locale d’imiquimod. Le vaccin semble prometteur en prophylactique mais les résultats du vaccin thérapeutique sont actuellement moins encourageants.