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Hématologie

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Cellular immunotherapy for hematological malignancies Volume 21, issue 4, Juillet-Août 2015

Figures

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Tables

Authors
Institut Paoli-Calmettes, département d’hématologie, 232 bd Sainte-Marguerite, Marseille, France

L’immunothérapie cellulaire antitumorale en hématologie repose historiquement sur la greffe de cellules souches hématopoïétiques. Depuis les premières greffes réalisées sur des patients dans les années soixante-dix, de nombreuses avancées ont été accomplies. De plus en plus de greffes sont effectuées avec des donneurs non apparentés, et, depuis peu, nous assistons à la révolution des donneurs alternatifs : greffes de sang placentaire et surtout greffons haplo-identiques. Les conditionnements à intensité réduite permettent une efficacité antitumorale avec une diminution des toxicités liées notamment à la réaction du greffon contre l’hôte. Parallèlement, une meilleure connaissance à la fois de la niche hématopoïétique et des cellules T constituant l’immunité cellulaire a permis le progrès des techniques de mobilisation des cellules souches par cytaphérèse et la sélection des sous-populations T actives. De nouvelles possibilités d’injection de lymphocytes du donneur triés ont permis d’ouvrir la voie de la médecine de précision en thérapie cellulaire. Les avancées les plus récentes ont lieu dans les techniques de vaccination antitumorale et surtout dans les modifications génétiques ex vivo du TCR afin d’obtenir des récepteurs chimériques capables de cibler la cellule tumorale. Ces évolutions actuelles positionnent l’immunothérapie antitumorale comme une thérapeutique essentielle des hémopathies malignes.