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Hématologie

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Comparaison de la cryométrie en flux et de l’immunohistochimie dans la détection de l’envahissement médullaire au diagnostic de lymphome non hodgkinien Volume 26, issue 1, Janvier-Février 2020

Figures

  • Figure 1

L’examen anatomopathologique avec immunohistochimie (IHC) de la biopsie ostéomédullaire est l’examen de référence pour la détection de l’envahissement médullaire au diagnostic de lymphome non hodgkinien (LNH). Récemment, une équipe italienne a publié un travail intéressant visant à comparer cette technique avec la cytométrie en flux (CMF) sur aspiration médullaire [1].

Dans cette étude rétrospective et monocentrique, les examens IHC et CMF réalisés simultanément au diagnostic de LNH-B ou -T ont été comparés. Les leucémies lymphoïdes chroniques, leucémies à tricholeucocytes, leucémie à grands lymphocytes granuleux T et leucémies aiguës lymphoblastiques T ont été exclues de l’étude. La CMF a utilisé six couleurs.

Trois cent cinquante-quatre (354) patients ont été inclus entre janvier 2012 et décembre 2018. L’immense majorité des patients a un LNH-B (339 soit 96 %). Les résultats IHC/CMF sont concordants dans 305 cas (86 %), discordants dans 49 (14 %). Parmi ces cas discordants, 33 cas (9 %) ont une CMF positive et une IHC négative, 16 cas (5 %) une CMF négative et une IHC positive (figure 1). Les types histologiques pour lesquels il y a le plus de discordances sont le lymphome B diffus à grandes cellules, le lymphome de la zone marginale et le lymphome folliculaire.

Ces données sont en accord avec celles de la littérature, avec une concordance dans 79 %-90 % des cas. Les études les plus anciennes [2-4] tendent à montrer une supériorité de l’IHC sur la CMF, tandis que les études les plus récentes [1, 5] tendent à montrer l’inverse, en raison de l’amélioration des techniques de CMF au cours du temps. Les auteurs tentent d’expliquer la négativité de la CMF chez des patients avec IHC positive par une hémodilution (n = 2) ou une myélofibrose (n = 3).

Cette étude montre donc un taux de discordances non négligeable entre les deux techniques. L’implication clinique de ces données reste à explorer, et une comparaison des deux méthodes est également attendue en termes d’évaluation de la maladie résiduelle.

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