ARTICLE
Auteur(s) : G. Devauchelle*
* Laboratoire de pathologie comparée, INRA-CNRS-UMII, Équipe
Baculovirus et Thérapie,
30 380 Saint-Christol-lèz-Alès
Il est évident aujourd’hui que les recherches en virologie, depuis
le laboratoire jusqu’au terrain, doivent s’amplifier et les
événements de ces dernières années n’en sont qu’une triste
justification. Les virus émergents chez l’homme comme chez
l’animal, depuis le sida jusqu’aux myxovirus aviaires en passant
par les coronavirus impliqués dans le SARS, nous imposent de
développer ces recherches pour mieux comprendre et donc mieux
lutter contre ces agents pathogènes. Cependant, à côté de ces
agents infectieux, existent des virus d’insectes, inoffensifs pour
les vertébrés, qui représentent aujourd’hui un enjeu considérable,
aussi bien sur le plan des connaissances du monde viral que pour
leur potentiel en biotechnologies ou encore leur utilisation comme
outils pour lutter par exemple contre les virus pathogènes chez
l’homme.
Quelques rappels sur le baculovirus
Il est bien connu que les insectes, eux aussi, ont leurs
maladies à virus. La sériciculture a, au siècle dernier, payé un
lourd tribut par une mortalité importante des vers à soie,
mortalité liée à différents agents pathogènes, dont certaines
viroses spécifiques de ces papillons. Aujourd’hui, on peut aussi
constater une recrudescence de maladies virales chez les abeilles,
recrudescence peut-être liée à un environnement défavorable à ces
insectes. Cependant, si les virus d’insectes peuvent causer des
dégâts importants aux arthropodes utiles, il est au moins un groupe
dont la connaissance ouvre des perspectives particulièrement
intéressantes et nouvelles : ce sont les Baculovirus. Dans le
monde de la virologie, au-delà d’aspects fondamentaux entièrement
originaux que présentent ces virus, leur maîtrise, grâce aux
techniques modernes de la biologie, en fait des
« outils » performants pour lutter contre les insectes
nuisibles, pour fabriquer des protéines recombinantes et même pour
vectoriser des molécules d’ADN dans des cellules de mammifères.
Chez les insectes, la transmission des virus se fait
essentiellement per os. Les chenilles de papillons
s’infectent par ingestion de feuilles contaminées par le virus.
L’infection peut alors se développer, entraînant la mort des
larves. Ce mode de transmission implique que les virions soient
largement disséminés dans la nature. Pour résister à des conditions
extérieures parfois défavorables, les virus d’insecte ont développé
deux stratégies essentielles : 1) la stratégie du très grand
nombre, plusieurs milligrammes de particules virales par chenille,
comme c’est le cas pour les iridovirus, 2) la formation de
véritables structures de résistance sous forme de matrices
protéiques synthétisées dans la cellule en fin du cycle d’infection
pour protéger les virions et en assurer la transmission. Trois
familles de virus d’insectes ont adopté cette deuxième
stratégie : les entomopoxvirus dont de nombreux virions sont
inclus dans des sphérules formées d’une matrice cristalline de
grande taille, les cypovirus, agents de la polyèdrose cytoplasmique
inclus quant à eux dans une matrice à contour polygonal, et les
baculovirus, agents de la polyédrose nucléaire, qui sont inclus
dans des polyèdres. C’est ce dernier groupe, dont certaines
propriétés sont uniques dans le monde des virus, qui nous intéresse
ici. Nous en présenterons quelques aspects. Strictement inféodés
aux arthropodes, et plus particulièrement aux insectes, les
baculovirus sont retrouvés présents dans plusieurs familles comme
les Lépidoptères dont ils infectent les chenilles. Du point de vue
taxonomique, la famille Baculoviridae se subdivise en
plusieurs genres. Le génome est constitué d’une molécule d’ADN
bicaténaire, circulaire dont la taille est comprise entre 80 et
200 kbp. La particule virale se présente sous forme d’un
bâtonnet de 40 à 60 nm de diamètre pour une longueur de 250 à
350 nm. Ce sont les seuls virus à ADN, de grande taille, dont
le génome nu est infectieux et dont la capside a une symétrie
hélicoïdale. Cela pourrait expliquer la variabilité de la taille de
leurs génomes et permettre d’y inclure de très grands fragments
d’ADN étranger : la longueur de la nucléocapside est
proportionnelle à la quantité d’ADN encapsidée.
Les baculovirus, objets d’étude en virologie
Compte tenu de leurs originalités, l’étude approfondie de leur
cycle de multiplication est une mine de connaissances nouvelles
pour la virologie. Soulignons deux aspects qui nous semblent
intéressants. En premier, chez les Baculoviridae qui forment
des polyèdres nucléaires, on distingue deux types de particules
infectieuses per os : des particules qui ne renferment
qu’un seul virion (single nucleo polyhedro virus ou SNPV) et
d’autres qui renferment plusieurs virions (multiple nucleo
polyhedro virus ou MNPV). Dans ce dernier cas, l’unité
infectieuse renferme plusieurs génotypes. Au cours d’infections
virales successives, il est fréquent de voir apparaître des
particules défectives interférentes (DI) dont le génome plus petit
peut souvent, grâce à la complémentation, se propager et envahir
les cultures cellulaires. Or, récemment, l’équipe animée par Miguel
Lopez-Ferber de notre laboratoire, en collaboration avec des
chercheurs espagnols, a publié un travail particulièrement original
[1], analysé et commenté dans Nature [2]. En bref, elle a
démontré que, chez les MNPV, certaines unités infectieuses étaient
constituées de deux types de virions : des particules avec un
génome complet et des particules DI qui contiennent un génome
amputé. Ces dernières ne sont pas infectieuses par ingestion, car
elles sont amputées d’un gène essentiel à la pénétration dans les
cellules intestinales de l’insecte (gène pif : per
os infectivity factor) [3] ; or elles persistent au cours
des infections d’insecte à insecte. Cette observation traduit un
mutualisme entre deux types de particules virales, l’une
infectieuse per os et dont le génome est de grande taille,
l’autre non infectieuse per os, avec un génome plus petit
mais dont l’association permet d’augmenter la pathogénicité. Nous
essayons aujourd’hui de comprendre pourquoi. Un deuxième aspect
concerne l’existence au cours du cycle de multiplication du virus
de deux types de virions (figure 1) : l’un qui
va permettre de transmettre l’infection d’insecte à insecte, il
s’agira des particules virales incluses dans les polyèdres, et
l’autre qui est responsable de la transmission des virus de cellule
à cellule, ce sont les virus bourgeonnants. Si la composition des
nucléocapsides de ces deux types est très semblable, il n’en est
pas de même pour leurs enveloppes [2] : les virions inclus
dans les polyèdres, seuls infectieux per os, possèdent dans
leur enveloppe plusieurs protéines qui n’existent pas dans les
virions bourgeonnants, ces derniers possédant une glycoprotéine
absente de l’enveloppe des particules incluses.
Les baculovirus, outils pour la lutte biologique
Pathogènes pour quelques insectes seulement, non pathogènes pour
les vertébrés, les baculovirus sont depuis plusieurs années
considérés comme d’excellents candidats en lutte biologique ciblée
contre certains insectes, en particulier les ravageurs des
cultures. Cette utilisation entomopathogène est aujourd’hui
répandue dans le monde entier mais le plus souvent à petite échelle
en raison de plusieurs problèmes : 1) les
caractéristiques propres du matériel vivant comme la spécificité
d’hôte qui est un atout mais implique en contrepartie l’utilisation
de plusieurs agents pathogènes pour traiter une même culture
parasitée par plusieurs hôtes différents ; 2) le problème
de la production du produit actif qu’est le virus : il faut le
produire sur larves d’insectes ou sur cultures cellulaires, ce qui
représente souvent un « coût » important, de 15 à
50 $ par hectare à traiter ; 3) la nécessité d’une
formulation des produits et de techniques d’administration
spécifiques ; 4) le contrôle de qualité du
bio-insecticide. Tous ces problèmes sont en cours d’étude
aujourd’hui dans différents laboratoires. L’intérêt d’utiliser ces
agents biologiques - comme on le fait avec d’autres agents
pathogènes d’insectes tels que les bactéries, les champignons, les
nématodes ou les trichogrammes - est évident à notre époque où
l’utilisation des insecticides chimiques produit les effets
néfastes que l’on sait. Il est paradoxal que l’état d’esprit des
industriels spécialisés dans la protection des cultures, de même
que celui des grands agriculteurs, soient un frein réel à
l’utilisation de ces insecticides biologiques. La tradition et
l’expérience de l’utilisation des insecticides chimiques d’une part
et les contraintes nouvelles liées à un matériel biologique d’autre
part en sont certainement responsables. Si ces méthodes de lutte
biologique, à l’aide de virus, n’ont pas apporté de résultats
importants dans les pays développés, elles fournissent aujourd’hui
des résultats remarquables dans les pays en voie de développement,
pays dans lesquels les producteurs n’ont pas d’a priori sur
la façon d’entretenir les cultures et où le coût de la main d’œuvre
n’est pas un facteur limitant [4]. Aujourd’hui il y a sur le
marché plus de 15 préparations à base de virus d’insectes,
principalement des virus pathogènes des chenilles de papillon. De
très bons résultats ont été encore récemment obtenus à Madagascar
par une société française ainsi qu’en Égypte et en Équateur où nous
travaillons en collaboration avec quelques chercheurs de l’Institut
de recherche pour le développement (IRD). Toutefois, un important
travail reste à faire d’abord pour mieux connaître ces virus, leur
stratégie d’infection et de multiplication, optimiser les méthodes
d’obtention en automatisant la chaîne de production, mieux
contrôler les méthodes de préparation et de pulvérisation en champ.
Il existe une véritable alternative à l’usage exclusif et intensif
des insecticides chimiques, dans une perspective d’agriculture
propre et de développement durable ; il serait dommage de ne
pas développer les recherches visant à optimiser l’utilisation de
ces virus entomopathogènes.
Les baculovirus, usines à produire des protéines
recombinantes
Au cours des vingt dernières années, la technologie
« baculovirus-cellules d’insectes » a permis de produire
de très nombreuses protéines recombinantes aussi bien comme outils
de laboratoire que pour le diagnostic de maladies humaines ou
vétérinaires, voire pour la thérapie chez l’homme et chez l’animal.
C’est à Loïs Miller que l’on doit l’idée d’utiliser ces virus comme
vecteur d’expression de gènes étrangers. Dès 1981, elle indiquait
que, si les polyèdres qui protègent les virions sont indispensables
pour la multiplication du virus dans la nature, en culture
cellulaire ils ne sont pas infectieux. Ainsi, la polyèdrine,
protéine constitutive des polyèdres, produite tardivement et en
très grande quantité dans le cycle viral, n’était pas utile. Dès
lors, l’idée de remplacer le gène codant cette protéine par
celui d’une protéine étrangère était envisageable, d’autant plus
qu’il était aisé d’obtenir une recombinaison homologue chez ces
virus [5]. Dès1983 l’équipe de Max Summers réussissait à produire
de l’interféron β humain recombinant [6]. En 1987, nous démontrions
que le promoteur du gène d’une autre protéine tardive fortement
exprimée (P10), pouvait être aussi utilisé pour produire une
protéine étrangère [7]. Depuis, plusieurs milliers de protéines
recombinantes ont été produites dans le monde entier, dont
plusieurs centaines dans l’équipe de Martine Cérutti de notre
laboratoire. Le système permet de produire des molécules simples
aussi bien que des assemblages protéiques complexes : ainsi
cette équipe produit des anticorps monoclonaux chimériques,
humanisés ou humains, en introduisant, dans les deux locus
disponibles du gène de la polyédrine ou du polypeptide P10, les
gènes codant pour les régions constantes des chaînes lourdes et des
chaînes légères d’une immunoglobuline humaine. En outre un système
de « cassettes » permet d’introduire en amont de ces
régions constantes les régions variables des immunoglobulines
voulues provenant soit d’hybridomes murins qui pourront être
humanisés [8], soit directement de lymphocytes humains. Compte
tenu de l’intérêt croissant de ce type de molécules pour le
diagnostic et la thérapie, cet outil performant intéresse plusieurs
partenaires. Avec ce même système, de nombreuses équipes ont obtenu
des virus-like particles (VLP) à partir de protéines de
capsides de différents virus. Ces VLP sont de bons candidats comme
vaccin par exemple chez l’homme, avec les protéines L1 et L2 du
virus du papillome ou encore chez le chat pour le FIV. De même, la
coexpression de la protéine gag du HIV avec une glycoprotéine de
surface de l’herpèsvirus porcin responsable de la maladie
d’Aujeszky donne des VLP très immunogènes. Sur un plan industriel
dans ce domaine de la vaccinologie, la société Protein Sciences
Corporation dispose de vaccins recombinants contre l’influenza
aviaire et porcin obtenus grâce à la technologie
baculovirus-cellules d’insectes. Un candidat vaccin basé sur
l’hémagglutinine de la souche aviaire H5N1 est en phase clinique
III chez l’homme. De même, cette société espère pouvoir commencer
en 2005 l’expérimentation chez l’homme d’un candidat vaccin à
partir de la protéine S contre le coronavirus responsable du
SARS.
Les baculovirus, vecteurs de gènes
Si les baculovirus sont totalement inoffensifs pour l’homme et
les animaux supérieurs, ils sont aussi d’excellents vecteurs pour
introduire des gènes étrangers dans des cellules de mammifères. Une
particularité réside dans le fait que, dans la cellule de
mammifères, aucun de leurs promoteurs précoces ou tardifs ne sont
transcrits par les polymérases cellulaires. Cependant, si les gènes
d’intérêt sont placés sous contrôle de promoteurs reconnus par les
ARN polymérases cellulaires, ils peuvent être exprimés, faisant du
baculovirus un candidat potentiel intéressant pour le transfert de
gènes dans des cellules de vertébrés et chez l’homme en
particulier. Des résultats particulièrement encourageants ont été
obtenus par des chercheurs de GlaxoSmithKline [9]. Ce système
présente de nombreux avantages, notamment : 1) un génome
flexible permettant d’intégrer de très grands fragments d’ADN -
jusqu’à 35 kbp dérivé du génome d’un autre virus dans notre
laboratoire ; 2) la capacité d’infecter un très grand
nombre de lignées cellulaires sans jamais s’y répliquer ;
3) l’absence de risques de recombinaison ou de complémentation
avec d’autres virus. On peut aussi aisément modifier le tropisme de
ces virus par pseudotypage à l’aide de glycoprotéines de surface
d’autres virus comme celles du VSV. Quelques problèmes restent
néanmoins à résoudre pour l’utilisation in vivo de ces
vecteurs comme la sensibilité du virus à certains composants du
complément lorsqu’on administre un baculovirus à l’animal. Ce
problème peut cependant être résolu grâce à l’expression de la
protéine DAF (decay accelerating factor) en fusion avec la
glycoprotéine de surface gp64 du baculovirus. Parmi beaucoup
d’autres, les travaux de l’équipe de J. Mallet
(Pitié-Salpétrière) sont particulièrement prometteurs [10]. Il
s’agit de la transformation de cellules neurales in vitro et
in vivo dans le cerveau de souris et de rats à l’aide de
baculovirus recombinants exprimant un gène rapporteur sous contrôle
du promoteur CMV. Ainsi, une nouvelle génération de vecteurs
dérivés des baculovirus pourrait être construite pour augmenter
l’efficacité de la transformation et l’expression du transgène sur
le long terme.
Conclusion
Il est normal que la France, comme d’autres pays, oriente une
partie de son potentiel de recherche vers l’étude de virus qui
posent des problèmes pour la santé humaine et auxquels sont
associés les notions de maladies et de mort. À l’opposé, les
baculovirus n’affectent en rien la santé humaine ou animale, mais
se présentent plutôt comme des virus utiles à l’homme. Ils
permettent déjà de produire de nombreuses protéines qui sont
commercialisées pour le diagnostic ou qui le seront comme vaccins
chez l’homme et chez l’animal. De même, il y a aujourd’hui plus de
70 anticorps monoclonaux en cours de validation en thérapie
humaine, notamment pour l’immunothérapie passive contre certains
virus. Le système baculovirus-cellules d’insectes offre
d’intéressantes perspectives pour produire de tels anticorps
recombinants, il en est de même en matière de
« vectorologie »
Aujourd’hui les États-Unis, le Canada, le Japon et même la Chine
ont beaucoup investi dans ces technologies issues des baculovirus.
Plus près de nous, les Anglais, les Allemands, les Hollandais, les
Espagnols s’intéressent beaucoup à leurs applications, aussi bien
pour la lutte biologique (plusieurs milliers d’hectares de serre en
cours de traitement) que comme système de production de protéines
recombinantes. Tous investissent dans la recherche fondamentale,
indispensable pour augmenter les connaissances de la génétique de
la régulation de la transcription des promoteurs tardifs ou de
« l’habillage » de l’ADN viral et ainsi être plus
performant dans l’utilisation de ces virus. Il est dommage qu’en
France seuls quelques trop rares chercheurs consacrent leurs
travaux à l’étude de ces virus1. En
effet, si aujourd’hui de très nombreux laboratoires publics et
privés utilisent cet « outil » exceptionnel dans les
domaines d’application que nous avons évoqués, demain, nous
dépendrons entièrement des connaissances, des améliorations
technologiques et des brevets réalisées par des laboratoires
étrangers pour pouvoir nous-mêmes l’utiliser.
1 Il faut nous excuser de ne
mentionner pour la France que des équipes de notre laboratoire. Si
beaucoup de chercheurs, dans notre pays et ailleurs, travaillent
avec les baculovirus, nous sommes hélas le seul laboratoire
à travailler sur les baculovirus !
Références
1. Lopez-Ferber M, Simon O, Williams T, Caballero P.
Deffective or effective ? Mutualistic interactions between
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2. Frank SA. Deadly partnerships. Nature
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4. Caballero P, Lopez-Ferber M, Williams T eds.
Los baculovirus y sus plicaciones como bioinsccticidas en el
control biologico de plagas.Universidad Publica de Navarra,
Phytoma 2001.
5. Miller L. Construction of a genetic map of the
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1981 ; 39 : 973-6.
6. Smith GE, Summers MD, Fraser MJ. Production of
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expression vector. Mol Cell Biol1983 ; 3 :
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7. Gonnet P, Devauchelle G. Obtention par
recombinaison dans le gène du polypeptide P10 d’un baculovirus
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d’insecte. CR Acad Sci Ser III 1987 ; 305 :
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8. Poul MA, Cerutti M, Chaabihi Het al.
Cassette baculovirus vectors for the production of chimeric,
humanized, or human antibodies in insect cells. Eur J
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9. Kost TA, Condreay JP. Recombinant baculoviruses
as mammalian cell gene-delivery vectors. Trends Biotechnol
2002 ; 4 : 173-80.
10. Sarkis C, Serguera C, Petres S, et al.
Efficient transduction of neural cells in vitro and in vivo by a
baculovirus-derived vector. Proc Natl Acad Sci USA
2000 ; 97 : 14638-43.
Quelques sites internet :
• Généralités :
http ://www.univ-montp1.fr/biotech/Baculovirus/BaculoStructure.htm
• Baculovirus et lutte biologique :
http ://www.biopesticide.org/Regulatory/Links.htm et
http ://www.sipweb.org/directorymcp/viruses.htm
• Baculovirus et protéines recombinantes :
http ://www.baculovirus.com et
http ://www.proteinsciences.com
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