Home > Journals > Biology and research > Virologie > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Biology and research
Virologie
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version

Infection à VIH2 : un diagnostic pas toujours évident ¡


Virologie. Volume 8, Number 2, 153-5, mars-avril 2004, Cas‐image


Résumé  

Author(s) : C. Payan, J.‐M. Chennebault, F. Barin , Laboratoire de bactério‐virologie Service de maladies infectieuses, CHU Angers Laboratoire de virologie, CNR du VIH, CHU Bretonneau, Tours .

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : C. Payan1, J.-M. Chennebault2, F. Barin3

1 Laboratoire de bactério-virologie
2 Service de maladies infectieuses, CHU Angers
3
 Laboratoire de virologie, CNR du VIH, CHU Bretonneau, Tours

Observation

Il s’agit d’une femme (NSI) de 39 ans, d’origine camerounaise, vue en consultation en mai 2003 dans le cadre d’une grossesse de 2 mois. Elle est asymptomatique lors de sa visite mais une sérologie de dépistage d’infection à VIH lui est proposée du fait de l’existence de facteurs de risque. Les tests de dépistage sérologique sont positifs : Axsym HIV1/2 gO (Abbott Diagnostics) avec un rapport absorbance/seuil à 27, et Genscreen Plus HIV Ag-Ab (Biorad), avec un rapport à 13,5. La sérologie de contrôle à une semaine est retrouvée positive. Entre temps, un western-blot est réalisé (New Lav Blot HIV-1, Biorad) et montre un résultat positif selon les recommandations de l’OMS et celles du fabricant (positivité sur deux protéines d’enveloppe et une protéine pol et/ou gag). L’ensemble de ces résultats amène à conclure à une séropositivité VIH1 (figure 1, A). Un bilan immunovirologique est alors proposé en juin 2003, montrant un taux de cellules CD4 satisfaisant (600/mm3) et une charge virale (Versant HIV-1, Bayer Diagnostics) indétectable (seuil à 50 copies/mL), confirmée sur un second prélèvement. Un sérotypage est réalisé en juillet 2003 dans le cadre de l’observatoire des souches de l’action concertée 11 de l’ANRS. Un sérotype VIH2 est alors identifié (figure 1, B). L’analyse rétrospective des sérums de mai 2003 avec deux autres tests de confirmation incluant des antigènes spécifiques du VIH2 (HIV blot 2.2, Genelabs Diagnostics, et Liatek HIV1/2, Organon-Teknika) retrouve sans ambiguïté une séropositivité VIH2 (figure 1, C et D).

Commentaire

Cette observation illustre la difficulté à identifier parfois correctement une infection à VIH2 lorsque le réactif de confirmation ne comporte que des antigènes du VIH1 et aucun antigène d’enveloppe spécifique du VIH2. Seule la faible réactivité en anticorps anti-gp41 aurait pu faire suspecter une infection par un variant autre que VIH1 du groupe M chez cette patiente (figure 1, A), la présence de réactions croisées au niveau des gp160 et gp120 sur des western-blots VIH1 étant assez fréquente avec des sérums provenant de patients infectés par le VIH2, notamment de sous-type B [1, 2]. Les figures C et D montrent l’intérêt d’incorporer des antigènes d’enveloppe du VIH2 dans les tests de confirmation. Ainsi et à titre d’exemples, le sérum du patient MAN infecté par une souche de VIH2 et le sérum du patient NGL infecté par une souche de VIH1 groupe O sont correctement typés avec le test Liatek (figure 1, D). L’analyse du seul western-blot VIH1 n’avait pas non plus permis de conclure pour ces deux échantillons (figure1, A).
L’origine géographique des patients contribue parfois à suspecter une infection par le VIH2, l’Afrique de l’Ouest étant considérée comme la région du monde où ce virus est prévalent [3]. Le Cameroun, pays d’origine de la patiente décrite dans notre observation, n’est pas situé dans cette région de forte prévalence du VIH2 et l’argument épidémiologique ne pouvait pas être particulièrement avancé. L’histoire naturelle et la prise en charge biologique et thérapeutique de l’infection à VIH2 étant différentes de celles du VIH1 [3], il convient de pouvoir assurer efficacement un diagnostic sérologique différentiel. Pour cela, il nous semble important que les réactifs de confirmation de la sérologie VIH évoluent en tenant compte du contexte épidémiologique de l’infection en France, et tout particulièrement de la grande diversité des souches y circulant [3]. L’ajout systématique d’antigène(s) d’enveloppe du VIH2 au western-blot VIH1 répondrait à cette exigence.

Références

1. Plantier JC, M’Boup S, Fleury H, Simon F. HIV et tiers monde. In : Huraux JM, Nicolas JC, Agut H, Peigue-Lafeuille H, eds. Traité de virologie médicale. Paris : Estem, 2003.

2. Damond F, Apetrei C, Robertson DL, et al. Variability of human immunodeficiency virus type 2 (HIV-2) infecting patients living in France. Virology 2001 ; 280 : 19-30.

3. Damond F, Simon F, Brun-Vézinet F. Le virus de l’immunodéficience humaine de type 2. Virologie 2003 ; 7 : 329-38.

4. Barin F, Touré-Kane C, Plantier JC, Peeters M. Monitoring HIV-1 subtype distribution. In : Essex M, M’Boup S, Kanki PJ, Marlink RG, Tlou SD, eds. AIDS in Africa. New York, Kluwer Academic/Plenum publishers, 2002 : 158-73.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]