ARTICLE
Auteur(s) :, I Fusier*, C Tollier, M-C
Husson
Centre national hospitalier d’information sur le médicament
(CNHIM), Hôpital de Bicêtre, Le Kremlin Bicêtre.
*Correspondance et tirés à part :
ifusier@wanadoo.fr.
La notion d’excipient « à effet notoire » (EEN) a été
officialisée en France avec la publication du répertoire des
médicaments génériques le 12 juin 1999 [1]. Ces excipients
jouent un rôle discriminant lors de la substitution d’un médicament
générique ou d’un médicament princeps par un médicament générique.
Selon le code de la Santé publique (art. L. 601-6), un médicament
générique d’un médicament de référence est défini comme ayant la
même composition qualitative et quantitative en substance active,
la même forme pharmaceutique et dont la bioéquivalence avec le
médicament de référence est démontrée par des études de
biodisponibilité appropriées.La liste officielle des EEN et des
médicaments génériques est régulièrement actualisée au Journal
officiel [2-5]. La parution la plus récente est celle du
15 janvier 2003 [5]. L’information sur chaque EEN comporte le
nom de substance, une ou plusieurs voies d’administration, parfois
une dose seuil, les effets potentiellement induits en termes de
contre-indications et précautions d’emploi, et/ou d’effets
indésirables.Dans l’intérêt du patient, leur connaissance devrait
être facilement accessible à l’ensemble des prescripteurs et
dispensateurs du médicament.Cette notion officielle d’effet notoire
ne s’applique qu’aux médicaments inscrits au répertoire des
médicaments génériques. Cependant ces excipients entrent dans la
composition d’un grand nombre d’autres médicaments dont certains
sont vendus en officine sans ordonnance. Il serait donc utile que
les prescripteurs et dispensateurs en aient connaissance. Il nous
est déjà apparu important de les alerter sur ces risques
[6].L’objectif de ce travail a été d’abord de faire une analyse
descriptive et comparative des informations présentes dans les
documents de référence, résumés des caractéristiques du produit
(RCP) et European public assessement reports (EPAR), concernant les
médicaments commercialisés en France qui contiennent des EEN, et
ensuite d’informer au moyen de la base de données Thériaque
(http://www.theriaque.org) les professionnels de santé sur la
présence ou non d’EEN dans les médicaments commercialisés.
Matériel et méthode
Source d’information officielle sur les EEN
La première liste officielle sur les EEN a été publiée au Journal
officiel du 12 juin 1999 et la dernière mise à jour a été
publiée au Journal officiel du 15 janvier 2003 (tableau I(
Tableau I )) [1-5].
Tableau I Liste des excipients « à effet
notoire » (EEN) (Journal officiel du 15 janvier 2003).
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Substance
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Numéro E
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Signalement
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Information
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Voie
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Dose seuil
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Acide borique et sels
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Orale
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> 3 mg/kg/j
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Contre-indiqué chez les enfants de moins de 3 ans.
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Parentérale
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> 100 μg/100 mL
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Acide benzoïque et benzoate
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E 210 à E 213
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Topique
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Pas de dose seuil
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Voie topique : peut causer de faibles irritations de la peau,
des yeux et des muqueuses.
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Parentérale
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Voie parentérale : peut augmenter le risque de jaunisse chez
le nouveau-né.
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Alcool benzylique
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Parentérale
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Pas de dose seuil
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Contre-indiqué chez les enfants de moins de 3 ans.
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Acide sorbique et sels
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E 200 à E 203
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Topique
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Pas de dose seuil
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Peut provoquer une urticaire de contact.
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Amidon de blé
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Systémique
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Pas de dose seuil
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Peut provoquer des réactions allergiques chez les personnes
allergiques au blé.
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Peut provoquer des intolérances chez les personnes souffrant de
maladies cœliaques.
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Aspartam
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E 951
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Systémique
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Pas de dose seuil
|
Source de phénylalanine.
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Contre-indiqué chez les personnes souffrant de phénylcétonurie.
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Bronopol
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Systémique
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Pas de dose seuil pour la voie topique et à partir de 0,05 %
dans le produit fini pour la voie systémique
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Source de formaldéhyde.
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Topique
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Voie topique : peut provoquer un eczéma de contact.
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Voie systémique : peut provoquer des troubles digestifs et des
diarrhées.
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Butylhydroxyanisole
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E 320
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Topique
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Pas de dose seuil
|
Risque d’eczéma de contact.
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Risque d’irritation pour la peau, les yeux et les muqueuses.
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Butylhydroxytoluène
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E 321
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Topique
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Pas de dose seuil
|
Risque d’eczéma de contact.
|
|
Risque d’irritation pour la peau, les yeux et les muqueuses.
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Chlorure de benzalkonium
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Ophtalmique
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Pas de dose seuil
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Risque d’irritation, d’eczéma de contact et de bronchospasme.
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Respiratoire
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Voie ophtalmique : risque d’altération des lentilles de
contact.
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Topique
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Composés organomercuriels
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Toutes les voies
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Pas de dose seuil
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Réaction d’hypersensibilité et eczéma de contact.
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Voie topique : risque d’irritation de la peau.
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Voie ophtalmique : risque de coloration du cristallin,
kératite en bandes atypiques.
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Éthanol
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Systémique
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> 0,05 g
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Si la quantité d’éthanol contenue dans la dose maximale journalière
est comprise entre 50 mg et 3 g : dangereux chez les
personnes souffrant de maladie du foie, d’alcoolisme, d’épilepsie,
de même que chez les femmes enceintes et les enfants de moins de
12 ans. Peut modifier ou augmenter l’effet d’autres
médicaments.
|
|
Si la quantité d’éthanol contenue dans la dose maximale journalière
dépasse 3 g : ce médicament ne doit pas être pris par les
enfants de moins de 12 ans, les femmes enceintes et par les
personnes souffrant de maladie du foie, d’alcoolisme, d’épilepsie.
Les réactions au volant d’une voiture ou lors de l’utilisation de
machines peuvent être diminuées. Peut modifier ou augmenter l’effet
d’autres médicaments.
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Éthanol
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Topique
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Pas de dose seuil
|
Les applications fréquentes sur la peau peuvent provoquer des
irritations et une sécheresse de la peau.
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Formaldéhyde
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Topique
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Pas de dose seuil pour la voie topique et à partir de 0,05 %
dans le produit fini pour la voie systémique
|
Voie topique : peut provoquer un eczéma de contact.
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|
Systémique
|
Voie systémique : peut provoquer des troubles digestifs et des
diarrhées.
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Fructose
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|
Systémique
|
Pas de dose seuil
|
Contre-indiqué chez les personnes souffrant d’une intolérance au
fructose.
|
|
Si la quantité de fructose dans la dose maximale journalière du
médicament dépasse 5 g/jour : en tenir compte dans la
ration journalière.
|
|
Galactose
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|
Systémique
|
Pas de dose seuil
|
Voie orale : contre-indiqué chez les personnes souffrant d’une
galactosémie ou de syndrome de malabsorption du
glucose/galactose.
|
|
Voie parentérale : contre-indiqué chez les personnes souffrant
d’une galactosémie.
|
|
Si la quantité de galactose dans la dose maximale journalière du
médicament dépasse 5 g/jour : en tenir compte dans la
ration journalière.
|
|
Glucose
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|
Systémique
|
Pas de dose seuil
|
Voie orale : contre-indiqué chez les personnes souffrant du
syndrome de malabsorption glucose/galactose.
|
|
Si quantité de glucose dans la dose maximale journalière du
médicament dépasse 5 g/jour : en tenir compte dans la
ration journalière.
|
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Glycérol
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Orale
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> 1 g/prise ou 3 g/24 h
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Peut provoquer des troubles digestifs et des diarrhées.
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Rectale
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Huile d’arachide
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Toutes les voies
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Pas de dose seuil
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Non recommandé chez l’enfant de moins de 3 ans. Risque de
survenue de réactions d’hypersensibilité (choc anaphylactique,
urticaire).
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Huile de ricin et ses dérivés
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|
Toutes les voies
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Pas de dose seuil
|
Non recommandé chez l’enfant de moins de 3 ans.
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|
Voie injectable : risque d’hypersensibilité avec hypotension,
dyspnée, bouffée de chaleur, trouble de la circulation.
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Voie orale : troubles digestifs (nausées, vomissements,
coliques). Ne pas donner en cas d’occlusion intestinale.
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|
Voie topique : risque d’eczéma de contact.
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Huile de soja et ses dérivés
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|
Toutes les voies
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Pas de dose seuil
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Risque de survenue de réactions d’hypersensibilité (choc
anaphylactique et urticaire).
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Huile de sésame
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Toutes les voies
|
Pas de dose seuil
|
Risque de survenue de réactions d’hypersensibilité (choc
anaphylactique et urticaire).
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Lactose
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Orale
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Pas de dose seuil
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Contre-indiqué chez les personnes souffrant d’une galactosémie ou
de syndrome de malabsorption du glucose/galactose ou d’un déficit
en lactase.
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Si la quantité de lactose dans la dose maximale journalière du
médicament dépasse 5 g/jour : en tenir compte dans la
ration journalière.
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Lanoline (graisse de laine)
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Topique
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Pas de dose seuil
|
Peut provoquer un eczéma de contact.
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Lécithine de soja
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Toutes les voies
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Pas de dose seuil
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Risque de survenue de réactions d’hypersensibilité (choc
anaphylactique et urticaire).
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Maltitol (sirop de)
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Orale
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Pas de dose seuil
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Source de sorbitol qui est métabolisé en fructose.
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Contre-indiqué chez les personnes souffrant d’une intolérance au
fructose.
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> 3 g de sirop de maltitol/24 heures : peut
provoquer des troubles digestifs et diarrhées.
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Mannitol
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Orale
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> 3 g/24 h
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Peut provoquer des troubles digestifs et diarrhées.
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Paraformaldéhyde
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Topique
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Pas de dose seuil pour la voie topique et à partir de 0,5 %
dans le produit fini pour la voie systémique
|
Voie topique : peut provoquer un eczéma de contact.
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Systémique
|
Voie systémique : peut provoquer des troubles digestifs et des
diarrhées.
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Parahydroxybenzoates et leurs sels
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E 214 à E 219
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Topique
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Pas de dose seuil
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Dermatite de contact.
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Parentérale
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Exceptionnellement, des réactions immédiates avec urticaire et
bronchospasmes.
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Polyéthylèneglycol (Macrogol)
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Orale
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> 6 g/24 h
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Peut provoquer des troubles digestifs et diarrhées.
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Rectale
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Phénylalanine
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Systémique
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Pas de dose seuil
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Contre-indiqué chez les personnes souffrant de phénylcétonurie.
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Potassium
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Systémique
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Pas de dose seuil
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En tenir compte chez les personnes suivant un régime pauvre en
potassium.
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Risque d’hyperkaliémie chez l’insuffisant rénal ou en cas
d’association avec des médicaments hyperkaliémiants.
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Peut provoquer une douleur au point d’injection ou une
phlébite.
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Propylèneglycol + sels + esters
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Topique
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Pas de dose seuil
|
Peut provoquer un eczéma de contact.
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Saccharose
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Orale
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Pas de dose seuil
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Source de glucose et de fructose.
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Contre-indiqué chez les personnes souffrant d’une intolérance au
fructose, d’un syndrome de malabsorption glucose/galactose ou un
déficit en sucrase-isomaltase.
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Si la quantité de saccharose dans la dose maximale journalière du
médicament dépasse 5 g/jour : en tenir compte dans la
ration journalière.
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Sodium
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Systémique
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Pas de dose seuil pour les formes pédiatriques.
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En tenir compte chez les personnes suivant un régime hyposodé
strict.
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À partir de 200 mg de sodium/jour pour les formes destinées à
l’adulte
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Sorbitol
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Systémique
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Pas de dose seuil
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Métabolisé en fructose.
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Contre-indiqué chez les personnes souffrant d’une intolérance au
fructose.
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> 3 g de sorbitol/24 heures : peut provoquer
des troubles digestifs et diarrhées.
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Sucre inverti
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Systémique
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Pas de dose seuil
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Source de glucose et de fructose.
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Voie orale : contre-indiqué chez les personnes souffrant d’une
intolérance au fructose ou d’un syndrome de malabsorption
glucose/galactose.
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Voie parentérale : contre-indiqué chez les personnes souffrant
d’une intolérance au fructose.
|
|
Si quantité de sucre inverti dans la dose maximale journalière du
médicament dépasse 5 g/jour : en tenir compte dans la
ration journalière.
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Sulfites (métabisulfites)
|
E 220 à E 228
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Toutes les voies
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Pas de dose seuil
|
Peut provoquer des réactions allergiques, y compris des symptômes
anaphylactiques et des bronchospasmes.
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Tartrazine et colorants azoïques
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E 102, E 110, E 122, E 123, E 124, E 151
|
Toutes les voies
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Pas de dose seuil
|
Peut provoquer des réactions allergiques.
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Xylitol
|
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Orale
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> 3 g/24 heures.
|
Peut provoquer des troubles digestifs et diarrhées.
|
Support d’information
Thériaque est une base de données sur tous les médicaments
commercialisés en France. Les données intégrées dans la base
proviennent de sources officielles d’une part, RCP de l’Agence
française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps),
EPAR de l’EMEA (European agency for the evaluation of medicinal
products), Journal officiel et, d’autre part, de sources
bibliographiques internationales. Elles sont intégrées sous forme
textuelle, et structurées sous forme codée, ces dernières
permettant la réalisation de requêtes informatiques. Thériaque
contient des monographies excipients et des monographies
médicaments.
Intégration des données sur les EEN dans Thériaque
Les données publiées au Journal officiel ont été intégrées dans la
base en complément des monographies de chaque médicament
constituées à partir des RCP et EPAR et actualisées à chaque
nouvelle publication [1-5].
La mise à jour des données sur ces EEN a comporté trois étapes
:
- 1. les EEN et leurs dérivés (sels, esters, base,
différentes formes d’hydrates) ont été identifiés dans Thériaque.
La monographie de ces excipients a été complétée par les données
relatives à ces EEN provenant du Journal officiel : mention
« à effet notoire », voie(s) d’administration
concernée(s), dose seuil (quand elle existe), et enfin effets
induits et/ou conduites à tenir qui en résultent
(contre-indications, précaution d’emploi, effets indésirables). Le
Journal officiel en cours a été référencé dans chaque monographie
[5] ;
- 2. ces données relatives aux EEN ont ensuite été
intégrées dans la composition de tous les médicaments qui
contenaient l’un de ces EEN. Les médicaments inclus étaient les
médicaments génériques inscrits au répertoire des médicaments
génériques mais également tous les médicaments non inscrits sur ce
répertoire ;
- 3. dans chaque monographie de médicament concerné par la
voie d’administration mentionnée pour l’EEN, les rubriques
« contre-indications et précautions d’emploi » et/ou
« effets indésirables » ont été complétées par la
description des effets potentiels liés à cet EEN de façon
exhaustive par rapport au Journal officiel et par les informations
provenant des RCP et des EPAR. Les sources d’informations ont été
systématiquement référencées (Journal officiel et RCP ou
EPAR).
Analyse descriptive et comparative
L’analyse a porté sur l’ensemble des médicaments commercialisés,
génériques ou non, présents dans la base de données Thériaque et
contenant au moins un EEN.
Les cinq critères évalués ont été :
- 1. le nombre d’EEN et leurs dérivés dans la base ;
- 2. le nombre d’effets induits et/ou conduites à tenir
pour un moindre risque pour le patient ;
- 3. le nombre de médicaments contenant au moins un EEN en
distinguant le nombre total, le nombre de génériques (inscrits au
répertoire des génériques), le nombre de médicaments OTC
dispensables sans prescription (non inscrits sur une liste, non
remboursés) ;
- 4. le nombre d’EEN présents dans la composition des
médicaments ;
- 5. le nombre de médicaments contenant au moins un EEN
avec dose seuil, selon le Journal officiel, pour lesquels la
composition quantitative de cet EEN était précisée dans le RCP ou
EPAR du médicament.
Analyse statistique
Les données ont été obtenues par des requêtes informatiques sql au
début de l’analyse à M0 (juin 2001) pour les critères 1 à 5,
puis renouvelées mensuellement (critères 3 à 5) pendant une
période de 6 mois M1, M2, M3, M4 et M6 (juin 2001 à décembre
2001). Les critères 3 et 4 ont été réévalués en septembre
2003 (M27) pour compléter l’analyse initiale.
Résultats
Intégration des données sur les EEN dans Thériaque
Au début de l’étude à M0, 5 567 médicaments (sur
8 900 médicaments commercialisés) et à la fin de l’étude
à M27, 6 171 médicaments (sur 9 418 médicaments
commercialisés) contenaient des informations sur les EEN provenant
du Journal officiel complétées éventuellement par les informations
provenant des RCP ou des EPAR.
Analyse descriptive et comparative
Critère 1
Trente-huit substances à effet notoire ont été répertoriées dans le
Journal officiel du 15 janvier 2003 et ont permis d’identifier
300 excipients et leurs dérivés dans Thériaque (exemple :
huile de ricin (tableau II( Tableau II ))).
Tableau II Exemples comparatifs d’informations sur
les EEN dans le Journal officiel et dans Thériaque.
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Journal officiel
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Thériaque
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« substance » : huile de ricin et dérivés
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10 excipients :
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– Ricin huile
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– Ricin huile hydrogénée
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– Ricin huile hydrogénée polyoxyéthylénée
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– Ricin huile polyoxyéthylénée
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– Ricin huile polyoxyéthylénée 25
|
|
– Ricin huile polyoxyl 35
|
|
– Ricin huile polyoxyl 40 hydrogénée
|
|
– Crémophor EL
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– Crémophor RH 40
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– Crémophor (sans précision)
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Toutes les voies
|
Toutes les voies
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Pas de dose seuil
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Pas de dose seuil
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|
Non recommandé chez l’enfant de moins de 3 ans
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Contre-indications :
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|
– enfant de moins de 3 ans
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|
– nourrisson
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|
– nouveau-né
|
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Voie injectable : risque d’hypersensibilité avec hypotension,
dyspnée, bouffée de chaleur, trouble de la circulation
|
Voie parentérale
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|
Contre-indication :
|
|
– hypersensibilité
|
|
Effets indésirables :
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|
– réaction allergique
|
|
– hypotension artérielle
|
|
– dyspnée
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– bouffées de chaleur
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– vasodilatation périphérique
|
|
Voie orale : troubles digestifs (nausées, vomissements,
coliques). Ne pas donner en cas d’occlusion intestinale
|
Voie orale
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Contre-indication :
|
|
– occlusion intestinale
|
|
Effets indésirables :
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|
– nausée vomissement
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– douleur colique
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– douleur abdominale
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Voie topique : risque d’eczéma de contact
|
Voie topique
|
|
Effets indésirables :
|
|
– eczéma
|
Critère 2
En fonction de l’excipient et de la voie d’administration,
410 effets induits et/ou conduites à tenir pour le patient ont
été décrits au niveau des contre-indications/précautions d’emploi
et/ou au niveau des effets indésirables.
Critère 3
Au 1er juin 2001 (M0), 5 567 médicaments
commercialisés sur 8 900 (soit 62 %) contenaient un
ou plusieurs EEN. Parmi ces 5 567 médicaments, ont été
distingués les médicaments génériques et les médicaments OTC ((
figure 1
)) : il y avait en moyenne, sur les six premiers mois de
l’étude, 17 % de médicaments génériques décrits par l’Afssaps
au Journal officiel et 19 % de médicaments OTC. La
réévaluation faite à M27 a montré que 65 % des médicaments
contenaient au moins un EEN.
Critère 4
Le nombre d’EEN présents dans la composition des médicament a été
évalué : 1, 2, 3, ou plus de 3 excipients (( figure 2 )). En moyenne,
sur les six premiers mois de l’étude, 44 % des médicaments
contenaient un EEN, 33 % en contenaient 2, et 23 % en
contenaient 3 ou plus. La réévaluation à M27 a montré que
41 % des médicaments contenaient un EEN, 34,5 % en
contenaient 2, et 24,5 % en contenaient 3 ou plus.
Critère 5
Dix substances à effet notoire avaient une dose seuil dans le
Journal officiel. Elles ont été retrouvées, à M0, dans
5 567 médicaments. Le RCP de 3 386 médicaments
précisait les quantités de ces excipients avec dose seuil. La (
figure 3 )
présente l’évolution du nombre de médicaments contenant un ou des
EEN avec dose seuil au cours des 6 mois de l’étude. Aucun EPAR
ne précisait les quantités de ces EEN à dose seuil.
Discussion
Cette analyse descriptive et comparative des informations présentes
dans les documents de référence, réalisées grâce à Thériaque,
montre le nombre important de médicaments contenant au moins un EEN
(62 % des médicaments commercialisés à M0 et 65 % à M27),
voire 2 ou plus (56 % à M0 et 59 % à M27). Face à
cette répartition, il nous a donc semblé justifié d’extrapoler la
notion d’EEN à l’ensemble des médicaments et non de la réserver aux
seuls médicaments génériques décrits par l’Afssaps au Journal
officiel. L’identification des EEN est essentielle en cas de
substitution mais aussi lors de prescription en dénomination
commune.
Le pourcentage de médicaments génériques ou de médicaments OTC
avec EEN tend à diminuer dans le temps. Une analyse statistique sur
une période plus longue serait nécessaire pour le confirmer. Les
autres médicaments n’ont pas la même dynamique. De même, la
répartition en nombre d’excipients présents dans la composition
évolue : pour les médicaments génériques et les médicaments
OTC, il y a une diminution du pourcentage de médicaments avec
1 ou 2 EEN. Cette évolution ne se retrouve pas pour les
autres médicaments. Là encore une analyse statistique sera
nécessaire.
En ce qui concerne le second objectif de cette étude, nous avons
rencontré de nombreux problèmes pour intégrer les informations
concernant les EEN et en informer les professionnels de santé.
Information hétérogène entre sources officielles
Les principales difficultés ont été l’exploitation d’une
information hétérogène entre les différentes sources
officielles : informations du Journal officiel d’une part, et
informations des Agences du médicament, française et européenne,
d’autre part. La cohabitation de ces deux sources officielles peut
aboutir à des hétérogénéités voire à des imprécisions.
Exemple
Le médicament Uvesterol vitamines A D E C® solution
buvable contient du crémophor EL, dérivé de l’huile de ricin et
donc EEN. L’huile de ricin, selon le Journal officiel [5], est
« non recommandé » chez l’enfant de moins de 3 ans.
Or ce médicament est indiqué chez le nourrisson.
Concernant les médicaments avec AMM européenne, aucune
information sur les EEN n’est retrouvée dans les EPAR. Dans les RCP
français, la notion d’EEN est parfois uniquement identifiée dans
l’annexe II du RCP, c’est-à-dire la notice.
Manque de précision des sources officielles
Il est souvent difficile en raison du manque d’information
concernant les effets indésirables des excipients, de distinguer,
dans les RCP ou les EPAR, ceux relatifs à la substance active de
ceux relatifs aux excipients. Ce problème se pose notamment pour
les réactions allergiques (éruption cutanée) ou les troubles
digestifs (nausées, diarrhées), effets indésirables très largement
répandus.
Méconnaissance de la composition de l’excipient
Un autre problème concerne la composition de certains excipients
eux-mêmes. Dans les RCP ou les EPAR, certains excipients ont des
noms déposés sans autre information sur leur composition. Dans ce
cas, la présence éventuelle d’EEN n’est pas connue ce qui génère un
manque d’information.
Exemples
Ludipress®, présent dans la composition des médicaments
Provames® 1 mg et 2 mg comprimé, contient du
lactose monohydraté granulé avec 7 % de povidone.
Kelcoloid®, contenu dans le médicament
Questran® est un alginate de propylène glycol. Ces
informations figurent dans les RCP et ont donc été intégrées dans
Thériaque.
Par contre pour le médicament Spironolactone
ratiopharm® 75 mg comprimé pelliculé sécable, le
Journal officiel du 15 janvier 2003 mentionne la présence de
lactose et de potassium comme EEN. Les excipients mentionnés pour
ce médicament dans le RCP du 28/09/1998 sont : lactose
monohydrate, amidon de riz, laurylsulfate de sodium, stéarate de
magnésium, copolymères de méthacrylates alcalins
[Eudragit® E 100], résine acide [Amberlite®
IRP 88] ; la présence de potassium n’est pas mentionnée.
Ces exemples montrent que les sources officielles (RCP, EPAR)
sont parfois insuffisantes pour identifier un EEN. Quand il y a
discordance entre Journal officiel et RCP ou EPAR, nous avons
recours à d’autres sources d’information (RCP de médicaments
contenant l’excipient incriminé ou bibliographiques) pour apporter
aux professionnels de santé une information précise et
complète.
Dose seuil
Certains effets induits par un EEN sont dose-dépendants. Les EPAR
ne donnent aucune donnée quantitative pour les excipients. Les RCP
donnent quelques informations, parfois difficiles à exploiter. Dans
la majorité des cas, l’information est uniquement qualitative. Pour
le sodium et le potassium (= deux EEN), l’identification des
médicaments concernés est extrêmement difficile. De très nombreux
excipients mais également des substances actives se présentent sous
forme de sel sodique ou potassique. Il est alors impossible
d’évaluer la quantité de sodium ou de potassium présente dans le
médicament, et donc administrée au patient. En terme de santé
publique, la composition quantitative des EEN avec dose seuil
devrait être systématiquement renseignée dans les RCP ou les EPAR.
Même si la posologie recommandée pour le médicament ne permet pas
d’atteindre la valeur de la dose seuil de l’EEN, une analyse d’une
dose seuil d’EEN doit tenir compte de la globalité de la
prescription d’un patient. En effet l’association avec un ou
plusieurs médicaments contenant le même EEN avec dose seuil peut
nécessiter une réévaluation de celle-ci pour tenir compte du
dépassement éventuel de la dose seuil.
Composition secondaire
L’EEN peut être soit mélangé aux substances actives, soit non
mélangé par exemple dans l’enveloppe des gélules, le pelliculage
des comprimés, ou un solvant contenu dans un flacon spécifique. Il
peut être présent à de très faibles quantités dans la composition
du médicament (par exemple : pelliculage ou enrobage du
comprimé). Ces excipients ont-ils la même importance et les
médicaments concernés doivent-ils être identifiés comme contenant
des EEN ? Il ne faut cependant pas oublier les problèmes
d’hypersensibilité pour lesquels la dose n’intervient pas.
Voie d’administration
Une autre difficulté concerne les voies d’administration. Les voies
d’administration mentionnées dans le Journal officiel [5] sont le
plus souvent les voies topique ou systémique. La notion de passage
systémique pour les voies ophtalmique, nasale, par exemple, existe
pour certains médicaments. La voie buccale (bain de bouche,
comprimé à sucer) pose également un problème. Les bains de bouche
définis par la Pharmacopée européenne comme des préparations
buccales à action locale sont toujours rattachés à la voie topique.
Les comprimés à sucer peuvent avoir une action topique ou
systémique. Pour certaines formes pharmaceutiques (comprimé à
sucer, solution ou suspension nasale, collyre ophtalmique), le
choix entre voie systémique et voie topique est fait au cas par cas
pour chaque médicament, en fonction de l’EEN, de l’existence ou non
d’une dose seuil et des informations des rubriques
Pharmacocinétique, Effets indésirables des RCP. Par exemple, le
xylitol est un EEN (troubles digestifs et diarrhées) par voie
orale. Il est présent dans la composition de nombreux médicaments
sous forme de comprimés à sucer (par exemple
Calciprat®). Des troubles digestifs sont mentionnés dans
la rubrique Effets indésirables du RCP. Il a donc été décidé de
rattacher les informations concernant cet EEN aux spécialités sous
forme de comprimé à sucer contenant du xylitol et donc de
considérer qu’il y a une possibilité d’effet systémique.
Non exhaustivité
Actuellement, le terme EEN est réservé aux seuls excipients
inscrits au Journal officiel. Or d’après des ouvrages de référence
[7, 8], il existe d’autres excipients ou d’autres voies
d’administration d’EEN pouvant entraîner des effets indésirables ou
nécessiter des précautions d’emploi et mises en garde.
Parmi les dérivés terpéniques, le menthol, très largement
répandu dans les compositions des médicaments, peut être
responsable de réactions d’hypersensibilité [8-10]. Certains RCP
alertent sur la présence de dérivés terpéniques, les précautions
d’emploi à prendre et les effets indésirables qui en découlent. Les
dérivés terpéniques sont présents dans de nombreux médicaments, en
tant que substance active ou en tant qu’excipient et ils ne sont
pas identifiés dans le Journal officiel.
Pour les parahydroxybenzoates, le Journal officiel mentionne les
voies d’administration topique et parentérale. Or des réactions
allergiques ont été également observées après administration orale
[10].
Pour l’alcool benzylique, le Journal officiel mentionne une
contre-indication chez l’enfant de moins de 3 ans. Il n’est
pas fait mention d’effets indésirables allergiques après
administration parentérale, de neurotoxicité en cas
d’administration par voie intrathécale [7]. La spécialité
Aracytine® 100 mg (poudre et solution injectable)
contient de l’alcool benzylique (solvant) et est administrée par
voie intrathécale dans le traitement des méningites
leucémiques.
Des réactions d’hypersensibilité aiguës (dyspnée, bouffée
vasomotrice, rash, tachycardie, hypotension, angiœdème et urticaire
généralisée) imputables à l’acide oléique présent dans les
surfactants non ioniques Crémophor® EL
(polyoxyethylèneglycérol tricinoléate 35) et polysorbate 80
(Tween® 80, polyoxy-éthylène-sorbitan-20-monooléate) ont
été rapportées lors de traitement par des médicaments utilisant ces
excipients comme solvant. Des réactions d’hypersensibilité sont
rapportées pour le Crémophor ® EL dans le Journal
officiel mais aucune information ne figure pour le polysorbate 80
(tableaux I et II). De plus des investigations sont en cours pour
montrer l’imputabilité du Crémophor® EL dans des
neuropathies périphériques observées lors de traitement par la
ciclosporine ou le paclitaxel par voie intraveineuse [11].
Ces exemples illustrent la nécessité d’enrichir les informations
sur les excipients auprès des professionnels de santé.
Conclusion
Aujourd’hui, environ un millier d’excipients entrent dans la
composition des médicaments [12]. Un grand nombre d’entre eux sont
des EEN. Les risques liés à ces excipients ne doivent en aucun cas
être sous-estimés par les professionnels de santé, médecins ou
pharmaciens. Les informations les concernant sont donc très
importantes dans la pratique courante, aussi bien prescription que
dispensation, et sont un élément important dans le choix
thérapeutique, dans l’intérêt du patient.
Références
1 Journal officiel du 12 juin 1999 ; 8 : 585-618.
2 Journal officiel du 16 janvier 2000 : 759-808.
3 Journal officiel du 13 janvier 2001 ; 51 :
003-64.
4 Journal officiel du 3 janvier 2002 ; 51 :
003-69.
5 Journal officiel du 15 janvier 2003 ; 51 :
003-77.
6 Fusier I, Tollier C, Husson MC. Medicines
containing pharmaceutical excipients with known effects : a
French review. Pharm World Sci 2003 ; 25 : 152-5.
7 Kibbe AH. Handbook of pharmaceutical excipients. 3rd ed.
Londres : The Pharmaceutical Press, 2000.
8 Weiner M, Berstein LI. Adverse reactions to drug
formulation agents. New York : Dekker, 1989.
9 Papa CM, Shelley WB. Menthol hypersensitivity. JAMA
1964 ; 189 : 546-9.
10 Sweetman SC. Martindale – The complete drug reference.
33rd ed. Londres : The Pharmaceutical Press, 2002.
11 Ten Tije AJ, Verweij J, Loos WJ,
Sparreboom A. Pharmacological effects of formulation
vehicles : implications for cancer chemotherapy. Clin
Pharmacokinet 2003 ; 42 : 665-85.
12 Jong HJ. The safety of pharmaceutical excipients.
Thérapie 1999 ; 54 : 11-4.
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