Home > Journals > Biology and research > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Biology and research
Journal de Pharmacie Clinique
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version

Case reports of heparin-induced thrombocytopenia


Journal de Pharmacie Clinique. Volume 16, Number 4, 239-43, Décembre 1997, Articles originaux


Résumé   Summary  

Author(s) : S. Sachot, L. du Plessis, V. Le Pêcheur, J.L. de Brux, P. Laine, A.V. Lebell-Dehaut.

Summary : Four cases of heparin-induced-thrombocytopenia occured in the intensive care unit of cardio-vascular and thoracic surgery departement at the universitary hospital of Angers. Patients presented a late thrombocytopenia with thrombosis or hemorrhage. The diagnosis of heparin-associated thrombocytopenia should be made on the basis of platelet counts and a detection of dependent platelet activating factor (confirming a immunological mechanism). When heparin was stopped a symptomatic and substitutive treatment was used. This four cases were declarated to pharmacovigilance regional center of Angers.

Keywords : thrombocytopenia, heparin, diagnosis, pathophysiology.

Pictures

ARTICLE

L'héparine est un médicament anticoagulant très utilisé dans le traitement curatif et préventif des maladies thromboemboliques. Ses effets secondaires sont les hémorragies (complication majeure), l'ostéoporose et les thrombopénies.

Les thombopénies peuvent avoir deux origines :

- la formation d'agrégats plaquettaires, la thrombopénie est alors modérée et transitoire ; elle apparaît le plus souvent avant le cinquième jour de traitement avec un nombre de plaquettes rarement inférieur à 100 G/l ;

- immunologique, la thrombopénie est sévère et s'accompagne généralement de thromboses.

En octobre et novembre 1995, quatre patients ont présenté cette deuxième forme de thrombopénies, deux ont eu des thromboses, un a fait une hémorragie et le quatrième n'a pas eu de complication particulière.

Matériel et méthode

Matériel

Les renseignements concernant les quatre patients présentant une thrombopénie induite par l'héparine ont été recueillis à partir de leurs dossiers cliniques.

Ces cas ont fait l'objet de déclarations spontanées au centre régional de pharmacovigilance d'Angers, par le service de réanimation chirurgicale cardio-vasculaire et thoracique, entre le mois d'octobre et novembre 1995.

Ces quatre patients ont subi une chirurgie cardiaque et ont reçu une prévention thromboembolique sous forme d'héparine calcique ou sodique.

Devant la suspicion d'une thrombopénie induite par l'héparine, celle-ci est interrompue et un traitement symptomatique et substitutif (anticoagulants oraux ou antiagrégants plaquettaires) est instauré.

Méthode

Afin de dépister la thrombopénie induite par l'héparine (TIH), une numération plaquettaire a été réalisée avant, pendant et après l'arrêt de l'héparine. La chute du nombre de plaquettes au-dessous de 100 G/l ou à moins de 50 % du nombre initial a fait suspecter le diagnostic de TIH.

La confirmation du diagnostic d'une thrombopénie sévère, tardive repose sur la mise en évidence, dans le sérum du malade, d'un facteur agrégant les plaquettes normales exclusivement en présence d'héparine (utilisée au moment du traitement).

Le test utilisé pour les quatre cas est le test in vitro par agrégométrie selon la technique photométrique de Born : dix échantillons de plaquettes témoins, prélevés moins de deux heures avant l'exécution du test chez des sujets sains ne prenant pas de médication antiagrégante, doivent être testés avant d'affirmer un résultat négatif. Les plaquettes témoins ne doivent pas s'agréger en présence d'héparine, ni en présence du plasma du malade seul. La concentration finale d'héparine utilisée ne doit pas dépasser 2 UI/ml.

Un autre test permet de doser les anticorps anti « héparine-PF4 » (facteur 4 plaquettaire) générés dans les TIH par une technique immunoenzymatique (Elisa).

Une classification permet d'évaluer le degré de responsabilité d'un médicament dans la survenue de l'effet secondaire. L'imputabilité repose sur des critères chronologiques (C), sémiologiques (S) et bibliographiques (B). Pour les quatre cas, l'imputabilité attribuée pour l'héparine est codée :

- C2, l'arrêt de l'héparine coïncide avec la régression de la thrombopénie et le délai de la survenue de la TIH par rapport à la mise en route du médicament est compatible.

- S3, la sémiologie (thrombose, hémorragie) est évocatrice du rôle de l'héparine dans la thrombopénie et des examens complémentaires spécifiques sont positifs (présence d'anticorps anti-héparine-PF4).

- B3, l'effet indésirable est bien validé, répertorié, et connu dans la littérature.

Résultats

Le tableau I résume les caractéristiques cliniques et biologiques des quatre patients présentant une TIH. Il faut noter que, pour certains, le traitement d'entrée a été conservé lors de l'hospitalisation et, pour d'autres, il a été arrêté :

- Cas 1 : le traitement à l'entrée est arrêté pendant l'hospitalisation.

- Cas 2 : le traitement à l'entrée est arrêté lors de l'hospitalisation. Au cours de l'intervention, Kefandol®, Antagosan®, Aspégic® sont administrés au patient.

- Cas 3 et 4 : le traitement à l'entrée est conservé lors de l'hospitalisation.

La figure 1 représente le suivi du taux de plaquettes chez les quatre patients sous héparinothérapie :

- Cas 1 : Suite à une hémorragie associée à une CIVD (coagulation intravasculaire disséminée), l'héparine est arrêtée (au 7e jour). Le traitement repose sur l'administration de fibrinogène et de dérivés plasmatiques, suivie d'un relais par antiagrégant plaquettaire (Aspégic®).

- Cas 2 : Suite à des manifestations thrombotiques associées à une nette diminution du taux de plaquettes, l'héparine est arrêtée (au 9e jour du traitement). Le traitement est dans un premier temps symptomatique (tableau I), puis un relais par antivitamine K (Préviscan®) est établi.

- Cas 3 : Au 4e jour de traitement, le taux de plaquettes ayant chuté de 70 %, l'héparine est arrêtée et un antivitamine K est instauré (Préviscan®).

- Cas 4 : Suite à des thromboses, et un taux de plaquettes à 75 G/l, l'héparine est stoppée (au 7e jour de traitement) et un relais par antivitamine K est mis en route (Sintrom® 1,5 cp/j).

Discussion

Terrain et facteurs favorisants

Les quatre patients étudiés sont tous de sexe masculin et ont tous plus de 50 ans.

Dans la littérature, certains auteurs affirment que les « thrombopénies à l'héparine sont plus fréquentes chez la femme, surtout après arthroplastie de hanche ou en cas de thromboses veineuses profondes » [16], d'autres vont à l'encontre en précisant que « la survenue de la thrombopénie induite par l'héparine (TIH) est indépendante du sexe du patient » [6, 12].

L'âge apparaît comme un facteur favorisant [16], bien que certaines études aient prouvé que la TIH pouvait survenir à tout âge [6].

En fait, la fréquence de ces accidents semble supérieure après 50 ans. Cela peut s'expliquer par une plus grande prédisposition aux complications thrombo-emboliques veineuses et artérielles et le plus grand nombre de traitements anticoagulants par l'héparine prescrits à partir de cet âge [7].

Les quatre patients ont reçu de la calciparine et de l'héparine sodique, il s'agit dans tous les cas d'héparine non fractionnée.

Il faut noter que la TIH survient essentiellement au cours des traitements par héparine standard, quelles que soient la dose et la voie d'administration [4, 14, 15, 16].

L'incidence de cette complication paraît moindre avec les héparines de bas poids moléculaires (HBPM) ou encore avec les héparinoïdes de synthèse (Orgaran®) [15, 18]. Les HBPM sont utilisées depuis moins longtemps et généralement à des doses prophylactiques. L'utilisation plus large de ce type d'héparine, et en particulier à des doses curatives, modifiera peut-être l'incidence des TIH au cours de ces traitements.

Clinique

Les quatre patients présentent tous des thrombopénies tardives et graves dont le delai d'apparition est compris entre 4 et 9 jours.

La plupart des auteurs s'accordent pour dire qu'elles surviennent le plus souvent entre le cinquième et le vingt-cinquième jour d'un traitement héparinique [4, 10, 14, 16, 19, 20], d'autres signalent qu'elles peuvent apparaître à partir du quatrième jour de traitement [7, 15].

Au niveau des complications cliniques, on constate que deux patients ont eu des thromboses (cas 2 et 4), avec, pour le cas 2, une nécessité de désobstruction fémorale ; un patient a fait une hémorragie (cas 1) et enfin le cas 3 n'a pas eu de complications particulières. Ces complications sont celles retrouvées dans la littérature ; en effet, on constate que les manifestations thrombotiques sont présentes dans 65 à 75 % des cas, avec des thromboses artérielles plus fréquentes (cas 2), multiples et récidivantes ; les thromboses veineuses profondes, embolie pulmonaire, concernent environ 30 % des TIH (cas 4) [2, 5, 7, 16].

Les manifestations hémorragiques (cas 1) représentent environ 25 % des cas ; elles sont de gravité variable avec le plus souvent des purpuras ou une hémorragie des muqueuses [1, 2, 19, 20].

Dans 10 % des cas, la thrombopénie est asymptomatique et de découverte fortuite (cas 3) [16].

Diagnostic

Pour les quatre patients, le dépistage de la TIH a été réalisé grâce à deux tests biologiques, d'une part la numération plaquettaire et d'autre part des tests d'agrégation plaquettaire, qui sont les plus fréquemment effectués.

Les quatre patients présentaient à l'entrée des taux de plaquettes supérieurs à 100 G/l, la suspicion de TIH a pu être faite grâce à la numération plaquettaire qui montrait une chute très importante des plaquettes entre 60 et 70 % et un nombre de plaquettes effondré (à moins de 50 G/l pour trois d'entre eux).

Des auteurs rapportent que la chute du nombre de plaquettes au-dessous de 100 G/l ou à moins de 50 % du nombre initial doit faire suspecter le diagnostic de TIH ; de plus, lorsque ce taux est inférieur à 50 G/l, on peut suspecter alors une thrombopénie de forme sévère [2, 4, 5, 7, 10, 12, 21].

On constate que les quatre patients étudiés ont montré un test d'agrégabilité plaquettaire positif avec l'héparine utilisée lors du traitement. Ce test biologique a ainsi permis d'affirmer que l'héparine était bien responsable de la thrombopénie. En effet, dans la littérature, on note que le diagnostic de certitude d'une thrombopénie sévère et tardive repose sur la mise en évidence, dans le sérum du malade, d'un facteur agrégant les plaquettes de témoins normaux exclusivement en présence d'héparine. La sensibilité du test est variable selon les études publiées (entre 30 et 90 %), sa spécificité est bonne (90 %) [5, 15, 21].

Un autre test peut être réalisé, il s'agit du test HPIA (méthode Elisa) qui dose les anticorps anti-héparine-PF4 générés dans les TIH [8, 9].

Mécanisme physiopathologique

Les thrombopénies sévères induites par l'héparine sont périphériques, de nature immunologique, avec un nombre normal ou augmenté de mégacaryocytes médullaires ; une consommation périphérique précoce est révélée par l'étude de la durée de vie des plaquettes.

L'activité agrégante du plasma est essentiellement retrouvée dans la fraction immunoglobulinique (IgG et plus rarement IgM, IgA) [2, 7]. Plusieurs théories expliquent la nature des interactions héparine-IgG-plaquettes. L'une, plus ancienne, considère que l'héparine se comporte comme un haptène [16]. L'autre, plus récente, explique que les anticorps se lieraient aux complexes PF4 (facteur 4 plaquettaire)-héparine par leur fragment Fab pour former des complexes immuns. Ces complexes immuns se fixeraient ensuite aux plaquettes par leur fragment Fc, entraînant une activation plaquettaire [4, 14, 15, 20].

Ces anticorps ne seraient pas spécifiques et pourraient aussi se fixer sur les cellules endothéliales au niveau des glycosaminoglycanes (de structure proche de celle de l'héparine), et induire la synthèse accrue par la cellule de facteur tissulaire, favorisant l'activation de la coagulation et la survenue de thromboses [3, 6, 8, 9, 10, 20]. Les monocytes très nombreux au niveau des thrombi liés à la TIH pourraient jouer un rôle dans la pathogénie, notamment par l'expression d'une activité pro-coagulante sous l'influence d'un stimulus immunologique [5].

Cependant, il est important de constater que ce mécanisme n'est pas classique, il se différencie de celui des autres thrombopénies médicamenteuses dont la réaction provoque la lyse des plaquettes [3]. De plus, un traitement héparinique antérieur ne raccourcit pas toujours le délai d'apparition de la thrombopénie, elle rechute inconstamment après une réintroduction précoce d'héparine et, enfin, l'agrégation plaquettaire en présence d'héparine et de plasma du malade n'est pas obtenue avec tous les témoins étudiés [2, 6].

Conduite à tenir

Lors de thrombopénies sévères, il est impératif d'arrêter le traitement [2, 5, 10, 14, 16, 19] ; c'est ce qui a été réalisé chez ces quatre patients. En cas de complications thombotiques (cas 2 et 4), il est nécessaire d'administrer aux patients un traitement anticoagulant substitutif.

Le test d'agrégation plaquettaire avec les HBPM a été réalisé chez 3 patients sur 4, et on a constaté qu'il existait une réaction croisée avec les HBPM pour le cas 1. Aucune de ces personnes n'a eu un relais par HBPM. En effet, les réactions croisées entre HBPM et héparine standard limitent l'utilisation des HBPM en relais thérapeutique [2, 4, 6, 13, 15, 16, 21].

Le traitement anticoagulant substitutif pour trois des patients a consisté à administrer des antivitamines K (AVK). Les patients 2 et 4, qui ont eu tous deux des complications thrombotiques, ont bénéficié de ce type de relais (cas 2 : Préviscan® ; cas 4 : Sintrom®). Le patient 3 avait déjà en traitement d'entrée du Préviscan®. Les AVK sont en effet des molécules de choix lorsqu'un traitement anticoagulant s'impose. L'inconvénient est que leur action est retardée ; on leur associe souvent des antiagrégants plaquettaires [4, 5, 11, 13, 19].

Chez trois des patients (cas 1, 3 et 4), la prescription d'Aspégic® se justifiait par la présence de prothèses valvulaires, les doses correspondaient le plus souvent à celles que les patients avaient eues en traitement d'entrée.

Un autre antiagrégant plaquettaire, l'iloprost (analogue de la prostacycline), a été utilisé chez le patient 2 lors de la désobstruction des fémorales ; bien que cette indication ne corresponde pas à celle de son AMM, cette molécule a déjà été utilisée chez des malades dont le plasma contenait l'anticorps héparine-dépendant et qui devait bénéficier d'une chirurgie [2, 10, 14].

D'autres molécules sont utilisées en relais au cours de TIH. L'Orgaran® (antithrombotique, héparinoïde de bas poids moléculaire), paraît être une alternative efficace en tant que traitement anticoagulant substitutif. Des études ont montré une efficacité dans environ 93 % des cas. De plus, les tests in vitro montrent qu'il a une faible réactivité croisée avec les anticorps héparine-dépendants (10 % des cas) [18]. L'Huridine® est un inhibiteur direct de la thrombine, elle peut assurer une anticoagulation substitutive en cas d'arrêt de l'héparine et n'a aucune réactivité croisée avec les héparines. Son administration permet d'attendre l'efficacité du traitement anticoagulant par antivitamine K [17].

Une autre approche propose l'emploi des immunoglobulines humaines à fortes doses (0,5 à 1 g/kg durant 2 jours) afin d'inhiber in vivo l'activation plaquettaire induite par la liaison des anticorps héparine-dépendants aux récepteurs par le fragment Fc. Toutefois, l'efficacité réelle d'un tel traitement reste à démontrer [10].

CONCLUSION

Ces quatre cas illustrent bien les données de la littérature.

Les thrombopénies et les thromboses induites par héparine sont des pathologies redoutables.

Il convient de noter que la numération plaquettaire, avant et pendant le traitement (2 fois par semaine pendant les 21 premiers jours), doit être réalisée systématiquement chez tous les patients. De plus, chez ceux ayant déjà reçu une héparinothérapie compliquée par une TIH et ayant besoin d'une réadministration de ce type de traitement, il est préconisé de contrôler la disparition des anticorps héparine-dépendants par un test d'agrégation plaquettaire. Si le test est négatif, il est nécessaire de faire une numération plaquettaire plus fréquente (quotidienne).

D'autre part, sachant que les thrombopénies induites par l'héparine surviennent après le cinquième jour de traitement, le relais précoce par les antivitamines K est une procédure efficace.

Cet effet indésirable peut apparaître avec toutes les héparines, quels que soient le fabricant, la dose, la voie d'administration utilisée.

Il semble que l'utilisation des HBPM permette de réduire le risque de thrombopénies induites par l'héparine, mais il faut rester vigilant.

REFERENCES

1. Benedetti E, Bongard O, Moerlosse P. Héparine et héparine de bas poids moléculaire - données récentes. Médecine et Hygiène 1992 ; 1915 : 30-4.

2. Chantereau MJ, Lorcerie B, Chauffert B, et al. Les thrombopénies induites par l'héparine. Actua Angéiol 1991 ; 6 : 126-30.

3. Chiffoleau A, Soubrie C. Thrombopénies thrombosantes aux héparines, des premiers cas publiés aux connaissances actuelles. Thérapie 1994, 49 : 389-91.

4. Collet JP, Lecompte T, Samama M. Les thrombopénies induites par l'héparine. La Gazette Médicale 1992 ; 34 : 28-32.

5. Crottaz B, Merz V, Hauert J, Grob JP. A propos d'un cas de thromboses artérielles associées à une thrombopénie : Thrombopénies induites par l'héparine. Médecine et Hygiène 1988 ; 1739 : 701.

6. Denniger MH, Lacombe M, Barbier D. Thrombopénies à l'héparine. Récidive à un an d'intervalle. Semaine des Hôpitaux 1990 ; 66 : 813-5.

7. Derlon A, Le Querrec A, Borg JY, et al. Thrombopénies induites par l'héparine. Symptomatologie, détection, fréquence. Thérapie 1988 ; 43 : 199-203.

8. Greinacher A. Antigen generation in heparin-associated thrombocytopenia : the nonimmunologic type and the immunologic type are closely linked in their pathogenesis. Thromb Haemost 1995 ; 21 : 106-16.

9. Greinacher A, Potzch B, Amiral J. Heparin-associated thrombocytopenia : isolation of the antibody and characterisation of a multi molecular PF4-heparin complex as the major antigen. Thromb Haemost 1994 ; 71 : 247-51.

10. Gruel Y. Thrombopénies induites par l'héparine. Notions actuelles. Sang Thrombose Vaisseaux 1989 ; 1 : 233-6.

11. Jouanny P, Jeandel C, Laurain MC, et al. Thrombopénie à l'héparine et filtre cave. Difficultés du traitement. J Mal Vasc 1993 ; 18 : 320-2.

12. Laster J, Cirkit D, Walker N, Silver D. The heparin-induced thrombocytopenia symdrome : An update. Surgery 1987 ; 102 : 763-70.

13. Leroy J, Gruel Y, Delahousse B. Thrombocytopénie à l'héparine. Revue Prat 1988 ; 15 : 937.

14. Leseche G, Denniger MH. Thrombopénies induites par l'héparine : difficultés diagnostiques, physiopathologiques et thérapeutiques. Sang Thrombose Vaisseaux 1991 ; 3 : 563-6.

15. Raucourt E. Les thrombopénies à l'héparine. Option Bio 1996, supplément au n° 155 : 17-9.

16. Sardin B, Grouille D, Julia A, et al. Les thrombopénies induites par l'héparine. Cahiers d'Anesthésiol 1987 ; 35 : 225-31.

17. Schiele F, Vuillemenot A, Mouhat T. Traitement antithrombotique par huridine. Presse Méd 1996 ; 25 : 757-60.

18. Tardy Poncet B, Reynaud J. Thrombopénie induite par l'héparine. Traitement par l'ORG 10172, tolérance et efficacité. Presse Méd 1996 ; 25 : 751-5.

19. Verneyre H, Guy JM. Angor instable au cours d'une thrombopénie induite par l'héparine. Mises à jour cardiologiques 1992 ; XXI : 14-5.

20. Warkentin TE, Kelton JG. Heparin-induced thrombopenia. Ann Rev Med 1989 ; 40 : 31-44.

21. Warkentin TE, Levine MN, Hirsh J, et al. Heparin-induced thrombopenia in patients treated with low-molecular-weigth heparin or unfractionated heparin. N Engl J Med 1995 ; 20 : 1330-5.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]