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Survey about prescription guidelines in an emergency care unit


Journal de Pharmacie Clinique. Volume 19, Number 1, 26-30, Mars 2000, Pharmacothérapie


Résumé   Summary  

Author(s) : S. MARTINEZ, C. GUIMIER, F. CHAUVELOT, F. GRAIN, J. MINGAT , J. CALOP, Laboratoire de pharmacie clinique et biotechniques, UFR de pharmacie, Grenoble.

Summary : Prescriptors therapeutical errors, which consequences are often serious, are, in general, underestimated. We studied form or technical errors relating to the pratical prescription. The emergency care unit, which is caracterised by a high patient turnover, by a work overload and by a high prescription’s volums, makes a good sample for such a survey. The conclusion is that the prescription sheet of an emergency care unit must encourage accuracy and regularity, the prescription being considered as a communication tool used to gain clarity and readability. The therapeutical incidents prevention must remain a major concern for prescriptors and distributors, in order to make the patient trust the care system again and for economical reasons.

Keywords : prescription, emergency care unit, prescription error, prescription guidelines.

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ARTICLE

Les erreurs thérapeutiques, parfois à l'origine d'une iatropathologie médicamenteuse, sont directement liées à la formation professionnelle, à l'organisation des circuits et à la qualité de la communication entre les personnels de santé [11]. La prescription est une des étapes du circuit du médicament qui doit conduire à terme à la bonne administration du médicament. Médecins et pharmaciens doivent donc associer leurs compétences afin d'en optimiser la qualité.

Objectif

Dans une prescription médicale, il convient de distinguer la forme et le fond. Les erreurs de fond ou erreurs scientifiques, se situent au niveau de l'initiation de la prescription. Les erreurs de forme ou erreurs techniques se situent au niveau de l'exécution pratique des prescriptions. Ce sont ces erreurs de forme que nous avons étudiées.

De nombreuses études [6, 8, 13], montrent qu'une erreur de médication comprend une erreur de formulation de la prescription et/ou une erreur de réalisation de l'ordre médical. Une feuille de prescription est donc proposée au service des urgences afin d'encourager la précision et la lisibilité des prescriptions. L'objectif de notre étude est de recenser les erreurs de prescription ou les prescriptions incomplètes liées à une mauvaise utilisation de cette feuille afin de proposer des mesures correctives.

Matériel et méthode

Les urgences médicales du CHU de Grenoble réunissent la polyclinique, l'unité d'hébergement, l'unité psychiatrique, l'unité de déchocage et l'unité médico-chirurgicale. Elles gèrent 68 000 entrées par an.

Cette étude rétrospective porte sur 1 231 dossiers de soins infirmiers, dont 951 comportent au moins un médicament prescrit, et sur 1 267 dossiers médicaux. La moyenne d'âge de la population étudiée est de 54,3 ans, avec un sexe ratio de 1. Nous avons retenu 28 jours au hasard, sur une période de 6 mois, de manière à obtenir 28 jours non consécutifs, avec 4 de chacun des jours de la semaine (4 dimanches, 4 lundis, etc.).

Le dossier médical

L'étude du dossier médical a porté exclusivement sur les rubriques suivantes : motif d'hospitalisation, antécédents, traitement en cours, posologies, médecin traitant, avis des consultants ou avis spécialisé, en-tête. Les critères retenus pour l'étude du dossier médical sont les suivants :

­ Motif d'hospitalisation : il fait partie de l'en-tête et se résume en un mot ou une phrase courte.

­ En-tête : cette zone comprend les informations suivantes : nom, prénom, sexe, date de naissance, profession, adresse, situation de famille, numéro de sécurité sociale, numéro d'entrée, personne à prévenir.

­ Médecin traitant : c'est le « médecin de famille » qui suit régulièrement le malade ou à défaut, le spécialiste, si le malade vient dans le cadre d'une pathologie relevant de celui-ci.

­ Antécédents : ils se répartissent en antécédents médicaux, chirurgicaux, gynéco-obstétricaux et familiaux.

­ Traitement en cours : c'est le traitement que le patient prenait juste avant d'entrer aux urgences. Il doit être réévalué lors de l'hospitalisation.

­ Posologies : elles sont liées au traitement en cours, donc, si le médicament n'a pas été inscrit, la posologie ne le sera pas non plus.

Pour chacun de ces critères, il a été attribué une appréciation : précis, imprécis ou absent.

­ Avis spécialisé (ou avis de consultants) : cette zone est réservée aux spécialistes d'autres services qui sont venus voir le malade et donnent leur avis sur la conduite à tenir, le diagnostic ou le traitement à débuter. Ici, seule la présence ou non de cet avis est comptabilisée : un avis spécialisé a pu être demandé sans que le médecin ne soit venu ou sans qu'il n'ait prescrit : demandé, non demandé.

Le dossier de soins

Les critères retenus sont ceux du 9 août 1991 (repris par l'arrêté du 31 mars 1999) ou des recommandations émises par le CHU de Grenoble en 1995 sur la formulation des prescriptions médicamenteuses.

­ Critères d'identification du prescripteur. Son identification est évaluée en fonction des indicateurs suivants : nom écrit en entier, initiales, absent, signature.

­ Critères du moment de la prescription : les indicateurs heure et date doivent être précisés à chaque nouvelle prescription.

Les critères suivants ont été classés en lisible (en toutes lettres, en majuscules, sans faute d'orthographe ni rature), illisible, abrégé (si illisible et abrégé, le critère illisible est prioritaire), absent.

­ Critère d'identification de la spécialité : nom correct de la spécialité.

­ Critère de dosage : le dosage unitaire doit être précisé lorsqu'il existe plusieurs présentations du médicament prescrit. L'unité peut être omise s'il n'y a pas de risque de confusion.

­ Critère de posologie : la Fédération d'évaluation hospitalière de notre établissement prévoit qu'elle peut être exprimée en nombre d'unités galéniques (ex. : 2 cp x 3/j). Ont été considérées comme lisibles les formulations suivantes : 1-0-1, /24 heures ou /24 h ou 24 H, /jour, 1/min ou 1/mn ou 1.min­ 1 ou 1.mn­ 1, 1 cp à 10 heures ou 1 cp le soir, 1 cp de suite ou 1 cp maintenant, sans rature ni faute d'orthographe.

­ Critères de forme galénique : la Fédération d'évaluation hospitalière de notre établissement autorise des abréviations. Même s'il n'existe qu'une forme possible pour un médicament, il faut qu'elle soit précisée afin de faciliter le travail de l'infirmière.

­ Critère de voie d'administration : la Fédération d'évaluation hospitalière accepte ici aussi les abréviations.

­ Critère de fréquence des prises.

­ Critère de débit, vitesse d'injection : ce critère ne concerne que les médicaments injectables au pousse-seringue électrique (PSE), pompe, perfusion.

Ont été classés en précis, imprécis, absent les paramètres suivants :

­ critère de l'horaire de prise par rapport au nycthémère ;

­ critère de l'horaire de prise par rapport à certains médicaments.

Tous les dossiers physiquement consultables ont été traités, qu'ils soient complets (dossier médical et dossiers de soins infirmiers) ou incomplets (dossier médical ou dossier de soins absent). Les dossiers complets mais ne comportant pas de prescription médicamenteuse (0 médicament prescrit) ont également été traités. Vingt-trois dossiers ont été annulés volontairement car ils comprenaient un nom de malade illisible donc introuvable dans les services, un malade présent à deux dates, ou qui ne figurait pas sur le fichier de l'hôpital.

Résultats

Le dossier médical

* Informations concernant le malade : tableau I

* Avis spécialisé

Il a été demandé dans 38 % des cas alors que pour 62 % des patients, il n'a pas été jugé utile.

Le dossier de soins

* Le prescripteur : tableau II

Un médecin diplômé est à l'origine de la prescription dans seulement 8,9 % des cas. La majorité des prescriptions est réalisée par les internes en médecine (91 %). 0,1 % des prescriptions sont rédigées par les infirmières qui peuvent « en l'absence du médecin mettre en œuvre des protocoles écrits de soins d'urgence déterminés au préalable par le médecin responsable » [10]. La date figure sur 87 % des prescriptions et l'heure est mentionnée dans 90 % des cas.

* Identification du médicament (tableau III)

La dénomination du médicament est incorrecte dans 65 % des cas et le dosage dans 20 % des cas. La posologie n'est pas correctement lisible dans 80 % des cas.

* Modalités d'administration du médicament (tableaux IV et V)

Discussion

La méthodologie

Cette étude a porté sur une durée de 6 mois avec un recueil de dossiers choisis de manière aléatoire pour ne conserver que 28 jours sur les 6 mois. Cette technique de recueil permet de reconstituer artificiellement un mois de 28 jours en gommant le phénomène de saisonnalité. La durée de l'étude aurait cependant pu être allongée pour recueillir un nombre plus important de dossiers. D'autre part, notre choix s'est porté sur un service d'urgences car l'effectif tournant des patients, la surcharge de travail des différentes corporations et le volume important des prescriptions nous permettaient un recueil plus dense et diversifié d'incidents.

Les résultats

* Le dossier de soins

Trois catégories de prescripteurs ont été prises en compte, en incluant les infirmières dont le champ de prescription est très limité. Les internes dits « spécialistes », les résidents ou « généralistes » ainsi que les internes de nuit n'appartenant pas aux urgences, n'ont pas été discernés. Notre étude montre que le prescripteur n'est pas toujours identifiable. Il est donc difficile de remonter à l'auteur des prescriptions en cas de problème dans l'exécution et le suivi des thérapeutiques. S'agissant du point de départ obligé de l'activité de ses collaborateurs dans le circuit du médicament, le rôle du prescripteur dans l'information des équipes pharmaceutiques et infirmières revêt un caractère crucial pour la qualité des soins qu'il génère et ne peut en aucun cas être négligé [15].

La précision de l'heure est indispensable aux infirmières dans le cas particulier d'un service d'urgences où les patients sont souvent hospitalisés moins d'une journée. Rappelons cependant que les textes réglementaires n'accordent une importance médico-légale qu'à la date.

La dénomination du médicament souvent incorrecte est liée en partie au fait que l'écriture en minuscule y est comptabilisée (dénomination illisible). Bien que ce critère soit certainement trop sévère, il est souhaitable de favoriser une prescription en majuscule, moyen simple permettant d'optimiser le travail des infirmières et des pharmaciens.

Le dosage, pas toujours précisé, est pourtant indispensable, d'une part, lorsque le médicament existe sous différents dosages, d'autre part, il peut aussi permettre d'alerter l'infirmière lorsqu'un même médicament existe sous diverses formes galéniques. La règle de l'officine qui recommande de donner le plus faible dosage lorsque celui-ci n'est pas précisé aurait pu être acceptée, mais elle n'est pas toujours pertinente.

L'infirmière, face à des posologies absentes, est alors responsable de ces actes et doit demander des précisions à l'auteur de la prescription, se documenter, se référer aux habitudes, voire aux conseils oraux, soit autant de risques de voir se produire une erreur. La posologie « /j » est comptabilisée comme une abréviation, et non comme un critère lisible contrairement aux données bibliographiques. Le taux élevé d'abréviations doit donc être relativisé.

La forme galénique, en général absente, concerne pour la majorité les perfusions. Cette absence ne semble pas préjudiciable à la qualité de la prescription car le personnel a l'habitude de prescrire et d'administrer des injectables au pavillon d'urgences. De même, la précision de la voie d'administration des injectables permet de déduire leur forme. Enfin, la forme des aérosols n'est pas précisée puisque seules les ampoules sont utilisées.

Parmi les voies d'administration absentes, nous avons comptabilisé des voies qui pouvaient être déduites. Cependant si l'on rapproche les 70 % de médicaments sans forme galénique précisée des 53,5 % de voies d'administration omises, la déduction de la forme médicamenteuse à administrer devient périlleuse. Un effort soutenu est donc indispensable dans la mesure où, dans un service d'urgences, un médicament sur deux est un injectable.

Le débit ou la vitesse d'injection doivent toujours être précisés. Le terme « attente » dans une prescription oblige l'infirmière au calcul du débit. Des facteurs aussi aléatoires que ses habitudes, sa formation ou sa charge de travail peuvent alors nuire au patient. Le médecin est tenu d'associer systématiquement un débit à toute prescription de perfusion, à moins qu'il ne fasse référence à un protocole préétabli, auquel l'infirmière devra se conformer strictement [4]. L'horaire d'administration est important mais se heurte trop souvent à l'organisation du travail des infirmières. Lorsque l'horaire est absent, l'infirmière est alors seule juge de la planification de son travail. Pourtant, celui-ci conditionne dans bien des cas l'efficacité et la tolérance d'un traitement [17].

* Le dossier médical

L'absence du motif d'hospitalisation d'un patient complique le diagnostic et empêche de renseigner la banque de données informatiques, utile lors d'une prochaine hospitalisation. De même, les données administratives de l'en-tête sont primordiales pour la saisie du patient, les recherches ultérieures, le courrier des médecins, ainsi que les études statistiques ou épidémiologiques. Il est donc nécessaire de sensibiliser le personnel de l'accueil sur l'importance des renseignements fournis par ces rubriques.

La méconnaissance du médecin traitant est partiellement due au fait que le malade n'a pas de médecin attitré ou régulier. Cette non-fidélité est favorisée en ville par le nombre plus élevé de praticiens.

Les antécédents médicaux du patient doivent figurer dans le dossier médical. Ils sont indispensables pour une bonne prescription médicamenteuse. En effet, la connaissance d'une allergie, d'un terrain physiopathologique, sont autant d'éléments qui devront impérativement être pris en compte [3, 5]. Les antécédents importants devraient même faire l'objet d'une rubrique différente de celle des antécédents secondaires.

Le traitement en cours est en général mal renseigné, souvent par des externes en médecine, pour qui la connaissance du médicament est encore insuffisante. Le cadre prévu à cet effet sur la fiche de prescription des urgences est trop étroit, ce qui justifie certainement pour une part cette insuffisance. Il devrait certainement être agrandi.

D'autre part, il est courant qu'aux urgences, plusieurs médecins s'intéressent à un même patient. Il faut souligner à ce propos la difficulté que peut présenter ce type de prise en charge ; la méconnaissance du traitement global du patient est source d'erreur de médication : non-respect des contre-indications, redondances, omissions [1].

Grâce à cet état des lieux, force est de constater que la forme de la prescription présente des écarts importants avec le référentiel : la fiche de prescription et le dossier médical ne sont pas renseignés correctement et sont souvent incomplets, l'identification du prescripteur est insuffisante. L'identification primaire du médicament est précise (dénomination, dosage), à l'inverse de l'identification secondaire (forme, posologie, voie, fréquence, débit, vitesse d'injection, horaire de prise).

Ce travail sur la forme de la prescription confirme les résultats obtenus lors d'un précédent travail mené dans notre établissement [7]. La comparaison avec les études anglo-saxonnes est plus délicate dans la mesure où les méthodologies utilisées sont difficilement superposables.

Néanmoins, il ne faut pas perdre de vue que tout dysfonctionnement au cours de la réalisation de la prescription est une porte d'entrée à des erreurs aux conséquences potentiellement lourdes pour le patient [12]. Un tour d'horizon de la littérature montre d'ailleurs que de nombreuses erreurs sont directement liées à la forme de la prescription. Ainsi, en dispensation individuelle et lorsque la prescription est manuscrite, les prescriptions illisibles ou ambiguës représentent 0,4 à 7,2 % des erreurs de prescription [7, 18]. Vere [19] a mis en évidence une relation linéaire entre le logarithme du pourcentage d'erreurs de médication et le nombre de médicaments prescrits. La confusion du patient résulte en général d'une confusion de dossiers de patients, et représente 0,8 à 1,8 % des erreurs de prescription [16]. Les abréviations « officielles » ou particulières à un praticien constituent une source d'erreur, de même que l'expression incorrecte de la posologie. La confusion de noms de médicaments constitue 1,5 à 5,6 % des erreurs de prescription, l'expression incorrecte de la forme pharmaceutique 1,9 à 7,3 % d'erreurs, la mauvaise expression de la voie d'administration 1,1 à 17,7 % [7].

Si l'on se base sur le simple référentiel médico-légal de l'arrêté du 31 mars 1999 fixant les modalités de prescription des substances vénéneuses, nous constatons des écarts importants. La prescription écrite doit être considérée comme une procédure avec des règles rédactionnelles classiques. Le non-respect de ces règles entraîne en aval des interprétations, des ambiguïtés, des erreurs, des déviations préjudiciables pour le patient. Le respect de cette procédure est une nécessité pour le patient, une obligation légale pour le professionnel [14]. La jeunesse des prescripteurs (au CHU de Grenoble, les prescripteurs sont à 80 % des internes en médecine), leur formation essentiellement axée sur le diagnostic, doit faire reconsidérer la nécessité de respecter les informations réglementaires et de les faire figurer sur l'ordonnance. Restera alors à s'intéresser au fond de la prescription, c'est-à-dire au respect maximum des consensus scientifiques.

La collaboration d'un pharmacien chargé de vérifier, en terme d'assurance qualité, la mise en place efficiente de la stratégie thérapeutique définie par le médecin pour son patient semble plus que souhaitable. Cette collaboration vise à garantir la sécurité et l'optimisation de la thérapeutique médicamenteuse [9]. Enfin, l'accréditation qui vise à la fois la recherche de l'application du concept d'assurance qualité au sein des équipes hospitalières et des unités de soins et celle du respect de standards professionnels, permettra sans aucun doute de progresser au niveau de la recherche de la sécurité du circuit du médicament impliquant médecins, pharmaciens, infirmiers et patients [2]. Dans l'attente, ces dispositions supposent une formation en pharmacie clinique plus importante et la démonstration que ces activités permettent un gain tant en termes d'optimisation thérapeutique pour le patient, qu'en termes d'efficience dans la prévention de l'iatropathologie hospitalière. Cette étude tente de montrer tout le chemin à parcourir.

CONCLUSION

La prescription, finalisation d'un diagnostic et définition d'une stratégie thérapeutique, doit absolument être améliorée. Des précisions sur toutes les caractéristiques du médicament ainsi que ses modalités d'administration, la connaissance du contexte physiopathologique du patient, la limitation du nombre de prescripteurs pour un même patient, sont autant de renseignements à exiger.

Dans un premier temps, quelques recommandations peuvent être faites :

­ La feuille de prescription doit encourager la précision et la régularité dans l'expression des thérapeutiques. L'informatisation des prescriptions avec des obligations de renseigner en détail la prescription et les modalités d'administration pourra régler ce problème définitivement.

­ L'utilisation de codes ou d'abréviations aux significations floues doit être bannie car potentiellement néfaste pour la sécurité des patients. Seules les abréviations ayant fait l'objet d'un consensus doivent être envisagées.

­ La mention « posologie » doit être complétée de l'adaptation posologique pour des médicaments à marge thérapeutique étroite, du plan de prise ou du plan d'administration.

­ Les noms des médicaments doivent être systématiquement associés à un dosage et une forme galénique.

­ Les deux supports (dossier de soins infirmiers qui contient la prescription, dossier médical qui apporte les renseignements cliniques et administratifs) devraient être regroupés pour permettre une vue d'ensemble du patient.

Les études anciennes dénoncent le peu de progrès accompli dans ce domaine depuis vingt ans. Les patients ne tarderont pas à s'exprimer à ce niveau lorsque des dysfonctionnements seront enregistrés. Une meilleure formation des jeunes prescripteurs et une informatisation généralisée de la prescription permettra de grands progrès dans ce domaine à la fois au niveau du fond et de la forme. Le pharmacien doit être intégré à l'unité de soins, et reconnu comme le coordonnateur de l'assurance qualité de la stratégie thérapeutique. Il est de son ressort de mettre en place les dispositions nécessaires visant à optimiser, en concertation avec l'équipe soignante, la prise en charge médicamenteuse du patient.

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