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Alcohol and pregnancy: diagnostic aspects and abnormalities in the placental vitamin A pathway


Annales de Biologie Clinique. Volume 66, Number 5, 509-13, Septembre-Octobre 2008, revue générale

DOI : 10.1684/abc.2008.0271

Résumé   Summary  

Author(s) : V Sapin , Laboratoire de biochimie médicale, Centre de biologie CHU Gabriel Montpied, Clermont-Ferrand.

Summary : Maternal alcohol drinking during pregnancy is a reality in France leading to new-born specific clinical signs called “Fetal alcoholic syndrome/FAS” in 1.5 per 1000 births and to common clinical signs grouped into “Fetal Linked to Alcohol Spectrum Disorders” in 5 per 1000 births. Our works presented for the attribution of the SFBC 2007 price talked about two aspects of this public health problem. The first presented the recent evaluation of the alcohol consumption during pregnancy in Auvergne by the realization of the DATAMATER clinical and biological study on more than 800 “mother/baby” couples. We confirmed the reality of such maternal drinking (1.8 FAS per 1000 births) and also the useless of biological tools to help the diagnosis of the clinician where the clinical signs did not clearly belonged to FAS and when the maternal consumption was asked. The second aspect reviewed the placental abnormalities occurring during the FAS, which could explain the intra-uterine growth retardation. To better understand the genesis of such alterations, we proposed a new physio-pathological mechanism. The alcohol could alter the retinol (vitamin A) activation into retinoic acid, a fundamental morphogenic molecule for the optimal development and functions of the placenta.

Keywords : pregnancy, fetal alcoholic syndrome, placenta, alcohol, retinol

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ARTICLE

Auteur(s) : V Sapin

Laboratoire de biochimie médicale, Centre de biologie CHU Gabriel Montpied, Clermont-Ferrand

Article reçu le 14 Août 2008, accepté le 29 Août 2008

Aujourd’hui, la consommation d’alcool pendant la grossesse est toujours une réalité pour la population féminine française. Caractéristiques, quand elles conduisent le nouveau-né à présenter un syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), les conséquences de cette consommation peuvent aussi être à la naissance très minimes d’un point de vue morphologique et clinique et ne se révéler que lors de la petite enfance, voire de l’adolescence, par l’association d’une ou plusieurs manifestations regroupées sous le terme d’ETCAF : ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale. Les impacts importants de cette pratique addictive maternelle tant sur la santé que d’un point de vue socio-économique ont conduit les autorités françaises à réagir depuis quelques années en lançant différentes études et campagnes d’information dont les deux majeures sont l’expertise collective Inserm en 2001 sur « Alcool et effets sur la santé » et la campagne d’information de la Haute autorité de santé en 2005 sur « Comment mieux informer les femmes enceintes ». L’ensemble de ces actions de sensibilisation a conduit au lancement, en automne 2006, d’une recommandation « Zéro alcool pendant la grossesse » avec la présence recommandée d’un pictogramme caractéristique (figure 1) sur les bouteilles de boisson alcoolisée. Après avoir défini succinctement le SAF et présenté les principales données épidémiologiques françaises en évoquant les résultats d’une étude conduite en Auvergne (DATAMATER pour Données Alcoolisation Tabagisme en Auvergne dans les MATERnités), nous évoquerons les données récentes sur les aspects du diagnostic biologique de l’alcoolisation maternelle pendant la grossesse. Nous finirons par l’illustration d’un aspect un peu méconnu du SAF que sont les atteintes placentaires avec comme mécanisme physiopathologique de la genèse de ces anomalies, la perturbation du signal porté par les rétinoïdes, dérivés actifs de la vitamine A (rétinol), morphogène fondamental de la sphère materno-fœtale chez les mammifères.

Syndrome d’alcoolisation fœtale : définition, épidémiologie, diagnostic biologique (apports de DATAMATER)

La notion du syndrome d’alcoolisation fœtal est née des travaux d’une équipe française dirigée par Lemoine en 1968 (sur 127 nouveau-nés appartenant à 62 familles) [1] repris par une équipe américaine [2]. Classiquement, il se définit par l’association suivante :
  • une consommation avérée (clinique, biologique, anamnestique) d’alcool par la mère pendant la grossesse ;
  • un retard de croissance intra-utérin : harmonieux au niveau du poids, de la taille et du périmètre crânien pas ou peu rattrapable ex-utero ;
  • une dysmorphie crânio-faciale persistante avec l’âge [3] avec des traits morphologiques distinctifs : fentes palpébrales courtes, milieu du visage plat, nez court, sillon sous-nasal absent ou lèvres supérieures minces ;
  • une atteinte du système nerveux central associant une microcéphalie, une hétérotopie et une agénésie ou une hypoplasie de certaines structures comme par exemple, le corps calleux ou l’hippocampe. Ces fortes anomalies sont expliquées par une sensibilité du système nerveux central tout au long de la grossesse. Expliqués par deux mécanismes physiopathologiques majeurs (apoptose neuronale et dysfonctionnement des cellules gliales), ces anomalies sont de type histologique (emplacement anormal des neurones) et fonctionnel (retard de myélinisation de l’arborisation dendritique ou dysfonctionnement signaux des neurotransmetteurs) [4]. A côté de ses signes cliniques patents, les effets de l’alcoolisation maternelle peuvent être plus discrets. Dans ce cadre, ils sont de deux types : neuro-développementaux (Troubles Neuro-Développementaux Liés à l’Alcool/TNDLA) et malformatifs (Anomalies Congénitales Liées à l’Alcool/ACLA). Il est maintenant très clairement établi qu’au sein des TNDLA, l’alcoolisation fœtale est la première cause de retard mental non génétique. L’étude du coefficient intellectuel (QI) des sujets atteints de SAF inclus dans l’étude de Seattle a démontré qu’à l’âge de 21 ans, ils présentaient un QI inférieur de 18 à 19 points par rapport à celui de sujets du même âge non exposés à l’alcool in utero. Les malformations regroupées au sein des ACLA sont très diverses car elles sont le reflet de la vulnérabilité à l’alcool des organes aux différents temps de la grossesse.

Les résultats concernant l’épidémiologie de l’alcoolisation fœtale sont très divers et difficiles à interpréter car issus d’enquêtes et publications utilisant différentes classifications et réalisées à des époques différentes. Actuellement, il est néanmoins classique de donner une moyenne mondiale de 1,5 nouveau-né présentant un tableau clinique spécifique de SAF pour 1 000 naissances et de 5 nouveau-nés pour 1 000 naissances présentant au moins un signe clinique rassemblé dans le groupe ETCAF. Le nombre de femmes actuellement alcoolo-dépendantes est d’environ 600 000 en France. En considérant un nombre annuel de 750 000 naissances, l’expertise Inserm estimait en 2001 un nombre de nouveau-nés ayant une manifestation liée à une alcoolisation maternelle allant de 700 cas (0,9 pour 1 000) pour le SAF à 3 000 cas (4 pour 1 000) pour l’ETCAF. Ces chiffres moyennent bien les résultats obtenus lors des différentes enquêtes les plus récentes : 1,3 pour 1 000/SAF et 4,8 pour 1 000/ETCAF (Roubaix 1977-1990) ; 2 à 2,8 pour 1 000/SAF et 4 à 6 pour 1 000 ETCAF (Réunion-Sud) ; 3,3 pour 1 000/ETCAF (Havre 2003) ; et 10 pour 1 000/ETCAF (Maubeuge 1995).

Il n’existait pas de données épidémiologiques sur l’alcoolisation maternelle pendant la grossesse en Auvergne avant notre étude DATAMATER réalisée pendant un an dans 12 maternités privées et publiques des quatre départements de la région Auvergne (Puy-de-Dôme, Cantal, Allier et Haute-Loire). Cette étude financée par un projet hospitalier de recherche clinique régional coordonné par le professeur Didier Lémery et le docteur Georges Boussiron, s’intéressait pendant 1 mois à une des douze maternités. Les femmes venant accoucher dans ces maternités se voyaient proposer l’inclusion dans cette enquête contenant le remplissage d’un auto-questionnaire sur les habitudes alcoolo-tabagiques. Concernant les habitudes d’alcoolisation, le questionnaire AUDIT a été utilisé, bien qu’à l’époque ce dernier n’était pas validé chez la femme enceinte. La clinique du nouveau-né était notée à la naissance où des prélèvements (sang veineux maternel et sang de cordon) étaient effectués. Sur ces échantillons sanguins, les dosages de deux marqueurs établis d’alcoolisation [5] étaient réalisés : gamma-glutamyl-transférase/γGT et carbohydrate-deficient-transferrin/CDT. Un dosage de transaminases hépatiques (ALAT et ASAT) était également réalisé, et ce plus dans un cadre d’exploration primaire d’hépatopathies de la grossesse. L’examen clinique du nouveau-né a permis de retenir 2 SAF vrais sur une population analysée de 837 couples « mère/enfant » soit 1,8 cas pour 1 000 naissances. L’auto-questionnaire a établi que 437 mères (52,2 %) ont consommé au moins 1 fois de l’alcool pendant sa grossesse. Selon les critères classiquement utilisés, 126 femmes (28,9 %) ont eu un comportement à haut risque concernant l’exposition à l’alcool. Soixante femmes (13,7 %) de ces 126 femmes ont noté avoir eu un épisode aigu (au moins 5 verres en 1 seule fois/binge drinking), soit 7,1 % de la population étudiée. Il a été noté que cette tendance à une alcoolisation aiguë retrouvée actuellement dans d’autres groupes de population (adolescents, jeunes adultes) est également retrouvée dans la population des femmes enceintes, puisque seulement 5,3 % des femmes notent une consommation régulière contre 13,7 % pour des épisodes aigus d’alcoolisation [6].

L’analyse des résultats biologiques de la cohorte DATAMATER a confirmé la tendance déjà soulignée par Cook en 2003, sur la difficulté d’utilisation d’un marqueur biologique spécifique et sensible pour aider le clinicien dans son diagnostic lorsqu’il rencontre un nouveau-né dont un des signes du tableau clinique fruste pourrait potentiellement appartenir au groupe ETCAF. En effet, ces marqueurs ne sont pas intéressants lors d’un SAF avéré cliniquement, car n’apportant aucune information supplémentaire, puisqu’aujourd’hui il n’a pas été établi de liens entre la sévérité de l’atteinte du nouveau-né et le pourcentage d’augmentation des concentrations des marqueurs biologiques. Selon les études pour explorer biologiquement une alcoolisation maternelle, la sensibilité des trois marqueurs actuellement retenus (γGT, CDT et volume globulaire moyen/VGM) varie dans le sang maternel entre 39 à 72 % [5]. Une étude havraise récente a établi, sur le sang maternel issu de SAF validés cliniquement, les sensibilités respectives suivantes : 44 % pour l’alcoolémie, 65 % pour la γGT (> 30), 44 % pour le VGM (> 99) et 35 % pour la CDT (> 5%). Chez le nouveau-né, il est recommandé d’utiliser l’alcoolémie ou le dosage de γGT. Dans l’étude DATAMATER, le VGM n’a pas été utilisé pour des raisons de conservation des échantillons (arrivée postale à J+1). Nos résultats ont confirmé que les deux marqueurs maternels à utiliser au terme de la grossesse, pour différencier des mères ayant eu ou non une exposition à l’alcool pendant la grossesse, sont la γGT et la CDT. Le résultat original de notre étude a porté sur le sang de cordon. La CDT est anormalement élevée dans le sang de cordon (3,15 % avec une valeur normale < 1,6 %) et ce quel que soit le statut d’exposition à l’alcool [7]. En collaboration avec l’équipe de Franz Legros (Belgique), nous avons établi que cela résultait très certainement d’une immaturité de la transferrine, dont l’une des fractions interfère avec la disialotransferrine lors d’une électrophorèse capillaire ou d’un dosage immuno-turbidimétrique. Ces résultats confirmaient l’intérêt de trouver de nouveaux marqueurs utilisables sur le sang de cordon, le sang maternel, le liquide amniotique, le méconium ou les cheveux du nouveau-né. Certains candidats sont à tester (acétaldéhyde fixé à l’hémoglobine/fatty acid ethyl ester) ou à établir par une approche protéomique et/ou métabolomique à grande échelle ou plus ciblée.

Perturbations placentaires lors du SAF : l’hypothèse de la perturbation du signal des rétinoïdes

L’un des quatre critères permettant d’établir un SAF est le retard de croissance intra-utérin. Il est bien établi que certains mécanismes physiopathologiques peuvent avoir une répercussion sur le développement fœtal. C’est le cas pour les effets toxiques portés par l’acétaldéhyde [8] et les radicaux libres, ou la perturbation de signaux portés par les facteurs de croissance comme l’insulin growth factor 1/IGF1 [9]. Néanmoins, il ne faut pas négliger le rôle d’anomalies placentaires dans la genèse de ce retard de croissance intra-utérin. En effet, ces dernières ne sont pas négligeables : diminution du flux sanguin placentaire et du transfert de nutriments (biotine, vitamine B6, acides aminés, adénosine, zinc, acides gras), réduction des surfaces d’échanges au niveau des villosités flottantes, et perturbations de production placentaire de molécules importantes pour la sphère fœto-maternelle (thromboxane, prostaglandines, cytokines ou facteurs de croissance comme l’epidermal growth factor ou l’IGF1) [10]. La seule explication apportée jusqu’à présent sur la genèse de ces anomalies placentaires était l’atteinte toxique du dérivé de l’éthanol, l’acétaldéhyde, sur les cellules du placenta : les trophoblastes. Au regard de notre expérience sur les implications moléculaires des dérivés de la vitamine A (les rétinoïdes) sur le placenta, nous proposons une autre hypothèse physiopathologique.

Les rétinoïdes sont de puissants régulateurs de la croissance et de la différenciation cellulaire, ce qui leur confère un rôle fondamental dans le développement du placenta et de ses annexes [11]. Afin d’être active, la vitamine A doit pénétrer dans la cellule cible grâce à un récepteur membranaire spécifique de sa protéine sanguine vectrice, la retinol binding protein. Dans le cytoplasme de la cellule cible, elle est métabolisée en rétinal puis en acide rétinoïque, son dérivé actif, par des réactions d’oxydation et d’isomérisation (isoformes tout-trans et 9-cis). L’acide rétinoïque s’associe à d’autres protéines de transport intracellulaires, les cellular retinoic acid binding proteins (CRABP 1 et 2), qui vont le conduire jusqu’au noyau de la cellule. Il se lie alors à des récepteurs intranucléaires, les retinoic acid receptors (RAR) et les retinoic X receptors (RXR). Ces récepteurs sont membres de la superfamille des récepteurs nucléaires qui comprend notamment le récepteur à l’hormone thyroïdienne et à la vitamine D3. Ces récepteurs sont des protéines qui se lient à l’ADN dans la région régulatrice de l’expression de nombreux gènes. Dès que l’acide rétinoïque s’associe avec son récepteur, un effet de régulation génique (activation ou répression de la transcription d’un gène) se produit. Il existe donc en résumé deux étapes indispensables pour que les rétinoïdes soient actifs au sein du placenta : l’activation enzymatique et la transmission nucléaire (figure 2). La perturbation d’une de ces deux étapes doit entraîner des anomalies placentaires. C’est ce que nous avons démontré pour l’étape de transmission nucléaire puisqu’un dysfonctionnement ou une absence d’un des deux récepteurs nucléaires RXR entraîne, selon le niveau d’altération, des anomalies allant du retard de croissance intra-utérin à l’avortement [12]. Qu’en est-il de la perturbation de la première étape et de son lien avec le SAF ? Nous avons démontré que le placenta et les membranes amniotiques sont capables de produire des acides rétinoïques à partir de rétinol. Comme au sein d’autres cellules, nous avons également établi que l’éthanol est capable de diminuer voire de stopper l’activation du rétinol en acide rétinoïque [13, 14]. Dans ce cadre, nos travaux suggèrent très fortement qu’une consommation maternelle d’alcool entraînerait une diminution voire une absence de production placentaire d’acides rétinoïques et une dérégulation des cascades moléculaires et cellulaires régulées par les acides rétinoïques, se traduisant par un développement et un fonctionnement anormal du placenta, qui conduit au retard de croissance intra-utérin.

Conclusion

Placée à l’interface de la recherche fondamentale et de la recherche bioclinique, nos études présentées dans le cadre du prix SFBC 2007 confirment, s’il en était besoin, la complexité du syndrome d’alcoolisation fœtal tant dans sa partie physiopathologique que dans son versant diagnostique. L’implication de la vitamine A dans la genèse du retard de croissance intra-utérin rencontré dans les SAF typiques peut permettre d’ouvrir des pistes de réflexion thérapeutique. L’absence de véritables marqueurs biologiques utilisables pour aider l’obstétricien ou le pédiatre lors de diagnostic difficile d’alcoolisation maternelle est une réalité. Ce constat est à l’origine de la création (septembre 2008) d’un groupe de travail SFBC « Marqueurs biologiques du syndrome d’alcoolisation fœtal » qui aura comme but principal d’identifier et de proposer de nouvelles molécules candidates à ce cadre diagnostique.

Références

1 Lemoine P, Harousseau H, Borteyru JP, Menuet JC. Les enfants des parents alcooliques. Anomalies observées à propos de 127 cas. Ouest Médical 1968 ; 25 : 476-82.

2 Jones KL, Smith DW, Ulleland CN, Streissguth P. Pattern of malformation in offspring of chronic alcoholic mothers. Lancet 1973 ; 1 : 1267-71.

3 Streissguth AP, Aase JM, Clarren SK, Randels SP, LaDue RA, Smith DF. Fetal alcohol syndrome in adolescents and adults. JAMA 1991 ; 265 : 1961-7.

4 Kumada T, Jiang Y, Cameron DB, Komuro H. How does alcohol impair neuronal migration ? J Neurosci Res 2007 ; 85 : 465-70.

5 Cook JD. Biochemical markers of alcohol use in pregnant women. Clin Biochem 2003 ; 36 : 9-19.

6 de Chazeron I, Llorca PM, Ughetto S, et al. Is pregnancy the time to change alcohol consumption habits in France. Alcohol Clin Exp Res 2008 ; 32 : 868-73.

7 Gallot D, de Chazeron I, Boussiron D, et al. Limits of usual biochemical alcohol markers in cord blood at term : a fetal/maternal population-based study. Clin Chem Lab Med 2007 ; 45 : 546-8.

8 Menegola E, Brocia ML, Di Renzo F, Giavini E. Acetaldehyde in vitro exposure and apoptosis : a possible mechanism of teratogenesis. Alcohol 2001 ; 23 : 35-9.

9 Singh SP, Ehmann S, Snyder AK. Ethanol-induced changes in insulin-like growth factors and IGF gene expression in the fetal brain. Proc Soc Exp Biol Med 1996 ; 212 : 349-54.

10 Burd L, Roberts D, Olson M, Odendaal H. Ethanol and the placenta : A review. J Matern Fetal Neonatal Med 2007 ; 20 : 361-75.

11 Niederrheiter K, Dollé P. Retinoic acid development : towards an integrated view. Nat Rev Genet 2008 ; 9 : 541-3.

12 Sapin V, Dollé P, Hindelang C, Kastner P, Chambon P. Defects of the chorioallantoic placenta in mouse RXRalpha null fetuses. Dev Biol 1997 ; 191 : 29-41.

13 Blanchon L, Sauvant P, Bavik C, et al. Human choriocarcinoma cell line JEG-3 produces and secretes active retinoids from retinol. Mol Hum Reprod 2002 ; 8 : 485-93.

14 Marceau G, Gallot D, Borel V, et al. Molecular and metabolic retinoid pathways in human amniotic membranes. Biochem Biophys Res Commun 2006 ; 346 : 1207-16.


 

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