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Évaluation de la peroxydation lipidique chez le patient hémodialysé par un test rapide utilisant le free oxygen radical monitor


Annales de Biologie Clinique. Volume 62, Number 6, 707-11, Novembre-Décembre 2004, pratique quotidienne


Résumé   Summary  

Author(s) : L Dortet , T Nguyen-Khoa , M Kebede , J Coulloc’h , Z Massy , B Lacour , Laboratoire de biochimie A, Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris, Inserm U507, Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris, Laboratoires Nephrotek, Rungis.

Summary : Incidence of cardiovascular events is higher in hemodialysis (HD) patients than in general population. Oxidative stress represents a major specific risk factor of accelerated atheroma particularly in association with inflammation and malnutrition. The aim of our study is to evaluate a simple test of lipid peroxidation measurement using the “Free Oxygen Radical Monitor” (FORM) (Callegari, Italy). The results obtained in HD patients were compared to standard oxidative stress markers, such as thiobarbituric acid reacting substances, carbonyls and vitamin E in plasma, and glutathione, oxidized to reduced form ratio, in erythrocytes. In conclusion, the FORM system presents no sufficient sensibility and specificity to determine oxidative stress in HD patients.

Keywords : oxidative stress, haemodialysis, lipoperoxide, malondialdehyde, TBARS

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ARTICLE

Auteur(s) :, L Dortet1, T Nguyen-Khoa1,2, M Kebede1, J Coulloc’h3, Z Massy2, B Lacour1

1Laboratoire de biochimie A, Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris
2Inserm U507, Hôpital Necker-Enfants Malades, Paris
3Laboratoires Nephrotek, Rungis

Article reçu le 16 Juin 2004, accepté le 24 Août 2004

Il existe chez le patient hémodialysé une incidence élevée d’accidents cardiovasculaires par rapport à la population générale [1]. De nombreux facteurs de risque cardiovasculaire se développent avec la progression de l’insuffisance rénale. Les uns sont communs à la population générale, tels que l’hypertension artérielle, le sexe masculin, le tabagisme, la sédentarité, le diabète, et les autres sont propres à l’urémie chronique, tels que l’hypertrophie ventriculaire gauche, l’hyperparathyroïdie secondaire, l’hyperhomocystéinémie, l’hyperfibrinémie, et plus particulièrement la dyslipidémie et le stress oxydant [2, 3]. En effet, l’oxydation des lipoprotéines de basse densité (LDL) constitue l’événement principal dans la genèse de l’athérome [4]. Le stress oxydant, défini par la rupture de l’équilibre entre la production de formes réactives de l’oxygène (FRO) et la capacité de défense antioxydante de l’organisme, est particulièrement délétère chez le patient hémodialysé car il se produit de façon massive et répétée à chaque séance de dialyse du fait du contact du sang avec les membranes de dialyse, face à un déficit chronique en système de défense antioxydante, en particulier du système du glutathion et de la vitamine C [5]. Les cellules phagocytaires activées au contact de la membrane de dialyse et des endotoxines bactériennes du dialysat, génèrent des FRO responsables de l’oxydation des lipides. Pour évaluer cet effet délétère sur les lipides, nous avons disposé d’un système désigné Form (free oxygen radical monitor) (CR2000, Callegari, Parme, Italie) qui mesure de façon simple et rapide, la génération des hydroperoxydes lipidiques en utilisant une méthode colorimétrique. Les peroxydes lipidiques (ROOH) circulants se dégradent rapidement in vivo produisant des radicaux alcooxyls (RO) et peroxyls (ROO) selon la réaction suivante :La réaction d’un radical, RO ou ROO, avec le chromogène, la paraphénylènediamine (ANH2), conduit à la formation d’un complexe coloré rouge selon le schéma suivant :Le complexe formé est dosé par spectrophotométrie à 505 nm. L’intérêt majeur de ce système est la réalisation simple du dosage à partir d’une goutte de sang total avec une réponse en moins de 10 minutes, éliminant ainsi les difficultés préanalytiques.L’objectif du travail a été d’étudier la sensibilité du système Form dans l’évaluation du stress oxydant chez le patient hémodialysé. Pour cela nous avons confronté les résultats obtenus par le système Form, aux marqueurs classiques du stress oxydant tels que ceux de l’oxydation lipidique, TBARS (thiobarbituric acid reacting substances), de l’oxydation protéique, carbonyles, et des antioxydants tels que la vitamine E (α-tocophérol) plasmatique et le glutathion érythrocytaire.

Matériel et méthodes

Patients et témoins

L’étude a porté sur quatorze patients hémodialysés âgés de 49,2 ± 12,6 ans (moyenne ± DS) (8 femmes et 6 hommes). Les patients tabagiques, présentant des troubles hépatiques, immunohématologiques ou inflammatoires, ont été exclus. La dialyse est réalisée pour ces patients 3 fois par semaine, avec une membrane de dialyse de type diacétate de cellulose et un dialysat bicarbonaté de haute qualité bactériologique. Les patients testés étaient déjà inclus dans une autre étude en cours pour laquelle ils avaient donné leur consentement, et ont donné leur accord pour ce dosage supplémentaire. Douze sujets volontaires sains âgés de 52,6 ± 10,3 ans (6 femmes et 6 hommes) ont constitué le groupe témoin. Les prélèvements sanguins ont été réalisés chez les patients hémodialysés au niveau de la fistule artérioveineuse avant le début de la séance de dialyse, et chez les témoins au pli du coude. Le sang est prélevé dans des tubes Vacutainer® contenant de l’héparinate de sodium comme anticoagulant et dans des tubes sans anticoagulant. Les échantillons de sang sur héparinate de sodium sont bien homogénéisés avant qu’une fraction de sang total ne soit prélevée pour le dosage Form. Ensuite, tous les prélèvements sont rapidement centrifugés (3 500 trs/min pendant 10 min à 4 °C). Le plasma est fractionné et conservé immédiatement à – 80 °C. Le culot globulaire est lavé 3 fois avec du sérum physiologique, puis fractionné et conservé à – 80 °C. Les échantillons de sérum sont fractionnés et conservés à – 80 °C.

Système Form

La présence d’hydroperoxydes lipidiques est mesurée par le test Form. Immédiatement après le prélèvement, 20 μL de sang total sont introduits dans un microtube prêt à l’emploi contenant 1 mL d’une solution d’acétate tamponnée à pH 4,8. Après homogénéisation, tout l’hémolysat est transféré dans une cuvette à usage unique pour photomètre (10 x 10 mm) contenant le chromogène, la paraphénylènediamine, sous forme lyophilisée. Après homogénéisation et centrifugation pendant 1 minute, la cuvette est introduite dans le photomètre Form, déclenchant automatiquement à 3 puis à 6 minutes, la lecture de la densité optique à 505 nm. Dans les conditions d’utilisation de la loi de Beer Lambert, la variation de densité optique entre les deux mesures, produite par la génération du composé coloré, est proportionnelle à la concentration d’hydroperoxydes lipidiques dans l’échantillon. Le système Form rend les résultats exprimés en unités/L, une unité correspondant à 0,26 mg/L d’H2O2. Les coefficients de variation intra- et interséries sont inférieurs à 5 %.

Dosage des TBARS

Les TBARS sont mesurés par réaction avec l’acide thiobarbiturique, à l’aide du coffret Sobioda (Montbonnot, France). Brièvement, 100 μL de plasma sont mélangés avec 750 μL d’acide thiobarbiturique puis placés au bain-marie à 95 °C pendant une heure. Le complexe formé est extrait par 3 mL de butyl acétate, la mesure est réalisée sur la phase organique par spectrofluorimétrie synchrone avec une différence de longueur d’onde de 14 nm entre l’excitation et l’émission (RF540, Shimadzu) [6].

Dosage des carbonyles

Les carbonyles plasmatiques sont dosés par une méthode spectrophotométrique utilisant la 2,4-dinitrophénylhydrazine (DNPH) [7]. Le plasma est séparé en 2 échantillons. Un sera traité par une solution de DNPH 10 mM, HCl 2,5 mM, et l’autre par HCl 2,5 mM. Après une incubation d’une heure à température ambiante et à l’obscurité, une déprotéinisation est réalisée à 4 °C par de l’acide trichloroacétique à 20 % à – 20 °C pendant 10 minutes. Le précipité récupéré après centrifugation est lavé une première fois par de l’acide trichloroacétique à 10 %, puis trois fois avec un mélange éthanol/éthylacétate (1:1, volume/volume). Il est ensuite solubilisé à 37 °C pendant 10 minutes dans le chlorhydrate de guanidine 6 M, pH 2,3. L’absorbance de la solution est mesurée au spectrophotomètre DU800 (Beckman Coulter, Villepinte, France) en utilisant pour coefficient d’absorption molaire des carbonyles à 370 nm ε = 22 000 M-1cm-1. Les résultats sont exprimés en nmol/mg de protéine, la concentration protéique étant déterminée à 280 nm par rapport à une gamme d’albumine bovine.

Dosage de l’α-tocophérol

Le dosage de l’α-tocophérol est réalisé par chromatographie liquide haute performance (CLHP) avec détection UV à 292 nm. Après déprotéinisation de 200 μL de plasma additionné de 30 µL d’étalon interne, l’acétate de tocophérol, par 170 μL d’éthanol, la vitamine E est extraite par 500 μL d’heptane. La phase organique est évaporée sous un courant d’azote et l’extrait sec est repris par 100 μL de méthanol. Ensuite 20 μL d’échantillon sont injectés dans le système de séparation utilisant une colonne Satisfaction® RP18AB (250 x 4,6 mm, 5 μm, CIL Cluzeau, Puteaux, France) et comme phase mobile le méthanol délivré à un débit de 2 mL/min. Dans ces conditions le temps de rétention de l’α-tocophérol est de 7,7 minutes et celui de l’étalon interne, l’acétate d’α-tocophérol de 9,5 minutes.

Dosage du glutathion érythrocytaire

Les formes réduite (GSH) et oxydée (GSSG) du glutathion intraérythrocytaire sont dosées simultanément par technique CLHP avec détection coulométrique. Après déprotéinisation par l’acide métaphosphorique à 5 %, la séparation s’effectue sur une colonne Uptisphère® (ODB, 250 x 4,6 mm, 5 μm, Interchim, Montluçon, France), en utilisant comme phase mobile un tampon de phosphate de sodium 10 mM, pH 2,7, contenant 2 % de méthanol, à un débit de 1 mL/min. Les cellules potentiométriques du détecteur Coulochem 5100A (Eurosep, France) sont réglées à E1 = 400 mV et E2 = 800 mV. Les temps de rétention du GSH, du GSSG, et de la N-acétylcystéine utilisée comme étalon interne sont respectivement de 6 min, 15 min et 12 min. Le potentiel redox intracellulaire est mesuré par le rapport des concentrations de GSSG et de GSH intraérythrocytaires. La concentration de GSSG est exprimée en équivalent GSH (1 mole de GSSG correspondant à 2 moles d’équivalent GSH).

Analyse statistique

Le test U de Mann Whitney a été utilisé pour l’analyse statistique. Une différence significative est notée pour p < 0,05.

Résultats

Système Form : calibrage et dosages

Le calibrage a été réalisé à l’aide d’une gamme d’H2O2 (( figure 1 )). Après modification de la programmation du facteur de calibrage k sur le système, les résultats observés étaient comparables aux valeurs calculées à partir des différentes concentrations d’H2O2 utilisées (tableau I( Tableau I )). Les résultats obtenus avec le sérum de contrôle (Ref AD-12028,lot A1100.2, exp. 12-2004, valeur cible Form = 390 unités/L) ont permis de valider l’utilisation du facteur k à 14 pour les dosages ultérieurs (tableau II( Tableau II )).

En ce qui concerne la stabilité et la conservation du sérum de contrôle, il a été noté une augmentation significative des valeurs obtenues après 10 semaines de conservation à – 80 °C (tableau II).

Les dosages Form ont été réalisés chez patients hémodialysés et chez les sujets sains en utilisant un facteur k égal à 14. Aucune différence significative n’a pu être observée entre les deux groupes (455 ± 94 unités/L chez les patients hémodialysés contre 435 ± 100 unités/L chez les sujets témoins (tableau III( Tableau III )).

Pour évaluer la réponse du système Form à la production in vitro d’H2O2, nous avons stimulé la production d’H2O2 par l’introduction de lipopolysaccharides (LPS, Sigma Aldrich, 167 mg/L) dans un échantillon de sang total d’un volontaire sain. Les dosages Form ont été réalisés avant l’introduction de LPS (Form = 437 unités/L), après 5 minutes d’incubation avec le LPS (Form = 202 unités/L), puis après 15 minutes d’incubation avec le LPS (Form = 219 unités/L) et enfin après 30 minutes d’incubation avec le LPS (Form = 206 unités/L). Aucune relation n’a pu être montrée entre les résultats obtenus avec le système Form et la production d’H2O2.
Tableau I Calibrage du système Form avec une solution de peroxyde d’hydrogène (H2O2) à différentes concentrations.

H2O2 (mmol/L)

Form (unités/L) k = 14

Form (unités/L) k = 10

0,0

48

0

1,66

250

217

2,49

346

325

3,32

437

434

4,15

538

542

4,57

516

597

4,98

612

651

6,64

742

868


Tableau II Valeurs du contrôle du système Form (Ref AD-12028, lot A1100.2, exp. 12-2004, valeur cible Form = 390 unités/L).

Date

État

Form k = 10

Form k = 14

03/06/03

Fraîchement reconstitué

306 et 310

391

13/06/03

Conservation

394

10 jours à – 80 °C

28/08/03

Conservation

525

10 semaines à – 80 °C

28/08/03

Fraîchement reconstitué

328

408


Tableau III Détermination des principaux marqueurs du stress oxydant chez les témoins et les patients hémodialysés (moyenne ± DS).

Témoins N = 12

Hémodialysés N = 14

Form (unités/L)

435 ± 100

455 ± 94

TBARS (μmol/L)

1,96 ± 0,32

4,18 ± 1,13***

Carbonyles (nmol/mg prot)

0,76 ± 0,10

1,10 ± 0,29**

α-tocophérol (μmol/L)

32,0 ± 4,5

32,1 ± 6,3

GSH érythrocytaire (nmol/g Hb)

5,27 ± 1,27

4,06 ± 1,53

Rapport GSSG/GSH (eq GSH)

0,12 ± 0,06

0,59 ± 0,58*

Relation entre les résultats du système Form et les marqueurs circulants du stress oxydant

Le stress oxydant existant chez le patient dialysé est identifiable par l’augmentation significative des concentrations plasmatiques des marqueurs de la peroxydation lipidique (ie TBARS) et de l’oxydation des protéines (ie carbonyles), ainsi que par l’augmentation significative du rapport GSSG/GSH érythrocytaire par rapport aux témoins (tableau III). Concernant la concentration plasmatique d’α-tocophérol, aucune différence significative n’a été observée entre les patients hémodialysés et les témoins. Aucune relation n’a pu être observée entre les valeurs du système Form et les dosages de TBARS (( figure 2 )), ni avec le rapport intraérythrocytaire GSSG/GSH (( figure 3 )). En revanche, il existe une corrélation significative entre les concentrations plasmatiques de TBARS et le rapport intraérythrocytaire GSSG/GSH (r = 0,46, p < 0,05).

Discussion

Il nous a paru intéressant de tester le système Form pour la mesure des hydroperoxydes lipidiques circulants en utilisant une méthode rapide et simple. Ce test présente une meilleure reproductibilité par rapport à un système comparable diacron reactive oxygen metabolites (D-ROM, Diacron, Grosseto, Italie) [8] par l’utilisation du chromogène sous forme lyophilisée, plus stable que la forme soluble. Le test Form, portant la certification CE, a déjà été utilisé dans le cadre des maladies respiratoires et a montré qu’il existe une augmentation significative des valeurs Form chez les patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive par rapport aux sujets sains et aux sujets tabagiques sans atteinte pulmonaire (Verduri, communication personnelle, 2002).

Les laboratoires Callegari proposent d’utiliser le test Form avec un facteur de calibrage k = 10. En fonction des résultats obtenus avec le sérum de contrôle ou une solution calibrée de H2O2, le facteur k peut être modifié, une variation d’une unité de k correspondant à une variation de 5 % des valeurs de Form. Ainsi, nous avons utilisé un facteur de calibrage k = 14 et nos résultats des sérums de contrôle et de la gamme d’H2O2 ont été validés. Les valeurs Form obtenues chez les témoins sont plus fortes par rapport aux valeurs usuelles indiquées par le fournisseur entre 230 et 310 unités/L. Cela peut s’expliquer par l’augmentation de la valeur du facteur k à 14.

Nos patients hémodialysés présentent, à l’évidence, un stress oxydant caractérisé par une augmentation significative des TBARS plasmatiques et des carbonyles ainsi que par une augmentation significative du rapport GSSG/GSH intraérythrocytaire. Ces résultats sont en accord avec les données de la littérature [9-11]. Cependant les résultats obtenus avec le système Form ne montrent pas ce statut oxydant chez les patients hémodialysés par rapport aux témoins.

Il est possible que la présence de fortes concentrations plasmatiques de toxines urémiques et/ou de produits d’oxydation divers tels que les produits d’oxydation avancée des protéines (AOPP) interférent sur le test Form. En effet, nous avons précédemment montré l’influence des AOPP sur un test comparable utilisant une détection en chimioluminescence, le Total peroxyl radical trapping antioxidant potential [12] dans le cadre de l’urémie chronique et de l’hémodialyse. Il ressort de notre étude que l’utilisation du test Form dans le cadre particulier de l’urémie chronique, n’apporte pas d’information sur le niveau du stress oxydant de ces malades.

Références

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3 Nishizawa Y, Shoji T, Kawagishi T, Morii H. Atherosclerosis in uremia : possible roles of hyperparathyroidism and intermediate density lipoprotein accumulation. Kidney Int 1997 ; 62 : S90-S92.

4 Maggi E, Bellazzi R, Falaschi F, et al. Enhanced LDL oxidation in uremic patients : an additional mechanism for accelerated atherosclerosis ? Kidney Int 1994 ; 45 : 876-83.

5 Nguyen-Khoa T, Massy ZA, De Bandt JP, et al. Oxidative stress and haemodialysis : role of inflammation and duration of dialysis treatment. Nephrol Dial Transplant 2001 ; 16 : 335-40.

6 Conti M, Morand PC, Levillain P, Lemonnier A. Improved fluorometric determination of malonadehyde. Clin Chem 1991 ; 37 : 1273-5.

7 Levine RL, Williams JA, Stadtman ER, Shacter E. Carbonyl assays for determination of oxidatively modified proteins. Methods Enzymol 1994 ; 233 : 346-57.

8 Iamele L, Fiocchi R, Vernocchi A. Evaluation of an automated spectrophotometric assay for reactive oxygen metabolites in serum. Clin Chem Lab Med 2002 ; 40 : 673-6.

9 Paul JL, Sall ND, Soni T, et al. Lipid peroxidation abnormalities in hemodialyzed patients. Nephron 1993 ; 64 : 106-9.

10 Dalle-Donne I, Rossi R, Giustarini D, Milzani A, Colombo R. Protein carbonyl groups as biomarkers of oxidative stress. Clin Chim Acta 2003 ; 329 : 23-38.

11 Ceballos-Picot I, Witko-Sarsat V, Merad-Boudia M, et al. Glutathione antioxidant system as a marker of oxidative stress in chronic renal failure. Free Radic Biol Med 1996 ; 21 : 845-53.

12 Nguyen-Khoa T, Massy ZA, Witko-Sarsat V, et al. Critical evaluation of plasma and LDL oxidant-trapping potential in hemodialysis patients. Kidney Int 1999 ; 56 : 747-53.


 

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