ARTICLE
Auteur(s) : S.Palleau1, C.Le
Tourneau1, I.Jrad2, J.-P.
Andreux1, I.Gouin1, V.Siguret1
1 Laboratoire d’hématologie
2 Service de gynécologie-obstétrique, GH Charles
Foix-Jean Rostand (AP-HP), Ivry-sur-Seine
virginie.siguret@cfx.ap-hop-paris.fr
Article reçu le 12 décembre 2003, accepté le
20 décembre 2003
Les observations
L’observation n° 1
Madame K., âgée de 21 ans, d’origine guadeloupéenne, est
primigeste, primipare. Elle est suivie régulièrement pendant sa
grossesse et aucune complication n’est signalée. L’électrophorèse
de l’hémoglobine est normale. Elle est de groupe sanguin O Rhésus
positif et n’a jamais été transfusée. La recherche d’agglutinines
irrégulières, réalisée au premier trimestre, est négative. À
39 semaines d’aménorrhée, devant une dilatation insuffisante
du col lors du travail spontanément débuté et une hyperthermie à
38 °C puis à 39 °C observée chez la mère, une césarienne
est pratiquée. Le nouveau-né, qui n’a montré aucun signe de
souffrance pendant le travail, est une fille de 3 340 g,
avec un score d’Apgar à 10 à une minute. Sur le plan infectieux, un
streptocoque non hémolytique (Streptococcus anginosus) sera
identifié au niveau d’une hémoculture de la mère, du placenta, du
liquide gastrique et du méconium, signant une infection
materno-fœtale. Le nouveau-né recevra pendant 7 jours une
antibiothérapie adaptée (amoxicilline/gentamicine). Dès le premier
jour de vie (j1), le nouveau-né développe un ictère sans
hépato-splénomégalie ; son état général est par ailleurs
normal (bon tonus). La bilirubine sérique totale est élevée
(195 µmol/L) (bilirubine directe 13 µmol/L). La
numération formule sanguine (NFS) montre une anémie à
11,1 g/dL, à tendance macrocytaire, régénérative, accompagnée
d’une érythroblastose considérable (366 érythroblastes pour
100 leucocytes) (tableau I).
La formule leucocytaire est normale. Étant donné la précocité de
l’apparition de l’ictère et les premiers résultats biologiques, une
maladie hémolytique par incompatibilité ABO est recherchée chez ce
nouveau-né né d’une mère de groupe O. Le nouveau-né s’avère être de
groupe B Rh positif. Le test de Coombs direct utilisant une
antiglobuline IgG est positif ; après élution par la chaleur,
un anticorps de spécificité anti-B est identifié et le titre des
IgG anti-B élués s’élève à 1/8. La recherche d’anti-B circulant est
également positive chez le nouveau-né (centre d’hémobiologie
périnatale, Paris). Chez la mère, la recherche d’agglutinines
irrégulières est toujours négative ; en revanche, le titre des
anticorps immuns anti-B est très élevé (1/2048). Le diagnostic
d’anémie hémolytique liée à une incompatibilité fœto-maternelle ABO
est retenu et il est décidé de placer l’enfant sous photothérapie
intensive (bilirubine sérique totale à 84 µmol/L dès j2).
L’évolution sera favorable sans majoration de l’anémie, avec une
érythroblastose décroissante, 290 pour 100 leucocytes à j2,
168 à j3. Avant sa sortie, l’enfant recevra 5 mg de folinate
de calcium.
Tableau I. Données biologiques des
nouveau-nés à j1.
|
|
Nouveau-né 1 |
Nouveau-né 2 |
|
Valeurs usuelles du nouveau-né à j1 |
|
Éléments nucléés* (109/L) |
126 |
85 |
|
|
|
Leucocytes corrigés** (109/L) |
27 |
20,6 |
|
10,5-30,6 |
|
Hématies (1012/L) |
2,69 |
3,54 |
|
3,9-6,1 |
|
Hémoglobine (g/dL) |
11,1 |
15,1 |
|
13,5-20,5 |
|
Hématocrite (%) |
32 |
46 |
|
43-63 |
| VGM
(fL) |
119 |
131 |
|
97-120 |
|
Plaquettes (109/L) |
213 |
114 |
|
150-400 |
|
Formule leucocytaire |
|
|
|
|
|
polynucléaires neutrophiles |
20 % (5,4 × 109/L) |
69 % (14,2 × 109/L) |
|
5,5-25 × 109/L |
|
polynucléaires éosinophiles |
2 % |
3 % |
|
< 0,85 × 109/L |
|
polynucléaires basophiles |
0 % |
0 % |
|
< 0,6 × 109/L |
|
lymphocytes |
55 % (14,8 × 109/L) |
15 % (3 × 109/L) |
|
2-12 × 109/L |
|
monocytes |
11 % (2,9 × 109/L) |
10 % (2,1 × 109/L) |
|
0,4-3,1 × 109/L |
|
blastes |
2 % |
– |
 |
Discrète myélémie |
|
myélocytes neutrophiles |
5 % |
1 % |
|
métamyélocytes neutrophiles |
5 % |
2 % |
|
Érythroblastes pour 100 leucocytes |
366 |
312 |
|
Quelques |
Anomalies morphologiques
des hématies |
Anisocytose +++ |
Anisocytose +++ |
|
|
|
|
Anisochromie +++ |
Polychromatophilie +++ |
|
|
|
Polychromatophilie +++ |
Macrocytose +++ |
|
|
|
Réticulocytes (109/L) |
554 |
608 |
|
< 250 |
|
Bilirubine sérique totale*** (µmol/L) |
195 |
247 |
|
10-180 |
* Éléments nucléés comptés par impédancemétrie par l’automate
de cytologie. La lecture du frottis chez un nouveau-né s’impose
pour dénombrer le nombre d’érythroblastes pour
100 leucocytes ; **leucocytes corrigés selon la
formule : (éléments
nucléés × 100)/(100 + nombre d’érythroblastes
pour 100 leucocytes) ; ***mesurée par diazo-réaction
(Centre d’hémobiologie périnatale, Paris).
L’observation n° 2
Madame J., âgée de 34 ans, d’origine tunisienne, est
quatrième geste, quatrième pare. L’électrophorèse de l’hémoglobine
est normale. Elle est de groupe sanguin O Rh positif et n’a jamais
été transfusée. La recherche d’agglutinines irrégulières réalisée
au premier trimestre est négative. Ses précédents enfants ont tous
été délivrés par césarienne. Devant les antécédents d’utérus
tri-cicatriciel, une césarienne est programmée à 39 semaines
d’aménorrhée. Madame J. donne naissance à un garçon de
4 370 g avec un score d’Apgar à 10 à une minute. Le
nouveau-né présente, dès le jour de la naissance (j1), une pâleur,
un ictère important avec une bilirubine sérique totale à
247 µmol/L (bilirubine directe 19 µmol/L) sans
hépato-splénomégalie, ni altération de l’état général. La NFS à j1
ne montre pas d’anémie ; il existe une macrocytose, une
réticulocytose élevée, accompagnée d’une érythroblastose très
importante (312 érythroblastes pour 100 leucocytes)
(tableau I) (figure 1). La formule
leucocytaire est normale. Une thrombopénie à
114 × 109/L et une CRP à 34 mg/L font
débuter une antibiothérapie probabiliste non documentée sur le plan
bactériologique par amoxicilline/gentamicine, poursuivie pendant
5 jours. Devant la sévérité de l’ictère dès j1, le diagnostic
de maladie hémolytique du nouveau-né est évoqué. Le nouveau-né se
révèle être de groupe A Rh positif. Le test de Coombs direct
utilisant une antiglobuline IgG est positif et après élution par la
chaleur, un anticorps anti-A est identifié ; le titre des IgG
anti-A élués est de 1/16 (Centre d’hémobiologie périnatale, Paris).
La recherche d’agglutinines irrégulières chez la mère est toujours
négative. Le diagnostic d’anémie hémolytique par incompatibilité
fœto-maternelle ABO est retenu. L’anamnèse permet de retrouver un
antécédent de maladie hémolytique du nouveau-né liée à une
incompatibilité ABO lors de deux des trois naissances précédentes.
L’enfant est traité par photothérapie intensive (bilirubine sérique
totale à 162 µmol/L à j5). L’évolution sera favorable avec
l’apparition d’une discrète anémie (13,4 g/dL à j3). Avant sa
sortie, l’enfant recevra 5 mg de folinate de calcium.
Les points de vue du biologiste et du clinicien
Devant l’apparition précoce, c’est-à-dire dès les
48 premières heures de vie, d’un ictère chez un nouveau-né à
terme, le diagnostic d’anémie hémolytique par incompatibilité
fœto-maternelle ABO doit être évoqué en premier lieu si la mère est
de groupe O et s’il n’existe pas d’incompatibilité Rhésus [1, 2].
Le dosage de la bilirubine sérique totale, indispensable, permet
d’objectiver l’intensité de l’ictère. Le groupage sanguin ainsi
qu’un test de Coombs direct doivent alors être pratiqués chez le
nouveau-né. Une recherche d’agglutinines irrégulières chez la mère
est également indispensable [1-3].
Dans les deux observations présentées, le diagnostic était
simple : il existait une incompatibilité entre les mères,
toutes deux de groupe O, et les nouveau-nés, de groupe non O, avec
la mise en évidence, à la surface des hématies des nouveau-nés,
d’anticorps IgG dirigés contre les antigènes du système ABO de
leurs propres hématies. L’anémie était absente dans un cas mais
présente dans l’autre ; à noter qu’il est rare d’observer un
taux d’Hb inférieur à 12 g/dL en cas d’incompatibilité ABO à
la naissance [3]. La réticulocytose élevée et l’érythroblastose
spectaculaire dans les deux cas témoignaient d’une érythropoïèse
très active, pour compenser l’hémolyse. Elles sont beaucoup plus
modérées habituellement [3].
Le diagnostic d’incompatibilité ABO n’est pas toujours aussi aisé.
En effet, le test de Coombs direct est négatif dans près de
50 % des cas chez le nouveau-né présentant une maladie
hémolytique par incompatibilité ABO [3]. Cette fausse négativité
est liée au fait que les hématies du nouveau-né n’expriment que
faiblement les antigènes A ou B à leur surface. De plus, les IgG ne
se lient que partiellement à la surface des hématies et, par
conséquent, la quantité d’IgG fixées est insuffisante pour pouvoir
être détectée par le test de Coombs direct. L’élution des anticorps
par la chaleur suivie de leur identification et de leur titrage est
un test plus sensible qui peut permettre de mettre en évidence un
anticorps même si le test de Coombs direct est négatif [3, 4].
Enfin, également en cas de négativité, la recherche d’anticorps
immuns anti-A ou anti-B peut être effectuée dans le sérum de la
mère, après dénaturation des IgM, par un test de Coombs indirect en
milieu physiologique [3].
Si la recherche de ces anticorps reste négative, le diagnostic de
l’incompatibilité fœto-maternelle ABO devient un diagnostic
d’exclusion [1]. Il faut exclure une incompatibilité
fœto-maternelle dans un système autre qu’ABO (Rhésus...), d’où
l’importance de la recherche d’agglutinines irrégulières chez la
mère. Il faut éliminer une hyperbilirubinémie physiologique
marquée, due à l’immaturité hépatique du nouveau-né ;
toutefois, l’ictère physiologique du nouveau-né n’est jamais
présent à la naissance et n’apparaît classiquement qu’à partir de
la 36e heure pour atteindre un maximum au
3e-4e jour, et disparaître avant le
10e jour. Enfin, il faut exclure une autre cause
d’ictère néonatal. Un ictère lié à une hyperhémolyse est fréquent
dans certaines anémies hémolytiques congénitales (déficit en
glucose 6 phosphate déshydrogénase [G6PD], sphérocytose
héréditaire...), en cas de polyglobulie. Certains syndromes
infectieux s’accompagnent d’ictères. Enfin, en cas d’ictères
prolongés, d’autres étiologies sont à rechercher parmi lesquelles
une cholestase, un ictère « au lait de mère ». Enfin, il
faut savoir que dans près de 50 % des cas, aucune étiologie
précise n’est retrouvée [4]. Les examens complémentaires seront
alors adaptés en fonction du contexte clinique [1]. Ainsi, par
exemple, chez les nouveau-nés d’origine asiatique, africaine ou
méditerranéenne, la mesure de l’activité de la G6PD érythrocytaire
est un test important à pratiquer, notamment chez les garçons,
compte tenu du mode de transmission récessif lié au sexe de cette
pathologie. Ainsi, le déficit en G6PD est systématiquement
recherché dans certaines maternités [4] : à Marseille, il
atteint 2,1 % de la population mâle et le risque relatif de
développer un ictère pathologique chez ces enfants est de 2,6.
Éléments physiopathologiques de l’anémie hémolytique par
incompatibilité fœto-maternelle ABO
La base physiopathologique du diagnostic d’anémie hémolytique
par incompatibilité fœto-maternelle ABO est une incompatibilité de
groupe entre la mère, qui est toujours de groupe O et le
nouveau-né, de groupe non O [3]. Comme l’illustre le cas n° 1,
une incompatibilité fœto-maternelle ABO peut se manifester dès la
première grossesse à l’inverse de l’incompatibilité fœto-maternelle
Rhésus. Mais alors comment une femme primipare de groupe O n’ayant
jamais été transfusée peut-elle avoir des anticorps en circulation
capables de détruire les globules rouges A ou B de son fœtus ?
Dans le tableau d’une incompatibilité fœto-maternelle ABO, les
anticorps anti-A ou anti-B responsables d’anémie hémolytique du
nouveau-né sont des anticorps immuns IgG, synthétisés après contact
avec l’antigène. Il ne faut pas confondre ces anticorps immuns avec
les anticorps anti-A et anti-B naturels, dits « de
groupe », présents chez tout individu ne possédant pas les
antigènes correspondants sur la membrane de ses propres hématies,
et n’ayant jamais été en contact avec eux ; ces anticorps
naturels sont généralement des IgM, qui ne passent donc pas la
barrière placentaire. Le développement d’anticorps immuns anti-A ou
anti-B chez une femme se produit : 1) soit par
allo-immunisation par voie transplacentaire lors d’une grossesse
antérieure ou après une transfusion ; 2) soit, dans 95 %
des cas, par hétéro-immunisation après contact avec des agents de
l’environnement portant les substances A et B ou ayant une
communauté antigénique avec ces substances : pollens,
bactéries et micro-organismes de la flore intestinale, bactéries
utilisées dans certains vaccins, extraits tissulaires à usage
thérapeutique et certains produits alimentaires d’origine végétale
ou animale [3]. Ce dernier processus d’hétéro-immunisation explique
pourquoi la maladie hémolytique peut aussi bien se développer chez
une femme primipare que multipare. À noter que les anticorps immuns
dirigés contre les substances A ou B peuvent être des IgA, des IgG,
ou des IgM, mais seuls les IgG nous intéressent ici, puisqu’ils
sont les seuls à traverser la barrière placentaire. Les anticorps
immuns IgG anti-A ou anti-B peuvent persister un à deux ans dans la
circulation de la mère. Cette persistance transitoire permet de
comprendre pourquoi la maladie hémolytique peut n’atteindre qu’un
seul enfant d’une même fratrie. Dans certains cas, les IgG
persistent plus longtemps et à un titre plus important. Par
exemple, lors d’infections à répétition, les bactéries exprimant
des substances A et B, ou des substances ayant une analogie
structurale avec ces substances, stimulent fréquemment le système
immunitaire. Chaque réponse sera alors amplifiée et plus rapide que
la précédente, entraînant un titre élevé d’anticorps.
Il a été remarqué que l’incidence de la maladie hémolytique du
nouveau-né par incompatibilité ABO est plus fréquente chez les
sujets noirs ou arabes que chez les sujets de race blanche [5]. En
fait, 85 % des sujets d’Afrique noire sont de groupe O Rhésus
positif. De plus, la sensibilité des hématies à l’hémolyse semble
plus élevée chez les Asiatiques et Noirs Américains que chez les
Blancs. En revanche, la sévérité de la maladie hémolytique ne
semble pas être différente.
L’incompatibilité fœto-maternelle ABO concerne 15 % des
grossesses correspondant aux femmes de groupe O accouchant
d’enfants de groupe A ou B. Cependant, la maladie hémolytique ne se
déclare cliniquement chez l’enfant que dans 3 % de ces cas, ce
qui en fait une pathologie plutôt rare (0,45 % des naissances)
[5]. Ce faible pourcentage est lié à la spécificité des anticorps
maternels en cause et à leur faible potentiel à interagir avec les
hématies du nouveau-né. La nature des anticorps maternels rend la
fixation imparfaite aux antigènes présents sur la membrane des
hématies du nouveau-né. L’immunisation pouvant s’être produite
grâce à des substances A et B de l’environnement, les épitopes ne
sont alors pas strictement identiques à ceux présents à la surface
des érythrocytes du nouveau-né. L’affinité est donc faible entre
les anticorps immuns et les antigènes de groupe, ce qui contribue à
expliquer l’inefficacité des anticorps à provoquer une hémolyse (ce
phénomène contribue également à la négativité du test de Coombs
direct). Cependant, certains nouveau-nés possèdent une plus grande
communauté antigénique entre leurs antigènes de groupe et les
substances A ou B de l’environnement. Dans ce cas, la fixation
antigène-anticorps est beaucoup plus forte et l’activité
hémolytique des IgG beaucoup plus puissante.
Contrairement aux antigènes Rhésus présents uniquement à la
surface des hématies, les antigènes de groupe sanguin A ou B sont
exprimés à différents niveaux de l’organisme : cellules
endothéliales vasculaires, tissus, plaquettes avec parfois présence
de substances A ou B solubles dans le sérum de l’enfant. Les IgG de
la mère ayant traversé la barrière placentaire sont donc
partiellement neutralisées par l’expression de ces antigènes à
différents niveaux. Cela minimise la destruction intravasculaire
des hématies. Il faut également préciser que les IgG ne persistent
que deux à trois jours dans la circulation du nouveau-né. Sans un
titre relativement élevé des anticorps, il n’y aura pas d’hémolyse
chez le nourrisson ou l’hémolyse restera très modérée, car les
anticorps ne seront pas assez puissants pour activer le complément
et ainsi provoquer l’hémolyse.
Prise en charge thérapeutique
La prise en charge des nouveau-nés dépend de la sévérité de
l’ictère ; dans la plupart des cas, un traitement par
photothérapie intensive est mis en place, dont l’efficacité est
appréciée par le suivi régulier de la concentration de bilirubine
sérique totale [1]. Chez le nouveau-né à terme, les cas d’anémie
sévère et/ou d’ictère nucléaire (complication possible en cas de
bilirubine sérique totale > 340 µmol/L) sont
rarissimes dans le cas d’incompatibilité ABO. La nécessité d’une
exsanguino-transfusion n’est rapportée que dans 1 cas pour
1 000 à 1 cas pour 4 000 [5]. En cas d’anémie
et/ou de régénération prolongée, une supplémentation en folinate
est conseillée.
Références
1. Sender A, De Lachaux V. Diagnostic de l’ictère du
nouveau-né. Encycl Méd Chir Pédiatrie 1992 ;
4-002 R30.
2. Newman TB, Maisels MJ. Evaluation and treatment
of jaundice in the term newborn : a kinder, gentler, approach.
Pediatrics 1992 : 89 : 809-18.
3. Poissonnier MH, Brossard Y, Soulié JC, Maynier M,
Larsen M, De Lachaux V. Incompatibilité fœtomaternelle
érythrocytaire. Encycl Méd Chir Gynécologie/Obstétrique
1998 : 5-020-A20 ; Pédiatrie 4-002 R-25.
4. Nathan D, Oski F. Hematology of infancy and
childwood. Philadelphia : WB Saunders Company, 1993 :
1 : 66.
5. Badens C, Leclaire M, Collomb J, et al.
Déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase et ictère néonatal.
Presse Med 2001 ; 30 : 524-6.
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