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Thyroglobulin assay ambiguities


Annales de Biologie Clinique. Volume 56, Number 1, 41-7, Janvier - Février 1998, Revues générales


Résumé   Summary  

Author(s) : R. Sapin, J.-L. Schlienger.

Summary : Thyroglobulin immunometric “sandwich” assays (IMA) have taken over competitive radioimmunoassays, but this assay remains problematic. A human thyroglobulin reference material (CRM 457) has been prepared but is not widely used. That constitutes the main cause of very marked between-kit variability of thyroglobulin results. High-dose hook effect, which can falsely decrease the result of a serum with high concentration of thyroglobulin, is not exceptional in one-step assays and should be systematically checked. Selection of monoclonal antibodies with no cross-reactivity with anti-thyroglobulin autoantibodies or of polyclonal antibodies with very high affinity, have reduced the frequency of interference due to autoantibodies, but did not abolish it. Recovery test is used to detect such interference, but with insufficient sensitivity. In fact, recovery determination can be influenced by the nature of thyroglobulin added to the serum (not identical to endogenous thyroglobulin), by the delay of incubation of exogenous thyroglobulin and serum autoantibodies and by the amount of added thyroglobulin. In addition, recovery is often wrongly expressed as the observed/theoretic ratio of final concentrations instead of added concentrations. In untreated Graves’ diseasepatients and despite normal recovery test, thyroglobulin measured by IMA is lower when anti-thyroglobulin autoantibodies are present. Consequently, thyroglobulin result should be interpreted in function of presence or absence of autoantibodies. Development of total (free and autoantibody bound) thyroglobulin assay would be useful to evaluate assay and recovery test performances.

Keywords : Standardisation – Hook effect – Interference – Recovery test – Immunoassay.

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ARTICLE

La thyroglobuline est une grosse glycoprotéine iodée de masse molaire 660 000, synthétisée exclusivement dans la glande thyroïde [1]. Elle est le précurseur des hormones thyroïdiennes. Elle est présente dans le sérum des sujets sains. Sa concentration sérique augmente avec la masse fonctionnelle thyroïdienne, l'hyperactivité thyroïdienne [2] et en cas de lésions tissulaires destructrices. En pratique clinique, la détermination de la thyroglobuline n'est validée que dans la surveillance du cancer thyroïdien différencié opéré, pour la détection d'une récidive, associée à une élévation de la thyroglobuline, et dans la reconnaissance de l'hyperthyroïdie factice ou d'une hypothyroïdie par athyréose, situations qui s'accompagnent d'un effondrement du taux de thyroglobuline [1].

Depuis quelques années, au moins pour ce qui concerne les réactifs commercialisés, les méthodes immunométriques à deux sites (IMA) de dosage sérique ont pris le pas sur les méthodes radio-immunologiques compétitives (RIA) [3, 4]. Ces dernières sont en effet pénalisées par un défaut de stabilité de la thyroglobuline radioactive utilisée comme traceur, une limite de détection un peu élevée et, pour certaines d'entre elles, par des interférences non spécifiques [5]. D'autre part les dosages IMA se caractérisent par une meilleure reproductibilité, une limite de détection plus basse, une meilleure adaptation à l'automatisation et au développement de méthodes non isotopiques [6]. Cependant, il subsiste d'importantes difficultés méthodologiques, parmi lesquelles la standardisation, la limite de détection, la reproductibilité inter-essai, l'effet crochet et l'interférence des anticorps antithyroglobuline [7]. Tous ces problèmes sont susceptibles d'être préjudiciables au patient parce qu'ils influencent l'interprétation des résultats.

Standardisation

Les différents contrôles de qualité, italien et français en particulier, font régulièrement apparaître des écarts très importants entre les résultats rendus par différents laboratoires. L'erreur systématique d'un laboratoire peut fréquemment atteindre 60 % [8]. Nous avons comparé les résultats obtenus avec deux trousses, Dyno-test Tg-S® de Henning (Behring France) (n = 35) et Elsa-Tg® de CIS bio international (n = 20) à ceux obtenus avec la trousse Thyroglobuline Irma® de Sanofi Pasteur. Les coefficients de corrélation sont très bons dans les deux cas (r = 0,99 et 0,98 respectivement), mais les pentes des droites de régression diffèrent nettement de 1 (0,66 et 0,60) avec des ordonnées à l'origine négligeables.

Une source importante de variation est le défaut d'utilisation d'un standard commun. Un matériel de référence (préparation CRM 457) a pourtant été fabriqué sous l'égide du Bureau de référence de la Communauté européenne [9]. Son utilisation a permis d'objectiver des écarts importants entre les résultats des différentes trousses commerciales [10]. Les facteurs de conversion en étalon CRM 457 pour 8 trousses étudiées sont compris entre 0,79 et 1,92 [11] (tableau 1). Leur application a permis de réduire la variabilité des résultats d'un échantillon de contrôle de qualité de 45,7 à 18,8 % [12]. L'utilisation de cet étalon, encore limitée à l'heure actuelle, devrait donc s'imposer afin de réduire la variabilité entre trousses. Des différences devraient néanmoins subsister, dues à la spécificité variable des anticorps de chaque trousse et à une certaine hétérogénéité de la thyroglobuline circulante [13, 14].

Limite de détection

L'utilisation du dosage de thyroglobuline pour la détection de tissu thyroïdien résiduel après thyroïdectomie totale pour traitement d'un cancer différencié de la thyroïde impose une limite de détection aussi basse que possible. Les données disponibles pour comparer les performances des différentes trousses se limitent, encore trop souvent, à la limite de détection analytique basée sur la reproductibilité intra-essai de l'étalon zéro (tableau 1). Ce paramètre donne une appréciation trop optimiste de la limite de détection.

L'objectif est d'établir pour chaque méthode la limite de détection fonctionnelle en fonction de la variabilité inter-essai : concentration correspondant à un coefficient de variation fixé arbitrairement à 20 % ou, plus idéalement, égal à la moitié de la variabilité intra-individuelle de la thyroglobuline établie sur une durée suffisamment longue de 6 mois minimum [7, 15]. Pour les trousses Dyno-test Tg-S® et Thyroglobuline Irma®, les limites de détection fonctionnelle annoncées sont respectivement de 0,3 et 0,8 µg/l.

Reproductibilité inter-essai

La nécessité de comparer des résultats obtenus à 6 mois ou un an d'intervalle, dans le suivi des patients cancéreux notamment, justifie une bonne reproductibilité inter-essais [16]. Les coefficients de variation annoncés vont de 3 à 10 %. Ces performances, encore souvent imparfaites, donnent tout son sens à l'approche « intra-essai » du suivi d'un patient. Celle-ci consiste à conserver congelée une aliquote de sérum, qui sera dosée dans la même série que l'échantillon suivant. La significativité de l'évolution de la thyroglobuline s'apprécie alors en tenant compte de la seule variabilité intra-essai, plus faible que la variabilité inter-essais. Une récidive peut ainsi être détectée plus précocement [7]. Cette pratique de laboratoire, déjà prévue par la nomenclature des actes de biologie médicale pour certains marqueurs tumoraux, devrait être appliquée au dosage de thyroglobuline dont la conservation à - 20 °C est satisfaisante sur l'intervalle de temps entre deux contrôles (6 mois à un an). Cependant, il importe d'éviter une trop longue conservation et des cycles répétés de congélation-décongélation [5].

Effet crochet

Dans notre expérience de 4 600 dosages réalisés avec la trousse Thyroglobuline Irma® (Sanofi Pasteur), nous avons observé 3 % de résultats supérieurs à 1 000 µg/l et 0,1 % supérieurs à 10 000 µg/l. La probabilité non négligeable de résultats élevés rend nécessaire la maîtrise de l'effet crochet. Celui-ci peut en effet abaisser faussement le résultat du dosage IMA d'un échantillon de concentration très élevée. Dans les méthodes en une étape, ce piège peut se manifester dès 2 000 µg/l alors qu'il est repoussé à des concentrations plus exceptionnelles de l'ordre de 50 000 µg/l minimum dans les dosages en deux étapes (tableau 1). Ce piège peut être évité par l'analyse de la cohérence du résultat avec celui d'une dilution systématique ou d'un mélange de plusieurs échantillons [17]. Le test de récupération réalisé de façon systématique peut constituer un moyen indirect de mise en évidence de l'effet crochet, un résultat négatif ou très bas étant un signe d'alerte [18].

Interférence des auto-anticorps antithyroglobuline

Le problème majeur du dosage de thyroglobuline reste celui de l'interférence des auto-anticorps antithyroglobuline. En effet, ceux-ci sont fréquemment présents dans les maladies de Hashimoto et de Basedow, respectivement 83 % et 54 % dans notre expérience, ainsi que dans les cancers différenciés de la thyroïde 15 à 30 % d'après la littérature [1]. En présence d'auto-anticorps, le résultat du dosage de thyroglobuline doit être comparé à la concentration de thyroglobuline totale (libre + liée aux auto-anticorps), témoin de la production de thyroglobuline par le tissu thyroïdien.

Dans un dosage RIA, le résultat de l'interférence des auto-anticorps dépend de plusieurs facteurs, en particulier l'affinité du premier anticorps, la spécificité de la méthode de séparation et le volume de la prise d'essai [19]. En fait, dans un dosage avec une méthode de séparation spécifique, l'interférence se traduit, le plus fréquemment, par une surestimation de la thyroglobuline associée à un risque de faux positif. Dans un dosage IMA, les auto-anticorps peuvent empêcher l'accès des « anticorps réactifs » à la thyroglobuline complexée aux auto-anticorps et induire une sous-estimation, avec cette fois un risque de faux négatif [20].

Comment mettre en évidence l'interférence des auto-anticorps ?

La détection des auto-anticorps, même par une méthode sensible, n'est pas suffisante pour suspecter une interférence dans la mesure où leur présence n'implique pas forcément une interférence et où leur absence ne permet pas de l'exclure [21, 22]. C'est pourquoi, depuis plusieurs années, la réalisation systématique d'un test de récupération (ou surcharge) est préconisée. Ce test consiste à calculer le pourcentage de récupération, rapport de la quantité de thyroglobuline dosée dans le sérum (après soustraction de la thyroglobuline endogène) sur la quantité connue de thyroglobuline ajoutée au sérum. Il faut déplorer que ce pourcentage soit assez fréquemment calculé par le rapport concentration finale mesurée sur concentration finale théorique après surcharge [21, 23-26] ; ce mode de calcul conduit à une estimation trop optimiste des performances de récupération quand la concentration de thyroglobuline de départ n'est pas basse. Les limites d'acceptabilité du test de récupération (absence d'interférence) vont de 80 à 120 %, avec une tolérance entre 70 % et 130 %.

Une diminution du pourcentage de récupération est observée dans les échantillons ayant un fort titre d'auto-anticorps [22]. En revanche, et de façon inattendue, la réalisation du test de surcharge peut mettre en évidence des pourcentages de récupération élevés dans des échantillons à fortes concentrations de thyroglobuline [5, 22, 27]. Une neutralisation incomplète d'anticorps hétérophiles contenus dans l'échantillon a été avancée pour expliquer ce phénomène [20]. Il pourrait aussi être la conséquence de l'action de protéases qui, en modifiant la structure conformationnelle de la thyroglobuline pendant l'incubation, entraînent l'exposition d'un épitope caché au départ [28]. En pratique, ces rendements élevés associés à des valeurs de thyroglobuline très élevées ne devraient pas nuire gravement à l'interprétation clinique des résultats.

Peut-on développer un dosage sans interférence ?

Deux approches ont été suivies dans le but de supprimer l'interférence des auto-anticorps dans les dosages IMA. La première a consisté à sélectionner des anticorps monoclonaux avec une spécificité différente de celle des auto-anticorps, capables de reconnaître la thyroglobuline même complexée avec les auto-anticorps. Des études ont en effet montré que les auto-anticorps présents dans les affections thyroïdiennes ont une spécificité relativement étroite et ne reconnaissent que certaines zones épitopiques de la thyroglobuline [29, 30]. Cette première approche a été mise en œuvre dans la trousse Thyroglobuline Irma® [31, 32]. La seconde approche a été de sélectionner des anticorps polyclonaux de très haute affinité capables de déplacer les auto-anticorps (trousse Dyno-test Tg-S®) [18]. Si, avec ces deux trousses, la fréquence de l'interférence est inférieure aux valeurs obtenues avec d'autres trousses comprises entre 6 à 9 % [3, 18, 27], elle n'est pas nulle pour autant. En effet, sur 4 600 dosages nous avons observé 0,6 % de tests de récupération inférieurs à 70 % avec la trousse Thyroglobuline Irma®, et la fréquence est de 0,7 % avec la trousse Dyno-test Tg-S® dans une série de 271 cancers [18]. Ces pourcentages doublent sensiblement si l'on adopte un seuil d'interférence à 80 %.

Le test de récupération a-t-il une sensibilité suffisante ?

La question primordiale est de savoir si un résultat du test de récupération compris dans les limites d'acceptation est une garantie suffisante d'absence d'interférence.

Il a été récemment décrit que si l'on surcharge en auto-anticorps un sérum de concentration faible en thyroglobuline (13 µg/l), un test de récupération voisin de 80 % peut être observé avec une diminution de la concentration mesurée de thyroglobuline d'environ 40 % de la valeur initiale [5]. Dans cette expérience le test de récupération n'a donc pas une sensibilité suffisante pour détecter une chute importante de la mesure de la thyroglobuline endogène.

Chez des patients suivis pour cancer différencié de la thyroïde avec auto-anticorps positifs et qui présentent des signes cliniques évidents de récidive, des discordances ont été observées entre les résultats IMA de thyroglobuline inférieurs à la limite de détection alors que le RIA donne des résultats plus élevés [7]. De plus, chez ces mêmes patients, en présence d'un résultat IMA effondré, le pourcentage de récupération peut être, avec la trousse IMA, normal ou bas.

Enfin, comme d'autres auteurs [33], nous avons constaté, chez des patients atteints de maladie de Basedow non traitée, une médiane de thyroglobuline significativement plus basse dans un groupe de 32 sérums positifs en auto-anticorps que dans un groupe de 24 sérums négatifs (médiane de thyroglobuline respectivement à 41 et 206 µg/l ; test de Mann-Withney, p < 0,001) (figure 1). Le pourcentage de récupération est plus bas (p < 0,01) dans le groupe positif (médiane à 93 %) que dans le groupe négatif (médiane à 107 %). En excluant du groupe positif les 6 échantillons dont le pourcentage de récupération est inférieur à 80 %, la thyroglobuline reste abaissée (p < 0,01) avec une médiane à 46 µg/l et des valeurs comprises entre 1,3 et 1 680 µg/l. La thyroglobuline est normale (< 50 µg/l) chez 50 % des patients positifs en auto-anticorps contre 16 % des patients négatifs. Si cette différence n'est pas la conséquence d'une interférence des auto-anticorps, non révélée par le test de surcharge, la baisse de la thyroglobuline pourrait être le reflet d'une augmentation de la clairance métabolique en présence d'auto-anticorps [33].

En fait trois critiques majeures ont été faites au test de récupération [34] :

- La quantité de thyroglobuline ajoutée peut influencer le résultat ; une surcharge modérée, mais suffisante pour avoir une bonne précision de mesure, semble justifiée [35]. Le pourcentage de récupération peut en effet s'élever quand la quantité de thyroglobuline ajoutée augmente.

- Une pré-incubation de la thyroglobuline ajoutée et du sérum paraît nécessaire pour assurer l'équilibre entre la thyroglobuline ajoutée et les auto-anticorps. Il est connu que la cinétique de réaction de la thyroglobuline avec les anticorps est assez lente [7]. L'omission de cette incubation préalable peut diminuer la sensibilité du test. En présence d'une interférence, nous avons par exemple observé qu'une pré-incubation d'une nuit à température ambiante entre le sérum et la thyroglobuline ajoutée abaisse le pourcentage de récupération d'un sérum de 58 à 40 %.

- La nature de la thyroglobuline ajoutée est importante, la réactivité de la thyroglobuline ajoutée vis-à-vis des auto-anticorps pouvant être différente de celle de la thyroglobuline endogène [7]. Cette dernière exigence, identité de la thyroglobuline ajoutée et de la thyroglobuline endogène, semble particulièrement difficile à satisfaire pour assurer dans tous les cas la fiabilité du test de récupération.

CONCLUSION

Le dosage de thyroglobuline pose encore de nombreux problèmes.

Pour le médecin, l'absence de standardisation rend dangereuse la comparaison de deux résultats obtenus dans des laboratoires différents avec des trousses différentes. Il est souhaitable que le suivi d'un patient atteint d'un cancer différencié de la thyroïde soit réalisé avec la même méthode, de préférence dans le même laboratoire. Ainsi, à l'arrivée d'un prélèvement, une aliquote pourra être congelée en vue d'un dosage ultérieur dans une même série. Cette pratique peut permettre la détection plus précoce d'une récidive. Comme le montrent les résultats obtenus chez les patients atteints de la maladie de Basedow, l'interprétation d'un résultat devra nécessairement tenir compte de l'absence ou de la présence d'anticorps antithyroglobuline, même si le résultat du test de récupération est normal.

Pour le biologiste, il est indispensable que le piège de l'effet crochet soit évité, surtout avec une méthode en une étape, avec laquelle le risque d'erreur est particulièrement important. La mise en évidence d'une interférence due aux auto-anticorps reste primordiale. Dans ce cadre, la confrontation des résultats avec les données cliniques est essentielle. En cas de discordance, la comparaison des résultats d'un dosage IMA et d'un dosage RIA, surestimant le résultat en cas d'interférence, peut être un élément déterminant. Même si sa sensibilité peut être mise en cause, le test de récupération reste un moyen de détecter certaines interférences. Le laboratoire devra s'attacher à valider le protocole utilisé en étudiant en particulier l'effet sur le résultat de la pré-incubation et de la quantité de thyroglobuline ajoutée. Le calcul du pourcentage de récupération devrait toujours être fait par le rapport quantité de thyroglobuline retrouvée sur quantité ajoutée. Lorsque la concentration de thyroglobuline endogène n'est pas négligeable devant la concentration ajoutée, ce rapport est en effet beaucoup plus sensible que le rapport concentration dosée après surcharge sur concentration théorique, encore trop souvent employé à tort.

La mise au point d'un dosage de thyroglobuline totale (libre et liée aux anticorps) constituerait un outil de référence très utile à l'évaluation exacte des performances d'une méthode de dosage et du test de récupération.

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