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Specific IgG, IgM, IgA and IgE isotype characterization in systemic candidosis


Annales de Biologie Clinique. Volume 56, Number 3, 329-36, Mai-Juin 1998, Articles originaux


Résumé   Summary  

Author(s) : D. Toubas, D. Aubert, F. Marnef, I. Villena, B. Pignon, A. Léon, A. Foudrinier.

Summary : Enzyme-linked immunofiltration assay technique (Elifa) has been applied to the characterization of G, M, Aand E anti-Candida antibodies isotypes specific to cell wall mannans in 201 sera from 126 patients. These sera were studied at the same time using Co-immunoelectrodiffusion and indirect immunofluorescence. In 18 of 21 patients with systemic candidiasis, Elifa demonstrated the presence of antimannan IgG antibodies in sera contemporary of Candida positive blood culture. These IgG were associated with antimannan IgM, A and E in 15 patients. In 37 patients colonized with Candida, used as negative controls, antimannan IgG were detected in 3 cases, and in 2 were associated with specific IgMs. The sensitivity and specificity of Elifa IgM and IgA in the diagnosis of systemic Candidiasis were 85,7 % and 81 %, respectively. The kinetic study shows that the different isotypes appeared most of the time simultaneously. The evolution of the 4 isotypes beyond the acute episode was variable and without correlation with the clinical status. The decrease of IgG was slower than the one of IgM, IgA or IgE. The systematic research, in at risk patients, of antimannan antibodies using Elifa required simple technology. Asimilar method should allow to aim at other functional antigens which could be used in a quantitative manner to determine the efficacy of the medical treatment.

Keywords : Candida – Systemic Candidiasis – Isotypic response.

Pictures

ARTICLE

Les candidoses profondes représentent une pathologie de plus en plus fréquemment rapportée chez les patients immunodéprimés, en particulier neutropéniques [1, 2]. Cette pathologie n'épargne pas les sujets immunocompétents, lorsque de multiples facteurs de risque sont associés (antibiothérapie à large spectre, cathéter central, alimentation parentérale, chirurgie digestive...) [3].

Quel que soit le terrain, le diagnostic des candidoses profondes demeure difficile dans la majorité des cas. En effet, le tableau clinique ne présente généralement pas de symptomatologie spécifique et se résume le plus souvent à un état fébrile isolé résistant à une antibiothérapie chez un patient à risque. L'isolement de colonies de Candida à partir de sites fermés, normalement stériles, constitue un argument de grande valeur mais les résultats faussement négatifs sont loin d'être exceptionnels. La mise en évidence de levures et filaments mycéliens lors d'un examen anatomopathologique constitue la meilleure preuve de candidose invasive, mais elle n'est que rarement obtenue pour diverses raisons (absence de signes de localisation orientant vers un organe donné, fréquente contre-indication à pratiquer une biopsie, risque de prélever en dehors de la lésion...).

Toutes ces difficultés expliquent l'intérêt porté depuis ces dernières années aux examens autres que l'isolement de l'agent pathogène [4, 5]. Pour tenter d'améliorer le diagnostic des candidoses systémiques, diverses approches ont été développées dans trois directions : la recherche d'anticorps, d'antigènes et de leurs métabolites, et plus récemment d'ADN candidosique par amplification génique [6-9]. Les tests de détection d'antigènes circulants manquent de sensibilité et de spécificité et les tests de biologie moléculaire doivent être encore simplifiés avant de pouvoir être appliqués en pratique quotidienne.

Ces raisons expliquent le grand nombre de techniques proposées visant à mettre en évidence les anticorps anti-Candida. Certaines d'entre elles portent sur la recherche d'anticorps anticytoplasmiques et d'autres sur celle d'anticorps antimannane (constituants antigéniques polysaccharidiques majeurs de la paroi de Candida [10]). Bien qu'ayant fait l'objet de critiques, l'intérêt de leur détection est démontré [11]. La co-immunoélectrodiffusion (Co-IED) sur acétate de cellulose permet de révéler les anticorps antimannane dans une population de patients atteints de candidose systémique démontrée ou hautement probable avec de bonnes spécificité et sensibilité [12, 13]. Par ailleurs, la détermination des isotypes spécifiques G, M, A et E anti-Candida par diverses méthodes quantitatives (enzyme linked immuno sorbent assay ou Elisa, immunocapture, hémagglutination passive...) a fait précédemment l'objet d'études démontrant que la réponse humorale est polyisotypique, illustrant l'intérêt que pourrait constituer cette détermination dans le diagnostic des candidoses [14, 15]. Toutefois, ces techniques quantitatives ne permettent pas toujours de discriminer les candidoses profondes des candidoses superficielles et leur spécificité peut être inférieure à celles des techniques qualitatives. Il nous a donc paru intéressant d'évaluer l'intérêt d'une recherche des différents isotypes des anticorps antimannane, grâce à une technique qualitative. Pour ce faire, nous avons complété la Co-IED par la technique de filtration immunoenzymatique ou enzyme linked immunofiltration assay (Elifa) développée sur acétate de cellulose [16].

Matériels et méthodes

Sérums

Cette étude rétrospective porte sur 201 sérums provenant de 126 individus appartenant à 4 groupes. Les échantillons ont été conservés à - 20 °C.

Le groupe I (candidoses profondes) comprend 54 sérums prélevés chez 21 malades. Les critères d'inclusion dans ce groupe ont été soit la positivité d'au moins deux hémocultures prélevées le même jour en deux sites veineux différents, soit l'isolement de Candida à partir d'un site fermé normalement stérile (liquide céphalo-rachidien, liquide péritonéal...) ou encore à partir d'urines chez des patients présentant un tableau de pyélonéphrite avec isolement de plus de 106 colonies de levures par millilitre d'urines sans bactéries associées.

Le groupe II (patients « colonisés ») comprend 48 sérums de 37 patients. Ces patients, colonisés par Candida, ne présentaient pas de symptomatologie pouvant faire évoquer une candidose profonde. Un ou plusieurs prélèvements avaient permis d'isoler des levures à partir du tractus digestif ou des urines.

Le groupe III (candidose profonde probable) comprend 52 sérums prélevés chez 21 malades hautement suspects de candidose profonde, pour lesquels la recherche de Candida avait été positive à partir de plusieurs sites ouverts (gorge, selles, expectorations, urines). Pour ces patients, l'isolement de Candida à partir d'un site profond n'avait pu être réalisé.

Le groupe IV (témoins) comprend 47 sérums obtenus de 25 donneurs de sang et de 22 malades hospitalisés, non suspects de candidose et pour lesquels un prélèvement nous avait été adressé pour diverses sérologies parasitaires.

Sérum de référence

Le sérum de référence utilisé pour la mise en évidence de l'arc mannane dans les sérums testés est un sérum humain préalablement sélectionné par Co-IED avec un sérum de lapin hyperimmunisé antimannane [12].

Antigènes

Une préparation d'antigène métabolique de Candida albicans (Sanofi Pasteur) à la concentration de 2,3 mg/ml a été utilisée pour la Co-IED et l'Elifa. La souche de Candida albicans utilisée pour la réaction d'immunofluorescence indirecte (IFI) est le clone VW32 de sérotype A choisi en raison de sa bonne réactivité avec les sérums d'animaux hyperimmuns [17].

Méthodes

La co-immunoélectrodiffusion (Co-IED) sur membrane d'acétate de cellulose consiste à faire migrer rapidement, les uns vers les autres, sérums et antigènes puis à révéler par coloration au bleu de Coomassie les différents arcs formés par les complexes antigènes-anticorps précipitants. Les bandes d'acétate de cellulose (Sartorius IEN 112000,25 x 160), après avoir été imprégnées en tampon Tris-glycine 0,2 M pH 9, sont disposées dans des cuves de migration (Sebia). Quinze microlitres d'antigène sont déposés linéairement du côté cathodique de la membrane. Du côté anodique, 3 sérums sont placés côte à côte sous forme de gouttes de 15 µl chacune. Après 2 heures 15 minutes de migration électrophorétique sous une tension de 140 volts (générateur Sebia 500), les membranes sont découpées et lavées en tampon Tris-Nacl 0,15 M.

En général, la Co-IED consiste à faire migrer, conjointement sur une même bande, deux sérums à étudier déposés de part et d'autre d'un sérum de référence sélectionné pour la spécificité connue de ses anticorps. Les réactions d'identité (coalescence) qui s'établissent avec les arcs du sérum de référence permettent alors de repérer les systèmes identiques présents dans les sérums testés, et en particulier le système précipitant mannane antimannane. Lorsque l'on veut réaliser une étude cinétique comparative entre deux prélèvements successifs d'un même patient, ces deux sérums seront alors déposés côte à côte. L'augmentation de la concentration des anticorps antimannane dans un sérum se traduit par l'intensification et le déplacement de l'arc mannane vers le dépôt antigène (figure 1). Inversement, une diminution des anticorps est appréciée par son déplacement vers le dépôt du sérum.

Dans le test Elifa, les systèmes précipitants sont révélés et caractérisés par immunofiltration avec des anticorps marqués par une enzyme et spécifiques de chacun des quatre isotypes IgG, M, A ou E. Pour cela, après Co-IED, quatre bandes identiques sont découpées, montées dans des cellules de filtration conçues pour l'Elifa (Bioblock France) et soumises à une filtration qui se déroule à un débit constant (1 ml/minute) en trois étapes :

- 5 minutes de lavage en tampon PBS-Tween 20 (1 ‰)-albumine bovine (1 ‰) ;

- 15 minutes de marquage par des anticorps de chèvre ou de mouton anti-IgG, IgM, IgA ou IgE humaines marqués à la phosphatase alcaline (Biosys réf BI 2515 C ; BI 2519, BI 2516 C, Caltag réf M 15708). Ces anticorps sont dilués (1/1 000 à 1/10 000) en PBS-Tween-Albumine ;

- 5 minutes de lavage en PBS pH 7,2.

Ces différentes étapes de filtration peuvent être réalisées de façon automatique grâce à un module contrôlant pompes et électrovannes (Bioblock France). Les membranes sont alors retirées des cellules de filtration et immergées dans le tampon de révélation (40 ml de tampon amino-2 méthyl-2 propanol-1 pH 10,15 + 1,6 g de MgCl2). Le révélateur [5bromo 4chloro 3indolyl phosphate (10 mg) dissous dans 1 ml de N,N diméthylformamide] est ajouté. Dès que la révélation des arcs de précipitation est obtenue, les bandes sont rincées en eau distillée, puis la réaction est stoppée à 4 °C par une solution d'acide acétique à 5 %.

L'immunofluorescence indirecte (IFI), systématiquement associée à la Co-IED et à l'Elifa, est réalisée selon une technique précédemment décrite [18]. Ce test est considéré comme significatif quand la réaction est au moins positive à la dilution 1/3200.

Résultats

Recherche d'anticorps anti-Candida (Co-IED et IFI)

Les résultats obtenus par Co-IED et IFI sont exposés dans le tableau 1.

Dans le groupe I (candidoses profondes certaines), le premier sérum prélevé simultanément ou après l'isolement de Candida en site profond est positif par Co-IED dans 18 cas sur 21 (85,7 %). L'IFI n'est positive dès ce premier prélèvement que dans 9 cas, mais se positive plus tardivement dans 5 autres cas. Dans aucun cas, l'IFI n'anticipe la Co-IED. Dans 3 cas de septicémies, la sérologie est négative par les deux techniques. Il s'agit, dans 2 cas (n° 19 et 20), de patients leucémiques en aplasie et dans le troisième (n° 21) d'un enfant prématuré âgé de 3 semaines (tableau 2).

Dans le groupe II (sujets colonisés), la Co-IED est positive chez 3 patients sur 37 (8,1 %). Pour deux d'entre eux, l'IFI est également positive. Un des trois patients, porteur d'une sonde urinaire, présente des urines positives à C. albicans. Le second cas concerne une patiente opérée d'un cancer colique et pour laquelle C. albicans a été isolé d'un prélèvement de selles. Le troisième cas est celui d'un patient ayant présenté une mycose buccale après antibiothérapie.

Les 21 patients du groupe III (candidose profonde probable) présentent tous une Co-IED positive, l'IFI est positive dans 9 cas (42,9 %) sur le premier sérum étudié contemporain ou postérieur à l'isolement de Candida et se positive plus tardivement dans 6 autres cas.

Parmi les 47 patients du groupe IV (témoins), un seul présente à la fois un arc mannane de faible intensité et une IFI positive. Il s'agit d'un donneur de sang pour lequel il n'a pas été possible d'obtenir de renseignements complémentaires. Pour un autre patient, la Co-IED seule est positive. Il s'agit d'un patient suspect de syndrome de larva migrans viscérale et chez qui aucun élément en faveur d'une candidose n'a été décelé.

Caractérisation des isotypes par Elifa

La caractérisation des isotypes par Elifa a été appliquée à chaque sérum des quatre groupes de patients présentant un arc mannane par Co-IED.

Les résultats de l'Elifa pour le groupe I (candidoses profondes certaines) sont exposés dans le tableau 2. Pour les sérums prélevés à la date la plus proche de celle de l'isolement de Candida, l'association des quatre isotypes G, M, A et E est présente chez 15 des 18 patients (83,3 %) présentant un arc mannane, mais l'arc IgE antimannane, est souvent de faible intensité. Dans deux cas (nos 9 et 13), les isotypes décelés sont seulement G, M et A et dans un cas, G et M (n° 3).

Les examens répétés chez 16 patients de ce groupe I montrent que les différents isotypes sont généralement décelés dès le premier sérum étudié contemporain de l'infection. L'association des 4 isotypes chez les 13 patients est en effet présente d'emblée sur ce sérum. Pour un isotype considéré, une intensification du marquage avec déplacement de l'arc mannane est parfois notée mais l'apparition de nouveaux isotypes n'est pas décelée sur ces prélèvements.

Pour 4 patients (cas nos 5, 9, 15 et 17), nous avons disposé d'un sérum prélevé avant l'isolement de Candida. Dans 2 cas (nos 5 et 15), seul l'isotype G a été détecté sur ce prélèvement. Chez les 4 malades, les isotypes M et A apparaissent sur le prélèvement ultérieur contemporain du diagnostic de l'infection.

L'étude de la cinétique de régression des anticorps montre que, généralement, celle des IgG est plus lente que celle des autres isotypes. La cinétique de régression des anticorps de classe M, A et E est variable selon les patients. Il n'a pas été noté de corrélation entre cette cinétique et le pronostic de la candidose.

Chez les 3 patients du groupe II présentant des anticorps antimannane en Co-IED, l'Elifa met en évidence des IgG antimannane chez un patient et l'association IgG-IgM spécifiques chez les deux autres.

L'étude des patients du groupe III montre la présence des quatre isotypes G, M, A et E chez 15 des 21 patients (71,4 %) (tableau 3). Les trois isotypes G, M et A apparaissent dans 7 des 8 séroconversions observées.

Pour le groupe témoin, les anticorps antimannane détectés chez 2 patients sont de classe IgG et IgM.

Performances des tests

L'évaluation de tests immunologiques, en vue du diagnostic de candidose profonde, comporte un obstacle majeur lié à la difficulté de pouvoir confirmer ce diagnostic par une méthode directe. Généralement, pour résoudre ce problème, à un groupe de patients pour lesquels l'infection profonde est certaine, est comparé un autre groupe de patients non suspects de candidose profonde. Les résultats des patients des groupes I et II ont ainsi permis les calculs de sensibilité, spécificité, efficience et valeur prédictive positive de la Co-IED, de l'IFI, de l'Elifa IgM et de l'Elifa IgA (tableau 4).

Discussion

Dans notre étude où la majorité des infections candidosiques est due à C. albicans, la Co-IED est également positive pour d'autres espèces (C. tropicalis, C. krusei, C. parapsilosis, C. glabrata). Ces résultats confirment l'importante réactivité croisée entre les mannanes de différentes espèces de Candida [19]. La Co-IED nous a permis de détecter une réponse positive chez la majorité des patients (85,7 %) du groupe I présentant une candidose profonde certaine, alors que cette réponse n'est détectée que chez seulement trois patients colonisés (groupe II). Il est probable que la bonne sensibilité du test dans le groupe I est liée au fait que la majorité des patients n'étaient pas sévèrement immunodéprimés. Les 3 patients pour lesquels la sérologie est négative présentaient une profonde altération de la réponse immunitaire (hémopathie, grande prématurité).

Ces résultats confirment l'intérêt diagnostique de la Co-IED, mais cette technique ne permet pas d'évaluer le profil isotypique (IgG, M, A et E spécifiques), sachant que la détection d'IgG seules (en dehors d'une séroconversion) peut être le reflet d'une infection antérieure.

En Elifa, tous les patients atteints de candidose et présentant un arc mannane en Co-IED, possèdent au moins l'association des isotypes spécifiques G et M. La grande majorité (15/18) (83,3 %) possède les quatre isotypes G, M, A et E. La présence des isotypes M et A spécifiques serait en faveur d'un épisode évolutif récent. L'augmentation rapide de la concentration de l'isotype G, accompagnée de l'apparition d'autres isotypes (notamment IgA), paraît également confirmer l'évolutivité de l'infection. Les IgA spécifiques n'ont été décelées ni chez les patients colonisés ni chez les sujets témoins non suspects de candidose. De plus, les résultats observés chez des patients présentant une candidose profonde certaine (groupe I) montrent la cinétique rapide de l'apparition et de la disparition des IgA spécifiques, suggérant l'intérêt diagnostique de cet isotype.

En revanche, les IgE spécifiques décelées par Elifa nous paraissent d'intérêt moindre en raison de la faible intensité du marquage et de la difficulté d'interprétation.

La réponse isotypique anti-Candida a été étudiée par diverses équipes, à la fois chez les patients colonisés et dans les candidoses profondes. Les résultats en sont variables, probablement en raison des différences d'une part dans les techniques, d'autre part dans les préparations antigéniques utilisées. L'intérêt de la détection d'IgM spécifiques a été rapporté à la fois dans la précocité du diagnostic des candidoses profondes et dans l'évaluation de l'efficacité du traitement [20, 21]. D'autres auteurs soulignent à l'inverse l'intérêt diagnostique de la mise en évidence d'IgA anti-Candida [15, 22, 23]. Dans ces trois études, les IgA spécifiques sont quantifiées par Elifa ou par immunocapture avec révélation à l'aide d'hématies sensibilisées par une préparation antigénique de Candida. Le test Elisa, d'une grande sensibilité, permettrait de dépister parmi les patients transplantés (moelle osseuse, foie) ceux qui sont colonisés et donc exposés à développer une infection profonde. En ce qui concerne l'étude de la réponse IgE anti-Candida, la majorité des travaux porte sur des sujets atopiques [24]. Dans une étude consacrée aux candidoses invasives post-opératoires, Savolainen et al. [25] montrent l'intérêt de la détection des IgE spécifiques (antimannane par radio-allergo-sorbent test et antiprotéines par immunoblot), et en particulier la précocité de la réponse IgE.

En résumé, l'étude de la réponse isotypique par la méthode Elifa (utilisée dans ce travail) apporte une information essentiellement diagnostique. Cette technique, couplée à un test d'immunocapture, également simple à mettre en œuvre, devrait permettre un suivi quantitatif des taux d'anticorps sous et après traitement. Par ailleurs, l'Elifa devrait pouvoir caractériser la réponse isotypique vis-à-vis d'autres antigènes majeurs tels que les antigènes de PM 47 kD ou 29 kD [26, 27].

Article reçu le 18 décembre 1997, accepté le 30 janvier 1998.

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