ARTICLE
La mesure de l'avidité des anticorps est utilisée depuis
quelques années comme paramètre complémentaire de
l'analyse sérologique des immunoglobulines (Ig) G, A et M. Elle
est très utile au diagnostic des primo-infections virales [1],
parasitaires [2] et bactériennes [3] dans le cadre des pathologies
infectieuses persistantes ou résurgentes. Elle sert à apprécier
l'ancienneté de l'infection et donc à distinguer les primo-infections
des réinfections ou des réactivations dont l'interprétation,
à la seule vue des IgM et des IgG et en l'absence de résultats
antérieurs, reste délicate. Seule la séroconversion
permet en effet de confirmer la primo-infection. La mesure de l'avidité
a été décrite pour les infections qui présentent
un risque de transmission maternoftale telles que la rubéole
[4-6] et la toxoplasmose [7, 8], mais aussi des infections chroniques
virales à cytomégalovirus (CMV) [9], au virus de l'immunodéficience
acquise humaine [10] et au virus de l'hépatite C [11].
L'étude de l'avidité des anticorps permet aussi d'évaluer
la qualité de la maturation de la réponse humorale à
un stimulus vaccinal (virus de la rubéole) [12]. D'autres études
ont été effectuées chez des patients immunodéprimés
après transplantation d'organes (CMV) [13], en comparaison avec
des sujets immunocompétents en réponse à une infection
naturelle. Elles ont permis d'observer un retard de la maturation de la
réponse humorale (6 à 12 mois versus 3 à 6
mois), voire une absence de maturation. Chez les sujets infectés
par le VIH, une diminution de l'avidité des anti-p24 est observée
lors de l'immunodépression en stade sida [14].
Nous avons étudié sur une période de quatre ans
l'évolution de l'avidité des anticorps anti-VIH de patients
infectés au stade de sida sévère, en relation avec
un gain de lymphocytes CD4 observé sous trithérapie antirétrovirale
efficace (Haart). La réponse immunitaire évolue avec une
réduction transitoire de l'avidité de ces anticorps anti-VIH
(IgG), quelques mois après la mise sous Haart.
Matériels et méthodes
Patients
L'étude a porté de manière rétrospective
sur 14 patients infectés par le VIH. Onze patients étaient
sévèrement immunodéprimés en stade sida (C3),
selon la classification du CDC d'Atlanta, sous trithérapie (ou
Haart pour highly active antiretroviral therapy) comprenant deux
analogues nucléosidiques et une antiprotéase : saquinavir
(6), ritonavir (8) ou indinavir (2). Ces patients ont été
sélectionnés selon leur immunité (taux initial de
CD4 inférieur à 100 cellules/mm3) et les critères
d'efficacité thérapeutique : augmentation du taux des lymphocytes
CD4 sous Haart (gain de 200 à 300 cellules/mm3) et diminution
de la charge virale et stabilisation à une virémie basse
(inférieure à 2 log/ml). Les trois autres patients, constituant
notre groupe témoin, étaient modérément immunodéprimés
et non traités (2 en stade A2 et 1 en stade B2) et ils présentaient
une charge virale modérée de 4 log/ml et un nombre de lymphocytes
CD4 stable, entre 300 à 400 par mm3. Le suivi bioclinique
a été effectué : trimestriellement pour la numération
des lymphocytes CD4 et la mesure de la charge virale, tous les 3 à
6 mois pour la mesure de l'avidité. Tous les prélèvements
de sang sur EDTA, réalisés pour les mesures de la charge
virale prospectives et rétrospectives de l'avidité des anticorps
anti-VIH, ont été rapidement centrifugés, puis aliquotés
à 1 ou 2 ml de plasma pour congélation à 80
°C.
Numération des lymphocytes CD4 et CD8
Le nombre de lymphocytes CD4 et CD8 est déterminé par
cytométrie en flux. Un échantillon de 100 mul de prélèvement
sanguin sur EDTA est incubé pendant 20 min avec un mélange
d'anticorps monoclonaux anti-CD4 marqués au FITC et anti-CD8 conjugués
à la phycoérythrine (Beckman-Coulter, Villepinte, France).
Après lyse acide, neutralisation et fixation à l'aide d'un
préparateur Q-Prep (Beckman-Coulter), les cellules sont analysées
par un cytomètre en flux Facscan (Becton-Dickinson, Le Pont-de-Claix,
France). Les résultats sont exprimés en nombre de cellules
CD4+ CD8 (lymphocytes CD4+) et
CD4 CD8+ (lymphocytes CD8+) présentes
par microlitre de sang.
Quantification de l'ARN du VIH1 ou mesure de
la charge virale plasmatique
L'ARN viral est quantifié après extraction automatique
et amplification-détection avec le kit Nuclisens HIV-RNA QT selon
les recommandations du fabricant (Organon Teknika, Fresnes, France). En
bref, 2 ml de plasma sont lysés pendant 10 min et l'ARN en est
extrait sur colonne de silice. L'ARN est coamplifié avec trois
ARN utilisés comme témoins internes à des concentrations
croissantes, chacun étant hybridé à des sondes spécifiques
marquées dont le signal est mesuré par électrochimioluminescence.
Ce signal est rapporté à la courbe obtenue par les trois
calibrateurs internes et exprimé en nombre logarithmique de copies
d'ARN par millilitre de plasma. Le seuil de détection varie selon
le volume de plasma à analyser (seuil à 1,6 log/ml pour
2 ml de plasma).
Détermination de l'avidité des
anticorps anti-VIH
Le test de mesure de l'avidité est basé sur l'action d'un
agent dénaturant des protéines (la guanidine à 1
M) qui, à concentration prédéfinie, inhibe la formation
de la liaison antigène-anticorps de faible avidité. Cette
inhibition sera d'autant plus importante que l'avidité des liaisons
est faible. La détermination de l'avidité des anticorps
utilise un test de détection des anticorps de type IgG anti-VIH1
et 2 (Axsym HIV 1 + 2, Abbott Diagnostics, Rungis, France), avec une procédure
de traitement préalable du sérum. Chaque sérum est
dilué au 1/10e, soit en présence de la guanidine
1 M (dosage des anticorps selon leur avidité), soit dans un tampon
PBS (dosage des anticorps totaux) et incubé 10 min à température
ambiante. Les deux mesures sont réalisées en parallèle
sur l'automate Axsym, selon les recommandations du fabricant. Les signaux
obtenus sur l'Axsym permettent de calculer un index d'avidité (AI),
exprimé en pourcentage. Cet index est égal au rapport des
densités optiques de l'échantillon (e) en présence
du dénaturant d (DOe + d) et en l'absence du dénaturant
(DOe), selon la formule suivante : AI = (DOe + d/DOe)
x 100. Plus ce pourcentage est bas, plus l'avidité des anticorps
est faible. En effet, une DOe + d basse est le reflet d'une
faible formation de complexes antigène-anticorps en présence
de dénaturant et donc d'une faible avidité des anticorps
pour les antigènes testés.
Analyses statistiques
Nous avons utilisé la méthode de Wilcoxon pour l'étude
comparative de faible échantillonnage. Ce test a été
appliqué à l'étude des variations de l'avidité
en prenant compte, pour chacun des patients, de la valeur initiale la
plus haute et la valeur ultérieure la plus basse. Ce test est significatif
pour une valeur de p inférieure à 0,05.
Résultats
Critères initiaux des patients étudiés
Les valeurs moyennes prennent en compte une valeur par patient tous
les 4 mois la première année du traitement et tous les 6
mois pour les trois années suivantes. Les caractéristiques
moyennes initiales des 11 patients en immunodépression sévère
avant la mise sous Haart sont décrites dans le tableau
1 et des 3 patients en immunodépression modéré
du groupe témoin, dans le tableau
2. L'avidité avant la mise sous traitement apparaît
en peu plus faible dans le groupe des patients très immunodéprimés
(sida) par apport au groupe témoin (84 % versus 100 %).
Cette différence est probablement due à la présence
de 2 patients au stade sida ayant une avidité basse (39 et 57 %).
Il a été observé une différence significative
de la virémie mesurée avant la mise sous Haart et celle
mesurée à la fin du suivi bioclinique sous Haart dans le
groupe des patients en stade sida (DELTACV de 3,2 log/ml). Une variation
parallèle du nombre de lymphocytes a été observée
(DELTACD4 270 cellules/mm3 et DELTACD8 440 cellules/mm3),
alors que l'avidité n'est pas modifiée (DELTAAI 1 %). En
effet, la population des lymphocytes CD8 a doublé pendant cette
période et celle des lymphocytes CD4 décuplé. En
revanche, les populations lymphocytaires tendent à diminuer dans
le groupe témoin et l'avidité n'est pas modifiée
dans ce groupe.
Cinétiques de l'ARN du VIH et des cellules
CD4 comparées à celle de l'avidité des anticorps
anti-VIH (figure 1)
Il est observé un profil cinétique général
montrant une diminution nette et rapide de la charge virale, une remontée
rapide (M1-M4), et puis progressive (M5-M42) du nombre de cellules lymphocytaires
CD4 et une diminution secondaire et transitoire de l'avidité (
20 %) après 5 à 8 mois pour l'ensemble des 11 patients en
stade sida sévère, y compris les deux patients ayant une
avidité initialement basse (11 et 34 %). Cette diminution est statistiquement
très significative pour chacun des patients (p < 0,0001). En
revanche, le groupe témoin de 3 patients non traités montre
une avidité stabilisée à 100 %, un nombre de lymphocytes
CD4 relativement stable (allant de 300 à 400 cellules/mm3
de sang) et une charge virale variant peu au cours du temps (autour de
3 à 4 log/ml). Dans les deux groupes, nous n'observons pas de variation
significative du taux d'anticorps lors du suivi des patients, indépendamment
de celle de l'avidité.
Discussion
Nous observons dans cette étude une réduction transitoire
de l'avidité des anticorps anti-VIH sous traitement antirétroviral
efficace (Haart). Nous pensons que ce phénomène humoral
est la traduction d'une réponse immunitaire fonctionnelle anti-VIH.
Le développement de la réponse immunitaire humorale spécifique
d'un antigène protéique est conditionné par le déroulement
correct d'un dialogue entre la population lymphocytaire B et T auxiliaire
capables de reconnaître l'antigène. Ce dialogue est médié
par des relations directes telles que la liaison du CD40 de la cellule
lymphocytaire B avec son ligand apparu sur le lymphocyte auxiliaire, et
par les médiateurs chimiques solubles, les cytokines. Ils conduisent
à la prolifération et à la différenciation
des clones lymphocytai-res B [15], qui aboutissent à la sécrétion
en quantité importante d'immunoglobulines (les anticorps) et à
la mise en place d'une mémoire immunitaire. L'efficacité
de la réponse humorale s'accroît au cours du temps par des
mécanismes de maturation qui vont affiner de façon parallèle
et indépendante les propriétés effectrices et de
reconnaissance des anticorps. La commutation isotypique, qui permet le
passage des IgM vers les IgG, IgA et IgE de même spécificité
antigénique, correspond au phénomène étudié
lors de la recherche d'une séroconversion. D'autre part, l'apparition
de mutations somatiques dans la région variable de ces anticorps
va en modifier l'affinité vis-à-vis de l'antigène.
Seuls seront préservés de l'apoptose les clones B dont les
immunoglobulines sont toujours ou encore capables de reconnaître
l'antigène ; il se produit ainsi une sélection qui tend
à accroître l'avidité de la réponse des anticorps
[16]. Depuis quelques années, cet aspect de la maturation de la
réponse humorale est l'objet d'un intérêt croissant
dans le suivi sérologique des patients.
C'est ainsi qu'a été observé un retard de la maturation
des anticorps anti-CMV en cas de primo-infection chez des patients immunodéprimés
après une greffe de moelle [13] ; le déficit cellulaire
T CD4+ induit ne permettrait pas d'apporter l'aide nécessaire
à l'accroissement de l'affinité des clones B spécifiques
du CMV. Dans le cas du VIH, les études précédentes
[14, 17] font apparaître deux données essentielles : une
augmentation progressive cellulaire et un maintien stable de l'avidité
des anticorps anti-p41 chez quelques patients testés au début
de la maladie ; une diminution de l'affinité des anti-p24 et des
anti-p17 amorçant l'immunodépression du stade sida, la maturation
des anticorps étant par ailleurs très inégale d'un
individu à l'autre au cours des phases précédant
l'infection chronique. Au-delà des valeurs globales indiquées
dans le tableau 1, l'échantillonnage
des 11 patients que nous avons étudiés se répartit
en 9 sujets présentant une forte avidité anti-VIH et 2 plus
faibles. Notre test étant global, il ne permet pas de distinguer
les différents antigènes précisément reconnus,
mais la réponse des deux derniers patients pourrait être
dirigée de façon prédominante contre l'antigène
p24, qui montre la plus forte baisse d'avidité lors du stade sida
[14]. Cependant, l'évolution des données biologiques étant
chez ces 2 patients similaires aux 9 autres, il n'a pas été
jugé nécessaire de les dissocier de l'ensemble.
L'amélioration des patients sous trithérapie est mise
en évidence par la diminution de la charge virale, le gain de lymphocytes
CD4+ et, en parallèle, celui des lymphocytes CD8+.
La trithérapie n'agit pas seulement en réduisant la virémie,
mais elle permet aussi une restauration immunitaire par un gain cellulaire.
Cependant, en dehors des cellules CD4+ qui continuent à
progresser, cette amélioration apparaît principalement acquise
dans la première moitié de la période d'observation
; se pose ensuite la question de l'éventuelle installation progressive
d'un nouvel état d'équilibre entre le virus et les lymphocytes.
Les variations de l'avidité doivent être interprétées
dans ce contexte. La baisse transitoire de l'avidité observée
au cours de la première année du traitement peut surprendre
dans la mesure où l'émergence d'anticorps de forte affinité
est habituellement assimilée à une évolution favorable
de l'infection [13]. Dans le cas de l'infection par le VIH, cette diminution
globale de l'avidité ne correspond pas à une évolution
naturelle de la maladie qui est dans cette étude freinée
par le traitement. De fait, les 3 patients non traités conservent
une avidité maximale. Si l'on se réfère à
la physiologie explicitée au début de cette discussion,
il apparaît en réalité que cette diminution de l'affinité
des anticorps anti-VIH ne peut traduire qu'une modification ou un élargissement
du répertoire lymphocytaire B au profit des clones naïfs.
Elle s'accorde ainsi naturellement avec les données récapitulées
par
Roederer : une augmentation du nombre de cellules B et un élargissement
du répertoire T avec accroissement des cellules naïves [18].
Cependant, cette diminution n'est pas permanente. La remontée de
l'avidité est associée dans cette étude à
la baisse de la virémie et donc à une réduction antigénique
favorisant la sélection de clones lymphocytaires B les plus affins.
Dans ces conditions, c'est surtout le caractère transitoire de
cette diminution de l'avidité des anticorps anti-VIH qui doit être
exploré au regard du caractère fonctionnel des lymphocytes
CD4 à reconnaître l'infection par le VIH. Ainsi, la mesure
de l'avidité anti-VIH permettrait d'apprécier cette activité
fonctionnelle lors de la restauration des cellules CD4 chez les patients
sous Haart. Cependant, les données dont nous disposons ici sont
insuffisantes pour étayer une quelconque hypothèse. Elles
nécessitent d'être complétées par une étude
des marqueurs membranaires présents sur les cellules B pour en
approcher le statut, l'exploration de leur capacité à reconnaître
les antigènes du VIH et l'analyse du rôle des lymphocytes
T CD4+, au travers notamment de leur production de cytokines.
CONCLUSION
Remerciements. Nous remercions O. Blanchet pour sa participation
à l'étude lymphocytaire, J.-M. Senet pour son aide précieuse
à la discussion de cette étude, B. Vielle pour sa collaboration
à l'étude statistique et Mmes Baillou-Beaufils et Juhel
des Laboratoires Abbott pour leur soutien logistique.
Article reçu le 20 mai 2000, accepté le 11 juillet 2000.
REFERENCES
1. Bodeus M, Feydern S, Goubau P. Avidity of IgG antibodies distinguishes
primary from non-primary cytomegalovirus infection in pregnant women.
Clin Diagn Virol 1998 ; 9 : 9-16.
2. Ferragut G, Nieto A. Antibody reponse of Echinococccus granulosus
infected mice : recognition of glucidic and peptidic epitopes and lack
of avidity maturation. Parasite Immunol 1996 ; 18 : 393-402.
3. Ohlin M, Borrebaeck CA. Low affinity, antibody binding of
an Escherichia coli derived component. FEMS Immunol Med Microbiol
1996 ; 13 : 161-8.
4. Thomas HIJ, Morgan-Capner P. The use of antibody avidity measurements
for the diagnosis of rubella. Rev Med Virol 1991 ; 1 : 41-50.
5. Thomas HIJ, Morgan-Capner P, Enders G, O'Shea S, Calicott
D, Best JM. Persistence of specific IgM and low avidity specific IgG1
following primary rubella. J Virol Meth 1992 ; 39 : 149-55.
6. Thomas HIJ, Morgan-Capner P, Cradeck-Watson JE, Enders G,
Best JM, O'Shea S. Slow maturation of IgG1 avidity and persistence of
specific IgM in congenital rubella : implications for diagnosis and immunopathology.
J Med Virol 1993 ; 39 : 131-8.
7. Ashburn D, Joss AW, Pennington TH, Ho Yen DO. Do IgA, IgE,
and IgG avidity tests have any value in the diagnosis of toxoplasma infection
in pregnancy ? J Clin Pathol 1998 ; 51 : 312-5.
8. Cozon GJ, Ferrandiz J, Nebhi H, Wallon M, Peyron F. Estimation
of the avidity of immunoglobulin G for routine diagnosis of chronic Toxoplasma
gondii infection in pregnant women. Eur J Clin Microbiol Infect Dis
1998 ; 17 : 32-36.
9. Payan C, Carabuf N, Bourdon S, et al. Antibody
avidity measurement in primoinfected compared to old infected patients
adapted to Axsym automate : application to HIV and CMV infection. Abstracts
ESCV'98 Progress in Clin Virol 1998 ; 62.
10. Simon F, Rahimy C, Krivine A, et al. Antibody avidity
measurement and immune complex dissociation for serological diagnosis
of vertically acquired HIV-1 infection. J Acquir Immune Defic Syndr
1993 ; 6 : 201-7.
11. Ward KN, Dhaliwal W, Ashworth KL, Clutterbuck EJ, Teo CG.
Measurement of antibody avidity for hepatitis C virus distinguishes primary
antibody responses from passively acquired antibody. J Med Virol
1994 ; 43 : 367-72.
12. Bruijn IA, Remarque EJ, Jol-Van der Zijde CM, Van Tol MJ,
Westendorp RG, Knook DL. Quality and quantity of the humoral immune response
in healthy elderdy and young subjects after annually repeated of the influenzae
vaccination. J Infect Dis 1999 ; 179 : 36-6.
13. Lutz E, Ward KN, Szydlo R, Goldman JM. Cytomegalovirus antibody
avidity bone marrow recipient evidence for primary or secondary humoral
reponses depending on donor immune status. J Med Virol 1996 ; 49
: 61-5.
14. Thomas HIJ, Wilson S, O'Toole CM, et al. Differential
maturation of avidity of IgG antibodies to gp41, p24 and p17 following
infection with HIV-1. Clin Exp Immunol 1996 ; 103 : 185-91.
15. Janoff EN, Hardy WD, Smith PD, Wahl SM. Humoral recall responses
in HIV infection. J Immunol 1991 ; 147 : 2130-5.
16. Devash Y, Calvelli TA, Wood DG, Reagan KJ, Rubinstein A.
Vertical transmission of HIV with the absence of high-affinity/avidity
maternal antibodies to the gp120 principal neutralizing domain. Proc
Natl Acad Sci USA 1990 ; 87 : 3445-9.
17. Binley JM, Arshad H, Fouts TR, Moore JP. An investigation
of the antibody response to glycoprotein 120 of human immunodeficiency
virus type 1. Aids Res Hum Retro 1997 ; 13 : 1007-15.
18. Roederer M. Getting to the Haart of T cells dynamics. Nature
Med 1998 ; 4 : 145-6.
|