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La masse, grandeur recommandée, (symbole m) est une valeur
intrinsèque au corps étudié. Pour l'atome, l'unité
SI est l'unité de masse atomique unifiée (symbole : u),
exprimée en kg (et non Kg) ou sous-unités, avec pour référence
la masse de l'atome de carbone. Pour la molécule, entité
plus fréquente en biologie clinique, la masse moléculaire
(symbole M) s'exprime en kg.mol 1, par rapport
à la masse de l'atome d'hydrogène. Il s'agit donc d'un rapport
de deux masses ; c'est la masse moléculaire relative, désignée
par Mr, et exprimée sans unité (ou unité 1).
Par exemple, on doit dire (a fortiori écrire) que l'albumine
a une masse moléculaire relative Mr 69 000 (sans signe d'égalité
=, ni d'approximation ~). Si la masse moléculaire est approximativement
connue, on peut placer le symbole ~ entre Mr et le nombre. Chaque
fois que la Mr est connue avec précision (par ex. : le glucose),
l'unité SI est la mol/l et non le g/l. D'autre part, le symbole
M signifie méga (106). L'expression M 1
se traduit donc par 106-1 (ou 1/106), ce qui est
incompréhensible. L'expression M 1, mélange
d'un symbole ancien (M) désignant la concentration molaire et d'un
opérateur mathématique, le quotient (1/M ou « inverse
de »), correspond sans doute à l'unité de Ka représentée
dans le SI par (conc mol) 1, c'est-à-dire (mol/l)
1, soit l/mol (ou les sous-unités du SI : mmol, µmol,
pmol, etc.). Rappelons que, dans le SI, la concentration molaire doit
s'exprimer en mol/l. Les symboles MM et PM ne font pas partie du SI, et
M ne doit pas non plus être utilisé pour désigner
une moyenne.
Par ailleurs, le symbole j signifie : à jeûn. L'unité
reconnue « jour » s'exprime par la lettre symbole d (du latin
dies). Les posologies doivent donc être notées en
g ou mg/d, et non en g/j ou mg/j. Le symbole de la seconde est s et non
sec.
Le symbole mu (et non mu, symbole de la mobilité) est
celui du préfixe micro, valant 10 6 et doit être
suivi, sans espace, d'un symbole d'unité (par ex. : mum, pour exprimer
10 6 mètre). Un taux est une fraction de nombre
et s'exprime en %; il ne signifie pas « concentration » (par
ex. : taux d'hémoglobine glyquée). Le symbole g signifie
gramme ; l'accélération de la pesanteur s'exprime par g.
L'emploi du svedberg ou unité Svedberg (S, Sv) est déconseillé,
au profit de la seconde (1 S = 10 13 s). Les ppm étaient
déjà proscrits avant l'instauration du SI.
Rappelons enfin que l'emploi des unités SI, étant une
obligation réglementaire, est aussi inclus dans le GBEA, dont la
version en vigueur précise qu'elles « doivent être
utilisées » [4].
L'utilisation de nouveaux moyens de communication, de traduction, oblige
à employer des symboles acceptés à l'échelle
internationale et dénués d'ambiguïté. De même,
la généralisation des méthodes informatisées
de conversion devrait faciliter la mise en uvre complète
et définitive du SI, tant dans les laboratoires de biologie clinique
que dans les laboratoires de recherche, ou dans les revues scientifiques.
CONCLUSION Remerciements.
L'auteur remercie Georges Férard pour sa relecture du manuscrit et
ses conseils éclairés. REFERENCES
1. Dybkaer R, Métais P. Nomenclature en chimie clinique
: recommandations internationales concernant les quantités, unités
et les résultats de laboratoire. Ann Biol Clin 1972 ; 30
: 99-111.
2. Pontet F, Rousselet F. Les unités SI en biologie.
Supplément à l'Information Scientifique du Biologiste, Expansion
Scientifique française, Paris, 1977.
3. Férard G. Expression des résultats en biologie
clinique : actualités. Ann Biol Clin 1991 ; 49 : 502-6.
4. Arrêté du 26 novembre 1999 relatif à la
bonne exécution des analyses de biologie médicale. JO
de la Rép. Française du 11 décembre 1999 : 18441-52.
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