ARTICLE
La lutte contre la stérilité a toujours été
une préoccupation humaine, même si la période préscientifique
ne savait proposer que des remèdes sans réel effet. Il est
cependant intéressant de remarquer que, symétriquement,
la lutte contre la fertilité disposait au contraire de solutions.
Empêcher ou assister
la procréation
Depuis plusieurs milliers d'années les hommes avaient inventé
le stérilet pour les chamelles des caravanes, sous la forme d'un
petit caillou introduit dans l'utérus, tandis que le coïtus
interruptus est déjà mentionné dans la Bible.
Depuis fort longtemps aussi on pratiquait la castration des gardiens du
harem et on connaissait les vertus contraceptives de tampons vaginaux
à effet spermicide. La cape cervicale fut fabriquée dès
le xviie siècle (avec un demi-citron) et, vers la même
époque, le condom évoluait d'une fonction d'abord prophylactique
à une fonction contraceptive. Rappelons aussi les diverses potions
ou substances toxiques que, depuis longtemps, les femmes ingéraient
pour éviter la grossesse ou pour l'interrompre. Finalement le xxe
siècle a apporté de nouveaux moyens très variés
pour empêcher la conception mais, si ces procédés
issus de travaux scientifiques améliorent notablement l'efficacité
et la faisabilité de la contraception, ils poursuivent une évolution
technologique plutôt qu'ils ne l'inventent. Il en va tout autrement
de l'aide à la conception, laquelle n'est apparue qu'il y a un
quart de siècle avec le recours aux hormones gonadotropes et à
l'insémination artificielle même si des potions plus ou moins
magiques furent proposées dans le passé pour stimuler l'ardeur
masculine ou la ponte féminine. Un sort inverse s'est donc attaché
historiquement aux deux maîtrises symétriques de la procréation
: les artifices ont été abondants pour inhiber la fonction
tandis qu'ils restaient inexistants pour la stimuler. La morale chrétienne,
qui s'est opposée à toute manipulation de la procréation,
est surtout véhémente pour en condamner les manipulations
négatives (contraception) et son intervention n'explique donc pas
l'absence des manipulations positives (assistance médicale à
la procréation ou AMP). Peut-être le sentiment de fatalité,
ou de châtiment divin, attaché à la stérilité
entraîna-t-il la résignation devant un sort qu'on estimait
incontournable ? Car, si la contraception a eu recours à des substances
naturelles variées (de la potion au mercure ou au testicule de
castor jusqu'au pessaire spermicide à l'acacia), il est surprenant
que la même inventivité ne fut pas mise au service de la
stérilité. Par exemple en bénéficiant des
propriétés gonadotropes des urines de femme âgée
ou de jument gravide.
On conviendra qu'il est en général plus facile d'empêcher
un phénomène que de le faire fonctionner et ce constat vaut
davantage si la fonction est inaccessible, comme le fut longtemps la fécondation,
dissimulée dans l'organisme féminin. Dans ces conditions
il fut aisé de placer des obstacles entre les gamètes issus
de chacun des sexes mais l'aide à la rencontre gamétique
reste plus problématique. Elle nécessite des savoirs, et
surtout des savoir-faire, mis au service d'une stratégie.
La stratégie de lutte contre la stérilité
Cette stratégie a consisté à s'affranchir des facteurs
qui freinent la fécondation parmi tous ceux qui limitent naturellement
les chances de procréation [1]. Les actions ont donc porté
sur le nombre des gamètes, sur leur rapprochement et finalement
sur leur interaction.
Augmenter le nombre d'ovules
fécondables
Les chances de conception étant naturellement limitées
à un seul embryon par cycle féminin, l'intervention dans
la stérilité du couple se devait d'abord d'augmenter le
nombre d'ovules exposés au risque de fécondation, que la
cause de la stérilité soit masculine ou féminine
(tableau 1). Ainsi l'insémination
artificielle requiert couramment une légère stimulation
ovarienne (ex. : citrate de clomiphène) afin d'obtenir quelques
ovulations. Dans le cas de la fivete, une plus forte stimulation avec
des hormones gonadotropes est justifiée par l'issue du recueil
d'ovocytes (maîtrise du nombre d'embryons transférés,
possibilité de cryoconservation d'éventuels embryons «
surnuméraires »). C'est essentiellement grâce à
l'artifice de superovulation que la fivete doit son relatif succès.
Les récents progrès dans l'efficacité des techniques
clinico-biologiques ont suscité quelques rares tentatives de retour
au cycle naturel mais les résultats deviennent alors trop faibles
pour que cette pratique soit acceptable [2]. Le niveau moyen de stimulation
ovarienne en fivete est de 8,4 ovocytes par patiente [3] dont la moitié
environ évoluent en embryons segmentés.
Diminuer le nombre de gamètes mâles
nécessaires pour féconder
Dans le même temps où on augmentait la productivité
ovarienne, on parvenait à féconder avec moins de spermatozoïdes
que les centaines de millions normalement émis à l'éjaculation.
Il s'est avéré, d'une part que cet effectif est trop important
pour la réalisation de la FIV (risque de polyspermie), d'autre
part que la rareté des gamètes dans de nombreuses situations
d'infécondité masculine est telle que la FIV «
classique » est souvent en échec. Aussi a-t-on cherché
(et réussi) à féconder avec un nombre minimal de
spermatozoïdes.
Rapprocher ovule et spermatozoïde
dans l'espace
C'est le rapprochement progressif des gamètes qui a permis cette
économie de spermatozoïdes par l'élimination des barrières
naturelles rendant aléatoire la rencontre des gamètes (conduits
génitaux, glaire cervicale, sécrétions, annexes périovocytaires...).
Le tableau 1 montre comment,
de l'insémination artificielle à l'ICSI (intracytoplasmic
sperm injection), on réalise une réduction vertigineuse
du nombre de gamètes nécessaires pour féconder. Il
faut aussi souligner que, dès la fécondation obtenue, les
chances de procréation ne dépendent absolument pas de l'effectif
des spermatozoïdes mais de celui des ovocytes, devenus des embryons.
Rapprocher les gamètes mûrs dans le
temps
Mais l'association artificielle des gamètes signifie aussi qu'on
tient compte de l'acquisition dans le temps de leur compétence
à assumer la fécondation. La fivete permet de réunir
des spermatozoïdes fraîchement capacités avec des ovocytes
ayant atteint le stade métaphase II de la méiose quelques
heures auparavant. Le faible taux de succès de l'insémination
avec donneur ou IAD (environ 10 %) malgré la sélection des
donneurs [4], s'explique largement par la mauvaise coordination des actes
médicaux avec les événements biologiques [5].
Court-circuiter l'interaction gamétique
Dès les années 1980, nous avons réussi à
nous affranchir des enveloppes les plus externes de l'ovocyte (cumulus
oophorus et zone pellucide) en introduisant directement quelques spermatozoïdes
dans l'espace péri-ovocytaire [6]. Ainsi la fécondation
devenait possible malgré des défauts suspectés dans
certaines molécules de reconnaissance et attachement des gamètes
[7] ou malgré de graves oligospermies ou des carences de mobilité
des spermatozoïdes. Pourtant cette technique de Suzi restait peu
efficace et fut débordée en 1992 par une technique encore
plus invasive : l'ICSI [8] laquelle s'affranchissait de la dernière
barrière à la rencontre des gamètes, la membrane
ovocytaire. Ainsi pouvait-on simultanément court-circuiter l'ensemble
des interactions gamétiques et ramener à l'unité
le nombre de spermatozoïdes nécessaires pour féconder
chaque ovocyte.
Autres actions
Ces étapes étant relativement maîtrisées,
il devient possible de jouer sur d'autres aspects de la fécondation,
par exemple en programmant le moment de la conception. Les agonistes du
GnRH sont prescrits dans 92 % des cycles de stimulation ovarienne pour
fivete [9]. Ils permettent d'éviter l'ovulation intempestive en
bloquant la décharge spontanée de LH. Mais ils ont aussi
introduit la possibilité de choisir la date de conception en programmant
des traitements médicaux non influencés par les variables
aléatoires de la physiologie féminine. La cryoconservation
des embryons ajoute à cette maîtrise du temps puisque l'initiation
de la grossesse devient programmable à l'issue de la fécondation.
Par ailleurs des naissances ont pu être obtenues par FIV d'ovocytes
recueillis immatures, en l'absence de traitement des patientes, et dont
la méiose s'achève in vitro. Ces résultats
ont été obtenus à l'occasion de ponctions ovocytaires
dans des cycles menstruels [10] mais aussi dans des circonstances non
physiologiques puisque les ovocytes immatures provenaient de femmes affectées
d'ovaires polykystiques [11] ou à l'occasion de césariennes
[12]. De même les gamètes mâles peuvent être
injectés dans l'ovocyte alors que les spermatozoïdes proviennent
de l'épididyme ou du testicule [13] ou que les spermatides n'ont
pas subi leur différenciation [14].
On ne peut négliger le fait que les meilleures performances de
l'AMP sont obtenues quand plusieurs embryons se trouvent simultanément
dans l'utérus, soit après fécondation in vivo
(IA après ovulation multiple) soit après transfert in
utero de ces embryons (fivete). La conséquence de ces pratiques
est la fréquence élevée des grossesses multiples
(plus de 25 % en fivete). Tant que le potentiel évolutif de chaque
embryon restera inconnu il sera nécessaire, pour maintenir les
taux de succès, de transférer des embryons en excès.
L'identification des embryons viables est donc un nouvel enjeu, dont la
mise en application recoupe l'identification des embryons « normaux
» même si les philosophies qui régissent l'une et l'autre
sont différentes : en l'absence de marqueurs morphologiques ou
biochimiques de la viabilité, celle-ci ne peut être partiellement
appréciée que sur des critères génétiques
et s'inscrit donc dans le cadre du diagnostic génétique
préimplantatoire (DPI), même si la loi française (1994)
n'a pas encore accepté cet élargissement du DPI.
Une stratégie en
voie d'achèvement
S'il reste encore beaucoup à faire pour mieux comprendre les
mécanismes biologiques ainsi modifiés ou abolis, et pour
augmenter l'efficacité des actes biomédicaux, le plan stratégique
de l'AMP a été largement réalisé dans la dernière
période. En effet, la stratégie de rapprochement et d'économie
des gamètes s'achève avec l'ICSI et il paraît utile
de revenir ici sur les aspects biologiques de cette technique qui connaît
une rapide expansion puisqu'elle concerne environ 15 000 essais en France
en 1997, soit près de la moitié des actes de fivete.
L'ICSI : le comble de l'AMP
Il est aujourd'hui incontestable que l'ICSI « marche » malgré
le non-respect de règles biologiques qu'on avait pu croire incontournables.
La critique adressée à nos collègues belges, coupables
d'avoir expérimenté chez l'homme une technique aussi invasive
sans véritables essais préalables chez l'animal, reste historiquement
valide. Pourtant la naissance de milliers d'enfants conçus par
ICSI constitue aujourd'hui une source d'informations sur les risques de
la technique. Quelques études inquiétantes ont été
rapportées mais leurs résultats n'ont pas reçu confirmation.
Ainsi la fréquence élevée d'anomalies génétiques
observées sur 15 cas seulement [15] est contredite par plusieurs
études ultérieures, dont l'une sur 1 082 caryotypes [16].
De même, l'analyse australienne indiquant un déficit mental
des garçons conçus par ICSI [17] a fait l'objet d'une critique
méthodologique [18] et n'a pas été confirmée
par une étude plus importante [19]. De telles contradictions soulèvent
le problème des « facteurs épiscientifiques »
dans l'appréciation des résultats [20]. En France, une étude
multicentrique réalisée par les biologistes d'AMP (Blefco)
[21] portant sur 2 919 grossesses obtenues par ICSI confirme les résultats
du groupe de Bruxelles : l'ICSI ne semble pas créer d'anomalies
mais est évidemment susceptible de transmettre une anomalie parentale,
par exemple en inventant la « stérilité héréditaire
».
Comme il apparaît par le suivi des enfants jusqu'à l'âge
de 2 ans [19], la traversée mécanique des membranes ovocytaires
et l'injection de milieu artificiel (essentiellement polyvinylpyrrolidone)
mais aussi d'éléments spermatiques normalement exclus (membrane
plasmique, acrosome et son contenu enzymatique) n'affectent pas le développement.
De l'AMP aléatoire à l'AMP dirigée
La stratégie de l'AMP devrait désormais s'orienter vers
les aspects les plus défaillants des actes thérapeutiques.
Il reste, par exemple, pour les biologistes à mieux tirer partie
du stock d'ovocytes immatures pour pallier l'hypofertilité liée
au vieillissement féminin ; aussi à maîtriser les
conditions de l'activation artificielle de l'ovocyte pour favoriser le
début du développement. Pour les cliniciens il paraît
important d'améliorer le succès de la transplantation embryonnaire,
tant au moment de l'acte de transfert lui-même qu'à celui
de l'implantation (à cet effet le principal effort est linguistique
pour ne pas confondre ces deux étapes en déclarant : «
j'implante les embryons »...). Toutes ces techniques et procédures
relèvent cependant d'une même stratégie dont la finalité
est de permettre la procréation, par un couple, d'enfants qu'il
aurait pu concevoir seul s'il n'avait été affecté
de stérilité. Dans l'ensemble, ces actions biomédicales
relèvent donc de ce qu'on peut désigner comme assistance
à la procréation aléatoire puisqu'elle
n'a pas pour but d'influer sur les caractéristiques des enfants
à naître. Au contraire la procréation dirigée
concernera des couples éventuellement fertiles, l'assistance biomédicale
ayant alors pour but, exclusif ou supplémentaire, de faire naître
des enfants répondant à certaines exigences génétiques.
Cette évolution correspond à des préoccupations ancestrales
et trouve les moyens de se concrétiser grâce au tri des embryons
produits par FIV [22, 23]. En effet, le diagnostic préimplantatoire
(DPI) ne peut être considéré comme un diagnostic prénatal
précoce car il offre la possibilité d'élargissement
à des indications génétiques nouvelles [24]. Nous
avons montré [25] que la recherche en biologie apporte des outils
capables de révolutionner la pratique de l'AMP en dessinant une
nouvelle stratégie de procréation, davantage orientée
vers la qualité génétique des enfants.
Quelques leçons de l'AMP
Le premier constat qu'on peut tirer, après un quart de siècle
d'AMP, c'est que la « performance » moyenne des couples humains
(20 à 30 % de conception par cycle féminin) est celle qu'obtient
actuellement l'AMP pour les couples stériles et qu'elle ne représente
certainement pas une limite assignée à notre espèce.
Tout laisse penser qu'il devrait être possible de faire, pour un
couple stérile, mieux que ce qu'accorde la nature à un couple
fertile, ceci en levant progressivement de nombreuses inhibitions physiologiques
qui expliquent la faible fertilité de notre espèce [1].
On notera l'originalité de cette promesse puisque, dans les autres
domaines, la médecine a uniquement l'ambition de restaurer l'état
naturel chez des patients handicapés, jamais de faire mieux.
Un deuxième constat est que le succès incontestable et
soudain de l'AMP a conduit à mettre en place des infrastructures
spécialisées nombreuses (équipes biomédicales,
enseignements, revues et congrès ad hoc), a suscité
une économie spécifique (matériels et consommables
des équipes, bilans et traitements des patients) et un intérêt
social adapté (associations de patients, comités d'éthique
et de réflexion, place dans les médias...). C'est-à-dire
que s'est créé de novo un secteur complet d'activité
humaine, capable d'impulser sa propre dynamique en se basant sur la revendication
de plus en plus exigeante de « patients » de plus en plus nombreux.
Cette situation, et la compétition qui s'établit entre les
équipes agissantes, devrait pousser l'AMP vers des propositions
impensables il y a peu. La stratégie de rencontre des gamètes
ayant achevé son épopée avec l'ICSI, les nouvelles
propositions commencent à s'écarter du projet de vaincre
la stérilité tel qu'il était jusqu'ici compris :
faire se rencontrer deux gamètes mûrs pour former un uf
apte à se développer au sein du couple. Déjà
on joue sur la maturité des gamètes recueillis (spermatides,
ovocytes de premier ordre), sur leur origine (testicule, follicule primordial),
sur la temporalité de la procréation (programmation des
cycles féminins, conservation des gamètes et des embryons,
procréation après stérilisation ou ménopause),
sur la prolongation ou le déroulement ex vivo des phénomènes
naturels (maturation ovocytaire, spermatogenèse, blastulation,
éclosion assistée), sur la pluralité des intervenants
(donneur de sperme, donneuse d'ovule, donneurs d'embryons, prêteuse
d'utérus). Et on commence à savoir reconnaître les
embryons anormaux (DPI). C'est certainement ce dernier registre qui ouvre
les plus grandes perspectives pour une nouvelle stratégie, celle
qui tendra à assurer la « qualité » des enfants.
Le troisième constat c'est la surprenante facilité avec
laquelle on peut court-circuiter les phénomènes naturels,
sans conséquence apparente pour les enfants. Si tout se passe chez
l'homme comme chez les rongeurs (et en biologie il semble que ce soit
souvent le cas), on pourrait même se servir de spermatocytes [26],
ou de spermatozoïdes lyophilisés [27], pour féconder
l'ovocyte... ou cloner et recloner des femelles pendant plusieurs générations
successives avec leurs propres cellules de granulosa folliculaire [28].
Ceci pour ne retenir que les récents travaux du groupe de Yanagimachi
à Honolulu. Il est incontestable que nous sommes déjà
amenés à agir avant d'avoir compris et il est prévisible
que cette tendance va s'aggraver. Les spécialistes des mécanismes
normaux de la procréation sont ceux qui se montrent, à chaque
fois, les plus choqués par ces coups de pied à leur discipline
: ils peuvent toujours chercher à comprendre la spermatogenèse
ou la folliculogenèse, ou la maturation ovocytaire, ou les fonctions
des organites du spermatozoïde, ou l'interaction gamétique...
En pratique on peut se passer de ces savoirs. À celui qui, après
vingt ans de recherches, revendique le rôle du centriole spermatique
ou l'importance de la maturation cytoplasmique de l'ovule, les «
apprentis sorciers » tirent la langue en montrant des milliers de
bébés conçus dans le mépris de tels phénomènes.
Il faut donc s'adapter aux réalités que permet l'artifice
ce qui veut souvent dire, pour le scientifique, se faire plus modeste,
et pour le praticien se montrer trop fanfaron. Ce jeu entre savoirs et
pouvoirs ne doit pas faire oublier bien sûr que les nouvelles connaissances
sont un investissement pour de futurs savoir-faire. Mais on ne peut pas
négliger que les souffrances de nos contemporains peuvent parfois
légitimer l'action, avant que la science ne soit capable d'y apporter
sa garantie.
REFERENCES
1. Testart J. La procréation : une fonction naturellement
inhibée. Médecine-Sciences 1995 ; 11 : 447-53.
2. Claman P, Domingo M, Garner P, Leader A, Spence J. Natural
cycle IVF-ET at the University of Ottawa : an inefficient therapy for
tubal infertility. Fertil Steril 1993 ; 60 : 298-302.
3. Fivnat. Bilan 1995. Contracept Fertil Sex 1996 ; 24
: 694-9.
4. Le Lannou D. Bilan Fédération des Cecos 1995.
Contracept Fertil Sex 1996 ; 24 : 688-90.
5. Testart J, de Ziegler D. Importance to time gametes meeting
in assisted procreation. In : Gift : from basics to clinics. Serono
Symp. 63. Raven Press, 1989 ; 245-56.
6. Lassalle B, Courtot AM, Testart J. In vitro fertilization
of hamster and human oocytes by microinjection of human sperm. Gamete
Res 1987 ; 16 : 67-76.
7. Finaz C, Martin-Ruiz C, Lefèvre A. Interaction des
gamètes et protéines de reconnaissance. Médecine-Sciences
1998 ; 14 : 175-82.
8. Palermo G, Joris H, Devroey P, Van Steirteghem A. Pregnancies
after intracytoplasmic injection of a single spermatozoon into an oocyte.
Lancet 1992 ; 340 : 17-8.
9. Fivnat. Stimulation de l'ovulation. Contracept Fertil Sex
1996 ; 24 : 710-2.
10. Russel J, Knezewich K, Fabian K, Dickson J. Unstimulated
immature oocyte retrieval : early versus midfollicular endometrial
priming. Fertil Steril 1997 ; 67 : 616-20.
11. Trounson A, Wood C, Kausche A. In vitro maturation
and the fertilization and developmental competence of oocytes recovered
from untreated polycystic ovarian patients. Fertil Steril 1994
; 62 : 353-62.
12. Hwu YH, Lee RK, Chen CP, et al. Development of hatching
blastocysts from immature human oocytes following in vitro maturation
and fertilization using a co-culture system. Human Reprod 1998
; 13 : 1916-21.
13. Nagy Z, Janssenwillen C, Janssens R, et al. Timing
of oocyte activation, pronucleus formation and cleavage in humans after
ICSI with ejaculated spermatozoa. Human Reprod 1998 ; 13 : 1606-12.
14. Tesarik J, Mendoza C, Testart J. Viable embryos from injection
of round spermatids into oocytes. N Engl J Med 1995 ; 333 : 525.
15. In't Veld P, Brandenburg H, Verhoeff A, et al. Sex
chromosomal abnormalities and ICSI. Lancet 1995 ; 346 : 773.
16. Bonduelle M, Aytoz A, Van Assche E, Devroey P, Liebaers I,
Van Steirteghem A. Incidence of chromosomal aberrations in children born
after assisted reproduction through ICSI. Human Reprod 1998 ; 13
: 781-2.
17. Bowen J, Gibson F, Leslie G, Saunders D. Medical and developmental
outcome at 1 year for children conceived by ICSI. Lancet 1998 ;
351 : 1529-33.
18. Te Velde E, Van Baar A, Van Kooij R. Concerns about assisted
reproduction. Lancet 1998 ; 351 : 1524-5.
19. Bonduelle M, Joris H, Hofmans K, Liebaers I, Van Steirteghem
A. Mental development of 201 ICSI children at 2 years of age. Lancet
1998 ; 351 : 1553.
20. Testart J. Episcientific aspects of the epigenetic factors
in artificial procreation. Human Reprod 1998 ; 13 : 783-5.
21. Blefco. Pratique de l'ICSI en France : analyse de 2 919 grossesses.
Contracept Fertil Sex 1998 ; 26 : 640.
22. Testart J. L'uf transparent. Flammarion 1986.
23. Testart J. Le désir du gène. François
Bourin 1992. Flammarion 1994.
24. Testart J, Sele B. Le diagnostic préimplantatoire
n'est pas un diagnostic prénatal précoce. Médecine-Sciences
1996 ; 12 : 1398-401.
25. Testart J, Sele B. Le diagnostic pré-implantatoire
: un enjeu pour le xxie siècle. Médecine-Sciences
1998 ; 15 : 90-6.
26. Kimura Y, Yanagimachi R. Development of normal mice from
oocytes injected with secondary spermatocyte nuclei. Biol Reprod
1995 ; 53 : 855-62.
27. Wakayama T, Yanagimachi R. Development of normal mice from
oocytes injected with freeze-dried spermatozoa. Nature Biotechnol
1998 ; 16 : 639-41.
28. Wakayama T, Perry A, Zucotti M, Johnson K, Yanagimachi R.
Full-term development of mice from enucleated oocytes injected with cumulus
cell nuclei. Nature 1998 ; 394 : 369-74.
|