ARTICLE
S'il est habituel de trouver, dans toute revue, une page de recommandations
(ou instructions) aux auteurs, il est moins habituel qu'une rédaction
émette des « conseils ».
Le sujet, et le but, de ce Mot de la Rédaction est de
solliciter l'attention des auteurs quant à quelques difficultés
que nous rencontrons à la prise en charge « technique »
des manuscrits soumis et/ou acceptés pour être publiés
dans les ABC.
Ces conseils sont le fruit de l'expérience de deux années
de rédaction. En effet tous les articles sont dans un premier temps
évalués par les lecteurs référants (referees)
qui proposent des modifications quant au fond (la matière «
scientifique »), mais également souvent quant à la
forme ; dans un second temps, la rédaction reprend ces suggestions
en y ajoutant les siennes, qui ne concernent que la forme, dans le souci
d'une présentation « homogène » des différents
articles. Les auteurs reçoivent donc les critiques et commentaires
des lecteurs, souvent accompagnés d'une « version de la rédaction
» proposant « noir sur blanc » ces suggestions. Cependant,
ce travail éditorial en serait grandement facilité, si les
quelques conseils ci-dessous étaient pris en compte.
À propos du texte
Le texte, tout au moins sa version sur disquette (3 pouces 1/2, MS-DOS
ou Macintosh, logiciel Word de préférence) hautement désirée
par la rédaction, doit être le plus « simple »
possible, soit :
utiliser de préférence le caractère (font)
Times ou Helvetica pour le texte et Symbol pour les lettres grecques.
En effet l'« import » d'un texte ayant utilisé un caractère
peu usité (voire inconnu d'autres ordinateurs) peut introduire
de « drôles » d'altérations ;
éviter toute tentative de mise en page complexe car celle-ci
sera de toute façon réalisée par l'éditeur
et l'imprimeur. Ainsi « résistez » à l'envie d'introduire
des effets de style (caractères gras ou soulignés dans le
corps du texte, retours de paragraphes trop nombreux, des retraits de
paragraphes, sauts de lignes ou de pages...).
À propos des références
Les références bibliographiques doivent être classées
dans leur ordre d'apparition dans le texte, et appelées dans le
texte par leur numéro placé entre crochets, tout en y apportant
une attention particulière, même s'il s'agit de la corvée
« désagréable » de l'écriture d'un article.
À propos de l'illustration
Les documents photographiques doivent être d'excellente qualité,
afin que l'imprimeur puisse les reproduire au mieux.
Les « sorties laser » facilement obtenues avec le traitement
informatique des images dans de nombreuses applications de notre pratique
quotidienne, sont malheureusement peu ou pas exploitables, sauf si elles
sont accompagnées du fichier image correspondant au format TIFF,
PICT ou EPS.
En ce qui concerne les schémas, il faut savoir que la plupart
d'entre eux seront réduits pour être imprimés sur
une colonne. Cette notion explique le souci de clarté et de lisibilité
à exiger au moment de leur réalisation.
Il n'est pas inutile, également, de rappeler que les légendes
doivent permettre de comprendre le contenu de l'illustration sans être
obligé de se référer au texte.
Les remarques précédentes s'appliquent également
aux tableaux, car les facilités du traitement de texte permettent
aujourd'hui de créer des tableaux tellement « remplis »
qu'ils en deviennent illisibles.
À propos des abréviations
Il faut éviter les abréviations. Même explicitées,
elles sont souvent inutiles et surtout peuvent prêter à confusion.
Certaines concernent des termes différents selon les disciplines.
De plus, elles ne sont souvent utilisées qu'une ou deux fois dans
le texte !
Quelques règles
d'écriture
Veillez à ce que le nom commercial d'un matériel ou d'un
médicament soit suivi d'un ® ou d'un TM mis en exposant. Pour
les médicaments, il est d'ailleurs préférable d'utiliser
la dénomination commune internationale plutôt que le nom
commercial.
La rédaction ne peut se targuer d'être un expert en toute
discipline et vous fait confiance quant au libellé correct, selon
les recommandations ou consensus, de certains termes, notamment pour l'usage
de l'italique en bactériologie ou en génétique (gène
et protéine).
La langue française est si belle et si riche qu'une démonstration
logique peut perdre beaucoup de lisibilité par des phrases trop
longues et une ponctuation erratique ; relire un texte à «
voix haute » permet souvent d'en prendre conscience... et d'y remédier.
La langue française est tellement difficile que nombre d'entre
nous sont fâchés avec l'accentuation (aigüe/aiguë
prélévement/prélèvement) ; de plus
la facilité d'utilisation du traitement de texte fait que le scientifique
n'hésite plus, devant un clavier, à « taper »
son texte, mais la faute de frappe est fréquente... alors pourquoi
ne pas utiliser toutes les possibilités de son logiciel de traitement
de texte en utilisant son outil « orthographe ».
Outre les normes internationales habituelles pour un bon usage des chiffres
et unités, il doit être rappelé qu'en France, les
points et les virgules n'ont pas la même signification que pour
les Anglo-Saxons, et qu'en particulier, et même si votre logiciel
de calcul statistique ou votre tableur est d'origine anglo-saxonne, il
est nécessaire de traduire les chiffres (par ex. 9.325 en 9,325).
Une dernière requête
Il doit être rappelé que, quelle que soit la rubrique envisagée,
les manuscrits soumis doivent être accompagnés d'une lettre
signée de tous les auteurs, précisant que le travail
n'a pas été soumis à publication à une autre
revue et acceptant le transfert des droits de copyright aux Annales
de Biologie Clinique.
Ces quelques conseils ont été rédigés à
partir des « défauts » les plus souvent rencontrés,
et les suivre permet d'offrir aux lecteurs référants, arbitres,
critiques... (n'ayant toujours pas trouvé de traduction parfaite
au mot anglais referees) de ne commenter que la valeur scientifique
de vos travaux et d'éviter des observations toujours désagréables
sur le « fond ». Le souci de la rédaction est également
de pouvoir publier sans trop de délai les travaux soumis.
|