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Science et changements planétaires / Sécheresse
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Seasonal variations of the floristic characteristics and chemical composition of Saharan routes in Southern Algeria


Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 20, Number 4, 373-81, octobre-novembre-décembre 2009, Article de recherche

DOI : 10.1684/sec.2009.0203

Résumé   Summary  

Author(s) : Abdelmadjid Chehma, Fouzia Youcef , Laboratoire Bioressources sahariennes, préservation et valorisation Faculté des sciences Université de Ouargla 30000 Ouargla Algérie, Laboratoire de Biogéochimie des milieux désertiques Faculté des sciences Université de Ouargla 30000 Ouargla Algérie.

Summary : The Saharan climate is characterized by limited and irregular rainfall, high temperatures and intense brightness, and a high level of evaporation. The result of these extreme desert conditions is that the remaining meagre plant cover develops coping strategies enabling it to exploit to the maximum less favourable weather to proliferate. To better understand the effect of seasonal variations on the behaviour of Saharan floristic and nutritious vegetation we conducted a two-year temporal study of the different camel routes of the septentrional Algerian Sahara. The floristic study showed that ephemeral plants (achebs) appear after the rain and perform their full vegetative cycle before the soil is parched. They thus appear mostly in the spring (73%) and in winter (30%), and are lowest in autumn (12%) and summer (9%). For perennial plants, seasonal variations reflect on their production of biomass. For the chemical composition of species, we registered a net change for the content in MAT and tannins that are higher in the spring due to the effect of the increasing leaves/stem ratio. On the other hand, high temperatures and dry summers generate an increase of compounds and absence of cellulose which will reach their maximum in the following seasons.

Keywords : season, change, vegetal cover, chemical composition, Algerian Sahara

Pictures

ARTICLE

Auteur(s) : Abdelmadjid Chehma1, Fouzia Youcef2

1Laboratoire Bioressources sahariennes, préservation et valorisation Faculté des sciences Université de Ouargla 30000 Ouargla Algérie
2Laboratoire de Biogéochimie des milieux désertiques Faculté des sciences Université de Ouargla 30000 Ouargla Algérie

En dépit des conditions extrêmes auxquelles sont soumis les êtres qui vivent dans le milieu désertique, les espaces complètement dépourvus de vie, ou espaces abiotiques, sont relativement restreints. En dehors de ces espaces particuliers, la végétation existe, mais son importance est fonction directe de la quantité d’eau disponible.

Les caractères du climat saharien sont dus, tout d’abord, à la situation en latitude, au niveau du Tropique, ce qui entraîne de fortes températures, et au régime des vents qui se traduit par des courants chauds et secs. Ce climat est caractérisé par des précipitations faibles et irrégulières, une luminosité intense, une forte évaporation et de grands écarts de température [1].

Au Sahara, comme partout ailleurs, la végétation est le plus fidèle témoin du climat [2]. Les conditions désertiques extrêmes font que le maigre couvert végétal qui subsiste développe des stratégies d’adaptation lui permettant d’exploiter au maximum les moindres conditions climatiques favorables à sa prolifération [3]. Les seules plantes qui subsistent sont des plantes vivaces capables de supporter les périodes de sécheresse prolongées, contrairement aux plantes annuelles qui germent seulement immédiatement après la pluie. Ce sont des espèces éphémères capables de croître et de fleurir rapidement, recouvrant le sol pour de courtes périodes [4, 5].

C’est pour étudier l’effet des variations saisonnières sur le comportement floristique et nutritif du couvert végétal saharien, que nous avons mené une étude temporelle, de 2 ans, sur les différents parcours camelins du Sahara septentrional algérien.

Matériel et méthode

Localisation et description du site de l’étude

Notre site d’étude, situé entre le 3e et le 7e degré de longitude E et entre le 31e et le 33e degré de latitude N, est divisé en trois zones représentatives des différents parcours camelins (dépressions, hamada, lits d’oueds, reg, sols sableux et sols salés) (figure 1) :
  • la zone 1 située entre Ouargla et Touggourt, regroupant les regs et les sols sableux ;
  • la zone 2 située entre Ouargla, Ghardaïa et El-Goléa, regroupant les dépressions, les hamadas, les lits d’oueds à fond sableux et rocailleux et les sols sableux (hamadas ensablées) ;
  • la zone 3 située entre Ouargla et Oued N’sa, regroupant les sols salés, les regs et le lit d’oued à fond sableux.

Les précipitations ont pratiquement toujours lieu sous forme de pluies. Elles sont caractérisées par leur faible importance : les pluies torrentielles sont rares. Elles sont liées aux perturbations soudano-sahariennes ou sahariennes [6]. L’insuffisance de ces pluies sahariennes est accompagnée d’une irrégularité très marquée du régime pluviométrique et d’une variabilité interannuelle considérable, à l’origine de périodes de sécheresse [1]. Les températures moyennes annuelles sont élevées, avec des maxima absolus en juillet-août, pouvant atteindre et dépasser 50 °C, et des minima de janvier variant de 2 à 9 °C [7]. La température du sol en surface peut dépasser 70 °C. Cependant, en profondeur, les températures vont diminuer rapidement et s’équilibrer. Il ne peut geler, normalement, que dans la partie Nord du Sahara et, bien entendu, sur les montagnes [8]. À cause de la faible nébulosité de l’atmosphère, la quantité de lumière solaire est relativement forte, ce qui a un effet desséchant par élévation de la température [1]. Les durées d’insolation sont très importantes au Sahara (de 9 à 10 heures par jour) : ce désert est avant tout le pays du soleil [9].

Étude floristique

Pour faciliter les études quantitatives, tout en respectant l’aire minimale des espèces1, nous avons échantillonné, dans chaque station, six sous-stations de 100 mètres carrés, dans lesquelles nous avons effectué les différents relevés floristiques, à partir desquels ont été déterminés l’inventaire, le recouvrement, la densité et le poids des espèces.

Les observations temporelles ont été réalisées pour la première année selon neuf relevés réguliers (tableau 1). Pour la deuxième année, des observations saisonnières ont été effectuées.

Tableau 1 Planning des relevés des trois zones d’étude.

Relevé 1

Relevé 2

Relevé 3

Relevé 4

Relevé 5

Relevé 6

Relevé 7

Relevé 8

Relevé 9

Zone 1

14/11/01

2/01/02

29/01/02

18/03/02

4/05/02

5/06/02

5/07/02

21/08/02

05/10/02

Zone 2

21/11/01

27/12/01

22/01/02

20/02/02

29/03/02

2/05/02

1/07/02

22/08/02

9/10/02

Zone 3

7/ 11/01

5/12/01

15/01/02

27/2/02

2/04/02

4/06/02

4/07/02

22/08/02

7/10/02

Estimation des poids des espèces

Pour l’estimation du poids frais des espèces vivaces étudiées, nous avons prélevé – en dehors des microstations échantillonnées – la partie aérienne de 15 individus de chacune d’elles, de dimensions différentes, cela après avoir mesuré leur recouvrement. Les 15 individus de chaque espèce ont été prélevés dans des stations différentes et suivant les quatre saisons selon la méthode directe semi-destructive. Les pesées ont été faites, juste après, au laboratoire, à l’aide d’une balance. Sur la base de ces données, nous avons utilisé des courbes de régression qui nous ont donné des fonctions du type :

reliant le poids (y en kg) au recouvrement (x en mètres carrés) suivant les travaux de Chehma [10, 11]. Pour les arbres et arbustes, on a procédé à des calculs de pesées séparant la partie consommée (feuilles et branches tendres) de la partie lignifiée, ce qui nous a permis d’estimer les proportions consommables pour chacune de ces espèces [10, 11].

Les mesures du recouvrement sont effectuées pour tous les individus de la sous-station, en projetant verticalement sur le sol les organes aériens des plantes.

Composition chimique des espèces étudiées

Les analyses de la composition chimique ont été faites sur les 20 espèces vivaces représentant la totalité des plantes broutées par le dromadaire et composant les parcours sahariens étudiés. Elles ont porté sur la détermination de : matière sèche (MS), matière organique (MO), matière minérale (MM), matières azotées totales (MAT), cellulose brute (CB), composés pariétaux et phénols totaux, selon les méthodes de référence. Les composés pariétaux nous donnent une idée de l’importance des fibres dans les plantes, et les phénols totaux en complexant les protéines, les rendent plus indigestibles. Toutes les analyses ont été réalisées au Laboratoire d’alimentation animale du département Élevage et médecine vétérinaire (EMVT) du Cirad de Montpellier.

Résultats et discussions

Effet des variations saisonnières sur la composante floristique

D’une façon générale, l’étude floristique nous a démontré que le nombre d’espèces est relativement faible puisque nous n’avons pu recenser, au total, que 112 espèces (tableau 2). Cette pauvreté en espèces est d’autant plus importante que la plus grande partie de ces espèces (88 des 112) est dans la catégorie biologique des plantes éphémères, qui ne peuvent être présentes que lors de périodes très courtes de l’année, lorsque les conditions climatiques, et plus spécialement pluviométriques le permettent [1, 4, 10, 12].

L’étude temporelle effectuée nous a démontré que l’effet des variations climatiques saisonnières sur la composante floristique quantitative et qualitative se traduit différemment suivant les deux catégories biologiques : éphémères et vivaces.

Plantes éphémères

Pour les espèces éphémères, et suivant leur stratégie d’adaptation à la sécheresse [1] et leur dépendance directe aux précipitations [13], cette variation saisonnière se traduit par leur présence ou absence suivant les périodes de l’année. L’analyse des relevés effectués, montre que la plus grande partie de ces espèces est présente au printemps (73 %) et en hiver (30 %), tandis qu’on a enregistré des taux de présence faibles pour l’automne (12 %) et pour l’été (9 %) (figure 2).

Cette variation quantitative est étroitement liée aux variations climatiques saisonnières des zones sahariennes, qui sont caractérisées par une pluviométrie très faible accentuée par une très grande irrégularité temporelle (intra- et interannuelle) [14]. En effet, à travers la synthèse climatique que nous avons réalisée pour les 20 dernières années, sur les trois zones d’étude [10], nous avons enregistré des moyennes de précipitations annuelles de 65,67, 64,22 et 34,03 mm de pluie et des variations interannuelles très marquées, allant de 11,5 à 146,6 mm pour la zone 1, de 6,5 à 164,5 mm pour la zone 2 et de 9,6 à 102,7 mm pour la zone 3 (tableau 3) [32-41]. La variation des moyennes mensuelles est elle aussi très marquée, elle varie d’une façon générale dans le sens où les précipitations les plus faibles sont enregistrées en été (juillet-août) et les plus fortes en hiver-printemps (de janvier à mars).

Tableau 2 Espèces inventoriées suivant les différentes familles.

Aizoaceae Aizoon canariense

Amarylidaceae Pancratium saharae

Apiaceae Ammodaucus leucotricus Ferula vesceritensis Pituranthos chloranthus

Ascelpiadaceae Pergularia tomentosa Periploca angustifolia

Asteraceae Anvillea radiata Artemisia herba alba Atractylis delicatula Atractylis serratulloides Bubonium graveolens Calendula aegyptiaca Carduncellus eriocephalus Catananche arenaria Centaurea bimorpha Chamomilla pubescens Chrysanthemum macrocarpum Cotula cinerae Echinops spinosus Ifloga spicata Koelpinia linearis Launea glomerata Perralderia coronopifolia Pulicaria crispa Rhanterium adpressum Spitziella coronopifolia

Boraginaceae Arnebia decumbens Echium humile Heliotropium ramosissimum Megastoma pusillum Moltkiopsis ciliata Trichodesma africanum

Brassicaceae Diplotaxis acris Diplotaxis harra Farsetia occidentalis Malcomia aegyptiaca Moricandia arvensis Oudneya africana Savignia longistyla Zilla macroptera

Capparidaceae Capparis spinosa Cleome amblyocarpa

Caryophyllaceae Pteranthus dichotomus

Chenopodiaceae Agathophora alopecuroides Anabasis articulate Arthrocnemun macrostachyum Cornulaca monocantha Halocnemum strobilaceum Halogeton sativus Haloxylon scoparium Salsola baryosma Salsola longifolia Salsola tetragona Salsola vermiculata Sueda fructicosa Traganum nudatum

Cistaceae Helianthemum lipii

Convolvulaceae Convolvulus supinus

Cucurbitaceae Colocynthis vulgaris

Ephedraceae Ephedra alata

Euphorbiaceae Euphorbia cornuta Euphorbia guyoniana

Fabaceae Argyrolobium uniflorum Astragalus armatus Astragalus gombo Genista Saharae Ononis angustissima Psoralea plicata Retama retam Trigonella anguina

Geraniaceae Erodium garamantum Erodium glaucophyllum Erodium triangulare Monsonia heliotropioides Monsonia nivea

Labieae Salvia aegyptiaca

Liliaceae Androcymbium punctatum Asphodelus tenuifolius Dipcadi serotinum Urginea noctiflora

Plantaginaceae Plantago ciliata Plantago notata

Plombaginaceae Limonastrirum guynianum Limonium sinuatum

Poaceae Crypsis aculeata Cymbopogon schoenanthus Cynodon dactylon Panicum turgidum Phragmites communis Stipagrostis ciliata Stipagrostis obtusa Stipagrostis plumosa Stipagrostis pungens

Polygonaceae Calligonum comosum Emex spinosa

PrimulaceaeSamolus valerandi

Resedaceae Randonia africana Reseda villosa

Rhamnaceae Zizyphus lotus

Rosaceae Neurada procumbens

Rutaceae Ruta tuberculata

Scrophulariaceae Linaria laxiflora

Solanaceae Datura stramonium Solanum nigrum

Tamaricaceae Tamarix gallica Tamarix articulata

Thymeliaceae Thymelia microphylla

Urticaceae Forsskaolea tenacissima

Zygophyllaceae Fagonia glutinosa Fagonia microphylla Zygophylum album



Tableau 3 Moyennes mensuelles de la hauteur de pluie en millimètres.

Ouargla 1978-2002

Touggourt 1974-1994

Ghardaïa 1987-2002

Janvier

4,3

11,87

8,14

Février

2,6

7,38

3,58

Mars

5,8

12,97

5,68

Avril

2,3

7,22

6,15

Mai

2,6

4,41

4,44

Juin

0,5

1,37

3,3

Juillet

0,06

0,7

0,86

Août

0,11

0,7

1,55

Septembre

2,19

1,84

10,72

Octobre

5,13

4

6,53

Novembre

5,25

9,51

8,02

Décembre

3,19

4,4

5,25

Annuel

34,03

65,67

64,22

Plantes vivaces

Pour les espèces vivaces, même si leur mode d’adaptation leur permet d’être présentes durant toute l’année, les variations climatiques saisonnières se traduisent par des changements des paramètres quantitatifs (densités, recouvrement…) se répercutant directement sur les quantités de phytomasse produites.

En effet, les résultats obtenus pour le recouvrement et les phytomasses étudiés ont montré qu’il y a une variation saisonnière : les plus grandes valeurs sont enregistrées au printemps et en été, avec une moyenne avoisinant les 1 200 kg de MS/hectare, et la plus faible en hiver, avec moins de 840 kg de MS/hectare (tableau 4 et figure 3). Cette variation saisonnière confirme les travaux de Le Houerou [15], Saadani et El Ghezal [16] et Chehma et al. [17].

Cette variation est directement liée aux caractéristiques du cycle floristique et au mode d’adaptation des espèces vivaces désertiques [1], lesquelles développent leur partie aérienne en fonction des conditions climatiques et, plus spécialement, de l’apport d’humidité et de la faiblesse de l’intensité des vents [2, 18].

Dans notre cas, ces productions peuvent s’expliquer par les caractéristiques du climat du Sahara septentrional algérien caractérisé par une période pluvieuse irrégulière et s’étalant de la fin de l’automne à la fin du printemps, avec une intensité souvent plus marquée en hiver [6, 9, 19-21]. En effet, les plantes commencent à développer leur partie aérienne en fin hiver (période la plus pluviale) et continuent pendant le printemps et atteignent leur maximum au début de l’été.

Tableau 4 Recouvrement et production de phytomasse des plantes vivaces des parcours suivant les saisons.

Automne

Hiver

Printemps

Été

Recouvrement (m2/hectare)

535,04

489,13

694,49

760,57

Phytomasse (kg MS/hectare)

919,06

839,15

1 175,48

1 273,84

Effet des variations saisonnières sur la composition chimique des espèces

La composition chimique des espèces récoltées au cours des quatre saisons est présentée dans le tableau 5.

Pour la composition chimique des 20 espèces vivaces broutées par le dromadaire, les valeurs obtenues reflètent les conditions de l’environnement désertique dans lesquelles elles vivent [1, 22]. En effet, d’une façon générale, on a enregistré une richesse en composés pariétaux et en cellulose brute pouvant être liée au mode d’adaptation de ces espèces au milieu saharien. Elles sont capables de limiter au maximum leur vitesse d’évaporation, en diminuant leur proportion feuilles/tiges (aussi bien en nombre qu’en surface), et en formant une cuticule épaisse sur les stomates. En plus de l’effet des fortes températures sur la stimulation de la lignification des tissus de soutien [23]. De la même façon, et pour les mêmes raisons, les faibles teneurs en MAT et en tanins peuvent toujours être attribuées à leur stratégie d’adaptation à la sécheresse : ces composants chimiques sont surtout des contenus cytoplasmiques et chlorophylliens (composants essentiels des feuilles) [24].

Afin d’avoir une idée sur la variation de la composition chimique en fonction des saisons, nous avons réalisé une analyse en composantes principales (ACP) interclasses avec superposition des variables (composantes chimiques) et celle des centres de classes (les saisons) sur le plan factoriel 1-2 (figure 4).

À partir de cette représentation graphique, il ressort que :

  • le printemps est caractérisé par de fortes teneurs en matières azotées totales (MAT) et en tanins et de faibles teneurs en composés pariétaux (Neutral Detergent Fiber [NDF], Acide Detergent Fiber [ADF] et Acide Detergent Lignin [ADL]) et cellulose brute de Weende (CBW) ;
  • l’été est caractérisé par des teneurs plus élevées en MM et plus faibles en MO et MAT ;
  • l’automne et l’hiver sont caractérisés par de fortes teneurs en composés pariétaux (NDF, ADF et ADL et en CBW) et par de faibles valeurs en tanins et MAT.

On remarque qu’il y a une variation saisonnière des différentes composantes chimiques étudiées. D’ailleurs, l’effet de saison sur la composition chimique des plantes a été mentionné par plusieurs auteurs [25-27]. Cet effet saison s’exerce par les variations climatiques qui lui sont associées [28].

La forte teneur en MAT et en tanins au printemps est liée directement à l’activité physiologique de la plante qui est plus intense à cette saison, ce qui se traduit par l’augmentation du rapport feuille/tige [24, 29].

La forte teneur en MM et les faibles teneurs en MO et MAT peuvent être attribuées à l’effet climatique et surtout aux fortes températures inhérentes à cette saison, qui font perdre aux plantes toutes leurs parties vertes et tendres [30, 31].

Les fortes teneurs en composés pariétaux et en CBW en automne et en hiver sont toujours liées aux variations climatiques, du fait que ces saisons qui suivent l’été font que la plante reste encore sous l’effet des périodes sèches et chaudes antérieures. La forte teneur en parois (NDF) et en CBW caractérise surtout la fin de l’été et l’automne, sous l’effet des fortes chaleurs [26].

Tableau 5 Composition chimique des espèces vivaces analysées (en pourcentage de la matière sèche).

MM

MO

MAT

Espèce

Été

Automne

Hiver

Printemps

Moyenne

Été

Automne

Hiver

Printemps

Moyenne

Été

Automne

Hiver

Printemps

Moyenne

Stipagrostis pungens

8,02

7,18

7,58

8,11

7,72

91,98

92,82

92,42

92,14

92,34

3,83

4,07

3,76

5,69

4,34

Haloxylon scoparium

16,91

10,66

14,79

14,90

14,32

83,09

89,34

85,22

85,06

85,68

15,86

18,26

13,78

22,11

17,50

Zilla marcoptera

5,91

5,08

5,78

6,80

5,89

94,09

94,92

94,23

93,32

94,14

5,19

8,64

8,66

9,57

8,02

Retama retam

3,84

4,13

4,06

4,57

4,15

96,17

95,87

95,95

95,46

95,86

9,95

11,75

12,04

12,37

11,53

Piturantus chlorantus

5,51

5,38

4,67

5,09

5,16

94,49

94,62

95,33

95,14

94,90

5,61

5,47

4,71

6,27

5,52

Thymelia microphylla

5,73

4,78

6,27

6,39

5,79

94,27

95,22

93,73

93,75

94,24

4,57

4,48

8,44

8,09

6,40

Rantherium adpressum

26,47

10,37

8,03

10,84

13,93

73,54

89,64

91,98

89,14

86,07

4,34

7,35

7,86

9,47

7,25

Randonia africana

4,22

4,17

4,00

4,49

4,22

95,79

95,84

96,01

95,54

95,79

6,86

7,49

8,02

9,16

7,88

Genista saharae

3,10

2,69

2,44

2,55

2,69

96,91

97,31

97,57

97,54

97,33

6,59

8,44

6,78

7,48

7,32

Traganum nudatum

25,17

17,27

15,31

17,12

18,72

74,83

82,73

84,69

83,06

81,33

6,64

8,23

8,12

8,69

7,92

Zygophylum album

27,18

21,70

25,86

21,18

23,98

72,82

78,30

74,14

76,86

75,53

9,71

9,15

9,01

12,15

10,01

Tamarix articulata

26,93

15,43

13,50

18,20

18,52

73,07

84,57

86,50

81,56

81,43

6,90

8,77

9,86

8,56

8,52

Tamarix gallica

38,23

25,65

20,37

16,57

25,21

61,77

74,35

79,63

83,35

74,78

5,18

7,41

6,94

13,71

8,31

Limonastrium guynianum

35,21

25,58

20,12

20,06

25,24

64,79

74,43

79,88

80,02

74,78

8,85

9,70

9,43

10,10

9,52

Ephedra alata

11,88

8,81

10,37

9,88

10,24

88,12

91,19

89,63

90,17

89,78

9,14

10,02

8,33

7,29

8,70

Calligonum comosum

11,99

11,53

**

8,03

10,51

88,02

88,47

**

91,09

89,19

6,26

6,59

**

8,46

7,10

Anabasis articulata

19,97

16,23

17,99

19,27

18,36

80,04

83,78

82,02

80,78

81,65

7,97

7,26

8,91

8,05

8,04

Cornulaca monocantha

18,63

15,60

18,09

13,59

16,48

81,37

84,40

81,91

86,39

83,52

8,90

8,79

6,93

7,86

8,12

Salsola tetragona

28,13

24,69

24,80

26,37

26,00

71,87

75,31

75,20

73,47

73,96

5,58

7,61

6,37

7,78

6,84

Sueda fructicosa

20,21

23,77

31,94

27,26

25,80

79,79

76,23

68,06

71,82

73,98

20,77

19,00

14,91

17,49

18,04

Oudneya Africana

**

**

15,83

13,69

14,76

**

**

84,18

86,39

85,29

**

**

16,05

17,42

16,74



Tableau 5 (suite).

NDF

ADF

ADL

Espèce

Été

Automne

Hiver

Printemps

Moyenne

Été

Automne

Hiver

Printemps

Moyenne

Été

Automne

Hiver

Printemps

Moyenne

Stipagrostis pungens

74,43

73,11

70,60

71,48

72,40

48,46

47,02

41,84

42,88

45,05

7,41

9,11

5,10

5,72

6,84

Haloxylon scoparium

39,47

39,7

43,84

31,62

38,66

20,83

23,97

25,65

15,1

21,39

6,87

8,57

10,29

3,27

7,25

Zilla spinosa

67,6

59,49

60,28

56,14

60,88

54,64

46,88

45,99

41,34

47,21

17,16

13,18

17,56

9,12

14,26

Retama retam

52,74

54,95

49,57

48,51

51,44

41,69

42,88

36,50

35,88

39,24

18,27

21,39

17,07

14,73

17,86

Piturantus chlorantus

63,35

60,25

64,38

55,51

60,87

46,33

46,84

45,25

38,82

44,31

9,56

11,79

9,41

7,06

9,45

Thymelia microphylla

58,32

62,08

54,43

52,47

56,83

45,82

47,96

39,08

36,63

42,37

11,84

25,15

12,07

9,94

14,75

Rantherium adpressum

45,32

53,57

54,44

50,19

50,88

36,25

44,05

41,71

38,07

40,02

10,36

25,95

16,06

10,78

15,79

Randonia africana

63,87

70,53

63,87

60,33

64,65

49,72

55,84

46,78

43,80

49,03

12,46

21,54

11,09

12,08

14,29

Genista saharae

58,77

63,38

61,61

59,61

60,84

48,52

51,59

47,56

45,99

48,41

13,34

19,53

14,00

15,26

15,53

Traganum nudatum

42,63

56,85

57,67

48,63

51,45

26,48

39,22

35,74

30,45

32,97

6,51

14,81

11,62

9,39

10,58

Zygophylum album

22,89

27,13

24,03

21,87

23,98

15,85

18,59

15,77

14,59

16,20

5,43

10,68

4,41

4,27

6,20

Tamarix articulata

29,25

30,61

37,87

34,1

32,96

19,3

22,36

22,91

20,42

21,25

9,4

10,23

7,87

8,06

8,89

Tamarix aphylla

27,68

28,79

39,3

41,93

34,43

18,74

19,24

23,81

23,09

21,22

7,94

9,82

10,73

10,3

9,70

Limonastrium guynianum

33,12

23,55

45,87

43,18

36,43

26,28

16,93

34,28

33,42

27,73

17,72

9,52

20,98

20,63

17,21

Ephedra alata

61,94

62,56

54,27

49,38

57,04

48,85

49,24

40,80

36,92

43,95

25,73

23,39

18,86

16,72

21,18

Calligonum comosum

58,85

53,08

46,78

52,90

38,98

38,68

35,06

37,57

18,41

18,26

15,84

17,50

Anabasis articulata

49,86

47,185

39,675

42,28

44,75

26,95

29

24,83

24,675

26,36

9,69

10,325

7,92

7,925

8,97

Cornulaca monocantha

41,84

37,84

49,14

51,75

45,14

23,46

22,82

33,27

32,87

28,11

5,91

6,78

12,17

11,83

9,17

Salsola tetragona

45,61

35,29

32,53

29,69

35,78

17,32

16,77

17,01

14,97

16,52

6,87

4,9

5,77

4,98

5,63

Sueda fructicosa

40,76

29,92

29,92

31,86

33,12

24,21

19,99

18,59

17,87

20,17

10,04

10,14

8,52

3,61

8,08

Oudneya africana

33,71

32,04

32,88

25,03

22,75

23,89

6,44

6,25

6,35



Tableau 5 (suite).

CBW

Phénols totaux

Espèce

Été

Automne

Hiver

Printemps

Moyenne

Été

Automne

Hiver

Printemps

Moyenne

Stipagrostis pungens

44,19

43,40

41,95

41,40

42,73

0,58

0,64

0,60

0,59

0,60

Haloxylon scoparium

21,98

24,63

26,77

19,92

23,33

7,18

4,37

3,33

7,19

5,52

Zilla spinosa

52,14

49,08

47,02

46,08

48,58

0,76

0,63

0,51

0,71

0,65

Retama retam

36,80

35,50

33,18

32,02

34,37

4,85

3,56

3,93

4,46

4,20

Piturantus chlorantus

38,13

40,77

40,47

39,89

39,81

1,13

0,50

0,97

1,11

0,92

Thymelia microphylla

35,44

39,16

33,87

33,59

35,52

2,08

0,77

1,38

1,51

1,44

Rantherium adpressum

32,92

36,26

38,50

34,85

35,63

1,99

1,30

3,75

3,84

2,72

Randonia africana

45,06

45,06

44,50

43,75

44,59

0,83

0,34

0,67

0,58

0,60

Genista saharae

47,33

48,75

50,81

47,13

48,50

1,39

1,13

1,43

1,38

1,33

Traganum nudatum

26,33

36,09

36,29

32,67

32,85

0,58

0,53

0,79

0,6

0,63

Zygophylum album

15,48

17,32

16,84

13,62

15,82

0,81

0,8

0,66

0,82

0,77

Tamarix articulata

14,89

20,44

20,62

20,15

19,03

2,35

1,96

6,21

3,58

3,53

Tamarix aphylla

16,31

16,18

21,59

21,38

18,87

5,27

11,97

7,74

5,93

7,73

Limonastrium guynianum

13,96

15,13

20,34

19,98

17,35

3,18

1,33

4,76

5,11

3,59

Ephedra alata

29,00

35,23

33,00

30,92

32,04

6,14

5,21

6,05

6,39

5,95

Calligonum comosum

20,19

19,34

**

22,78

20,77

13,42

15,94

**

15,90

15,08

Anabasis articulata

27,39

27,32

28,24

25,88

27,21

0,59

0,65

0,80

0,57

0,65

Cornulaca monocantha

23

23,16

34,69

33,75

28,65

0,49

0,74

0,62

0,56

0,60

Salsola tetragona

14,22

15,56

19,66

14,36

15,95

0,3

0,45

0,41

0,36

0,38

Sueda fructicosa

18,5

17,82

17,47

16,93

17,68

6,87

5,46

4,15

6,64

5,78

Oudneya Africana

44,19

43,40

41,95

41,40

42,73

0,58

0,64

0,60

0,59

0,60

Conclusion

À travers notre étude menée sur les parcours camelins du Sahara septentrional algérien, il ressort que le couvert végétal spontané de ces zones est totalement dépendant des caractéristiques climatiques très rudes, très irrégulières et très contraignantes de ces régions.

En effet, et d’une façon générale, les résultats obtenus nous ont montré que la composante floristique de ces parcours est très spécifique puisqu’elle arrive à survivre et à proliférer dans ces conditions climatiques extrêmes. Cela se traduit quantitativement par le faible nombre d’espèces inventoriées dans ce grand espace, et qualitativement par leur richesse en composés pariétaux et en cellulose brute. Cela leur permet de limiter au maximum leur vitesse d’évaporation, grâce à la formation d’une cuticule épaisse sur les stomates, en plus de la stimulation de la lignification des tissus de soutien sous l’effet des fortes températures.

Cette étude temporelle nous a montré que les variations climatiques saisonnières enregistrées dans la région d’étude se traduisent par des variabilités de la composante floristique et chimique du couvert floristique dans le sens où :

  • du point de vue floristique, les plantes éphémères sont le meilleur indice des conditions climatiques, puisque leur stratégie d’adaptation aux variations climatiques s’appuie sur leur présence ou absence suivant les périodes de l’année. D’ailleurs, nos résultats d’inventaires effectués reflètent très bien l’influence directe de l’irrégularité climatique temporelle sur ces espèces. Pour les espèces vivaces, même si leur mode d’adaptation leur permet d’être présentes durant toute l’année, les irrégularités climatiques saisonnières se traduisent par des variabilités enregistrées pour les paramètres quantitatifs de densité de recouvrement et de biomasse ;
  • du point de vue chimique, les variations temporelles démontrent que l’effet saison sur les différents résultats obtenus est significatif. Cet effet s’exerce par les variations climatiques qui lui sont associées. En effet, on a enregistré une variabilité nette pour la teneur en MAT et en tanins, qui est plus élevée au printemps, sous l’effet de l’augmentation du rapport feuilles/tige en cette saison. Par ailleurs, les fortes températures et la sécheresse de l’été engendrent une augmentation des composés pariétaux et de la cellulose brute.

On peut donc noter que, malgré les caractéristiques exceptionnelles d’adaptation de la flore spontanée sahariennes aux conditions climatiques très rudes de leur milieu désertique, il est évident que leur survie, leur prolifération et leurs compositions chimiques dépendent étroitement des variations climatiques.

Références

1 Ozenda P. Flore du Sahara. 3e édition, complétée. Paris : Centre national de la recherche scientifique (CNRS), 1991.

2 Gardi R. Sahara. 3e édition. Paris : Kummerly et Frey, 1973.

3 Chehma A. Catalogue des plantes spontanées du Sahara septentrional algérien. Laboratoire de protections des écosystèmes en zones arides et semi arides (université Kasdi Merbah-Ouargla). Ain Mlila : éditions Dar El Houda, 2006.

4 Mackenzie A, Ball A, Virdee S. L’essentiel en écologie. Paris : Berti, 2000.

5 Chehma A, Djebar MR, Hadjaiji F, Rouabeh L. Étude floristique spatiotemporelle des parcours sahariens du Sud-Est algérien. Sécheresse 2005 ; 16 : 275-85.

6 Dubief J. Le climat du Sahara. Mémoire H.S. Tome II. Alger : Inst. Rech. Saha, 1963.

7 Le Houerou HN. Définition et limites bioclimatiques du sahara. Sécheresse 1990 ; 1 : 246-59.

8 Monod T. Du désert. Sécheresse 1992 ; 3 : 7-24.

9 Dubief J. Le climat du Sahara. Mémoire H.S. Tome I. Alger : Inst. Rech. Saha, 1959.

10 Chehma A. Étude floristique et nutritive des parcours camelins du Sahara septentrional algérien. Cas de la région de Ouargla et Ghardaïa. Thèse doctorat, université Badji Mokhtar, Annaba, 2005.

11 Chehma A. Phytomasse et valeur nutritive des principales plantes vivaces du sahara septentrional algérien. Laboratoire de protections des écosystèmes en zones arides et semi arides (université Kasdi Merbah-Ouargla). Ain Mlila : Ed. Dar El Houda, 2008.

12 Barry JP, Celles JC, Musso J. Le problème des divisions bioclimatiques et floristiques du Sahara algérien. Note IV : le plateau de Tadmaït et ses alentours (Carte Ouargla). Ecologia Mediterranea 1985 ; 11 : 123-81.

13 Boudet G, Dieye K, Valenza J. Environnement biotique. Le couvert herbacé. In : Systèmes de production d’élevage au Sénégal dans la région du Ferlo. Paris : ACC-GRIZA, (LAT), Gerdat, Orstom, 1983.

14 Thierriot C, Matari A. Peut on encore parler de sécheresse au Sahara?. Paris : CRSTRA, 1998.

15 Le Houerou HN, Pontanier R. Les plantations sylvo-pastorales dans la zone aride de la Tunisie. Note technique 18. Tunis : MAB, 1987.

16 Saadani Y, El Ghezal A. Productivité et valeur nutritive comparée de Acacia cyanophylla, (Lindl), Atriplex nummularia (Lindl) et Medicago arborea (Lindl). Actes du séminaire Maghrébin d’Agroforesterie. Tunisie : Jebel Oust, 1989.

17 Chehma A, Faye B, Djebbar MR. Productivité fourragère et capacité de charge des parcours camelins du Sahara septentrional algérien. Sécheresse 2008 ; 19 : 115-21.

18 Poupon H. Structure et dynamique de la strate ligneuse d’une steppe sahélienne au nord du sénégal. Travaux et documents Orstom, n°115. Paris : Orstom éditions, 1980.

19 Seltzer P. Le climat de l’Algérie. Alger : Institut de météorologie et de physique du globe, 1946.

20 Toutain G. Éléments d’agronomie saharienne, de la recherche au développement. Paris : Inra, 1979.

21 Office national de la météorologie (ONM). Résumé annuel du temps en Algérie. Alger : ONM, 1991.

22 Faye B. Guide de l’élevage du dromadaire. Montrouge : Sanofi, Santé Nutrition animale, 1997.

23 Demarquilly C. Influence des facteurs climatiques sur la composition et la valeur nutritive de l’herbe. Actions du climat sur l’animal au pâturage. Séminaire Theix, Versailles, Inra. 31 mars–1er avril 1982. Paris : Inra, 1982.

24 Schultz JC, Baldwin IT, Nothnagle PJ. Hemoglobil as a binding substrate in the quantitative analysis of plant tannins. J Agric Food Chem 1981 : 823-6.

25 Moore AW, Russel JS. Climate. Tropical pasture research. Principles and methods. Chapages 1976 ; 2 : 18-33.

26 Richard D. Valeur alimentaire de quatres graminées fourragères en zone tropicale. Thèse doctorat 3e cycle, université Pierre et Marie Curie (Paris VI), 1987.

27 Ickovicz A. Approche dynamique du bilan fourrager appliquée à des formations pastorales du Sahel tchadien. Thèse de doctorat, université Paris XII, 1995.

28 Faye B. Prévision de la valeur alimentaire des fourrages tropicaux. Mémoire DEA, université Clermont II, 1980.

29 Andrieu J, Weiss PH. Prévision de la digestibilité et de la valeur énergétique des fourrages verts de graminées et de légumineuses. In : Prévision de la valeur nutritive des aliments des ruminants. Versailles : Inra, 1981.

30 Hagar RJ, Ahmed MB. Seasonal production of Andropogan gayanus. Seasonal changes in digestibility and feed intake. J Agric Sci Camb 1970 ; 75 : 369-73.

31 Jarrige R. Les constituants glucidiques des fourrages: in prévision de la valeur nutritive des aliments des ruminants. Versailles : Inra, 1981.

32 Direction de la planification et de l’aménagement du territoire (DPAT). Annuaire statistique de l’Algérie, résultats de la wilaya de Ouargla. Alger : DPAT, 2002.

33 Office national de la météorologie (ONM). Atlas climatologique national, station de Touggourt. Alger : ONM, 1985.

34 Office national de la météorologie (ONM). Atlas climatologique national, station de Ghardaïa. Alger : ONM, 1985.

35 Office national de la météorologie (ONM). Données climatiques de Ouargla et Ghardaïa. Alger : ONM, 2003.

36 Office national des statistiques (ONS). Annuaire statistique de l’Algérie, résultats 1990. Alger : ONS, 1990.

37 ONS. Annuaire statistique de l’Algérie, résultats 89-90. Alger : ONS, 1991.

38 ONS. Annuaire statistique de l’Algérie, résultats 1992. Alger : ONS, 1994.

39 ONS. Annuaire statistique de l’Algérie, résultats 1993-1994. Alger: ONS, 1996.

40 ONS. Annuaire statistique de l’Algérie, résultats 1996. Alger: ONS, 1998.

41 SEP. Annuaire statistique de l’Algérie, résultats 1973-1974. Alger : SEP, 1975.

1 L’aire minimale est la plus petite surface à échantillonner qui puisse nous permettre de prendre en charge l’inventaire de la totalité des espèces.


 

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