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Science et changements planétaires / Sécheresse
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Contribution of hydrochemistry to the characterization and assessment of the water resources of a multilayered aquiferous system in an arid region (Maknassy basin, central Tunisia)


Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 20, Number 2, 217-22, avril-mai-juin 2009, Article de recherche

DOI : 10.1684/sec.2009.0180

Résumé   Summary  

Author(s) : Ismail Chenini, Abdallah Ben Mammou , Laboratoire des ressources minérales et environnement Département de géologie Faculté des sciences de Tunis 2092 Tunis El-Manar Tunisie.

Summary : Assessment of the water resources of an aquiferous system requires the knowledge of geometric and hydrodynamic features. Hydrochemistry, a method of prospecting in hydrogeology, makes aquiferous characterization possible. The Maknassy basin aquiferous system survey, founded on hydrochemistry, proves that phreatic aquifer water is sulphated. Deep aquifer waters are a mixture of sulphate, chloride, Na and Mg. An identical hydrochemical signature suggests intercommunication between the aquiferous levels of the upper cretaceous reservoir and the phreatic aquifer. A variety of mineralization processes are known. The effect of the gypseous dissolution crust is substantial for the phreatic aquifer water. Major ion anomalies for the waters of different aquiferous levels is observed from upstream to downstream. This mineralization variability depends on the aquiferous reservoirs’ lithological characteristics, exchange reactions and the time during which the water remains in place.

Keywords : aquiferous system, hydrochemistry, Maknassy basin, Tunisia, water resources

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ARTICLE

Auteur(s) : Ismail Chenini, Abdallah Ben Mammou

Laboratoire des ressources minérales et environnement Département de géologie Faculté des sciences de Tunis 2092 Tunis El-Manar Tunisie

Les systèmes aquifères étudiés font partie de la Tunisie centrale où règne un climat aride (figure 1). Dans cette région, les eaux souterraines constituent la part essentielle de la ressource en eau potable et d’irrigation. À ce titre, elle est confrontée à des contraintes quantitative et qualitative comme toute région soumise à un climat aride.

Les ressources en eaux souterraines du bassin étudié sont contenues dans trois réservoirs principaux (figure 2) :

  • une nappe phréatique logée dans un niveau gréseux sableux du Mioplioquaternaire, captée par plus de 500 puits de surface ;
  • une nappe profonde à deux niveaux, la première est logée dans les calcaires dolomitiques de la formation Zebbag supérieur d’âge turonien inférieur. Elle est la plus exploitée. La formation Zebbag inférieur (albien inférieur-cénomanien inférieur) carbonatée constitue le second niveau de la nappe profonde. Elle est partiellement exploitée en raison de la profondeur.

Une bonne connaissance du fonctionnement et des caractéristiques géométriques du système aquifère ainsi que la caractérisation de l’origine des eaux souterraines, fondée sur l’étude hydrochimique, aident à l’évaluation de la ressource en eaux souterraines. Elle permet d’orienter la stratégie de mobilisation et de la gestion de cette ressource.

Les travaux hydrogéologiques antérieurs [1-4] n’ont pas pu mettre en évidence une relation entre les aquifères, ni l’origine et l’évolution du faciès chimique des eaux à l’échelle de la totalité du bassin de Maknassy.

Plusieurs auteurs [5-8] ont essayé, par les analyses hydrochimiques, de caractériser le fonctionnement d’un système aquifère, de préciser l’origine de la minéralisation et les interactions entre eaux-roches qui se produisent le long de l’écoulement.

La démarche consiste à définir les modalités de fonctionnement des unités aquifères à partir de la caractérisation hydrochimique du système à travers un nombre suffisant d’analyses d’eaux prises dans la totalité du bassin et intéressant les trois aquifères. La chimie des eaux apporte des éléments nouveaux et permet de comprendre la structure aquifère.

L’objectif de la présente étude englobe la caractérisation hydrochimique du système aquifère du bassin de Maknassy, l’identification de l’origine de la minéralisation, ainsi qu’une évaluation de la ressource en eaux souterraines.

Contexte hydrogéologique

La zone étudiée est soumise à un climat méditerranéen de type aride. Les précipitations sont irrégulières avec une moyenne annuelle de l’ordre de 207 mm. Le bassin hydrogéologique abrite un système aquifère multicouche (figure 2).

La nappe phréatique est logée dans les assises sableuses et les graviers du Mioplioquaternaire continental (figure 2). Les eaux de cette nappe convergent vers l’oued Leben qui constitue un axe de drainage principal dans la partie amont et l’exutoire de la nappe dans la partie avale. La forte exploitation de cette nappe, estimée actuellement à 95 % de la ressource disponible, entraîne un abaissement du niveau piézométrique de 1 m au niveau de la plaine de Maknassy.

La nappe profonde est constituée de deux réservoirs aquifères (figure 2). L’étude lithologique et structurale, basée sur une synthèse des travaux antérieurs et complétée par les coupes géologiques des forages, permet d’identifier les entités hydrogéologiques suivantes :

– la formation Zebbag supérieur constitue le réservoir le plus important du point de vue ressource (niveau supérieur) ;

– la formation Zebbag inférieur (niveau inférieur).

Analyse et méthodologie

Une campagne d’échantillonnage (septembre 2005) a intéressé 53 puits et forages répartis de façon homogène sur la zone d’étude.

La conductivité électrique, le pH et la température ont été mesurés sur le terrain. Les analyses chimiques des éléments majeurs ainsi que la détermination du résidu sec ont été effectuées au laboratoire.

La mesure des concentrations du calcium, du potassium, du sodium et du magnésium a été effectuée par photométrie de flamme. Le dosage des sulfates et des chlorures a été réalisé par titrimétrie. La détermination du titre alcalimétrique a permis de déterminer la concentration en carbonate. L’interprétation des données ainsi que le calcul des forces ioniques sont effectuées par le logiciel Diagramme [9].

Résultats et discussions

Hydrochimie

Caractéristiques physicochimiques

Les températures des eaux du système aquifère multicouche du bassin de Maknassy sont comprises entre 18,5 et 23,8 °C pour la nappe phréatique. Elles peuvent atteindre 51 °C pour la nappe profonde. Les profondeurs des aquifères justifient cette large gamme de température. D’après les données de température, il possible de calculer la profondeur minimale (Pm) des aquifères du Zabbeg :

D’après les coupes géologiques, la profondeur maximale des aquifères atteint 1 100 m. Cette légère différence de profondeur résulte des erreurs de mesure de la température de l’eau.

Le pH des eaux souterraines sont homogènes et oscillent entre 7,1 et 7,9, avec une moyenne de l’ordre de 7,5.

La conductivité des eaux varie entre un minimum de 1 500 μs/cm et un maximum de 5 390 μs/cm. Elle augmente vers l’aval du système aquifère, ce qui indique une croissance de la minéralisation totale dans le sens de l’écoulement. Les salinités varient entre 1,2 et 4,1 g/L, avec une moyenne de 2,6 g/L pour les eaux de la nappe phréatique. La majorité des échantillons des nappes profondes ont une salinité variant entre 1,5 et 4,2 g/L.

Les faibles salinités sont enregistrées au niveau des bordures des aquifères, alors que les fortes valeurs sont observées au centre du bassin.

Faciès chimique des eaux

La projection des résultats des analyses des eaux sur le diagramme de Piper (figure 3) révèle une variabilité de faciès chimique des eaux. Ce sont des eaux essentiellement sulfatées pour la nappe phréatique, et sulfaté, sulfaté calcique et chlorurés sodique pour la nappe profonde (figure 3A, B).

L’examen des teneurs en éléments majeurs montre que la minéralisation est régie par le calcium et le magnésium pour les cations et par les sulfates pour les anions.

Traitement statistique

L’étude statistique, basée sur les analyses en composantes principales (ACP) des données chimiques, est un outil permettant de comparer simultanément tous les éléments analysés entre eux et de quantifier les relations qui les lient.

L’ACP a été réalisée sur neuf variables (résidu sec et éléments majeurs) et 53 observations.

L’essentiel de la structure est expliqué par les facteurs Fact. 1 et Fact. 2. Le facteur Fact. 1 est défini par la majorité des teneurs ioniques SO42– (0,91), Ca2+ (0,80), Na+ (0,82), Cl (0,73) et en degré moins par Mg2+ (0,52). Le facteur Fact. 2 est exprimé par HCO3 (0,78) (figure 4).

Relation entre les éléments chimiques majeurs et origine de la minéralisation

L’étude des équilibres chimiques des eaux souterraines du bassin de Maknassy et leur saturation vis-à-vis des minéraux sont fondées sur le calcul des activités ioniques. Ces eaux sont sursaturées vis-à-vis de la calcite, de l’aragonite et de la dolomite et sous-saturées vis-à-vis du gypse et de l’anhydrite (figure 5). Ainsi, la minéralisation des eaux est acquise en grande partie par l’échange ionique avec les roches encaissantes.

Les relations entre la salinité et les teneurs en éléments majeurs montrent que la minéralisation est régie par le calcium et le magnésium pour les cations et par les sulfates pour les anions.

La minéralisation des eaux souterraines est dominée par les sulfates. Ces eaux sont sous-saturées vis-à-vis du gypse (figure 5). Ainsi, le faciès sulfaté de ces eaux pourrait être lié à la dissolution et/ou lessivage du gypse abondant dans le sol et les formations géologiques de la plaine de Maknassy. La corrélation entre les teneurs en calcium et celles en sulfate montre un alignement des points au-dessous de la droite de dissolution du gypse (figure 6). Le déficit du calcium exprimé par un rapport Ca/SO4 inférieur à 1 est lié à la participation de cet ion dans les processus d’échange de base avec les minéraux argileux au cours de l’écoulement souterrain des eaux. Cet échange est confirmé par un excès en sodium mis en évidence par le rapport Na/Ca.

La bonne corrélation entre les teneurs en ions Na+ et Cl plaide en faveur d’une dissolution de l’halite au cours du transit des eaux dans les formations aquifères (figure 7A, B). Le rapport Na/Cl est proche de 1 indiquant que l’origine des ions sodium et chlorures est très probablement liée à la dissolution de l’halite.

Les fortes teneurs en calcium et en magnésium sont variables. Le rapport Ca2+/HCO3 montre un excès de Ca2+. Ainsi, le taux d’ions Ca2+ provenant de la dissolution du gypse est d’autant plus fort que ne peuvent être consommées la précipitation de la calcite et l’adsorption du calcium par les argiles.

Les teneurs en sodium sont élevées. Le diagramme de corrélation entre le calcium et le sodium (figure 7C) montre deux origines possibles de ces deux éléments :

  • les points situés au-dessous de la droite de pente 1 caractérisent les eaux présentant un excès en Ca2+ accompagné d’un déficit en Na+, ce qui montre que le calcium provient de la dissolution du gypse et de la calcite ;
  • les points situés sur la droite de pente 1 correspondent aux points d’eaux prélevés dans les aquifères de la formation Zebbag. La bonne corrélation de ces deux éléments est due à la dissolution des minéraux carbonatés constituant l’essentiel des formations aquifères.

La représentation graphique de HCO3 + SO42– en fonction de Ca2+ + Mg2+ montre que les points sont dispersés de part et d’autre de la droite de pente 1 pour les trois niveaux aquifères, ce qui confirme l’excès de Ca2+ (figure 7D).

L’analyse chimique des éléments majeurs montre une signature géochimique presque identique des aquifères du Zebbag supérieur et de la nappe phréatique, ce qui confirme la communication entre les deux niveaux aquifères facilitée par le contact des deux réservoirs et l’absence de niveau étanche.

Évaluation de la ressource en eaux souterraine

La communication éventuelle de la nappe phréatique et celle du Zebbag supérieur sont confirmées par l’étude hydrochimique. Ainsi, nous devons tenir compte de la contribution du réservoir de la formation Zebbag supérieur à l’alimentation de la nappe libre lors de l’évaluation de la ressource. Cette évaluation se base sur le calcul des ressources renouvelables provenant de l’infiltration des eaux pluviales et de la contribution des aquifères qui sont en contact et en communication.

Le bilan global de chaque nappe montre que les entrées excèdent les sorties, il s’agit donc d’un bilan excédentaire. Le rythme de l’exploitation croît avec une concentration des puits de surface au niveau de la plaine (secteur NE du bassin de Maknassy) où la nappe phréatique est accessible.

L’ensemble des caractéristiques hydrogéologiques ainsi que l’identification des entrées (alimentation) et des sorties de chaque niveau aquifère sont récapitulées dans le tableau 1.

Ce bassin hydrogéologique constitue une nappe d’importance régionale dont la ressource en eau souterraine est principalement destinée pour le domaine agricole. L’intensification de l’irrigation et les activités entropiques, au niveau de la plaine de Maknassy, engendrent une dégradation de la qualité des eaux souterraines. Soumis à la pression des besoins en eau croissante et la faible mobilisation des eaux de surface, ce système hydrogéologique nécessite une intervention pour réorienter la politique de l’exploitation et de la gestion des ressources en eau. Dans telle région, soumise à un climat aride, la gestion durable et intégrée de la ressource disponible permet de conserver l’équilibre du système aquifère et participe réellement au développement durable qui repose sur la bonne gestion des ressources naturelles.

Tableau I Caractéristiques hydrogéologiques du système multicouche de Maknassy.

Compartiment aquifère

Formation géologique

Hydrodynamique

Hydrochimie

Alimentation (entrée)

Sortie

Bilan

Nappe phréatique

Sables et grès du Mioplioquaternaire

  • Variabilité spatiale du gradient hydraulique
  • Faible transmissivité de l’ordre de 3 × 10–3 m2/s


  • Faciès chimique sulfaté
  • Température relativement basse (< 24 °C)


  • Infiltration des eaux précipitées (44,5 Mm3)
  • Infiltration des eaux au niveau des lits des oueds Leben et Ben Sallem (1,57 Mm3)
  • Contribution par drainage du réservoir de la formation Zebbag supérieur (0,1 Mm3)


  • Sources (0,15 Mm3)
  • Exploitation (4,5 Mm3) en 2004-2005


Le bilan est excédentaire, mais la dégradation de la qualité de la ressource est appréciable au niveau de la plaine de Maknassy la plus exploitée

Nappe profonde (crétacé supérieur)

Calcaire fracturé de la formation Zebbag supérieur

  • Faible transmissivité (2,5 × 10–3 m2/s)
  • Gradient hydraulique variable


Faciès chimique chloruré, calcique et sulfaté

– Infiltration au niveau des affleurements (36,2 Mm3)

Exploitation (3,28 Mm3) en 2004-2005

Bilan excédentaire

Calcaire fracturé de la formation Zebbag inférieur

Transmissivité faible

Faciès chimique sulfaté, chloruré et calcique

– Alimentation par infiltration au niveau des affleurements (35,3 Mm3)

Exploitation (2,5 Mm3) en 2004-2005

Bilan excédentaire

Conclusion

L’hydrochimie de la nappe enregistre les interactions eaux-roches qui se produisent lors de l’écoulement [10, 11]. La charge minérale est le résultat d’un processus complexe le long du parcours de l’eau depuis son point d’infiltration [12]. Ainsi, chaque réservoir de l’aquifère peut être caractérisé par un type d’eau.

L’étude hydrochimique des eaux du système multicouche de Maknassy nous a permis de préciser l’origine de la minéralisation et de confirmer la communication entre la nappe libre et la nappe de la formation Zebbag supérieur. Une évaluation de la ressource en eaux de ces niveaux aquifères a été entamée. Concrètement, nous avons montré que l’état du système aquifère, encore en équilibre, atteint un état d’exploitation de 95 % des ressources renouvelables pour la nappe phréatique. Il faut mettre en place une politique de gestion durable de cette ressource orientée vers la valorisation et la mobilisation de la ressource en eaux de surface évaluée à 11 Mm3/an à travers l’amélioration de la recharge de ces nappes à partir des eaux de ruissellement.

Références

1 Farhat H. Contribution à l’étude hydrogéologique de la cuvette de Maknassy (Tunisie). Thèse de doctorat en science de la terre, université de Bordeaux, 1978.

2 Ouda B. Paléohydrologie isotopique du bassin de Maknassy (Tunisie centrale) pendant le quaternaire récent. Thèse de doctorat géologie, université de Tunis II, faculté de science de Tunis, 2000.

3 Dindane K, Bouchaou L, Hsissou Y, Krimissa M. Hydrochemical and isotopic characteristics in the Sousse Upstream Basin, south western Morocco. Afr J Earth Sci 2003 ; 36 : 315-27.

4 Raoult Y, Boulègue J, Lauverjat J, Olive P. Contribution de la géochimie à la compréhension de l’hydrodynamisme de l’aquifère de l’Albien dans le bassin de Paris. C R Acad Sci Paris, (Science de la terre et des planètes) 1997 ; 325 : 419-25.

5 Fedrigoni L, Krimissa M, Zouari K, Maliki A, Zuppi GM. Origine de la minéralisation et comportement hydrogéochimique d’une nappe phréatique soumise à des contraintes naturelles et anthropiques sévères : exemple de la nappe de Djebeniana (Tunisie). C R Acad Sci Paris, (Science de la terre et des planètes) 2001 ; 332 : 665-71.

6 Jalal M, Blavoux B, Bhir M, et al. Étude du fonctionnement du système aquifère karstique cénomanoturonien de l’oued Igrounzar, bassin d’Essaouira, Maroc. Afr J Earth Sci 2001 ; 32 : 803-17.

7 Ouda B. Sédimentologie et géochimie des dépôts continentaux de la partie aval de l’oued Leben pendant le Quaternaire récent : essai d’interprétation paléoclimatique. DEA, université de Tunis II, faculté de science de Tunis, 1994.

8 Chenini I. Hydrologie et hydrogéologie du bassin de Maknassy, possibilités de recharge des nappes. Mémoire de mastère, université de Tunis El Manar, DEA faculté de science de Tunis, 2004.

9 Smiler R. Diagramme computer program – Version 2.00. Avignon (France) : Laboratoire d’hydrogéologie d’Avignon, 2004.

10 Mennani A, Blavoux B, Bahir M, Bellion Y, Jalal M, Daniel M. Apport des analyses chimiques et isotopiques à la connaissance du fonctionnement des aquifères plioquaternaire et turonien de la zone synclinale d’Essaouira, Maroc occidental. Afr J Earth Sci 2001 ; 32 : 819-35.

11 Grassi S, Cortecci G. Hydrogeology and geochemistry of the multilayered confined aquifer of the Pisa plain (Tuscany_central Italy). Applied Geochemestry 2005 ; 20 : 41-54.

12 Bennetts DA, Webb JA, Stone DJM, Hill DM. Understanding the salinisation process for groundwater in an area of southeastern Australia, using hydrochemical and isotopic evidence. J Hydrol 2005 ; 304 : 1-15.


 

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