ARTICLE
La Côte d'Ivoire comme d'autres pays non sahéliens est
affectée par la sécheresse et se trouve confrontée
au problème de la gestion de l'eau. Cette étude vise à
préciser l'impact de la variation climatique régionale sur
l'alimentation des aquifères souterrains et donc sur les ressources
en eau du pays. La réduction pluviométrique mise en évidence
et analysée se répercute sur les niveaux piézométriques
et sur les volumes mobilisés par les aquifères.
La gestion des ressources en eau est un problème très sensible
dont bon nombre d'organismes internationaux ont souligné l'importance
vitale pour cette nouvelle décennie. La variabilité climatique,
que la FAO et l'Unesco considèrent comme une véritable ressource
au même titre que les sols, les forêts, etc., reste un facteur
fondamental de cette gestion.
En Côte d'Ivoire, ce n'est que tout récemment que la communauté
scientifique s'est penchée sur l'interaction entre pluviométrie
et eau souterraine dans le milieu fissuré que constitue le substratum
cristallin à cristallophyllien couvrant 90 % du territoire. Biémi
[1] a évalué la quantité d'eau alimentant les réservoirs
souterrains de la Marahoué (centre-ouest de la Côte d'Ivoire).
Savané [2] a étudié l'impact de la variabilité
pluviométrique sur les aquifères dans une zone sensible
à la sécheresse, la région d'Odienné au nord-ouest
de la Côte d'Ivoire. D'autres auteurs [3-5], enfin, ont également
souligné la variabilité climatique ressentie en Côte
d'Ivoire.
Cette étude propose d'étudier l'évolution de la
pluviométrie à partir de trois stations de mesures localisées
dans la région de Man (ouest de la Côte d'Ivoire). Cette
approche concerne à la fois la variabilité interannuelle
évaluée en utilisant le test de détection de Pettitt
[6] et la variabilité saisonnière. Par la suite, la quantification
de l'impact de cette variabilité sur les eaux souterraines est
évaluée par calcul des coefficients de tarissement et des
volumes mobilisés par les aquifères.
Situation de la zone d'étude
La région étudiée se situe à l'ouest de
la Côte d'Ivoire dans un contexte de relief semi-montagneux entre
7° et 7°36' de latitude Ouest et 7° et 8°24' de longitude
Nord (carte).
Dans cette zone, deux stations pluviométriques (Man et Danané)
et deux stations hydrotimétriques (Man et Flampleu) sont retenues
en raison de la qualité des données disponibles par ces
quatre stations et de l'ancienneté de ces dernières qui
a permis des mesures sur plusieurs décennies. Flampleu et Danané
se trouvent dans le bassin versant du Cavally tandis que Man se trouve
dans le bassin versant du Drou qui est un sous-bassin du Sassandra.
Méthode
Étude de la variabilité de la pluviométrie
* Calcul des indices pluviométriques annuels
Les indices pluviométriques annuels sont calculés suivant
la formule proposée par Nicholson [7] :
Xij = [(rij - _ri ] / sigmai
Où :
rij = hauteur de pluie totale pour une station i et une année
j ;
_ri = moyenne annuelle de pluie à la station i pendant
la durée entière de l'enregistrement ;
sigmai = écart type de la pluviométrie annuelle.
* Détection de rupture sur les séries pluviométriques
annuelles
Les séries pluviométriques sont soumises au test de détection
de rupture de Pettitt [6] qui indique les grandes périodes d'évolution
de la pluviométrie. La rupture peut se définir comme le
point à partir duquel un changement intervient dans une série
chronologique. Chaque sous-échantillon obtenu est également
soumis à ce test, subdivisant ainsi les séries en périodes
globalement homogènes et présentant des moyennes significativement
différentes les unes des autres. Le principe de ce test est le
suivant :
- la série étudiée (d'effectif N) est divisée
en deux sous-échantillons de taille m et n respectivement ;
- les valeurs des deux échantillons sont regroupées
et classées par ordre croissant. On calcule alors la somme des
rangs des éléments de chaque sous-échantillon dans
l'échantillon total. Une étude statistique est ensuite réalisée
à partir des deux sommes ainsi déterminées, puis
testée selon l'hypothèse d'aucune appartenance des deux
sous-échantillons à la même population.
La formulation du test de Mann-Whitney modifié par Pettitt [6]
est que l'hypothèse nulle du test est l'absence de rupture dans
la série.
La mise en uvre du test suppose que, pour tout instant t variant
de 1 à N, les séries (xi), i = 1, t et (xi),
i = t + 1, N appartiennent à la même population.
Soit Dij = sgn(xi - xj) avec sgn(x) = 1 si
x > 0, 0 si x = 0, - 1 si x < 0, on considère la variable
Ut, N telle que :
Soit KN la variable définie par le maximum en valeur
absolue de Ut, N pour t variant de 1 à N-1, si k désigne
la valeur de KN prise sur la série étudiée,
sous l'hypothèse nulle, la probabilité de dépassement
de la valeur k est donnée
approximativement par :
Prob(KN > k) = 2exp [- 6k2/(N3
+ N2)]
Pour un risque de première espèce alpha donné,
si Prob(KN > k) est inférieur à alpha, l'hypothèse
nulle est rejetée.
* Variabilité des pluies mensuelles
On calcule ensuite les pluviométries moyennes mensuelles sur
chaque période de rupture pour éviter les biais dus à
une trop grande fluctuation des données, ce qui est souvent le
cas pour l'approche classique qui consiste à calculer systématiquement
les moyennes mensuelles décennales.
Traitement des débits
* Débits mensuels et annuels moyens
Pour chaque station, les calculs des débits moyens mensuels décennaux
et des débits moyens annuels sont effectués sur toute la
durée de l'enregistrement. On utilise ensuite les débits
journaliers pour calculer les coefficients de tarissement et les volumes
mobilisés par les aquifères.
* Calcul des coefficients de tarissement des cours d'eau et des volumes
mobilisés par les aquifères
Construction de la courbe de tarissement
De façon pratique, on part du débit journalier le plus
élevé de l'année (considéré comme débit
initial Q0), puis on reporte en abscisse les débits
mesurés tous les dix jours, jusqu'à ce qu'ils remontent
de façon significative. Les courbes de tarissement vont correspondre
aux périodes pendant lesquelles le débit décroît
de façon plus ou moins régulière (régime non
influencé), c'est-à-dire en l'absence de toute précipitation
(pluie d'étiage et crue parasite). Si on n'observe pas de courbe
de tarissement continue en raison d'une recharge due à une pluie
d'étiage, il importe alors de séparer la partie régulière
représentant le tarissement pur tel qu'il se serait produit sans
la pluie d'étiage [8] ; dans ce cas, un Q0 plus petit
que le débit journalier le plus élevé de l'année
peut être retenu. L'intervalle de temps de dix jours peut être
modifié, mais cette valeur retenue par El Ouafi [9] nous semble
la mieux choisie pour obtenir une courbe régulière et significative.
Cet intervalle peut toutefois être réduit pour un tarissement
plus court.
Calcul du coefficient de tarissement par dichotomie
Selon Olivry [10], il est difficile d'évaluer le coefficient
de tarissement en région tropicale en raison d'une saison sèche
trop courte. On a donc utilisé la résolution dichotomique,
une nouvelle méthode développée par Coulibaly [11]
et qui permet d'évaluer le coefficient de tarissement avec précision,
quel que soit la longueur du tarissement.
L'expression mathématique du tarissement s'écrit [12]
:
Qt = Q0e-kt
Où :
Qt = débit à l'instant t donné ;
Q0 = débit initial (débit au début du
tarissement) ;
k = coefficient de tarissement de Maillet.
La loi de Maillet a pour modèle un seul réservoir. Deux
cas sont à considérer :
- l'ensemble de l'aquifère est traité comme un seul
réservoir ;
- l'ensemble est traité comme étant la somme de plusieurs
réservoirs.
Nous retenons le cas d'un seul réservoir.
En régime non influencé, on estime que la courbe annuelle
de tarissement est l'expression de la vidange du réservoir souterrain
et, donc, que la quantité d'eau récupérée
à la station de jaugeage correspond exclusivement aux volumes dynamiques
mobilisés par l'ensemble des aquifères du bassin. L'expression
en m3 du volume écoulé à chaque instant
t est donnée par :
(1)
Ce qui donne :
V = [Q0/K] (1 - e -- Kt)
(2)
Q0 est exprimé en m3/s et k étant
calculé en jours- 1, Q0 est multiplié
par 86 400 pour la compatibilité des unités.
Considérons que le régime non influencé s'arrête
à l'instant A. Le volume V peut être évalué
sur la courbe de tarissement par la méthode des trapèzes
(mathématiquement, V correspond à la surface délimitée
par l'axe des abscisses et la courbe de tarissement).
À partir de l'équation du volume écoulé
(2), on pose :
[V/Q0] = [(1/k) - (e -- Kt/k]
En regroupant tous les termes dans un seul membre et en remplaçant
t par sa valeur A, on obtient :
[e -- Kt/k] + [V/Q0] - [(1/k)
= 0
Pour la simplification de l'écriture, on pose [V / Q0]
= B. L'équation définitive est donc :
[e -- Kt/k] + [B - (1/k)] = 0 (3)
Où k est l'inconnue.
Cette équation peut être résolue par la méthode
de dichotomie [11].
Évaluation du volume mobilisé
L'intégration de la formule (1) de 0 à + l'infini donne
le volume mobilisé par l'ensemble des aquifères du bassin
versant, soit :
Q0 est exprimé en m3/s et k étant
calculé en jours- 1, Q0 est multiplié
par 86 400 pour la compatibilité des unités.
Résultats, interprétation et discussion
Indices pluviométriques annuels
* Station de Man
Le calcul des indices pluviométriques de 1923 à 1996 donne
la répartition suivante (figure
1) : une période humide s'étendant de 1923 à
1950, suivie d'une période normale allant de 1950 à 1966
et, enfin, une période de déficit hydrique allant de 1966
à 1996.
La période normale correspond à une période où
la moyenne des pluviométries annuelles tend vers la moyenne de
la pluviométrie totale, c'est-à-dire avec une fluctuation
également répartie de part et d'autre de zéro. Pour
une période humide, cette moyenne est supérieure à
la moyenne de la pluviométrie totale et, en période de déficit,
elle leur est inférieure.
Une première étude réalisée par Saley [13]
concerne la période s'étendant de 1947 à 1996 à
la station de Man. Elle permet de distinguer trois périodes climatiques
: une période humide s'étendant de 1947 à 1967, suivie
d'une période normale de 1967 à 1978 et, enfin, une période
sèche allant de 1978 à 1993.
L'auteur note une remontée des précipitations de 1993
à maintenant.
On constate effectivement une remontée des précipitations
dès 1993. Mais la période humide de Saley correspond davantage
à une période normale lorsqu'on prend en compte les années
1927-1947. En effet, ces années étant plus pluvieuses, la
moyenne est rehaussée, ce qui entraîne une diminution des
valeurs des indices calculés sur la période considérée
comme humide par l'auteur. Cela montre à quel point il est important
de procéder aux découpages climatiques sur des séries
longues qui soient les plus longues possibles, et souligne le caractère
relatif des découpages effectués selon la méthode
Nicholson [7]. Les périodes déterminées ne soulignent
que des variations de précipitations (diminution ou augmentation)
sans pour autant définir de véritables périodes sèches
ou humides. Il est cependant intéressant de remarquer que l'on
constate une baisse des précipitations depuis 1966 à la
station de Man.
* Station de Danané
Sur la station de Danané, le calcul des indices porte sur une
période plus courte (1949-1995) et on obtient le découpage
suivant (figure 2) : une
période humide allant de 1949 à 1966, suivie d'une période
sèche s'étendant de 1966 à 1995.
Ici également, une diminution des précipitations s'amorce
dès 1966.
* Point de rupture sur les séries pluviométriques
Afin de confirmer le découpage obtenu à partir des indices
pluviométriques, les séries pluviométriques sont
soumises au test de détection de rupture de Pettitt [6].
À la station de Man, on a pu détecter deux années
de rupture et donc trois périodes climatiques. La rupture la plus
significative se situe en 1966 et la deuxième en 1944. La station
de Danané, elle, n'indique qu'une seule année de rupture
qui est 1966. Cela correspond au découpage obtenu avec les indices
pluviométriques. Pour Brou [4], la date de rupture de 1966 correspond
à une rupture dite précoce, avant 1970.
Ces deux postes de mesures obéissent à la tendance générale
de baisse pluviométrique constatée en Afrique. En effet,
sur 85 postes pluviométriques situés en Afrique de l'Ouest
et en Afrique centrale étudiés par Paturel et al.
[14], seuls cinq postes présentent une rupture significative située
en dehors de la période 1960-1979.
Étude de la pluviométrie mensuelle
* Station de Man
Les moyennes mensuelles sont calculées sur les différentes
périodes de rupture qui constituent des ensembles plus homogènes.
Presque tous les mois de l'année connaissent une baisse de leur
pluviométrie de façon progressive. L'allure unimodale de
la pluviométrie qui apparaît dès la première
période (1923-1944) est quelque peu altérée à
la deuxième et à la dernière période (figure
3). On constate qu'une période de forte pluviométrie
(> 200 mm), qui s'étendait sur quatre mois avant 1945, se réduit
à trois mois pendant la période 1945-1966, puis à
deux mois durant la dernière période 1966-1995 avec une
baisse très marquée pour les mois de juin et juillet.
* Station de Danané
Le graphe obtenu (figure
4) indique une baisse sensible de la pluviométrie durant les
mois d'octobre, novembre, décembre, janvier, février, avril
et une baisse plus forte pour les mois de juin et juillet. Ainsi, de quatre
mois de période à forte pluviométrie (> 300 mm),
il n'en reste plus que deux à partir de 1967. Les mois de juin
et juillet, respectivement à 300 et 350 mm en 1949-1966, passent
à 250 mm à peine entre 1967 et 1995. Le rétrécissement
de la période pluvieuse apparaît donc clairement.
Coulibaly [11] constate également une baisse de la pluviométrie
mensuelle sur les sept mois les plus pluvieux de l'année à
la station de Guiglo dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire.
Tarissement et volumes mobilisés
* Évolution des coefficients de tarissement
Les coefficients de tarissement connaissent une augmentation notable
sur l'ensemble des deux stations. Celle-ci est nette et régulière
à partir de 1983 à la station de Flampleu tandis que, à
Man, cette augmentation s'amorce dès 1955 (figures
5 et 6). Mahé et al. [15] ont observé
une augmentation des coefficients de tarissement dès 1969 sur cinq
sous-bassins du fleuve Niger. Olivry [10] a également noté
ce phénomène sur un nombre très varié de bassins,
tels que le Chari dans le bassin versant du lac Tchad, la Sangha en Afrique
centrale, pour lesquels l'auteur parle « d'hyper- tarissement ».
Pour lui, la baisse pluviométrique intervenue en 1970 a des effets
durables sur les cours d'eau. Malgré la reprise des pluies en 1985-1990,
« un effet de mémoire » aurait perturbé les paramètres
hydrologiques des grands cours d'eau en Afrique.
Toujours selon ce même auteur, cet hyper-tarissement pourrait
être consécutif à un rétrécissement
des aquifères car, selon la loi de Darcy, le coefficient de tarissement
est directement proportionnel à la conductivité hydraulique
(perméabilité) et inversement proportionnel aux dimensions
de l'aquifère. L'augmentation considérable du coefficient
de tarissement dans la période sèche correspond essentiellement
à une réduction de l'extension des aquifères et,
donc, de la largeur des nappes de versant. Ainsi, la baisse importante
du niveau piézométrique est-elle un phénomène
général des régions soudano-sahéliennes qui
est également signalé en Côte d'Ivoire par Savané
[2] .
* Étude du volume mobilisé par les aquifères.
Les volumes mobilisés ainsi que les débits connaissent
une baisse liée à la réduction pluviométrique.
À la station de Man (Drou), malgré des données incomplètes
entre 1957-1962, 1964-1968 et 1978-1983, on constate une première
baisse très marquée autour des années 1970 puis une
baisse plus brutale en 1983 (figure
5). Au contraire, à la station de Flampleu (Cavally), la diminution
des volumes mobilisés est sensible dès 1955 et se poursuit
jusqu'en 1988, date à partir de laquelle on observe une nette remontée
des volumes mobilisés (figure
6). En comparant ces deux cours d'eau, on remarque que le Cavally
à Flampleu est plus sensible aux variations de la pluviométrie.
En effet, bien que le Cavally et le Drou présentent tous deux des
tarissements rapides (coefficients de tarissement forts : 0,036 j-
1 pour le Drou et 0,057 j- 1 pour le Cavally, en
moyenne), les aquifères du Cavally semblent se vider plus rapidement.
Les quantités d'eau reçues par le biais de la recharge sont
très rapidement déversées dans les cours d'eau. Ce
régime, caractéristique des aquifères très
perméables, correspond à celui de la région de Man
en milieu cristallin très fracturé, avec l'existence de
fractures ouvertes drainantes interconnectées ne favorisant pas
l'emmagasinement. Selon Schoeller [16], les chenaux de gros diamètres
et les fissures larges se vident très rapidement, puis suivent
les chenaux de faibles diamètres et les fissures étroites.
L'eau circulant dans les joints et diaclases très serrés
se vide très lentement et peut s'étaler sur toute l'année.
Nous sommes donc en présence d'un aquifère dominé
par des fissures et des fractures larges.
En revanche, le Drou présente dans la règion de Man une
vidange plus lente de ses aquifères. Par conséquent, ce
cours d'eau réagit plus lentement aux variations pluviométriques
à cause de l'effet d'emmagasinement. Ici, les fractures et les
fissures de faibles diamètres sont prédominantes, d'où
une perméabilité plus faible. L'eau retenue par les aquifères
est libérée plus lentement puisqu'elle est concentrée
dans les joints et diaclases très serrés.
La reprise des précipitations en 1985-1990 se traduit d'ailleurs
par une remontée forte et immédiate des volumes mobilisés
pour le Cavally tandis que, pour le Drou, la remontée est moins
nette.
CONCLUSION
La région semi-montagneuse de Man, tout comme une bonne partie
de l'Afrique de l'Ouest, est affectée par une période de
récession pluviométrique. Son climat est marqué par
une baisse pluviométrique amorcée dès 1966 alors
que celui de la zone sub-saharienne enregistre cette même baisse
pluviométrique en 1970. Ce phénomène climatique se
répercute sur les débits des eaux de surface et souterraines.
Parmi les bassins versants les plus affectés, celui du Cavally
à Flampleu (ouest de la Côte d'Ivoire) se caractérise
par une réduction importante des volumes mobilisés par les
aquifères et cela durant toute la durée de la récession
pluviométrique (1966-1990). D'autres bassins versants sont moins
concernés, tels que celui du Drou à Man qui réagit
plus lentement en raison de sa capacité à emmagasiner l'eau
dans les aquifères. Afin d'optimiser la mise en valeur durable
de ces bassins versants, il convient donc de les gérer en prenant
en compte leur sensibilité aux variabilités climatiques
en perpétuelle évolution dans la sous-région [3].
La démarche utilisée dans ce travail a permis de mettre
au point un logiciel dénommé EVC (évaluation de la
variabilité climatique) écrit en Qbasic et VBA pour Excel
comme application complémentaire. Au-delà de la facilité
de calcul qu'il induit, ce logiciel propose une démarche d'étude
climatique, à savoir : bilan hydrologique, indices pluviométriques,
calcul de rupture, moyennes mensuelles par période de rupture et,
enfin, coefficient de tarissement et volumes mobilisés.
REFERENCES
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hydrogéologique et par télédétection des bassins
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