ARTICLE
Maintien de l'huile rouge
dans la consommation alimentaire des urbains
Contrairement à ce qui est le plus souvent admis 4,
l'huile rouge artisanale est encore largement consommée en milieu
urbain, même dans la capitale, Abidjan. L'huile de palme raffinée,
décolorée et désodorisée, ne s'est pas complètement
substituée à l'huile rouge « traditionnelle »
des régions de l'Ouest, du Sud, de l'Est et du Centre. Nous verrons
notamment qu'elle s'est substituée à l'huile rouge dans
certains plats seulement : la cuisson du riz, les fritures et les grillades.
Parmi les 28 ménages urbains interrogés, un seul ne consomme
pas d'huile rouge : il s'agit d'une femme ivoiro-sénégalaise
qui a surtout vécu au Sénégal, et qui s'identifie
beaucoup plus à la culture sénégalaise qu'ivoirienne,
qu'elle rejette en partie. Elle ne consomme pas ce produit, « traditionnel
» en Côte d'Ivoire, absent des régimes alimentaires
sénégalais. Sur les 27 ménages interrogés
qui consomment l'huile rouge, la consommation moyenne est de 1,4 litre/mois,
soit 17 litres/an (elle s'étend de 0,3 litre/mois à 5 litres/mois,
mais la majorité des ménages en consomment entre 1 et 2
litres/mois).
L'huile de palme raffinée, dans ces ménages, est consommée
en quantités quatre fois plus importantes : en moyenne 6 litres/mois,
soit 72 litres/an. Aujourd'hui, l'huile de palme raffinée, surtout
connue sous une des trois marques ivoiriennes, « Dinor », fait
maintenant partie intégrante de l'alimentation courante des ménages
ivoiriens. Pour la plupart des ménages interrogés, c'est
« l'huile que consommaient nos parents, ils achetaient Dinor, nous
aussi on achète Dinor ». L'huile de palme raffinée
est l'huile la plus couramment consommée ; les autres produits
similaires tels que l'huile de soja, de maïs, de tournesol, etc.,
sont beaucoup moins accessibles (huiles importées, chères
et non accessibles au micro-détail sur les marchés ou dans
les boutiques, contrairement à l'huile de palme raffinée),
sont considérés comme des produits « de luxe »
et sont consommés occasionnellement et pour certains plats (utilisation
dans des sauces vinaigrettes, par exemple).
Il est difficile de dire si la consommation d'huile rouge en quantité
a diminué parallèlement à l'introduction de l'huile
raffinée, du fait de l'absence de chiffres anciens. Mais il est
certain que l'huile raffinée s'est substituée à l'huile
rouge dans certaines préparations. Cela dit, il ne s'agit pas de
tous les plats. Les ménagères considèrent l'huile
rouge et l'huile « Dinor » comme deux produits différents,
non substituables pour la plupart des plats qu'elles préparent
; chacune des deux huiles a ses usages spécifiques et s'incorporent
dans des plats différents. D'ailleurs, l'huile raffinée
« Dinor » (marque la plus fréquemment citée) n'est
pas toujours considérée comme une huile de palme : elle
est, dans un tiers des cas, assimilée à de l'huile d'arachide
5 !
Des huiles pour des plats
différents : « de l'huile rouge pour les plats africains »
L'huile de palme rouge et l'huile de palme raffinée ne sont pas
consommées dans les mêmes plats. Le tableau
1 présente les usages de chacune des deux huiles en fonction
du plat préparé.
L'huile de palme raffinée est essentiellement utilisée
pour la cuisson du riz, les fritures et les grillades. Dans la cuisson
du riz blanc (riz cuit dans l'eau avec des oignons) ou du « riz-gras
» (riz cuit dans la sauce), elle permet au riz de ne pas coller.
L'huile raffinée est ensuite utilisée pour la plupart des
fritures - pommes de terre frites, igname frite, viandes et poisson, ufs,
allocos (banane plantain frite) -, et pour les grillades des viandes et
poissons. Elle intègre aussi certaines sauces dans lesquelles «
on ne met pas l'huile rouge », mais toujours pour faire frire la
viande en début de préparation (« sauce tomate »,
« sauce pistache », « sauce aubergine », « sauce
claire »).
L'huile rouge entre dans la composition des sauces « africaines
» (les « sauces feuilles » et les sauces au gombo - secs
et frais, soit « sauce djumblé » et « sauce Kopé
6 ») et de plats africains à base de banane plantain,
de manioc ou d'igname - foufou (banane ou igname cuit et pilé),
sauce spéciale attiéké (manioc), attiéké
« rouge », igname bouilli et allocos -, qui sont pour la plupart
des plats courants. À la différence de l'huile raffinée,
l'huile rouge est incorporée dans les sauces au gombo comme condiment
dans la sauce, et non pour frire la viande ou le poisson. Elle doit lui
donner du goût et une couleur particulière. Dans les sauces
feuilles, en revanche, l'huile rouge peut servir à frire le poisson
ou la viande, tout comme l'huile raffinée, sans pourtant être
remplacée par cette dernière. Il y a donc bien des usages
spécifiques à chacune de ces huiles.
À la question de savoir si on peut remplacer l'huile rouge par
un autre produit dans certains plats, il apparaît que l'huile rouge
peut effectivement être remplacée par l'huile de palme raffinée
dans les sauces gombo (7 cas), sauces feuilles (6 cas) ou dans l'igname
bouilli (3 cas). Elle ne peut, en revanche, absolument pas être
remplacée dans la préparation du foufou banane, plat fréquemment
consommé pendant la période de forte production des bananes
plantain. Les frontières entre les deux huiles sont ainsi, quand
même, relativement souples pour certains plats, et pourraient encore
évoluer. Les allocos sont par exemple, aujourd'hui, aussi bien
frits dans l'huile raffinée que dans l'huile rouge, et cela dans
les mêmes ménages.
Enfin, nous avons demandé aux femmes interrogées s'il
y a des plats qu'elles ne préparent plus avec l'huile rouge : cela
est apparu dans trois ménages pour un plat donné. Mais parallèlement,
dans trois autres ménages, les femmes ont appris de nouvelles recettes
qui incorporent l'huile rouge, dont un plat ivoirien et deux plats étrangers
africains appris auprès d'une Béninoise et d'une Togolaise
(à base de gari, de haricot et d'huile rouge).
Ainsi, l'huile rouge est-elle un aliment spécifique toujours
largement consommé en ville, qui trouve sa place dans des plats
particuliers, pour lesquels elle ne peut être remplacée par
un autre corps gras. Nous verrons qu'elle a des propriétés
perçues comme spécifiques par les consommateurs qui la différencient
de l'huile raffinée : un goût différent, une couleur
rouge, et c'est un produit « de terroir ».
Enfin, il faut souligner que le différentiel de prix entre ces
deux huiles n'est pas en faveur de l'huile rouge. L'huile rouge artisanale
la plus consommée (dite « huile africaine ») est vendue
environ 900 FCFA/litre au lieu de 600 FCFA/litre pour l'huile raffinée
(tableau 2). L'huile rouge
n'est donc pas un produit utilisé « à défaut
» de moyens financiers. On ne peut avancer que la quantité
de 1,4 litre/mois consommée l'est pour accéder à
une huile de palme moins coûteuse que celle qui est raffinée.
Huile rouge artisanale
: un produit de terroir, un produit « du village »
Pour les consommateurs, les deux critères principaux de différenciation
des qualités d'huile rouge sont : a) la nature des graines utilisées,
à savoir des graines sélectionnées, dites «
sodepalm » (du nom de l'ancienne société d'exploitation
des ensembles agro-industriels) ou des graines de palmier naturel ou sauvage
(dites « graines africaines », « graines de l'homme noir
») ; et b) le procédé de transformation, le plus souvent
identifié par un territoire (région, village, etc.).
En simplifiant, trois types d'huiles sont le plus souvent distingués
par les consommateurs d'Abidjan : l'huile « sodepalm », l'huile
« africaine », et l'huile « de Man » (ou de l'Ouest).
Concernant la région de Man, il faut signaler qu'elle est située
au Centre-Ouest du pays. Dans cette région, les sociétés
d'exploitation du palmier sélectionné ne se sont pas implantées
et c'est en même temps une région riche en palmeraies naturelles.
Il n'y a donc en principe pas de graines sélectionnées ou
« sodepalm » dans cette région 7. Par ailleurs,
le procédé de transformation y est entièrement manuel
et surtout la fermentation des graines très réduite par
rapport à d'autres régions.
Pour distinguer les qualités d'huile rouge, les ménagères
font le plus souvent référence à ces trois types
d'huile (tableau 3), l'huile
« sodepalm » étant considérée à
l'unanimité comme étant la moins bonne, et très peu
achetée.
Cette opposition entre l'huile « sodepalm » (moins bonne au
goût des consommateurs) et l'huile africaine de telle ou telle région,
la plus appréciée, et définie comme « la vraie
huile », se traduit par une différence de prix allant du simple
au double (490 FCFA pour l'huile « sodepalm », 915 FCFA environ
pour l'huile « africaine » ou « de Man » - tableau
2). Les critères les plus souvent utilisés pour définir
l'huile rouge de qualité sont : une huile bien rouge (et non orange),
qui ne « tire » ou ne « gratte » pas sur la langue,
liquide/limpide/claire (qui « ne dort pas ») et enfin qui se
mélange bien dans la sauce (l'huile ne remonte pas à la
surface). Or, l'huile « sodepalm » aurait tous les défauts
: pas assez rouge (tire sur l'orange), elle « dort » (elle se
fige), « tire » sur la langue et ne se mélange pas bien
à la sauce. Ces critères sont d'ailleurs ceux éprouvés
par les ménagères au moment de l'achat et selon la personne
à qui elles achètent, pour définir la qualité
de l'huile : regarder sa texture et sa couleur, et surtout la goûter
avant achat.
Les différences de qualité du produit fini sont attribuables,
pour les ménagères, soit au type de graines utilisées,
soit au procédé de fabrication (tableau
4). Les ménagères parlent ainsi de l'huile de graines
« sodepalm » et de l'huile africaine, mais aussi de l'huile
de Bouaké, l'huile de Gagnoa, l'huile de Bouaflé, l'huile
des Adjukru, l'huile des Attiés, etc. Le type de graines a été
évoqué par 20 ménagères (sur 27) pour expliquer
la qualité de ces huiles. L'huile de certaines régions situées
hors des zones d'implantation du palmier sélectionné (Man,
mais aussi Gagnoa ou Bouaké, par exemple) est appréciée
parce que, dans ces régions, les graines sélectionnées
n'existent pas, il s'agit forcément, pour les consommatrices, d'une
huile de graines « africaines ». Quant aux modes de préparation,
c'est le temps de fermentation des graines qui est le plus souvent invoqué
pour expliquer les différences de qualité.
Des modes d'approvisionnement
sur la confiance pour une qualité territoriale
Les modes d'approvisionnement des ménagères sont révélateurs
de ces spécificités territoriales. Quasiment toutes ont
une relation de proximité avec leur vendeuse ou fournisseur : fidélisation
au marché à une femme qui vend l'huile de telle région
ou qui est de telle ethnie, achat directement au village ou par l'intermédiaire
de parents, achat dans une région spécifique par l'intermédiaire
de relations, etc. (tableau
5). Chez un même ménage, les lieux d'achat peuvent être
divers, le cas le plus fréquent étant l'approvisionnement
en gros de l'huile du village ou par relation, complété
par des achats plus ponctuels au marché. Seules deux ménagères
ont, en complément, recours à l'achat de l'huile au marché
sans être fidélisées ni attachées à
un certain type d'huile et trois ménagères disent de temps
en temps devoir acheter de l'huile « sodepalm ». En dehors de
ces cas, au marché, la plupart des ménagères sont
fidélisées à une vendeuse. Elles achètent
alors chez une femme « yacouba », « adjukru », «
attié », « gouro », etc., ou l'huile de telle région.
Il faut souligner qu'il ne s'agit alors pas nécessairement d'une
femme de même ethnie que l'acheteur. Dans ce cas, ce n'est pas l'huile
de sa propre région d'origine qui est recherchée, mais celle
d'une région donnée. Il en est de même pour les neuf
personnes qui, au marché, achètent l'huile de Man, et qui
ne sont pas des femmes originaires de cette région. Enfin, un tiers
des ménagères s'approvisionnent au village. Dans ce cas,
il peut s'agir de dons mais pas nécessairement. Pour les ménagères
qui s'approvisionnent au village, cette huile ne peut être suspectée,
c'est nécessairement une huile « de très bonne qualité
».
Ces particularités de l'approvisionnement en huile soulignent
l'ancrage territorial de ce produit. Mais ces procédures particulières
sont aussi un moyen de se garantir la qualité. La grande diversité
des huiles vendues sur les marchés, quant à leur apparence
(différents degrés de couleurs, différents modes
de décantation, parfois difficultés à en évaluer
le goût, suspicion de fraude par les vendeuses qui mélangeraient
« l'huile sodepalm » à « l'huile africaine »
pour augmenter leur bénéfice, etc.), rend parfois les achats
incertains. L'approvisionnement chez des parents du village, la proximité
établie avec une vendeuse, ou l'identification d'un réseau
d'approvisionnement par relation, sont des procédures de qualification
du produit [2, 3]. Ces procédures sont fondées sur la confiance
entre des personnes qui se connaissent [4] ou qui établissent un
lien de fidélisation.
L'huile de Man bénéficie d'une réputation particulière,
comme s'il s'agissait d'un label de qualité, qui dépasse
la proximité territoriale entre vendeur et acheteur ; ce sont des
ménagères de toutes origines qui s'approvisionnent en huile
de Man.
D'autres procédures de qualification ont été mises
en évidence. L'achat auprès d'une « vieille »
est parfois justifié par une garantie sur la qualité du
produit. La garantie réside dans le fait que les « vieilles
» ont un savoir-faire expérimenté, mais aussi qu'elles
« n'ont plus trop cette idée de gagner de l'argent, elles
ne vont pas faire des mélanges » (entretien avec une consommatrice)
à l'insu de l'acheteur, l'anecdote étant cette ménagère
qui précise « qu'on ne sait jamais, on dit tellement de choses,
parfois même il paraît que des vendeuses mettent des mille-pattes
8 dans l'huile ».
Ces résultats indiquent ainsi l'existence d'une demande locale
en huile rouge artisanale dont la qualité est, pour les acheteurs,
intimement liée à la nature des graines et/ou à des
procédés de fabrication locaux. Le secteur de transformation
artisanal, appuyé sur des savoir-faire familiaux et des réseaux
de distribution personnalisés, répond à cette demande.
Ce secteur mériterait une attention particulière en termes
de recherche-développement.
Notes :
1 Cet article a fait l'objet d'une communication à
la conférence internationale « Avenir des cultures pérennes
» de Yamoussoukro, Côte d'Ivoire, 5-9 novembre 2001, Bnedt/Cirad/ESI-VU.
2 Quelques mini-huileries font leur apparition, mais ce phénomène
est très récent et leurs marchés ne sont pas encore
bien connus.
3 Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du projet de recherche
sur « l'organisation et le développement de la filière
palmier à huile en Côte d'Ivoire » conduit par le Cirad
et l'Université de Bouaké. L'enquête a été
réalisée en avril 2001.
4 Le discours des opérateurs de la filière
en Côte d'Ivoire est fréquemment celui de la disparition
de la consommation d'huile rouge dans les ménages, qui serait en
partie provoquée par l'urbanisation.
5 Les autres façons de définir l'origine de
l'huile « Dinor » (ou d'autres marques d'huile de palme raffinée)
ont été : a) « fabriquée à partir de
l'huile de palme rouge », dans 8 cas dont : « par chauffage
», par adjonction de « produits chimiques », ou par «
raffinage » ; b) à partir de l'huile de palmiste (2 cas) ;
c) issue du broyage de la noix de palme entière (1 cas) ; et d)
ne sait pas comment est fabriquée cette huile ou de quel produit
on la tire (6 cas).
6 En langue agni - baoulé. Cela est de moins en moins
vrai. Depuis quelques années, certains planteurs auraient introduit
des semences sélectionnées.
8 Pour remuer l'huile et l'empêcher de se figer.
CONCLUSION
Le développement agro-industriel du palmier à huile a permis
au pays de se doter d'une production locale de corps gras, et notamment
d'approvisionner le marché local en huile raffinée à
des prix moins chers que les huiles importées (arachide, tournesol,
maïs, etc.). À côté de ce secteur dominant, il
existe cependant toujours une demande en huile rouge artisanale, qui s'accorde
finalement assez bien avec des formes de production moins intensives.
S'il semble bien que des modèles de production-transformation-valorisation
alternatifs au modèle agro-industriel existent (voir l'article
de Kouamé et Akindès, dans ce même numéro),
se maintiennent, voire se développent, la question qui se pose
est de savoir comment ils s'articulent entre eux et avec le reste de la
filière et ce qu'ils supposent en termes de règles d'organisation.
Une étude ciblée sur la transformation artisanale devrait
permettre de mieux établir le lien entre la demande locale en huile
rouge et certaines formes de production du palmier. Il est possible que
ce que les consommatrices présentent comme « l'huile africaine
» soit aujourd'hui préparée avec des graines sélectionnées,
mais selon des procédés particuliers qui correspondent aux
exigences de qualité des consommateurs en termes de produit fini.
Les systèmes de transformation artisanaux ont pu évoluer
en même temps que l'introduction des nouvelles semences.
D'une manière générale, ce marché local
de l'huile rouge artisanale est très mal connu. Certaines pistes
concernant ses débouchés en consommation alimentaire sont
données ici, mais devraient être validées sur un plus
large échantillon, au moins pour connaître la taille de ce
marché. De même, le marché de l'huile rouge destinée
à la fabrication des savons artisanaux semble important ; de nombreuses
savonneries artisanales s'installent en ville. Dans une dynamique d'industrialisation
de la filière, les secteurs artisanaux ont été très
peu développés, si ce n'est depuis cinq ans avec l'introduction
de la presse. Pourtant, l'existence d'un marché local du savon
et de l'huile rouge artisanale pour la consommation pourrait justifier
des recherches et des projets d'amélioration ou d'échanges
d'expériences en matière de procédés d'extraction
et d'organisation de ces acteurs, pour une culture qui manifestement n'est
pas qu'une culture de rente, mais aussi une culture vivrière avec
des débouchés locaux.
REFERENCES
1. ROUZIÈRE A (1995). Étude mini- et micro-huilerie
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française de développement, 2 vol.
2. BRICAS N, CHEYNS E (1995). Incertitudes et procédures
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alimentaire traditionnel : le soumbala. Séminaire Qualification
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16 p.
3. CHEYNS E (2001). La qualification des produits artisanaux, du
marché de proximité à l'échange à distance.
Le soumbala au Burkina Faso. In : MOITY-MAÏZI P, SAINTE MARIE C (de),
CIESLIN P, MUCHNIK J, SAUTIER D, eds. Systèmes agroalimentaires
localisés, terroirs, savoir-faire, innovations. Étud
Rech Syst Agraires Dév 32 : 65-78.
4. SERVET JM (1994). Paroles données : le lien de confiance.
Revue du MAUSS : À qui se fier ? Confiance, interaction et théorie
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5. ORLÉAN A (1994). Sur le rôle respectif de la confiance
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Revue du MAUSS : À qui se fier ? Confiance, interaction
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