ARTICLE
Auteur(s) : Camille Renaudin
UMR 8185 - Espaces, nature et culture28 rue Serpente75006
ParisFrance
La filière cotonnière burkinabé, comme la plupart des filières
cotonnières africaines, traverse depuis plusieurs années une crise
sans précédent qui ne semble pas, jusqu’à présent, trouver d’issue
favorable. Les fondements de la crise sont multiples et
tiennent à la nature même d’une culture pluviale, soumise à un
environnement soudano-sahélien de plus en plus sévère, dont le
produit est essentiellement destiné à l’export et dont la valeur
est fortement dépendante des aléas du marché international.
Le système de production coton-vivrier, tel qu’il avait été mis
en place dans le cadre d’une filière intégrée, par la diffusion
d’innovations techniques au sein des exploitations agricoles, avait
réduit, entre autres, la vulnérabilité alimentaire des ménages
producteurs de coton (Deveze et al., 2005). Aujourd’hui,
ceux-ci se trouvent confrontés à une situation de risques,
notamment économique, du fait de l’instabilité des prix (Nubukpo
et al., 2006), et climatique, en raison de la plus grande
variabilité des précipitations. La vulnérabilité des
producteurs, à savoir la probabilité qu’ils subissent une perte de
bien-être du fait de ces aléas (Banque mondiale, 2005), pourrait
remettre en cause la « success story » cotonnière.
Ces aléas, exacerbés lors de la campagne agricole 2007-2008,
renvoient non seulement à la capacité des agriculteurs à les
surmonter mais aussi à la capacité collective de gérer leurs
effets, en particulier dans l’Est du Burkina Faso où les
contraintes environnementales fragilisent les producteurs.
Les politiques cotonnières doivent dès lors prendre en compte
l’ensemble des facteurs de vulnérabilité des producteurs afin de
relever le défi de la productivité agricole et d’entreprendre une
diversification des cultures.
Une plus grande vulnérabilité du paysannat cotonnier
La culture cotonnière, comme toutes les activités agricoles, est
une activité « à risques » (Eldin et al., 1989). La campagne
2007-2008 a vu deux de ces risques – le risque climatique et
le risque économique – s’exacerber et accroître la vulnérabilité
des producteurs de coton. Si la campagne a été déclarée « atypique
» par les acteurs de la filière, elle met néanmoins en lumière la
fragilité des paysans, face, notamment, au risque d’endettement,
particulièrement dans une région qui s’est ouverte récemment à
cette culture industrielle.
Accroissement des risques
Dans cette région, où intervient depuis 2004 la Société
cotonnière du Gourma (Socoma), la culture du coton s’inscrit dans
un environnement soudano-sahélien marqué depuis les années
1950 par un déficit pluviométrique régional. Le déplacement
des isohyètes vers le sud permet de rendre compte de cette
évolution climatique (figure 1). S’il est
difficile, en raison de la variabilité interannuelle des moyennes
pluviométriques, d’affecter un caractère permanent et irréversible
au déclin de la pluviosité, la tendance est néanmoins bien réelle
(Mazzucato et al., 2000). Sur cette contrainte, à laquelle
doit s’adapter de facto l’agriculture pluviale, se greffe une
variabilité de plus en plus grande de la répartition spatiale et
temporelle des pluies. La campagne 2007-2008, caractérisée par
un retard dans l’installation des pluies, de fortes précipitations
en juillet et en août et, ensuite, une interruption brutale des
pluies, illustre ce phénomène qui place dès lors les agriculteurs
dans une situation de risque élevé. Beaucoup d’entre eux ont subi
une chute de leurs rendements agricoles et ont même, pour certains,
perdu une partie de leurs récoltes du fait des inondations
déclenchées par les fortes pluies. Les producteurs sont
d’autant plus exposés à ce type d’aléa que la dégradation des
milieux naturels soudano-sahéliens amplifie les conséquences des
phénomènes exceptionnels. À l’Est, la présence de réserves de faune
et de parcs nationaux, qui recouvrent près de 15 % de la superficie
de la région, tend à masquer l’état de dégradation du couvert
végétal. Ainsi, sur la seule décennie 1992-2002, selon l’Institut
géographique du Burkina Faso, la surface couverte en végétation
ligneuse a diminué de 6,4 %, soit une perte de
13 716 hectares par an (figure 2). Aussi, la région
qui accueille de plus en plus de migrants pourrait voir la pression
sur ses terres s’accentuer encore davantage.
Aux difficultés climatiques, s’est ajoutée pour les producteurs
de coton burkinabé une mauvaise nouvelle : le prix d’achat du
coton-graine au producteur, qui avait déjà diminué lors des deux
précédentes campagnes, chute encore pour s’établir à 145 francs CFA
le kilogramme en 2007-20081. Une baisse qui suit de près
celle du prix du coton-fibre sur le marché mondial. Couplée au
renchérissement du coût des facteurs de production, la baisse du
prix d’achat du coton-graine a entraîné la chute des revenus des
familles vivant de l’activité cotonnière. Les conséquences
étaient prévisibles : baisse des superficies cultivées (d’environ
40 % entre les campagnes 2005-2006 et 2007-2008) et chute de
la production cotonnière.
Une plus grande fragilité des exploitations « non équipées
»
Ces risques conjugués ont également entraîné une baisse sensible
des rendements. Dans la zone Socoma, ils sont passés en moyenne de
961 kg/hectare en 2006-2007 à 778 kg/hectare en
2007-2008. Cette diminution, due en grande partie aux conditions
pluviométriques, s’insère néanmoins dans la tendance à la
stagnation – voire à la baisse – des rendements observée depuis
plusieurs années dans la région. Or, la baisse des rendements
cotonniers entraîne la chute des revenus des ménages et accroît le
risque d’endettement pour les paysans qui se procurent, par le
biais de leur groupement, des intrants à crédit qu’ils doivent
rembourser au moment de la commercialisation du coton-graine.
Les ménages cotonniers ne sont cependant pas tous affectés de la
même manière. Le niveau d’équipement des exploitations
cotonnières – qui va souvent de pair avec leur ancienneté – semble
un des facteurs les plus discriminants de leur capacité à obtenir
des rendements et des revenus suffisants pour faire vivre l’unité
familiale. Une étude réalisée par l’Union européenne (Berti
et al., 2007) souligne les différences des rendements du coton
en fonction de l’équipement des exploitations en outils aratoires
attelés et en animaux de traits au Burkina Faso. Alors que les
exploitations cotonnières « fortement équipées » obtiennent des
rendements moyens de 1 289 kg/hectare, celles « en cours
d’équipement » enregistrent des rendements de 1 115 kg/hectare
et les exploitations « non équipées » ont des rendements de
787 kg/hectare. Des disparités qui se répercutent sur les
marges des exploitations cotonnières. Ainsi, hors valorisation de
la main-d’œuvre familiale et dans les conditions de prix qui ont
prévalu lors de la campagne 2007-2008, le revenu net de l’activité
est estimé, pour un hectare de coton, à 23 078 francs CFA,
s’agissant d’une exploitation « non équipée ». Il est en
revanche de 58 903 francs CFA pour l’exploitation
disposant d’« un équipement complet » (Berti et al.,
2007).
La fragilité financière des exploitations cotonnières « non
équipées » – qui représentent près de 32 % des exploitations
cotonnières dans le pays – est ici perceptible : pour elles, le
cercle pourrait bien être « vicieux »… En effet, ce seront les
producteurs sous-équipés qui feront les moins bons rendements, qui
subiront, particulièrement lors d’accidents climatiques, une
diminution plus grande de leur revenu, et qui seront en danger –
danger encore accru dans un contexte de prix défavorables – de ne
pouvoir rembourser leur crédit de campagne. Le coefficient de
risque intrant « défini par le rapport, exprimé en
pourcentage, entre le coût des intrants et le produit brut de la
vente du coton-graine » (Berti et al., 2007) quantifie ce
risque. Longtemps, un ratio supérieur à 33 % a été considéré comme
le seuil motivant les producteurs à abandonner cette culture.
Cependant, le coton étant la seule production qui leur donne accès
aux crédits et aux intrants, les agriculteurs sont en réalité
contraints d’assumer un risque d’impayés de plus en plus grand.
Pour la campagne 2007-2008, le coefficient de risque a été évalué
en moyenne à 55 % et augmente en même temps que le niveau
d’équipement de l’exploitation cotonnière diminue (Berti
et al., 2007). Ainsi, moins l’exploitation est dotée de
matériel agricole, plus le risque de décapitalisation est élevé et
moins le producteur sera à même de rembourser son crédit
intrant.
De la vulnérabilité au risque
de paupérisation
Dans la zone d’intervention de la Socoma, à l’issue de la campagne
2007-2008 le montant de la dette paysanne s’est chiffré à plus
de 106 millions de francs CFA – contre 63 millions de francs
CFA la campagne précédente, soit une augmentation de près de 70 %.
Une somme qui masque néanmoins l’ampleur des difficultés
économiques du monde rural, puisque le système de solidarité, très
fort au sein des familles dans l’ethnie gourmantché – ethnie
majoritaire dans la région Est –, a permis d’atténuer la situation
des impayés. En effet, il ressort d’une enquête menée en octobre
2008 auprès de groupements de producteurs de coton dans le
département de Fada N’Gourma que, parmi les agriculteurs ayant
dégagé des revenus, nombreux sont ceux qui ont assumé les dettes de
leur(s) « frère(s) ». Les producteurs qui n’ont pas bénéficié
de ce système d’entraide ont dû vendre du bétail ou des céréales
afin de rembourser leur crédit, ce qui les fragilise mais
conditionne leur possibilité de produire du coton l’année suivante.
La baisse des revenus cotonniers, en accentuant la vulnérabilité
des ménages cotonniers, est particulièrement préjudiciable, dans
cette région rurale marquée par des déficits économiques et sociaux
importants, notamment parce que ces revenus permettaient aux
familles d’investir dans des facteurs de production et d’améliorer
leur capacité financière à accéder aux services de santé et
d’éducation (Renaudin, 2007). De plus, la chute de la
production diminue d’autant les montants des ristournes2
qui finançaient la réalisation de projets collectifs bénéficiant à
l’ensemble des communautés villageoises. La diminution des
revenus cotonniers pourrait entraîner, si elle devait perdurer, la
paupérisation des populations rurales.
Quelles stratégies face aux risques ?
Face aux risques, les acteurs de la filière vont prendre des
décisions qui, en fonction de leurs perceptions, de leurs intérêts
et de leur niveau d’intervention pourront être envisagées comme des
réponses, comme des facteurs aggravants, ou encore comme les
sources éventuelles de nouveaux risques (Eldin et al., 1989).
Les pratiques adoptées par les paysans peuvent avoir des
conséquences pernicieuses sur la productivité agricole et
dommageables pour la filière cotonnière dans son ensemble. A
contrario, les stratégies conduites à l’échelle nationale par les
décideurs de la filière pourraient ne pas être non plus « sans
risques » pour les paysans.
Des stratégies paysannes diverses
Les producteurs vont procéder à des arbitrages au regard de la
situation cotonnière, afin d’en minimiser les risques. Une des
stratégies adoptées face à la baisse du prix d’achat du coton et la
hausse de celui des intrants est la diversification des sources de
revenus. Cependant celle-ci dépend d’un ensemble de facteurs (accès
à la terre, main-d’œuvre, accès aux facteurs de production, etc.)
qui va en conditionner la réussite. Une étude menée dans la zone
cotonnière du Sud-Mali (Dufumier, 2005) montre que les exploitants
qui conjuguent une main-d’œuvre familiale importante, un cheptel
nombreux et un équipement attelé sont ceux qui diversifient le plus
leurs activités. Face à eux, les autres exploitants, moins bien
lotis en main-d’œuvre, en équipement attelé, en bétail et/ou qui
souffrent d’un accès difficile à la fumure organique, restent
dépendants des crédits gagés sur la production cotonnière (voir
également Djouara et al., 2006). Ils parviennent difficilement
à capitaliser pour diversifier leurs sources de revenu.
Ces exploitants peuvent alors décider d’abandonner –
temporairement ou définitivement – la culture cotonnière ou de
diminuer les superficies ensemencées. À l’Est du Burkina Faso, où
la production cotonnière est réalisée dans le cadre d’exploitations
cotonnières qui, pour plus de 80 % d’entre elles, sont peu ou pas
équipées, la désaffection de la culture a été massive, puisque 39 %
des producteurs n’ont pas cultivé le coton en 2007-2008. Si les
prix du coton-graine et des intrants, annoncés en début de
campagne, ont découragé de nombreux producteurs, le retard dans
l’installation des pluies est également responsable de ces
abandons. Les abandons ont été particulièrement le fait des
exploitants les moins équipés : les exploitations correspondantes
ont diminué de 53 % par rapport à la campagne précédente (Socoma,
2008). Une autre stratégie consiste à réduire les doses d’intrants
recommandées, ce qui comporte le risque immédiat d’une baisse des
rendements – lesquels ont déjà connu une diminution – et, à terme,
d’une surexploitation des écosystèmes.
Autant d’attitudes qui soulignent à la fois la nécessité
d’améliorer les capacités des agriculteurs à augmenter la
productivité agricole mais aussi l’urgence de réduire la dépendance
des paysans à la seule culture cotonnière, sous peine de
marginaliser de plus en plus les exploitations agricoles peu
pourvues en facteurs de production et en main-d’œuvre.
Des ajustements de la filière cotonnière
Dans les faits, la filière cotonnière, déstabilisée par une
libéralisation engagée dans les années 1990 et en prise à de
graves difficultés financières – déclenchées par la baisse
importante du prix mondial du coton et la dépréciation du dollar
par rapport à l’euro (Fok, 2006) –, tente surtout de réduire le
risque « prix » aux producteurs afin d’éviter une trop grande
désaffection de la culture cotonnière.
Ainsi, pour atténuer les effets de la volatilité des cours du
coton sur la filière, un nouveau modèle de fixation du prix d’achat
du coton aux producteurs a été adopté, permettant la constitution
d’un fonds dénommé « fonds de lissage » dont l’abondement est
prioritaire en cas de bénéfices (Ravry et al., 2006).
Mécanisme qui maintient le principe de la sécurisation des prix aux
producteurs, mais dont il est aujourd’hui difficile de mesurer les
impacts dans la mesure où il vient de se mettre en place. En outre,
le gouvernement burkinabé et les sociétés cotonnières ont limité la
hausse du coût des intrants aux agriculteurs, notamment par le
biais de subventions. Des mesures qui pourraient ne pas être
renouvelées dans le contexte actuel de précarité financière. Par
ailleurs, les sociétés cotonnières, au regard de la détérioration
de leur situation financière, ont procédé récemment à des
recapitalisations afin de restaurer leur solvabilité. Une décision
indispensable dans un contexte où elles parviennent désormais
difficilement à mobiliser les ressources nécessaires auprès du
système bancaire national et international, pour financer les
campagnes d’achat et d’égrenage du coton-graine et la mise à FOB
(free on board) de la fibre.
Autant d’ajustements nécessaires au devenir de la filière, mais
qui restent liés à des facteurs exogènes – notamment l’instabilité
des prix sur le marché mondial – sur lesquels la filière cotonnière
n’a, en fait, que peu de prise.
Par ailleurs, pour renverser la tendance à la stagnation des
rendements du cotonnier, le Burkina Faso s’est résolument engagé
dans la voie du recours aux OGM. Lors de la campagne 2008-2009,
entre 8 500 et 12 000 hectares (les chiffres
diffèrent selon les sources) ont été semés en coton Bt et il en est
prévu 210 000 hectares en 2009-2010. Les acteurs de
la filière cotonnière escomptent, grâce à cette technologie, une
augmentation des rendements de 30 % et une réduction sensible des
traitements insecticides. Cependant, des questions liées, entre
autres, à la contribution financière des paysans au surcoût des
semences à acquitter subsistent, d’autant plus que le profit
réalisé par le paysan va dépendre, non seulement de ce surcoût,
mais surtout du niveau de rendement qu’il réalisera (Hofs
et al., 2006). Or, les rendements sont conditionnés par des
aléas d’ordres climatiques, agronomiques et environnementaux, et
dépendent de plus en plus de la capacité des producteurs à
maintenir la fertilité des sols.
Nécessaire diversification des cultures
Dans la région Est du Burkina Faso, qui ne dispose pas du même
potentiel agronomique que les régions du vieux bassin cotonnier,
ces mesures pourraient se révéler inefficaces si elles ne
s’accompagnaient pas d’actions visant à renforcer l’accession des
producteurs aux facteurs de production et permettant de préserver
et d’améliorer la fertilité des sols. L’emploi de la fumure
organique et la maîtrise des techniques issues de l’agroécologie
doivent ainsi être particulièrement encouragés, d’autant plus
qu’elles bénéficieraient, au-delà de la culture cotonnière, à
l’ensemble des productions agricoles.
Par ailleurs, face aux incertitudes inhérentes à une culture
exposée à la volatilité des prix et aux aléas climatiques, il est
essentiel que la filière ne perde pas de vue la nécessité, pour le
pays comme pour ses producteurs, de mener une politique de
diversification des cultures. Elle dispose pour cela d’atouts
considérables. Ainsi l’organisation professionnelle des producteurs
de coton, qui intervient désormais dans tous les processus de
décision de la filière – de la définition de la
recherche-développement à la prise en charge du conseil en gestion
économique auprès des exploitations agricoles –, pourrait
constituer, à condition de renforcer ses capacités, une base solide
pour le développement d’autres cultures, d’autant qu’elle a déjà su
démontrer sa capacité à prendre en charge la gestion et la
distribution des intrants destinés aux céréales, et ce malgré la
faiblesse de ses moyens. Par ailleurs, la Socoma a entrepris, en
lien avec l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles,
des recherches dans le sens d’une diversification (notamment par la
culture du tournesol, du niébé et du maïs) qui méritent d’être
poursuivies. De plus, le pays dispose de capacités
industrielles qui lui permettraient de s’ouvrir à de nouveaux
secteurs d’activités, notamment dans le domaine des bioénergies ou
dans celui des oléagineux, lesquels connaissent une demande de plus
en plus forte.
Conclusion
La vulnérabilité des producteurs de coton relève aujourd’hui de
multiples facteurs qui tiennent à la fois des conditions
naturelles, des facteurs structurels des exploitations agricoles et
de l’environnement socio-économique dans lesquels se déroule
l’activité cotonnière. Elle résulte également des politiques
engagées à l’échelle nationale, qui ne tiennent pas suffisamment
compte des particularités des différentes régions engagées dans
cette culture. Dans le contexte actuel de crise, les politiques
cotonnières doivent prendre en compte l’ensemble de ces facteurs
pour relancer de façon durable la productivité agricole et
entreprendre une diversification des cultures afin de réduire la
dépendance du pays et des producteurs à la seule culture
cotonnière. L’augmentation des capacités des producteurs en vue
d’améliorer durablement les rendements et de préserver la fertilité
des sols est une condition sine qua non pour relever ces défis. Aux
acteurs de la filière de tirer désormais parti des atouts dont ils
disposent pour s’engager dans ce sens.
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1 Le prix d’achat du coton-graine était de
210 francs CFA/kg en 2004-2005, de 175 francs CFA/kg en 2005-2006
et de 165 francs CFA/kg en 2006-2007.
2 Elles correspondent à la commission
versée par les sociétés cotonnières aux unions des producteurs pour
leurs opérations d’achat du coton-graine, commission dont une part
est redistribuée aux groupements pour être affectée à des projets
d’utilité sociale.
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