Home > Journals > Agronomy et biotechnology > Cahiers Agricultures > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
Cahiers Agricultures
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version
  Version PDF

Cottonseed oil as biofuel


Cahiers Agricultures. Volume 15, Number 1, 144-9, Janvier-Février 2006 - Le coton, des futurs à construire, Étude originale


Résumé   Summary  

Author(s) : Gilles Vaitilingom , Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), TA 10/16, 73, rue Jean-François Breton, 34398 Montpellier cedex 5.

Summary : Vegetable oils used as fuel for Diesel engines are the object of an increasing interest in sectors like agriculture, electricity generation or transportation, in Southern countries as much as in Northern countries. The recent directive of the European Parliament and the Council of the European Union clearly expresses the will to promote the use of biofuels for transportation from 2005 onwards. Equipments and machines adapted or designed for the use of biofuels including vegetable oils should soon be launched on the market. In a context of high and increasing oil prices, we can wonder about the energy opportunities of cotton oil whose yield per hectare varies between 100 and 300 litres according to the site. Previous works and some applications started since the end of the 1980s show that cotton oil used as biofuel presents the same behaviour as rapeseed oil or sunflower oil used more and more massively in Europe. Technical constraints of use are pointed out for engines as well as burners. If equipments are adapted, performances and efficiencies are very close, sometimes better, than those of petroleum products. Pollutant emissions are also identical with the advantage that vegetable oils do not reject fossil CO 2 in the atmosphere. Two examples of use in Africa, since 1988, of cotton oil as biofuel are mentioned.

Keywords : processing, marketing, vegetal productions, processing of coproducts and wastes

ARTICLE

Auteur(s) : Gilles Vaitilingom

Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), TA 10/16, 73, rue Jean-François Breton, 34398 Montpellier cedex 5

Les huiles végétales font l’objet d’une considération croissante en tant que carburants1 qu’ils soient destinés à l’agriculture, la production d’électricité ou les transports, que ce soit dans les pays du Sud comme dans ceux du Nord.Les raisons de ce regain d’intérêt sont multiples mais parmi les principales on peut retenir :
  • la hausse significative des prix du pétrole accompagnée de messages, cette fois explicites, de non-retour vers du pétrole facile et bon marché ;
  • la recherche de solutions énergétiques pour un « après pétrole » ;
  • l’engagement quasi planétaire sur la réduction des gaz à effet de serre (GES)2 ;
  • et, par voie de conséquence, une reconsidération pour des schémas d’autonomie énergétique totale ou, plus raisonnablement, en complément des gros systèmes de distribution d’énergie.

L’huile végétale carburant dans le monde

Parmi les biocarburants utilisables dès aujourd’hui ou à très court terme, les huiles végétales ont l’avantage d’avoir fait récemment l’objet de nombreux travaux.

Les premières expériences d’huile végétale carburant sont attribuées à Rudolf Diesel lui-même lors de l’exposition coloniale de Paris en 1900. Depuis, les huiles végétales tropicales ont fait l’objet d’études, de tests et même d’utilisations massives (seconde guerre mondiale) en fonction des aléas liés aux coûts ou à la disponibilité du pétrole. Mais les grands travaux de recherche menés dans les années 1950 partout dans le monde sur les moteurs polycarburants n’incluaient pas les huiles végétales qui, donc, n’ont jamais eu le statut de carburant potentiel.

Plus récemment, les grands congrès internationaux permettaient de recenser près de 150 tests menés à travers le monde entre 1977 et 1982 [1]. La chute des cours du pétrole en 1985-1986 avait mis un frein au développement des énergies renouvelables et a fortiori des huiles végétales, y compris pour un usage en agriculture (circuit court d’autoconsommation).

Aujourd’hui, l’Europe utilise à des fins carburant 1,4 million de tonnes/an d’huiles de colza et de tournesol, essentiellement sous forme d’esters méthyliques. La filière d’utilisation directe d’huile végétale3 est bien plus réduite : en Europe, par exemple, seuls une centaine d’engins agricoles et véhicules légers utilisent quotidiennement des huiles de colza et de tournesol.

Mais les choses risquent de changer à très court terme. La récente directive du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne exprime clairement la volonté européenne de promouvoir l’utilisation de biocarburants dans les transports [2]. Cela avec un calendrier explicite : dès 2005, 2 % de biocarburants en substitution, calculés sur la base de la teneur énergétique des produits pétroliers destinés aux transports, et 5,75 % en 2010. Planificateurs, gestionnaires de projets, constructeurs de moteurs et d’équipements vont prendre en compte les spécificités des biocarburants actuels, dont les huiles végétales brutes naturelles (encadré 1).

Dans le monde tropical, on aurait pu penser à l’existence de nombreux exemples d’utilisation faisant références. Il n’en est rien, seules quelques expériences isolées sans réelle dissémination, et parfois en toute confidentialité, peuvent être recensées. Pourtant le potentiel ainsi que le contexte y sont souvent réunis. Le développement des huiles biocarburants, s’il est fortement lié aux coûts locaux des produits pétroliers, dépend beaucoup de l’information diffusée. L’offre technologique actuelle étant quasi inexistante, autant que la demande, l’émergence de projets biocarburants sera la conséquence de la « banalisation » de leur usage en Europe.

Les exceptions sont l’huile de coprah et l’huile de pourghère (Jatropha curcas). C’est le Pacifique qui développe aujourd’hui la plus grande dynamique d’usage énergétique de l’huile de coprah, issue de l’amande séchée de la noix de coco (2 000 litres d’huile par hectare est un chiffre moyen). Sous l’impulsion du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement-Systèmes agroalimentaires et ruraux (Cirad-Sar), les essais isolés du début des années 1980 ont évolué vers des démonstrations réelles suivies d’une dissémination active depuis 2004. L’usage pour véhicules est significatif, mais c’est avant tout la génération d’électricité qui motive le plus d’intérêt dans le Pacifique sud. Les sociétés de production d’électricité testent ce biocarburant dans leurs centrales, certaines depuis 1998 [4]. On peut citer : la Nouvelle-Calédonie, Fidji, Vanuatu, Samoa, Marshall… et des projets en Micronésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Tonga.

Le pourghère est une plante vivace, adaptée aux climats humides aussi bien que secs, qui produit des graines donnant une huile non comestible. Ce n’est pas sa première vertu mais elle échappe ainsi au conflit « alimentaire/énergétique ». Selon les conditions agronomiques et climatiques on peut obtenir en culture de plein champ, de 300 à 1 200 litres d’huile par hectare [5]. Elle est très répandue dans le monde tropical car elle produit des haies naturelles en deux ans. Objet d’intérêt depuis les années 1980, son usage énergétique s’est développé en Afrique de l’Ouest et en Inde.

L’huile de coton carburant

L’huile de coton est peu connue des consommateurs occidentaux ; elle occupe pourtant le cinquième rang mondial de la consommation d’huile alimentaire. En Afrique de l’Ouest, l’huile de coton représente l’essentiel de la consommation d’huile alimentaire au Mali, au Tchad, au Burkina, au Togo et une proportion importante en Côte d’Ivoire et au Cameroun.

En moyenne, 100 kg de coton-graine produisent 10 litres d’huile. Ainsi en Afrique de l’Ouest, on obtient couramment 100 litres d’huile par hectare. Compte tenu de ses rendements en coton-graine, la Chine peut produire 300 litres d’huile par hectare. Par comparaison au colza ou au tournesol, uniquement cultivés pour leur huile, en produisant 1 000 à 1 200 litres par hectare, on réalise l’intérêt de triturer les graines de coton qui ne sont qu’un coproduit de la fibre, cette dernière représentant 85 % de la valeur marchande du coton-graine. Environ deux tiers des graines sont utilisés à cet usage à travers le monde.

Dans un contexte de prix du pétrole élevé et en augmentation, on peut s’interroger sur les opportunités énergétiques de cette huile.

Utilisation de l’huile de coton carburant : deux voies majeures

À côté de son usage alimentaire, deux voies majeures peuvent être considérées par les pays producteurs :
  • l’utilisation en circuit court d’autoconsommation ;
  • l’utilisation en tant que carburant national, notamment pour les transports.
  • Le circuit court d’autoconsommation concerne les petits producteurs et les sociétés cotonnières : les premiers pour avoir accès à un substitut du fioul, les seconds pour alléger une facture pétrolière croissante (encadré 2).L’huile de coton naturelle issue de procédés d’extraction artisanaux est directement utilisable pure ou en mélange avec du fioul dans certains moteurs diesels couvrant la gamme de puissance de 5 à 100 kW. Les autres moteurs diesels doivent subir quelques modifications mécaniques ou être utilisés sous certaines conditions de charge. L’huile de coton artisanale est produite soit manuellement soit à l’aide de petites presses en suivant un processus respectueux de l’environnement. Il produit de l’huile et des tourteaux utilisables en alimentation animale, il ne nécessite pas de produits chimiques et ne génère pas d’eaux usées en grande quantité.
  • En tant que carburant « national », c’est-à-dire, un biocarburant utilisé, pur ou en mélange, de façon banalisée par des utilisateurs « non captifs », l’huile de coton doit être adaptée aux contraintes techniques des moteurs diesels du marché. Les moteurs à injection directe (encadré 3) n’acceptent pas les huiles végétales naturelles. C’est généralement par estérification que les huiles végétales sont transformées en carburants, communément appelés Biodiesel, respectant les spécifications des fiouls et gazoles.

L’huile de coton peut être estérifiée grâce à du méthanol importé ou grâce à de l’éthanol de canne à sucre. Les zones de canne à sucre étant souvent peu éloignées des zones cotonnières, il est alors possible de produire un biocarburant « national » utilisable en mélange ou pur en substitution des produits pétroliers pour diesels.

L’huile de coton utilisée ici est d’origine industrielle, elle nécessite un raffinage quasi complet car elle est semi-siccative4, ce qui peut poser des problèmes lors de l’opération d’estérification et dans certains organes mécaniques des moteurs.

À côté de son utilisation en moteurs, il faut également citer la possibilité d’usage comme combustible pour brûleurs. Moins contraignant en termes d’adaptation des équipements, cet usage est en train de se développer en Europe pour le séchage de produits agricoles ou pour le chauffage collectif et domestique grâce à l’apparition de brûleurs adaptés.

Utilisation de l’huile de coton carburant : caractéristiques

Les huiles végétales naturelles sont des substituts des fiouls et gazoles à condition que les moteurs ou les brûleurs soient spécialement adaptés [8] (encadré 4). Cependant, il est important de souligner que cela peut se faire en toute réversibilité. Les modifications permettent toujours l’usage des produits pétroliers purs ainsi que, comme on l’a vu, en mélange avec les huiles végétales.

Avec les huiles végétales, on retrouve aisément la puissance obtenue avec le gazole ou le fioul ; dans ce cas, on enregistre une surconsommation volumique de 8 % due au plus faible contenu énergétique des huiles vis-à-vis du gazole [9].

Le tableau 1( Tableau 1 ) compare les caractéristiques « carburant » du gazole (Europe) avec celles de l’huile de coton et de sept autres huiles végétales [10]. On remarque des viscosités plus élevées pour les huiles tandis que leurs pouvoirs calorifiques sont légèrement plus faibles. Cependant, des densités plus fortes corrigent le déficit énergétique du volume de carburant injecté et permettent aux huiles végétales d’atteindre des performances équivalentes à celle du gazole (tableau 2( Tableau 2 )).

Ces tableaux permettent également de voir que l’huile de coton est très similaire aux autres huiles telles arachide, pourghère, soja…

Un ester éthylique de coton est comparé à l’ester méthylique de colza très utilisé en Europe [11]. Leurs caractéristiques sont très proches, l’ester de coton conservant une plus grande sensibilité au froid ce qui n’est pas un obstacle en contexte tropical.
Tableau 1 Caractéristiques carburant de l’huile de coton naturelle et d’un ester éthylique comparées avec 7 autres huiles végétales et le gazole.Table 1. Characteristics as fuel of a raw cottonseed oil and of an ethyl ester compared to seven vegetable oils and Diesel fuel.

Densité 20 oC

Viscosité 20 oC mm2/s

Point écoulement (oC)

Point de trouble (oC)

Point éclair (oC)

Indice de cétane

Pouvoir calorifique (PCI) MJ/kg

Combustible Diesel

0,836

3 à 7,5

–18

< – 5

93

50

43,8

Ester méthylique de colza

0,880

7

– 12

– 4

183

52

41

Ester méthylique de coton

0,870

7

1

2

178

54

40

Copra

0,915

30a

23/26

28

230

43

37,1

Palme

0,945

60a

23/40

31

280

39

36,9

Coton

0,921

73

– 2

– 1

243

34

36,8

Pourghère

0,920

77

– 3

2

236

35

38,8

arachide

0,914

85

–1

9

258

34

39,3

Colza

0,920

78

– 2

– 11

285

36

37,4

Soja

0,920

61

– 4

– 4

330

31

37,3

Tournesol

0,925

58

– 6

– 5

316

36

37,8

aviscosité @ 40 °C.


Tableau 2 Performances comparées dans un moteur diesel à injection indirecte (Renault J8S).Table 2. Compared performances in an InDirect Injection Diesel engine (Renault J8S).

Couple maximum (Nm) à 2 500 tr/mn

Consommation spécifique CS (g/kWh)

Rendement (%)

Gazole

150

232

35

Ester de colza

149

258

37

Coprah

146,7

264

36

Coton

147,0

279

35

Pourghère

148,5

265

36

Colza

151,5

272

35

Tournesol

146,3

288

33

Utilisation de l’huile de coton carburant : performances et polluants

Les tableaux 2, 3 et 4( Tableau 3 )( Tableau 4 ) indiquent que l’huile de coton présente des performances, des rendements et des quantités de polluants très proches de celles du gazole, quel que soit le type de moteur. Par ailleurs, les taux de particules émises sont inférieurs de 30 % à ceux du gazole [4]. On retiendra que les résultats du tableau 4 sont obtenus avec un moteur diesel à injection directe adapté aux huiles végétales alors que, dans le tableau 3, le moteur à injection indirecte n’est pas modifié.

Le tableau 5( Tableau 5 ) illustre l’usage des huiles comme combustibles de brûleurs. Le brûleur a été adapté aux huiles et on obtient aisément des niveaux d’émissions identiques à ceux du fioul avec l’avantage que, tout comme dans le cas des moteurs diesels, les huiles végétales ne rejettent pas de CO2 fossile dans l’atmosphère terrestre. En effet, le CO2 émis par la combustion des huiles végétales sera remobilisé pour assurer la croissance de la plante lors du cycle cultural suivant. Il ne participe pas à l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère.

En résumé, l’huile de coton en tant que biocarburant présente les mêmes comportements que les autres huiles végétales comme le colza ou le tournesol utilisées depuis 15 ans dans les pays industrialisés. L’ester éthylique de coton est aussi très proche de l’ester méthylique de colza massivement utilisé dans les pays de l’Union européenne.

L’huile de coton et ses dérivés, dont les caractéristiques sont proches de celles du colza ou du tournesol, peuvent bénéficier des enseignements et des matériels adaptés pour ces dernières.
Tableau 3 Résultats des émissions mesurées selon les 13 modes de la norme R49 (1993). Moteur diesel à injection indirecte (Renault J8S).Table 3. Pollutants emissions measured according to R49 « 13 modes » (1993). InDirect Injection Diesel engine (Renault J8S).

g/kWh

Diesel

Ester de colza

Pourghère

Coprah

Colza

Coton

CO

0,966

0,873

1,712

1,128

1,875

1,936

HC

0,294

0,249

0,622

0,350

0,711

0,842

NOx

2,827

2,863

2,911

2,832

2,750

2,565


Tableau 4 Résultats des émissions mesurées selon les 13 modes de la norme R49 (1993). Moteur diesel à injection directe (Hatz 1D80), pleine charge - couple 36 Nm à 1 800 tr/mn.Table 4. Pollutants emissions measured according to R49 « 13 modes » (1993). Direct Injection Diesel engine (Hatz 1D80). At full load - torque 36Nm at 1,800 rpm.

CO (ppm)

HC (ppm)

NOx (ppm)

Diesel

655

253

1 270

Coton

601

231

1 280

Colza

910

235

1 135

Ester de colza

555

295

1 180


Tableau 5 Résultats avec du fioul domestique dans un brûleur standard Cuenod C22.0, comparés avec des huiles naturelles de colza et de coton dans un brûleur C22.2 spécialement adapté.Table 5. Results obtained in a standard burner (Cuenod C22.0) using domestic fuel compared to rapeseed oil and cottonseed oil in a modified burner (Cuenod C22.2).

Conditions

Fuel domestique C22.0

Colza C22.2

Coton C22.2

Débit de carb. kg/h

14,9

15,0

15,1

Temp fuel. °C

23

25

28

O2 %

5,9

5,8

6

CO2 %

11,2

11,2

11,3

CO ppmn

39

52

50

NO ppmn

62

57

59

NOx ppmn

66

61

63

SO2 ppmn

61

0

0

Temp. échappement °C

161

165

167

Temp. ambiante°C

24,8

25

23,3

Rendement %

93,8

93,6

93,1

Excès d’air %

38

39

40

Conclusions

Dans un contexte de prix du pétrole élevé et en augmentation, on peut s’interroger sur les opportunités énergétiques de l’huile de coton. Les travaux antérieurs et les quelques applications démarrées depuis la fin des années 1980 montrent que l’huile de coton présente les mêmes comportements en tant que biocarburant que les huiles de colza ou de tournesol utilisées de plus en plus massivement en Europe. Les performances et les rendements sont très proches, parfois meilleurs, que ceux obtenus avec les produits pétroliers. Les émissions de polluants sont également identiques avec l’avantage que les huiles végétales ne rejettent pas de CO2 fossile dans l’atmosphère terrestre. Par ailleurs les taux de particules émises sont inférieurs de 30 % à ceux du gazole.

Utilisée dans des moteurs diesels ou des brûleurs choisis ou adaptés, l’huile de coton présente de l’intérêt aussi bien en circuit court d’autoconsommation qu’en tant que carburant « national », sous forme par exemple d’ester éthylique, utilisable pur ou en mélange pour les transports.

Références

1 Vaitilingom G. Utilisation des huiles végétales comme carburant des moteurs diesels. Oléagineux 1983 ; 38 : 8-9.

2 Directive 2003/30/CE du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne, du 8 mai 2003 visant à promouvoir l’utilisation de biocarburants ou autres carburants renouvelables dans les transports. JOCE, 17 mai 2003.

3 Ribier V, Labouisse JP, Rouzière A, Vaitilingom G. Feasibility study for a coconut oil biofuel project. Case of the LORY cooperative, North Santo, Vanuatu. Projet POP2. 2003 ; Ministère de l’Agriculture du Vanuatu ed. Port Vila : Ministère de l’Agriculture du Vanuatu, 2003.

4 Vaitilingom G, Liennard A, Courty P. Crude copra oil, a biofuel for diesel generators. More self-reliance and higher incomes. First World conference on Biomass for energy and industry, Sevilla. 5-9 June 2000, Vol II.

5 Vaitilingom G, Liennard A. Various vegetable oils as fuel for Diesel and burners : Jatropha curcas particularities. In : Curcas J, ed. Biofuels and industrial products. Graz (Autriche) : Teschnische Universitat Graz, 1997.

6 Vaitilingom G. Étude des transformations des moteurs pour l’utilisation d’huile de coton à Moundou. Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT) et COTONTCHAD, eds.. Moundou (Tchad) : CFDT ; COTONTCHAD, 1988.

7 Vaitilingom G. Adaptation des groupes électrogènes de la HUICOMA à l’huile de coton à Koutiala. Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT) et Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), eds.. Koutiala (Mali) : CFDT ; CMDT, 1988.

8 Jalinier CJ, Andrzejewski JG, Vaitilingom GA, Sapinski A. Détermination des conditions nécessaires au bon fonctionnement des moteurs diesels alimentés avec de l’huile de coton. Entropie 1990(148) : 69-73.

9 Higelin P. Huiles végétales - biocombustible Diesel - Incidence des aspects thermiques liés au type de moteur sur la combustion. Thèse de doctorat, université d’Orléans, 1992.

10 Vaitilingom G. Huiles végétales - biocombustible Diesel - Influence de la nature des huiles et en particulier de leur composition en acides gras sur la qualité-carburant. Thèse de doctorat, université d’Orléans, 1992.

11 Chirat N, Lozano P, Pioch D, Graille J, Vaitilingom G. Quality study of fuels derived from vegetable oils - cottonseed Ethyl esters (à paraître dans Ind Crops Prod).

12 Vaitilingom G, Perilhon CH, Liennard A, Gandon M. Development of rape seed oil burners for drying and heating. Ind Crops Prod 1998 ; 7 : 273-9.

2 En ne considérant que les produits de la combustion des huiles végétales, le CO2 émis ne contribue pas à l’accroissement des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.3 Il s’agit d’huiles semi-raffinées ou de qualité alimentaire.4 Siccativité : incorporation progressive d’oxygène dans une pâte oléagineuse, provoquant, par polymérisation, sa solidification sans qu’il y ait évaporation.1 On traitera ici des usages en tant que combustible liquide pour moteurs et brûleurs.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]