ARTICLE
Auteur(s) : Jacques Gigou1,5, Kalifa Traoré2, François
Giraudy3, Harouna Coulibaly2, Bougouna Sogoba4,
Mamadou
Doumbia2
1Centre de coopération internationale en recherche
agronomique pour le développement (Cirad), UMR G-Eau « Gestion
de l’eau, acteurs, usages », TA 60/02 34398 Montpellier cedex
5
2Institut d’économie rurale (IER), Laboratoire
Sol-Eau-Plante, Sotuba, BP 438, Bamako Mali
3Dagris (Développement des agro-industries du Sud), 13,
rue Monceau, 75008 Paris
4Association malienne d’éveil au développement durable
(AMEDD), BP 212, Koutiala
5Centre de recherches agronomiques de Bordo (CRAB),
IRAG, BP 352, Kankan Guinée
L’excès de ruissellement handicape l’agriculture des savanes
soudaniennes, en raison d’une part de l’érosion qui diminue la
fertilité des terres et, d’autre part, des pertes en eau qui
réduisent l’alimentation hydrique des cultures.La lutte contre
l’érosion par l’aménagement en courbes de niveau a été entreprise
par de nombreux projets. Au Burkina Faso, des grands projets
d’aménagement ont couvert des bassins-versants entiers, avec des
aménagements réalisés d’abord avec des moyens mécaniques puissants,
puis avec l’utilisation de préférence de la main-d’œuvre [1]. Mais
ces aménagements n’ont eu qu’un succès limité car les agriculteurs
ne les ont pas entretenus. Au Mali, un projet a fait de nombreux
cordons pierreux en courbe de niveau, réalisés sous forme de
travaux collectifs villageois. Là aussi, l’adoption de cette
méthode a été limitée [2]. Ce projet s’est alors orienté vers la
vulgarisation de méthodes diversifiées de « maintien du
potentiel productif », incluant les haies vives, les
fourrages, l’agroforesterie, etc., parmi lesquelles les
agriculteurs ont préféré les mesures individuelles [3].Nous avons
utilisé une autre approche de l’aménagement en courbes de niveau.
D’abord, nous nous focalisons sur la conservation de l’eau des
pluies qui induit des augmentations immédiates du rendement [4].
Ensuite, nous proposons des aménagements à l’échelle du champ, ce
qui est possible dans ces régions où les pentes générales sont
faibles. Nous allons exposer les effets de ces aménagements sur la
réduction du ruissellement, sur les rendements des cultures et sur
l’économie de l’exploitation. Nous examinerons ensuite les freins à
la diffusion de cette méthode.
Caractéristiques de la région d’étude
La région cotonnière du sud du Mali, du sud du Burkina et du
nord de la Côte d’Ivoire
Un grand bassin de production du coton s’étend sur le sud du Mali,
le sud du Burkina Faso et le nord de la Côte d’Ivoire, avec des
méthodes de culture semblables. Depuis 40 ans, les
agriculteurs produisent du coton en culture attelée. Une partie des
terres cultivées est passée progressivement en culture permanente,
sans remise en jachère [5]. La région est formée de glacis emboîtés
en pente faible (( figure 1 )).
Au Mali, le cotonnier couvre environ 30 % des terres
cultivées tandis que 60 % des terres sont réservées aux
céréales (maïs, mil, sorgho). La production de coton a augmenté
depuis 1960, par l’augmentation des rendements dans les années
1970-1980, en réponse à l’utilisation des intrants, puis par
l’augmentation des surfaces dans les années 1990-2000 (( figure 2 )). En
effet, les investissements pour augmenter les surfaces cultivées,
par la culture attelée, étaient plus rentables que les
investissements pour augmenter les rendements [8]. La diminution
des rendements dans les années 1990-2000 est certainement
surestimée, en raison de biais dans les déclarations des surfaces
par les exploitants : d’abord par défaut pour rester dans les
limites autorisées par la Compagnie malienne pour le développement
des textiles (CMDT), puis par excès pour recevoir davantage
d’engrais à crédit. Malgré cela, il est clair que, depuis 1980, les
rendements n’augmentent plus : cela reflète certainement
l’absence de propositions nouvelles de techniques de cultures
rentables et adaptées au milieu [9].
La pluviométrie et sa variabilité
La pluviométrie annuelle moyenne varie du nord au sud de 700 à
1 100 mm, mais il existe de grandes variations interannuelles
(( figure 3
)). Ainsi, entre 1960 et 2002, la pluviométrie annuelle
de Konobougou, village situé entre Bamako et Ségou, a varié entre
523 mm en 1989 et 1 120 mm en 1999, pour une
moyenne de 770 mm. En conséquence, certaines années, la pluie
est insuffisante pour une bonne croissance des cultures.
Au cours de la saison des pluies, les cultures risquent de
souffrir successivement de manque d’eau au début, puis d’excès
d’eau en août, puis à nouveau de manque d’eau en fin de saison. La
période de pluies irrégulières en début de saison des pluies est
longue [10] : le semis des mils et sorghos traditionnels peut
être étalé sur toute cette période, sans conséquence sur la date de
floraison en fin de saison, parce que ces variétés sont
photopériodiques [11].
Les périodes d’excès de pluie entraînent l’engorgement du
sol : l’excès d’eau doit être évacué en ruisselant doucement.
Les cultures sur billons supportent mieux ces excès d’eau.
La technique de culture en courbes de niveau
L’aménagement que nous avons proposé [12] est conçu à l’échelle du
champ. Aussi l’eau qui ruisselle depuis l’amont doit être collectée
dans un fossé en pente douce (0,3 à 0,5 %) et conduite vers un
exutoire naturel (( figure 4 )). En raison
des pentes faibles, il suffit d’une petite bande enherbée de chaque
côté de cet exutoire pour éviter les risques d’érosion.
Les courbes de niveau sont piquetées directement dans le champ.
L’agriculteur construit les ados de niveau, suivant les piquets, en
faisant 2 à 5 passages aller-retour avec sa charrue à
bœufs (( figure 4 )). Les ados
sont couverts d’une végétation spontanée ou plantée (Andropogon
gayanus, etc.) et marquent ainsi les courbes de niveau de façon
permanente.
Les agriculteurs font leurs cultures sur des billons, en suivant
les ados permanents. Chaque sillon interbillons devient un
réservoir qui force une infiltration maximum. Les billons restent
ouverts aux extrémités du champ afin que l’excès d’eau puisse
s’évacuer lentement. Ce sont normalement les billons qui retiennent
l’eau.
Impact sur l’érosion et le ruissellement
L’érosion, malgré des pentes générales faibles, peut être gênante
dans certaines parties de la toposéquence (( figure 1 )). Les
sédiments tendent à se déposer sur les glacis colluviaux. Au total,
les pertes en terres sont faibles à la sortie des bassins-versants
[13] et la charge en sédiments dans le Niger et le Bani est modeste
[14]. Nous n’avons pas mesuré l’érosion, mais nous avons observé,
après l’aménagement des champs, la fixation des petites ravines par
de l’herbe spontanée.
Nous avons mesuré le ruissellement sur des parcelles de
70 m2, correspondant à la surface entre deux
billons voisins (distants de 0,70 m) sur une longueur de
100 m, en recueillant et mesurant 1/10e de l’eau
ruisselée. Des résultats sont disponibles pour trois années
(tableau 1( Tableau 1 )). Le
ruissellement se produit surtout pendant les fortes averses, et il
varie donc suivant les années [6]. L’année 1996 a été une année à
très fort ruissellement en raison de la formation d’une croûte
superficielle imperméable sous l’effet de fortes pluies peu après
le semis.
Sans courbes de niveau, le ruissellement varie de 25 % à
55 %. Les courbes de niveau permettent de réduire le
ruissellement d’environ 10 % de la pluviométrie totale
annuelle, ce qui permet d’améliorer la nutrition hydrique des
cultures. Affholder [15] a montré, dans des conditions climatiques
comparables, que la diminution du ruissellement réduit aussi le
risque de stress hydrique dommageable aux cultures.
Tableau 1 Diminution du ruissellement par la culture en
courbes de niveau (pente 1-2 %).Table 1. Diminution of water
runoff by contour cultivation. Slope 1-2%.
|
Année
|
1995
|
1996
|
2002
|
|
Courbes de niveau
|
Avec
|
Sans
|
Avec
|
Sans
|
Avec
|
Sans
|
|
Pluviométrie
|
630 mm
|
633 mm
|
663 mm
|
|
Haut de pente
|
21 %
|
31 %
|
40 %
|
55 %
|
26 %
|
33 %
|
|
Δ = 64 mm
|
Δ = 97 mm
|
Δ = 48 mm
|
|
Bas de pente
|
14 %
|
25 %
|
40 %
|
47 %
|
20 %
|
26 %
|
|
Δ = 72 mm
|
Δ = 42 mm
|
Δ = 45 mm
|
Impact sur la productivité
L’effet des courbes de niveau sur l’alimentation en eau des plantes
est évident pour l’agriculteur qui apporte souvent plus de fumier
et d’engrais dans les champs aménagés. Pour le quantifier, nous
avons réalisé une expérimentation spécifique par un réseau d’essais
de doses d’engrais, avec sur chaque site, deux essais : l’un
au milieu du champ en courbes de niveau et l’autre dans une
parcelle voisine non aménagée, mais cultivée de la même façon par
le même agriculteur. La méthode de l’analyse de variance permet de
tester la signification des différences de rendements observées.
L’augmentation des rendements a été variable suivant les
cultures et les années (tableau 2( Tableau
2 )). L’effet sur le maïs, plante sensible aux manques
d’eau, a été de 35-38 % pendant les trois années. Les variétés
paysannes de mil utilisées, photopériodiques, fleurissent à la fin
de la saison des pluies. La formation des grains dépend donc des
dernières pluies et des réserves en eau du sol. En 1999, année très
pluvieuse, les courbes de niveau n’ont pas eu d’effet sur le
rendement du mil. A contrario, en 2000, les pluies de fin de
cycle ont été très faibles (17 mm en septembre et 42 mm
en octobre à Konobougou) et les courbes de niveau ont alors eu un
effet spectaculaire, reflétant la meilleure conservation de l’eau.
L’aménagement a diminué les variations du rendement du mil en
fonction des années.
L’eau n’est pas toujours le seul facteur limitant les
rendements. Les rendements des cotonniers rapportés dans le
tableau 3( Tableau 3 ) illustrent
le cas où l’aménagement (qui améliore l’alimentation hydrique) et
les engrais doivent être combinés pour obtenir une augmentation
sensible du rendement.
Tableau 2 Augmentation des rendements en céréales par
les courbes de niveau (grain en kg/ha) (d’après [16]).Table 2.
Cereals yield increases by contour cultivation (grain as kg/ha)
(from [16]).
|
Maïs
|
Mil
|
|
Année
|
1998
|
1999
|
2000
|
1998
|
1999
|
2000
|
|
Nombre d’essais
|
2
|
10
|
6
|
3
|
5
|
7
|
|
Sans courbes de niveau
|
2 603
|
2 082 a
|
1 550 a
|
892
|
1 430
|
630 a
|
|
Avec courbes de niveau
|
3 599
|
2 836 b
|
2 088 b
|
1 128
|
1 453
|
1 008 b
|
|
% augmentation
|
38
|
36
|
35
|
27
|
2
|
60
|
Tableau 3 Effets combinés des courbes de niveau et des
engrais sur le cotonnier (12 essais).Table 3. Combined effects of
contour cultivation and fertilizers on cotton production (12
trials).
|
Coton-graine en kg/ha
|
|
Courbes de niveau
|
Sans
|
Avec
|
Effet
|
Effets combinés
|
|
Sans engrais
|
828
|
886
|
58
|
|
|
Avec engrais
|
1 056
|
1 412
|
356
|
|
|
Effet engrais
|
228
|
526
|
|
584
|
Rentabilité de l’aménagement
Les ados permanents sont installés avec les moyens des
exploitations : charrue, paire de bœufs, conducteur
d’attelage. Mais l’agriculteur a besoin d’un service extérieur pour
le piquetage des courbes de niveau. Dans la région de Koutiala, une
organisation non gouvernementale (ONG), l’Association malienne
d’éveil au développement durable (AMEDD), propose ce service pour
5 000 F CFA/ha1, somme
suffisante pour couvrir les charges variables liées à cette
intervention.
Le temps de travail de l’attelage est d’environ 2 heures
par hectare.
Au total, le prix de revient pour l’exploitant ne dépasse pas
10 000 F CFA/ha, soit l’équivalent de 200 à
300 kilos de grains de céréales (environ
35-50 F CFA/kg à la récolte). Le plus souvent,
l’investissement initial est remboursé par l’augmentation des
rendements de céréales dès la première année. Comme les frais de
culture ne sont pas augmentés, les augmentations de rendement
ultérieures sont donc du bénéfice. De plus, l’aménagement en
courbes de niveau peut améliorer l’utilisation des chaînes de
culture attelée et de la main-d’œuvre, parce que le nombre de jours
favorables au travail du sol et aux semis est augmenté.
Les courbes de niveau sont donc très rentables pour
l’exploitant. Mais le financement initial pose un problème de
crédit, qui n’est pas assuré par la filière cotonnière comme
l’étaient les engrais ou le matériel de culture attelée. Les
agriculteurs ont très peu de liquidités en fin de saison sèche,
pour payer au comptant ces prestations. L’AMEDD a proposé, dans
certains villages où elle avait des relais sûrs par les
associations villageoises, un paiement différé en nature, à raison
de 200 kilos de grains de maïs à la récolte.
Diffusion/appropriation de la technique
C’est l’agriculteur qui décide quels champs il veut aménager. Ce
peut être un champ isolé de 1 ou 2 hectares, ou un groupe
de champs voisins de 10 à 20 hectares ou plus. La coopération
entre voisins est nécessaire uniquement dans les rares cas où il
faut aménager un exutoire artificiel pour évacuer l’excès d’eau.
À l’intérieur de cette zone à aménager, on commence par le
haut : d’abord le fossé à l’amont, quand il est nécessaire,
puis les courbes de niveau du haut. La première année, on aménage
une petite surface : 1 à 2 hectares. Les années suivantes, on
aménage le reste de la zone, à raison de quelques hectares chaque
année, en fonction de la capacité de travail de l’exploitation.
Un technicien fournit un conseil et le piquetage des courbes de
niveau et des autres ouvrages (fossé amont, exutoire). Pour cela,
un diagnostic de la situation des champs à aménager est établi sur
le champ, avec l’agriculteur : y a-t-il vraiment du
ruissellement et comment peut-on le contrôler ? Ensuite, un
schéma global d’aménagement est discuté : choix des exutoires,
fossé amont de collecte des eaux, étalement des travaux sur
plusieurs années.
Le piquetage des courbes de niveau demande des moyens simples de
topographie, par exemple un niveau de chantier. Des moyens de
fortune, tel le « raccord » (tuyau plastique transparent
rempli d’eau), peuvent aussi être utilisés, mais le travail est
plus long. Le piquetage des courbes de niveau est fait par le
technicien directement sur le champ.
Pendant la première année, l’agriculteur a besoin d’un conseil
pour la réalisation et l’entretien des ados et pour la réparation
des cassures qui se produisent sur ces ados, non encore couverts
d’une végétation permanente.
Ces aménagements individuels appartiennent aux agriculteurs,
sans aucune ambiguïté : ils ont choisi les champs, fait le
travail et même payé les prestations de service. En conséquence,
ils les entretiennent avec soin. C’est très différent des
aménagements collectifs, commandés et financés par des projets [3].
Il arrive cependant, parfois, que l’agriculteur ne réalise pas les
ados, alors que les courbes de niveau ont déjà été piquetées. Si
les premières pluies arrivent tard, il y a alors concurrence entre
l’aménagement des ados et les travaux de mise en place des
cultures.
Quand les ados ont été bien matérialisés sur le terrain, ils
sont presque toujours soigneusement entretenus. Les rares
exceptions ont concerné : i) des conflits fonciers : le
propriétaire fait disparaître les ados réalisés par l’occupant
précaire du champ, car ces ados constituent une marque
d’appropriation durable ; ii) des conflits à l’intérieur de
l’exploitation : le frère qui ne veut pas des courbes de
niveau laboure en ligne droite sans tenir compte des ados et les
fait disparaître.
Mais une partie des vulgarisateurs s’oppose à cette méthode,
notamment parce qu’ils souhaitent que les lignes de semis soient
droites et que les champs soient rectangulaires, afin que les
surfaces emblavées soient plus faciles à évaluer.
Les agriculteurs disposent là d’une méthode simple, facilement
appropriable et très rentable, et leur demande de nouveaux
aménagements est forte. Ainsi, dans les villages voisins de
Konobougou où ont été réalisées la plupart des expérimentations
rapportées ci-dessus, pas moins de 108 exploitations ont
demandé des aménagements en courbes de niveau. Face à cette
demande, l’offre de prestations est réduite. L’AMEDD offre des
prestations de service uniquement dans la région de Koutiala et
dans la mesure où ses agents sont disponibles. Pour améliorer cette
offre, il faudrait une action de formation et d’équipement en petit
matériel de topographie en direction des nombreuses associations et
ONG réparties dans toute la région.
Conclusion
L’aménagement des champs individuels permet de choisir les champs à
aménager, et de commencer par les colluvions de bas de pente, si
c’est le choix de l’agriculteur. On peut ainsi choisir les champs
qui ont une bonne fertilité potentielle sur lesquels l’aménagement
induit d’importantes augmentations de rendement. Des coopérations
entre voisins restent nécessaires pour organiser la circulation de
l’eau, pour organiser les chemins d’accès aux champs, etc.
L’agriculteur reste maître chez lui : il peut aménager ses
champs à son rythme et gérer les champs aménagés en fonction de ses
propres objectifs. Certains recherchent des rendements plus élevés
alors que d’autres préfèrent augmenter les surfaces emblavées.
Toutes ces voies d’évolution améliorent la gestion des
exploitations et permettent d’obtenir des revenus plus stables et
plus diversifiés.
L’aménagement est très rentable pour le paysan. La demande de
nouveaux aménagements par les paysans est forte. Mais jusqu’à
présent l’offre de prestations est insuffisante pour la
satisfaire.
Références
1 Marchal JY. Vingt ans de lutte anti-érosive au nord du
Burkina Faso. Cah Orstom Ser Pédol 1986 ; 22 : 173-80.
2 Hijkoop J, Van Der Pol F, Kaya B. Une lutte de
longue haleine... Aménagements anti-érosifs et gestion de terroir.
Bamako (Mali) ; Amsterdam : Institut d’économie rurale
(IER) ; Koninklijk Instituut voor de Tropen (KIT, Royal
Tropical Institute, 1991.
3 Giraudy F, Schrader T, Maïga A, Niang M.
Enquête sur les techniques de maintien du potentiel productif.
In : Ratnadass A, Chantereau J, Gigou J, eds.
Amélioration du sorgho et de sa culture en Afrique de l’Ouest et du
Centre. Atelier de restitution du programme conjoint sur le sorgho
Icrisat-Cirad, 17-20 mars 1997, Bamako, Mali. Collection Colloques.
Montpellier : Cirad-Ca, 1998.
4 Taonda SJB, Bertrand R, Dickey J,
Morel JL, Sanon K. Dégradation des sols en agriculture
minière au Burkina Faso. Cah Agric 1995 ; 4 : 363-8.
5 Gigou J, Giraudy F, Doucoure CO, Healy S,
Traore K, Guindo O. L’âge des champs : un indicateur
du passage de la culture itinérante à la culture permanente dans le
bassin cotonnier du Mali. Cah Agric 2004 ; 13 :
467-72.
6 Traoré KB. Le parc à Karité : sa contribution à la
durabilité de l’agrosystème. Cas d’une toposéquence à Konobougou
(Mali-Sud). Thèse, école nationale supérieure agronomique de
Montpellier (Ensam), 2003.
7 Bitchibaly K. Études de toposéquences de Koutiala.
In : Stoop WA, Brinkman WJ, Veldkamp WJ, eds.
The toposequence concept. Methods for linking partners in on-farm
research for rural development. Result of a field workshop in
Sikasso, Mali, August 1995. Working paper series, 1.
Amsterdam : Koninklijk Instituut voor de Tropen (KIT, Royal
Tropical Institute), 1997.
8 Coulibaly B, Niang M, Van Der Pol F. Relations
entre les pratiques d’amélioration des sols et les conditions
socio-économiques des exploitations agricoles au Mali. Paris :
Club du Sahel, 1994.
9 Deveze JC, Halley Des Fontaines D. Le devenir des
agricultures familiales cotonnières africaines : des
dynamiques sociales et économiques à accompagner, à partir des cas
du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun et du Mali. Paris :
Agence française de développement (AFD), 2005.
10 Sivakumar MVK, Manu A, Virmani SM,
Kanemasu ET. Relation between climate and soil productivity.
In : Lal R, Sanchez PA, eds. Myths and science of
Soils of the Tropics. International Symposium, 17 octobre 1989, Las
Vegas (USA). ASA Special Publication, 29. Madison
(États-Unis) : American Society of Agronomy (ASA), 1992.
11 Vaksmann M, Traoré SB, Niangado O. Le
photopériodisme du sorgho africain. Agric Dev 1996 ; 9 :
13-8.
12 Gigou J, Coulibaly L, Wenninck B,
Traore KB. Aménagements des champs pour la culture en courbes
de niveau au sud du Mali. Agric Dev 1997 ; 14 :
47-57.
13 Diallo D. Érosion des sols en zone soudanienne du Mali,
transfert des matériaux érodés dans le bassin versant de Djitiko
(Haut Niger). Thèse, université de Grenoble. Montpellier : IRD
éditions, 2000.
14 Briquet JP, Olivry JC, Picouet C,
Orange D. Transferts et dépôts de matière dans le delta
intérieur du Niger au Mali. ORSTOM-Actualités 1998 ; 56 :
15-6.
15 Affholder F. Empirically modelling the interaction
between intensification and climatic risk in semiarid regions.
Field Crops Res 1997 ; 52 : 79-93.
16 Traoré KB, Gigou JS, Coulibaly H,
Doumbia MD. Contoured ridge-tillage increases cereal yields
and carbon sequestration. In : Conserving Soil and Water for
Society : Sharing Solutions. Paper n°126. ISCO 2004 - 13th
International Soil Conservation Organisation Conference, Brisbane.
July 2004.
1 1 euro = 655,96 F CFA.
|