Auteur(s) : JS
La bactérie Agrobacterium tumefaciens est utilisée depuis un
quart de siècle comme vecteur des gènes à introduire dans les
végétaux aux fins de les transformer génétiquement. Une association
australienne sans but lucratif, la « Cambia », dans le
cadre de son projet « Bioforge », a mis au point un
système de transgenèse utilisant d’autres bactéries et qui se
situerait en dehors du champ d’application des brevets protégeant
les méthodes actuelles de transgenèse.
D’après Richard Jefferson, son promoteur, l’objectif est de
catalyser la créativité des communautés désavantagées afin de leur
permettre d’expérimenter, d’inventer et d’améliorer leurs végétaux
dans le cadre d’un accès ouvert aux biotechnologies.
Les chercheurs ont transformé différentes souches de bactéries du
groupe des Rhizobiacées afin de leur conférer la compétence
de vecteur de gène. Les recherches, qui en sont à leurs débuts, ont
pour objectif de développer une filière « libre » de
transgenèse.
L’objectif est louable en soi, mais ses applications éventuelles,
dans leur diversité, devront être soigneusement encadrées car elles
risquent de compliquer le traçage des OGM utilisé pour assurer le
suivi de leur comportement en conditions naturelles.
Référence
Cosselyn M. Agrobacterium n’a plus le monopole de la
transgenèse végétale. Biofutur 2005 ; 255 :
11.
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