Auteur(s) : JS
Il y a 5 ans, le « riz jaune » ou « riz
doré » fit grand bruit dans les médias. Contenant des teneurs
accrues de β-carotène (la provitamine A), ce riz constituait
un premier pas dans l’utilisation des transgènes pour lutter contre
l’avitaminose A dans les pays pauvres. Cependant, les
concentrations obtenues étaient insuffisantes pour couvrir les
besoins individuels. Les enfants, les plus concernés, auraient dû
consommer des quantités irréalistes de cette céréale. En outre,
l’effet bénéfique était lié à l’absorption de graisses, peu
accessibles dans les familles pauvres. Des travaux récents montrent
qu’une nouvelle version de riz doré transgénique contenant un gène
de maïs et développé par Syngenta (riz doré 2) a des teneurs
20 fois plus élevées en provitamine A que les riz dorés de
première génération [1].
Dans le cadre d’un réseau humanitaire pour la promotion du riz
doré, auquel Syngenta participe, la société va œuvrer de concert
avec des instituts de recherche publique du Bangladesh, de Chine,
Inde, Indonésie, Afrique du Sud, Philippines et Viêt-nam pour
l’obtention de variétés locales de riz doré 2.
Ces obtentions seront disponibles pour les agriculteurs pauvres
qui pourront librement les ressemer.
On suivra avec intérêt les réactions des mouvements hostiles aux
OGM vis-à-vis de ces avancées préliminaires. Par ailleurs, le
projet envisage d’incorporer le caractère transgénique dans une
diversité de variétés locales de riz à haut rendement, résistantes
aux maladies et adaptées aux différents environnements, pour
répondre aux besoins concrets des paysans pauvres.
Cela prendra du temps…
Référence
1. Grusak M. Golden rice gets a boost from
maize. Nat Biotechnol 2005 ; 23 : 429-30.
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