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Publiée dans la revue : Cahiers Agricultures. Juillet-Août 2004. Volume 13Number 4,

Auteur(s) : LMH

Auteur(s) : LMH

Le niveau des connaissances scientifiques s’est considérablement élevé dans les sociétés développées. Il reste cependant un fossé entre la perception de la science par la majorité des citoyens et les réalités dans les laboratoires de recherche et les entreprises qui exploitent les découvertes récentes des chercheurs.
Un rapport rendu public par la Commission des Affaires culturelles françaises invite à faire des efforts conséquents pour informer les citoyens des nouvelles connaissances qu’acquièrent les chercheurs et des applications qui en découlent de plus en plus rapidement.
Ce rapport recommande que les divers acteurs concernés doivent s’impliquer d’avantage dans cette aventure qui est un enjeu majeur pour nos sociétés. Ces acteurs sont : les fondations et agences publiques chargées du développement de programmes « Science et société », les enseignants dès l’école primaire, les musées scientifiques et, bien entendu, les médias.
Le relatif désenchantement des citoyens des pays développés vis-à-vis de la science est certain quoique ambigu. Le succès du Téléthon en France qui ne se dément pas depuis des années indique clairement que les citoyens attendent beaucoup de la science, dans le domaine médical en tout cas. Les réticences viennent sans doute des récents épisodes particulièrement sinistres, comme l’histoire de la vache folle dans laquelle pourtant la science n’était pas au départ directement concernée. Le succès des sciences et des techniques a apporté un bien-être considérable aux citoyens des pays développés. Ces acquis font oublier que les bienfaits ne sont pas venus tout seuls et qu’il en est de même pour l’avenir. Le savoir-faire des chercheurs et des industriels est devenu tel qu’il peut conduire de plus en plus rapidement à de nouveaux produits ou de nouvelles pratiques qui sont parfois de réels progrès mais dans bien des cas rien d’autre qu’un moyen artificiel pour des financiers d’imposer des nouveautés qui n’apportent rien aux consommateurs. Ceux-ci sont donc devenus méfiants sans toujours bien savoir sur quoi faire porter leur méfiance. Cela se traduit par une désaffection inquiétante pour un ensemble de disciplines pourtant riches de rêves pour tous et encore pleines de promesses pour améliorer le fonctionnement de nos sociétés et le sort de leurs citoyens. La baisse des investissements dans la recherche et la désaffection des jeunes pour les études scientifiques constituent une bombe à retardement que les responsables politiques cherchent à désamorcer [1]. n

1. http ://www.senat.fr/rap/r02-392/r02-392.html.


 

 

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