ARTICLE
Auteur(s) : Najet Horrigue-Raouani1, Amina
Ghariani-Abdelwahed2, Abdessatar Jaziri2,
Sadreddine Kallel2, Mohamed Mouldi
B’Chir2
1 École supérieure d’horticulture de Chott
Meriam, Tunisie
<raouani@Lycos.fr>
2 Laboratoire de nématologie, Institut national
agronomique de Tunisie, 143, avenue Charles Nicolle,
1082 Tunis-Mahrajène, Tunisie.
Dans la région méditerranéenne, la plantation de GF 677
(Prunus persica L. Batsch. × Prunus dulcis Mill.
Webb.), porte-greffe du pêcher, a été limitée par les infestations
de nématodes du genre Meloidogyne [1]. Selon Scotto La
Massèse et al. [2], les espèces les plus fréquentes dans
cette région sont essentiellement M. incognita (Mi), M.
javanica (Mj) et M. arenaria (Ma), dont les populations
et les pathotypes ont été décrits par plusieurs auteurs [3,
4].
Le sous-genre Amygdalus (genre Prunus) comporte de
nombreuses ressources génétiques [5], classées en trois systèmes en
fonction de leur spectre de résistance. Selon Esmenjaud et
al. [6], les systèmes S1, S2 et S3 confèrent respectivement une
résistance à Ma + Mi, Ma + Mi + Mj et
Ma + Mj. La résistance des Prunus peut être
cependant influencée par l’âge des plants, la température et la
pression de sélection ainsi que par la durée d’infestation et
l’importance de l’inoculum [7]. Le porte-greffe GF 557 (P.
persica x P. dulcis) présentant le système S1 n’a pas de
résistance à l’égard de M. javanica, l’espèce dominante dans
les pays du sud de la Méditerranée [6, 7].
Le porte-greffe Cadaman, issu d’un croisement entre P.
persica et P. davidiana Carr. Franch., semble être
résistant à M. javanica et donc particulièrement intéressant
pour remplacer GF 677 [1, 8]. Le parent sauvage P.
davidiana possède en effet plusieurs caractéristiques
agronomiques intéressantes et une résistance aux principales
espèces de Meloidogyne, notamment à M. javanica [9].
La résistance de Cadaman a été confirmée par Pinochet et al.
[1] qui signalent cependant la présence de quelques larves de
Meloidogyne sur ce porte-greffe mais sans induction de la
formation de galles. Lecouls [10] a par ailleurs signalé la
sensibilité de ce porte-greffe à une population virulente de
Meloidogyne sp., originaire de Floride.
Pour certains auteurs, seul le pouvoir de multiplication des
Meloidogyne sur l’hôte est considéré, et l’appréciation du
degré de résistance d’un porte-greffe est liée à l’évaluation des
effectifs de nématodes au niveau de son système radiculaire en fin
d’expérimentation [11]. Lu et al. [12] ont utilisé comme
critères pour leur étude génétique le nombre de galles et de masses
d’œufs formées sur le système radiculaire. Au niveau histologique,
le phénomène de résistance se traduit en général par une réaction
d’hypersensibilité. Cette réaction, caractérisée par l’apparition
plus ou moins rapide au niveau des racines infestées d’une plage
cellulaire nécrotique, autour de la larve infestante, varie selon
l’hôte [13].
La virulence est l’aptitude de certaines populations de nématodes
à surmonter ou à contourner les gènes de résistance [14]. La notion
de virulence partielle a été introduite par Tzortzakakis et
al. [15]. Les risques de sélection de populations virulentes
sont beaucoup plus élevés en présence d’une résistance mono- ou
oligogénique que d’une résistance polygénique. L’apparition des
populations virulentes est cependant un phénomène
imprévisible.
En Espagne, le porte-greffe Cadaman est considéré hautement
résistant à M. javanica [1, 8]. En Tunisie, cependant, ce
porte-greffe s’est montré particulièrement touché par l’attaque
d’une population naturelle de M. javanica.
L’étude du comportement (symptômes, réactions histologiques) du
porte-greffe Cadaman en verger infesté par cette population
particulière de M. javanica et quelques résultats sur la
lutte mise en place contre ce nématode font l’objet de ce
travail.
Matériel et méthode
L’étude du comportement du porte-greffe Cadaman a été réalisée
dans une parcelle de pêchers, située dans la région de Tébourba
(nord de la Tunisie). Une mortalité importante, supérieure à
20 % des plants greffés sur ce porte-greffe, a été observée
une année après la plantation. L’indice de galles (IG), a été
évalué selon une échelle variant de 1 à 5 [16] sur les arbres
en cours de dépérissement. Les mêmes échantillons de racines sont
utilisés pour évaluer la population des Meloidogyne.
L’identification des espèces de Meloidogyne repose sur les
caractéristiques de la région périnéale des femelles [17]. Étant
donné que le nombre de femelles isolées à partir des racines est
faible, la population de M. javanica associée au Cadaman a
été multipliée sur un cultivar de tomate sensible (var. H 63-5) en
pots de 3 litres de capacité, placés à la température de
25 °C au laboratoire. Deux mois après la plantation,
20 jeunes femelles sont traitées selon la technique décrite
par Esbenshade et Triantaphyllou [18], pour examiner leurs profils
estérasiques. La réaction histopathologique du Cadaman infesté par
cette population de M. javanica a été étudiée selon la
technique utilisée par B’Chir et Horrigue-Raouani [4].
La parcelle expérimentale s’étend sur
5 000 m2 comportant 42 plants par rangée
de pêchers de la variété « Flordastar » greffés sur
Cadaman. Le sol est argilo-limoneux, infesté naturellement par les
nématodes à la suite du débordement de l’Oued Medjerda, limitrophe
de la parcelle expérimentale. L’irrigation des plants est localisée
(goutte à goutte).
La parcelle a été divisée en trois blocs comportant une
cinquantaine de rangs chacun. Un premier bloc non traité est
maintenu comme témoin ; le deuxième bloc a été traité au
phenamiphos (Nemacur 10G, 10 % m.a.) à la dose de 5 g par
arbre (effectué le 22 avril 2000), suivi d’un second
traitement, réalisé 3 mois plus tard, à l’aldicarbe (Témik
10G, 10 % m.a) à la dose de 5 g par arbre par une société
de service (Victoire, TN) engagée par le propriétaire du
verger.
L’inoculum du sol est constitué essentiellement
d’œufs ; or il n’existe pas de nématicides à action ovicide à
part les fumigants ou les précurseurs des fumigants qui sont
phytotoxiques.
Le troisième bloc a été traité le 22 avril 2000 avec un
produit biologique ovicide, le Novibiotec 7996 [19], à la dose
de 10 mL par arbre, pour réduire l’inoculum du sol,
suivi d’un traitement larvicide au Cadusafos 100g/L (Rugby
10 EW) à la dose de 3 mL/arbre effectué par le
laboratoire de nématologie de l’Inat. Chaque traitement est répété
cinq fois et comporte 42 plants.
L’échantillonnage de la parcelle expérimentale a été réalisé avant
le traitement par prélèvement de 10 échantillons constitués de
5 sous-échantillons chacun. Six mois plus tard, soit le
20 octobre 2000, un deuxième échantillonnage des racines de
Cadaman a été effectué en fonction des traitements. Chaque
échantillon est constitué de cinq sous-échantillons prélevés au
niveau des racines nouvellement émises, soit à une profondeur de 40
à 50 cm, sur une dizaine d’arbres pour avoir au moins
20 g de racines. L’extraction des nématodes est effectuée par
un broyage de racines suivi d’une double centrifugation selon la
technique décrite par B’Chir [16]. Le comptage des nématodes est
effectué dans une coupelle quadrillée sous loupe binoculaire en
diascopie.
Les données non transformées sont analysées par les tests non
paramétriques de Friedman et par le test de comparaison des
moyennes [20].
Résultats
Particularités de l’infestation du porte-greffe Cadaman
L’évaluation effectuée dans la parcelle expérimentale a montré
une mortalité des arbres de plus de 20 % (figures 1a et 1b). Les
racines des arbres, infestées par les Meloidogyne, montrent
des galles de différentes tailles atteignant parfois plus d’un
centimètre de diamètre, réparties sur tout le système radiculaire
(figure 1c).
L’observation de la région périnéale des femelles a montré une
correspondance avec l’espèce M. javanica. L’examen des
profils estérasiques des jeunes femelles multipliées en pots sur
tomate sensible, confirme qu’il s’agit bien de cette espèce.
Bien que le nombre de galles formées sur les racines soit très
important, quelques larves de Meloidogyne seulement ont pu
terminer leur développement. La fécondité des femelles arrivées à
maturité est faible (tableau 1).
Toutefois, le développement de quelques larves jusqu’au stade
femelle adulte dans cette parcelle est observé et pourrait indiquer
la présence d’une virulence partielle de M. javanica
vis-à-vis du porte-greffe.
Tableau 1. État d’infestation des
plants de Cadaman par la population partiellement virulente de
M. javanica avant le traitement (moyenne de
10 échantillons).
Table 1. State of infestation of the Cadaman plants by
partially virulent population of M. javanica before
treatment.
| Critères étudiés
(abréviations) |
Moyennes |
Coefficients de variation |
| Indice de galles (IG) |
2,8 |
0,2 |
| Nombre de galles/g de
racines(NGg) |
63,5 |
196,3 |
|
Œufs/g de racines (Wg) |
6,0 |
89,8 |
| Larves L2/g de racines
(L2g) |
2,1 |
1,2 |
| Stades gonflés/g de racines
(SGg) |
0,6 |
0,5 |
| Femelles/g de racines
(Fg) |
0,9 |
0,8 |
| Effectif total de nématodes/g
de racines |
9,6 |
134,9 |
Étude histopathologique des racines de Cadaman
L’étude histopathologique des racines de Cadaman a montré la
présence de la réaction d’hypersensibilité (HR) accompagnée d’une
hyperplasie (YR) très importante au niveau des cellules adjacentes
aux sites trophiques nécrosés (figures 1d et 1e). Les
larves se trouvent ainsi emprisonnées entre des cellules nécrosées
bloquant leur développement (figures 1f, 1g et
1h). Les cellules trophiques hypertrophiées et polynucléaires
se dégradent plus ou moins rapidement et meurent (figures 1f et
1h).
L’observation de ce phénomène d’hypersensibilité confirme la
résistance de Cadaman. Cependant, la multitude des sites trophiques
nécrosés et l’importance des réactions d’hyperplasie cellulaire au
niveau du système radiculaire sont en mesure d’expliquer en grande
partie la mortalité des plants de Cadaman infestés.
Effet des différents traitements sur l’évolution de
l’infestation
L’analyse de l’infestation de Cadaman avant le traitement montre
qu’elle est assez homogène dans le verger expérimental (tableau 1). Une variabilité de la proportion des
différents stades de nématodes peut cependant être observée entre
les échantillons prélevés, probablement à cause d’une différence
chronologique dans l’infestation des plants.
Six mois après l’application des nématicides, le traitement
combiné à base d’une alternance de phénamiphos et d’aldicarbe n’a
pas eu d’effet significatif sur le nombre de galles au niveau des
racines par rapport au témoin non traité (tableau 2). Mais, comparé à l’infestation
initiale, le nombre de galles par gramme de racines a fortement
diminué dans ces blocs témoin et traité (tableaux 1 et 2).
Cette diminution s’expliquerait par un épuisement de
l’inoculum au cours du temps, lié à la réaction nécrotique
d’hypersensibilité observée au niveau des racines (effet
assainissant) tuant les larves de Meloidogyne sur ce
porte-greffe.
Dans le troisième bloc, où le traitement biologique ovicide au
Novibiotec 7996 a été associé à un traitement nématicide
larvicide au Cadusaphos liquide, aucun nouveau symptôme d’attaque
(trace de l’infestation antérieure) n’a pu être décelé. Les jeunes
racines des plants de Cadaman ainsi traités ne présentent ni galles
ni nématodes (tableau 2). Le Cadusaphos
liquide et la réaction d’hypersensibilité du Cadaman ont eu un
effet complémentaire sur la mortalité des larves infestantes, alors
que le Novibiotec 7996 a agi efficacement sur l’inoculum
dans le sol, grâce à son action ovicide.
Tableau 2. Effet de différents
traitements sur l’évolution de l’infestation du Cadaman dans la
parcelle expérimentale.
Table 2. Effects of different treatments on the
evolution of the infestation.
| Critères étudiés |
Tm |
Ch
N/A |
Bio/ Ch
C |
| % Ri* |
20,0 a** |
37,0a |
0,0b |
| NG g |
8,0a |
13,6a |
0,0b |
| Wg |
0,0a |
0,3a |
0,0b |
| L2g |
1,4a |
0,6a |
0,0b |
| Fg |
4,0a |
4,6a |
0,0b |
| Ng |
5,4a |
5,5a |
0,0b |
Tm : témoin non traité ; Ch N/A : traitement
chimique alterné au Phenamiphos et à l’Aldicarbe sous formes
granulés ; Bio/Ch C : traitement combiné biologique au
Novibiotec 7996 et chimique au Cadusaphos (100g/l) ;
* %Ri : pourcentage des racines infestées ; ** les
données suivies de la même lettre ne sont pas statistiquement
différentes au seuil de 5 %.
Discussion
L’induction de l’hypersensibilité correspond souvent à une
interaction de type gène pour gène et se traduit par la production
de divers composés cellulaires et par l’activation du système de
défense dans les minutes qui suivent l’infestation [21]. Comme cela
a été décrit par plusieurs auteurs, les populations virulentes de
Meloidogyne sont capables de se reproduire significativement
sur des variétés résistantes au détriment des populations
avirulentes [22]. On peut affirmer que la population de M.
javanica isolée en Tunisie sur Cadaman n’a pas été soumise à
une pression de sélection préalable sur ce porte-greffe, installé
pour la première fois dans la parcelle expérimentale. La virulence
observée existerait donc au sein de cette population naturelle et
serait liée à une variabilité génétique au sein de cette espèce
[23]. La fécondité des femelles est faible, probablement liée à la
dégradation des cellules nourricières qui empêche la nutrition des
nématodes [24]. L’étude histologique a montré la formation de
cellules nourricières qui se nécrosent plus ou moins tardivement.
Certaines larves de M. javanica ont pu prélever suffisamment
de réserves trophiques à partir des cellules nourricières, avant
leur dégradation, pour terminer leur développement. Paulson et
Webster [25] ont montré que les réactions d’hypersensibilité sont
généralement rapides. Ainsi, Wyss et al. [24] ont montré que
la larve de M. incognita déclenche la formation des cellules
trophiques sur racine d’Arabidopsis thaliana, 24 heures
seulement après sa pénétration. Une large gamme de réactions de
résistance de l’hôte à l’infestation des nématodes a été présentée
par Paulson et Webster [25], allant de 2 jours pour les
Meloidogyne sur tomates à 2 semaines pour
Tylenchulus semipenetrans sur Citrus [26]. Dans notre cas,
le Cadaman manifeste une réaction d’hypersensibilité très tardive,
puisqu’il est possible d’observer des cellules trophiques
polynucléaires en dégradation (figure 1h). Les réactions
d’hyperplasie cellulaire répétées sont la cause de la formation des
galles sur les racines de Cadaman. Malo [27] a déjà signalé un
phénomène comparable sur les pêchers Nemaguard et Okinawa, qui sont
décrits comme résistants à M. javanica.
L’interprétation de ces observations sur la sensibilité du Cadaman
en Tunisie doit se faire avec beaucoup de précaution. L’hypothèse
de l’effet des facteurs comme l’âge des plants ou la température
était écartée. Dans les conditions expérimentales de cette étude,
les plants de Cadaman infestés ont dépassé l’âge de 12 mois
au-dessous duquel ils pourraient exprimer une moindre résistance
[28]. De plus, la perte de résistance n’a pas été observée pendant
la saison chaude, ce qui exclut l’effet de la température [28].
Enfin, très peu de larves arrivent à terminer leur cycle biologique
à cause de l’apparition des nécroses au niveau des sites
trophiques. L’importance de la mortalité des plants de pêcher
greffés sur Cadaman s’expliquerait par la conjonction de deux
facteurs : d’une part, la formation de nombreuses galles,
rendant le système radiculaire peu ou pas fonctionnel ne parvenant
plus à assurer l’alimentation des plants et, d’autre part, la
dégradation cellulaire des sites trophiques, qui achève
l’épuisement des plants et favorise l’installation d’autres agents
phytopathogènes [29]. B’Chir et Horrigue-Raouani [4] ont estimé la
sensibilité d’un hôte aux Meloidogyne spp. par l’importance
de la réaction d’hyperplasie cellulaire de son système radiculaire
(offrant ainsi des sites trophiques potentiels) et par son aptitude
à régénérer les racines dégradées.
Ainsi, le contournement partiel de la résistance du porte-greffe
Cadaman par une population de M. javanica, observé pour la
première fois en Tunisie, se traduit dans la pratique par une
sensibilité apparente de ce porte-greffe qui suscite différentes
questions : comment peut-on expliquer cette virulence
partielle de M. javanica ? S’agit-il d’un échelonnement
de l’expression de la résistance qui se ferait en deux temps :
une réaction d’incompatibilité rapide qui empêche le phénomène
d’hyperplasie et donc la formation des galles, puis une deuxième
réaction plus ou moins tardive qui bloquerait l’initiation des
cellules trophiques ? Ces deux réactions sont-elles sous la
dépendance de mécanismes génétiques plus ou moins indépendants chez
le Cadaman ?
La confirmation de cette virulence partielle au niveau d’autres
porte-greffe permettra de mieux comprendre la variabilité de
l’expression de la résistance qui pourrait être liée soit à un
effet quantitatif du gène de résistance (ainsi que le suposent
Tzortzakakis et al. [15] pour le gène Mi sur tomate)
soit à un effet qualitatif plus insidieux qui dépendrait non
seulement du nombre de copie d’un gène, mais aussi de sa
structure-fonction qui interviendrait dans le blocage plus ou moins
précoce des étapes de l’infestation des Prunus. Il est
également vraisemblable que le nombre de gènes impliqués dans la
résistance des Prunus à l’égard de M. javanica est variable
en fonction des porte-greffe [12].
Quoiqu’il en soit, la population de M. javanica trouvée en
Tunisie pourrait servir comme matériel biologique intéressant pour
mieux comprendre le mécanisme de résistance des Prunus. Il
serait aussi intéressant de tester cette population sur d’autres
sources de résistance, notamment celles qui portent le gène
Ma et qui se sont montrées hautement résistantes aux
Meloidogyne [6, 10].
Quel que soit le mécanisme aboutissant à l’expression de la
résistance [27], il est judicieux de réduire la pression de
l’inoculum dans le sol avant la plantation, par
l’élimination de la flore adventice qui peut multiplier le ravageur
[7] et par l’application d’un traitement efficace afin d’éviter la
mortalité des plants de Cadaman plantés sur un sol infesté. La
complémentarité de l’activité d’un traitement biologique au
Novibiotec 7996 et d’un traitement chimique au Cadusaphos
(10 g/L), a été confirmée dans d’autres essais sur la
protection des vergers de pêchers infestés par les nématodes à
galles (B’Chir MM, non publié) n
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